Steam Sailors, tome 1 : L’Héliotrope, E.S. Green #PLIB2021

Couverture Steam Sailors, tome 1 : L'Héliotrope

Il fut un temps où les Alchimistes nourrissaient le Haut et Bas-Monde de leurs inventions merveilleuses, produits de magie et de science. Un temps de machines extraordinaires, de prodiges électriques et d’individus aux pouvoirs fantastiques. Une époque révolue depuis que les Industriels ont éradiqué les Alchimistes et leur formidable savoir. Pourtant, on raconte qu’à l’aube de leur disparition, ils auraient caché leur fabuleux trésor dans une cité secrète…

Quatre siècles après la Grande-Fracture, les habitants du Bas-Monde traversent une ère obscure et rétrograde, tandis que le Haut-Monde, figé depuis l’extinction des Alchimistes, demeure inaccessible et fait l’objet de tous les fantasmes. Originaire du Bas-Monde, Prudence vit en paria car elle voit l’avenir en rêves. Une nuit, son village est attaqué par des pirates du ciel. Enlevée et enrôlée de force à bord de l’Héliotrope, un navire volant à la sinistre réputation, la jeune orpheline découvre un nouvel univers, celui du ciel et des pirates. Prudence fait la connaissance des membres de l’équipage, qui ne tardent pas à lui révéler leur secret : ils détiennent un indice, menant à une série de « clefs » disséminées dans le monde, qui permettait de retrouver la cité des Alchimistes…

Gulf stream éditeur (11 juin 2020) – 384 pages – Papier (17€) – Ebook (10,99€)
#ISBN9782354887759

 

AVIS

Steam Sailors était le roman des 5 finalistes du PLIB 2021 qui me tentait le plus, et sans grande surprise, je l’ai adoré, de la première à la dernière ligne. Quel plaisir de vivre cette aventure trépidante aux côtés d’une bande de pirates et de leur jeune captive qui se révèlera pleine de ressources !

Prudence, 15 ans, n’a pas une vie facile dans le Bas-Monde qui, depuis la Grande-Fracture ayant conduit à la disparition des Alchimistes, vit sous le joug de l’obscurantisme, tout en rêvant en secret à ce Haut-Monde inaccessible et fantasmé. Alors, si elle ne goûte guère d’être enlevée par des pirates du ciel, elle réalisera très vite que ce malencontreux évènement n’est peut-être pas aussi dramatique que cela. Certes, ses nouveaux compagnons n’auraient pas hésité à la jeter par-dessus bord si elle ne s’était pas montrée utile, mais ils ne la méprisent pas et ne craignent pas sa différence… Or, pour cette jeune fille, possédante des dons surnaturels, cela signifie beaucoup.

J’ai adoré suivre l’évolution de la relation entre Prudence et les pirates, bien loin de la relation captive/geôliers que l’on aurait pu attendre. Nos pirates sont bruyants, coupent des gorges sans sourciller, pillent avec entrain, arrosent leurs soirées de rhum, ont un langage fleuri, mais loin d’être des brutes assoiffées de sang et d’or, ils se révèlent prévenants à leur manière, savants, amusants, fidèles, respectueux de leur code d’honneur, taquins… Je me suis donc beaucoup attachée à cette bande de joyeux drilles : au capitaine plutôt mystérieux, implacable, mais courtois, à Petrus et son côté secret, bougon et la manière dont il sort souvent de ses gonds pour exprimer une inquiétude qu’il se refuse à nommer, à Ezekiel et son exubérance teintée d’espièglerie, à Gareth et sa gentillesse, à Sergeï et sa bonhomie… Chaque pirate possède sa propre personnalité, permettant aux lecteurs de très vite les différencier les uns des autres, et de se sentir bien parmi eux, malgré leur vie emplie de dangers et de pillages.

D’ailleurs, Prudence elle-même prendra ses habitudes et trouvera sa place à bord de l’Héliotrope, personnage à part entière du roman. J’ai adoré me promener à ses côtés dans les couloirs du navire, en parcourir les coins et recoins, tomber sur des trappes et des passages secrets, découvrir les instruments et différentes machines… Le roman se pare ainsi de sympathiques et convaincantes touches de steampunk, qui se retrouveront même dans des endroits inattendus ! En plus de ce navire qui a la particularité d’évoluer dans les airs, j’ai apprécié d’assister à l’évolution et à l’émancipation de Prudence qui trouvera auprès des pirates quelque chose qu’elle n’avait jusqu’alors fait qu’effleurer…

Loin d’être une petite chose frêle et fragile, malgré son apparence physique, Prudence surprend par sa force de caractère, sa tendance à foncer dans la mêlée pour soigner ses camarades, sa détermination et son courage à toute épreuve, dignes des plus grands pirates. Pas étonnant donc qu’elle se forge avec naturel et simplicité une place dans le cœur des pirates, qui lui témoigneront leur confiance et, peut-être encore plus important, leur respect. Au gré des péripéties, la jeune fille prendra de plus en plus confiance en elle et en ses dons surnaturels que je vous laisserai le plaisir de découvrir. L’autrice fait, en outre, planer une certaine aura de mystère sur ce personnage dont on ne connaît pas encore toute l’étendue des pouvoirs, mais qui semble promis à un grand destin.

Qui dit pirates, dit chasse au trésor et à ce niveau, les lecteurs sont particulièrement gâtés ! Je vous laisserai le plaisir de la découverte, mais il est question ici d’un peuple disparu, d’une citée cachée, d’un trésor oublié, d’une langue qui n’est plus parlée, d’indices à trouver et à décrypter… Le tout dans un univers original que l’on découvre avec plaisir au fil des escales sur différentes îles suspendues. Pour ma part, j’ai été captivée par l’univers développé par l’autrice, par cette dichotomie entre terre et ciel, par les multiples dangers qui attendront les membres de l’équipage dont fait maintenant partie notre héroïne, et par ce sens de l’amitié et de l’honneur si présent à bord du navire.

Quant à la plume de l’autrice, fluide, immersive et rythmée, elle sied à merveille à cette aventure menée tambour battant et non dénuée de mystère ! L’action est également bien présente avec des scènes de bataille réalistes, des opérations d’infiltration, des abordages, des parties endiablées d’un jeu que je n’aimerais personnellement pas tester, tenant à mes membres et à mon nez… Des scènes plus douces permettent néanmoins de souffler un peu et de vivre de beaux instants de complicité et de franche camaraderie, tout en nous offrant des informations utiles pour mieux comprendre les personnages, leur passé et les liens les unissant. En plus d’offrir une dynamique intéressante, cette alternance entre action et scènes plus calmes, mais jamais ennuyeuses, présente également l’avantage de nous rappeler la complexité de nos pirates du ciel, capables de massacrer des gens, mais aussi d’offrir à une jeune orpheline la chance d’être enfin elle-même.

En conclusion, roman d’aventure et de piraterie, avec des touches parfaitement maîtrisées de steampunk, Steam Sailors se révèle particulièrement percutant, divertissant et immersif. En plus d’un univers fascinant, qui se dévoile à nous progressivement, l’autrice nous propose une passionnante quête de trésor, empreinte d’une belle aura de légende et de magie, qui liera étroitement une jeune fille rejetée par tout le monde à une bande de pirates recherchés par beaucoup. Des pirates hauts en couleur auxquels on s’attache et dont on partage avec un plaisir non dissimulé la vie trépidante à bord de Héliotrope, personnage à part entière dont l’essence imprègne indéniablement les pages du roman. Membres de la flotte royale, tremblez, quant aux autres, sautez à bord de ce navire de légende pour suivre au plus près les dangereuses et périlleuses aventures d’une bande de pirates, qui a fait du ciel son élément, et de leur nouvelle recrue aux dons surnaturels.

Le Protectorat de l’ombrelle, tome 1 : Sans âme, Gail Carriger

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Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Le Livre de Poche (18 avril 2012) – 432 pages – Poche (7,90€)

AVIS

Sans âme est pour moi une rerelecture puisque j’avais lu une première fois son adaptation graphique puis le roman originel. Et je dois dire que cette troisième lecture fut tout aussi appréciée que les précédentes. C’est simple, j’aime tout dans ce premier tome qui est, pour moi, le meilleur de la série et qui présente l’avantage de se suffire à lui-même. Vous pouvez, évidemment, poursuivre l’aventure, mais si vous préférez les one shot, vous aurez tout avec Sans âme : le rire, l’émotion, l’action, le mystère, le suspense, une romance au dénouement plus que satisfaisant…

Et parmi tous les atouts de ce roman, si je devais n’en retenir qu’un, ce serait incontestablement l’humour so british, quelque chose qui fonctionne toujours très bien avec moi. Dès la scène d’ouverture, Gail Carriger annonce la couleur : Alexia Tarabotti est une forte tête qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui possède une manière bien à elle de transgresser les conventions sociales de son époque, tout en y restant étrangement attachée. Alors quand un vampire isolé l’attaque, ce que notre « vieille fille » lui reproche, ce n’est pas tant de sortir les crocs, mais de le faire avant de lui avoir été présenté ! Cette scène, qui me fait toujours beaucoup rire, est un bon exemple du genre d’humour que vous retrouverez tout au long du roman.

Un humour qui fonctionne d’autant plus qu’il brille à travers une narration à la troisième personne diablement efficace pour accentuer les particularités de notre héroïne. Alors même si je préfère en général les narrations à la première personne, là, aucun autre choix n’aurait mieux convenu que celui opéré par l’autrice. Et puis, entre les très nobles Anglais, les effrontés Américains, les impétueux Italiens et les emportés Écossais, l’autrice joue à merveille sur les stéréotypes liés aux différentes culturelles. 

Autre aspect plutôt comique, la manière dont Alexia et sa meilleure amie se moquent gentiment de leurs défauts respectifs, et la relation chien chat entre Alexia et Lord Maccon. Cet impétueux loup-garou écossais, en plus d’être à la tête de sa meute, s’occupe du BUR, un bureau enquêtant sur les affaires paranormales. Les deux ne peuvent s’empêcher de se titiller et de se chamailler, mais très vite, il semblerait que cette relation houleuse cache des sentiments bien plus chaleureux et une certaine attirance. 

Disons-le tout de suite, j’ai craqué pour ce beau loup-garou qui a tendance à jurer comme un charretier dans les moments de tension et de passion, mais qui se révèle aussi attendrissant que maladroit quand il s’agit de courtiser une jeune femme indépendante et plutôt imprévisible. Ce n’est pas très charitable de ma part, mais que j’ai ri devant ses bévues et la manière dont Alexia le fait tourner en bourrique. Lord Maccon pourra heureusement compter sur l’aide de son second bien plus patient que lui et, surtout, bien plus à l’aise avec les règles en vigueur dans la bonne société anglaise, et chez les humains en général. Je me suis beaucoup attachée à ce second qui fait de son mieux pour contenir le caractère emporté et ombrageux de son Alpha.

Un caractère qui sera néanmoins très utile à Lord Maccon dans l’affaire qui le mobilise lui et Alexia : quand des loups-garous solitaires et des vampires isolés disparaissent, des vampires apparaissent de nulle part. Or la création d’un nouveau vampire étant strictement contrôlée, cette situation inquiète autant le BUR que les ruches de vampires. Je me souvenais plutôt bien de l’enquête et du dénouement, mais cela ne m’a pas empêchée de prendre beaucoup de plaisir à la suivre, l’autrice nous entraînant dans une histoire mêlant habilement science et monde surnaturel, un combo plutôt efficace. À cet égard, si les vampires et les loups-garous ne sont guère des créatures très dociles, je crois que je les préfère encore à l’entité développée dans ce roman par l’autrice. Je n’en dirai pas plus si ce n’est que je l’ai trouvée effroyable et effrayante au possible !

Séduite par les joutes verbales entre Alexia et Lord Maccon, amusée par l’exubérance d’un vampire qui adore affubler Alexia de toutes sortes de noms, et dont la présence va mettre les nerfs de Lord Maccon à rude épreuve, et happée par l’enquête, je n’ai pas vu le temps passer, d’autant que l’action et les révélations sont au rendez-vous ! On s’amuse donc beaucoup, on tressaille devant les événements, et on se laisse emporter par cette société victorienne transposée dans un univers steampunk plein de charme, d’ombrelles et de vapeur. Un univers où les loups-garous, fantômes et vampires sont parfaitement intégrés à la société anglaise, du moins en théorie… Car le sont-ils vraiment autant que cela ? La peur de la différence s’efface-t-elle devant la connaissance de l’autre, ou certains préfèrent s’enfermer dans le cercle vicieux de la haine et de la méfiance ?

En conclusion, quand Alexia n’est pas occupée à titiller un loup-garou écossais au sang chaud, ou à scandaliser ses proches, elle se lance dans une quête de vérité qui va lui montrer que la monstruosité peut parfois prendre forme humaine… Rythmé, amusant, teinté de romance et auréolé de suspense, Sans âme est un roman savoureux que je ne peux que vous conseiller si vous aimez les univers steampunk, les fortes têtes, les relations chien chat et les enquêtes vous conduisant sur le chemin d’une terrible vérité bien dangereuse pour ceux qui souhaitent la dévoiler.

Sans âme – Le protectorat de l’ombrelle, Gail Carriger

Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 1)

C’est en découvrant le thème du Challenge Mystère que j’ai décidé de m’attaquer à ce roman qui dormait sagement dans ma PAL.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau, compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ? Vampires, loups-garous et aristocrates : un réjouissant mélange de romanesque et de fantastique !

  • Poche: 432 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (18 avril 2012)
  • Prix : 7.90€
  • Autre format : ebook

AVIS

J’ai lu la version graphique de ce premier tome sans pour autant arriver à me souvenir des détails de l’intrigue. C’est d’ailleurs souvent le problème avec les livres de bit-lit, ils vous font passer un moment de lecture sympathique, mais ne laissent pas une grande empreinte dans votre vie de lecteur. Je pense d’ailleurs que Sans âme, version roman cette fois, suivra le même chemin. Je l’ai en effet apprécié, mais il n’y a eu aucun événement assez marquant pour que j’en garde un souvenir impérissable.

Il y a néanmoins un point qui, à mon avis, va rester graver un certain temps dans ma mémoire : la personnalité d’Alexia Tarabotti. Cette « veille fille » de vingt-sept ans fait preuve d’un humour à toute épreuve. Si vous aimez l’humour british, elle en est indéniablement une bonne représentante féminine. Ses remarques et ses piques envers un certain loup-garou m’ont plus d’une fois amusée. En plus d’être très drôle, elle n’a pas la langue dans sa poche au grand désespoir de sa famille qui n’ose d’ailleurs pas trop se confronter à son mauvais caractère. Intelligente, indépendante et drôle au sein d’une famille composée de femmes superficielles et d’une mère prompte à jouer les marieuses, Alexia a un petit côté Elizabeth Bennet (Orgueil et préjugés de Jane Austen) qui fut loin de me déplaire. C’est donc une héroïne dont j’aurai grand plaisir à suivre les aventures d’autant qu’elle ose avec aplomb se mêler d’histoires qu’une jeune fille de bonne famille comme elle se devrait d’ignorer.

Il faut dire que sa particularité ne peut que la pousser à défier les convenances dont elle n’a d’ailleurs que faire. Sans âme, elle a en effet le pouvoir d’annihiler les capacités des créatures fantastiques comme les vampires et les loups-garou. Ce don ou cette malédiction, c’est selon, lui sera utile même si j’aurais souhaité que l’auteure exploite un peu mieux les capacités de son héroïne. Souhait qui devrait être exaucé dans la suite de la série si je me fie à la fin de ce premier tome. Alexia essaiera donc, aux côtés d’autres protagonistes, de déjouer les plans machiavéliques des grands méchants de l’histoire. Si je n’ai pas été estomaquée par ses interventions, j’ai été séduite par sa témérité et sa capacité à foncer sans trop se poser de questions, pour le plus grand déplaisir de son velu prétendant…

Le côté steampunk qui m’avait poussée à lire ce roman est présent même si j’aurais souhaité qu’il soit un peu plus développé. Nous nous retrouvons cependant bien à une époque victorienne plutôt futuriste avec ses découvertes scientifiques pour lesquelles s’enthousiasme Alexia et, hélas pour elle, d’autres personnes moins recommandables, la présence de machines à vapeur et d’autres innovations technologiques…

Au-delà de l’aspect steampunk, Sans âme est incontestablement un roman très orienté bit-lit et romance. Les lecteurs découvrent ainsi une Angleterre qui a pris le parti d’intégrer à la société les vampires et loups-garou en veillant  à ce qu’ils respectent certaines règles. J’ai lu un certain nombre de romans de bit-lit, et je trouve l’histoire de Gail Carriger plutôt bien travaillée et assez adulte par rapport à d’autres livres du genre. J’ai cependant moins accroché à l’aspect romance bien trop présent à mon goût, surtout en deuxième partie. Certaines scènes m’ont d’ailleurs quelque peu agacée. Je dois toutefois reconnaître que les nombreuses joutes verbales entre Alexia et Lord Maccon, son prétendant loup-garou, sont tellement amusantes que j’ai fini par apprécier le couple. Et puis, il existe une vraie alchimie physique et verbale entre ces deux têtes de mule… La tournure que prend leur relation laisse entrevoir des moments intéressants et tumultueux. A noter également quelques scènes osées même si ça reste léger par rapport à des séries comme Anita Blake.

Enfin, si le caractère assez protecteur de Lord Maccon fera certainement battre le cœur de certaines lectrices ou de certains lecteurs, j’ai, pour ma part, eu un petit coup de cœur amical pour l’ami vampire d’Alexia. Ce personnage fantasque apporte une pointe de folie et de fantaisie dans une société rythmée par des codes, et des règles morales strictes et étouffantes. C’est une petite bouffée d’oxygène qui fera autant de bien à Alexia qu’aux lecteurs. Et puis vous verrez que derrière une certaine originalité, se cache une personne intelligente qu’il est préférable de compter parmi ses amis.

En conclusion, un univers steampunk, des créatures fantastiques, du mystère, un complot et une héroïne pleine d’humour et de verve, voici tout autant d’éléments qui font de ce premier tome du protectorat de l’ombrelle, une lecture très agréable. Je retrouverai donc avec plaisir le couple Alexia/Lord Maccon dans de nouvelles aventures.

Et vous, envie d’acheter Sans âme ?