Throwback Thursday Livresque #207 : plage

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour le thème de la semaine (plage), j’ai hésité entre vous parler d’un thriller, d’une romance ou d’un livre qui se déroule à la plage/mer, avant d’opter pour une valeur sûre, un Sophie Kinsella : Les petites secrets d’Emma.

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Ce n’est pas qu’Emma soit menteuse, non, c’est plutôt qu’elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV. Et avec Connor, son petit ami, au lit ce n’est pas franchement l’extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l’avouer.
Mourir ? Justement… Lors d’un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit sa dernière heure arrivée. Prise de panique, elle déballe tout à son séduisant voisin…

L’avantage de ce roman, par rapport à la série L’accro du shopping bien plus connue, est qu’il s’agit d’un tome unique. Parfait donc pour les vacances et/ou une lecture de plage amusante et sans prise de tête comme savent l’être les romans de chick-lit.

Un film existe, mais la bande annonce ne m’ayant pas convaincue, je ne l’ai jamais regardé :


Je triche un peu en vous proposant d’autres romans, tous chroniqués sur le blog, qui me semblent également répondre à merveille au thème de la semaine :

Couverture L'anti-lune de mielCouverture Les Amants de Key WestCouverture Duel au soleilCouverture Valeria, tome 1 : Dans les pas de Valeria

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
L’un d’entre eux vous tente-t-il ?

In My Mailbox #188

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


PAPIER

J’ai pu récupérer la veille du confinement ma précommande de Nevernight que j’ai hâte de commencer. Pour plus de photos, vous pouvez consulter mon post Instagram.

Nevernight, Collector De Saxus

Dans un pays où trois soleils ne se couchent presque jamais, une tueuse débutante rejoint une école d’assassins, cherchant à se venger des forces qui ont détruit sa famille.
Fille d’un traître dont la rébellion a échoué, Mia Corvere parvient de justesse à échapper à l’anéantissement des siens. Livrée à elle-même et sans amis, elle erre dans une ville construite sur les ossements d’un dieu mort, recherchée par le Sénat et les anciens camarades de son père.
Elle possède un don pour parler avec les ténèbres et celui-ci va la mener tout droit vers un tueur à la retraite et un futur qu’elle n’a jamais imaginé.
À 16 ans, elle va devenir l’une des apprentis du groupe d’assassins le plus dangereux de toute la République : L’Église rouge. La trahison et des épreuves l’attendent dans les murs de cet établissement où l’échec est puni par la mort. Mais si elle survit à cette initiation, Elle fera partie des élus de Notre-Dame du Saint-Meurtre, et elle se rapprochera un peu plus de la seule chose qu’elle désire : la vengeance

Durant la semaine, j’ai également fait quelques petites emplettes : Le détective du bizarre, tome 1 : Billy Brouillard et la chasse aux fantômes, La nef des fous et Le grand voyage de Rameau.

Couverture Le détective du bizarre, tome 1 : Billy Brouillard et la chasse aux fantômesCouverture La nef des fous : Le petit RoyCouverture Le grand voyage de Rameau

Et j’ai eu la chance de gagner La fille sans passé sur le blog Le temps des mots.

La fille sans passé

EBOOKS

Entre la box spéciale confinement et les ebooks disponibles dans le cadre du PLIB, j’ai encore plus de mal que d’habitude à garder à jour ma PAL numérique. J’ai donc décidé de ne vous présenter que les derniers ouvrages téléchargés.

Cindy Van Wilder a sorti une novella sombre, Captive, qu’elle propose gratuitement en version numérique.

Cage of Eden T01 par [Yoshinobu Yamada]Chauves par [Benoît Desprez]

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

Orgueil et préjugés, version manga ou le cas typique d’un livre difficile à noter

Orgueil et Préjugés

Lorsque Monsieur Bingley, jeune homme riche et célibataire vient s’installer à Netherfield accompagné de son ami Monsieur Darcy, c’est Madame Bennet et ses cinq filles à marier les premières averties ! Car chacun sait qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier ! Découvrez cette superbe adaptation en manga du mondialement connu chef-d’œuvre de Jane Austen. Tout l’humour et le romantisme de l’original y sont parfaitement éclairés par un dessin riche et somptueux

Soleil (23/11/2016 ) – Scénariste : King Stacy – Illustrateur : PoTse – 368 p.

AVIS

Si vous me suivez régulièrement sur le blog, vous savez peut-être qu’Orgueil et préjugés de Jane Austen est l’un de mes livres préférés. Je lis donc toujours avec impatience, excitation et crainte les livres qui tournent autour de cette œuvre. Et cette adaptation en manga n’a pas échappé à la règle…

Pour une fois, je ne vais pas vous en faire une chronique détaillée parce que d’une part, Orgueil et préjugés est assez connu pour que beaucoup d’entre vous en connaissent au moins la trame, et d’autre part, j’aimerais me focaliser sur un autre aspect : la difficulté de noter certains livres.

Je ne note plus mes lectures sur le blog, le côté scolaire me gênant, mais je continue à le faire sur les réseaux car c’est un critère pour mieux organiser mes chroniques, du moins, c’est ainsi que je le perçois. Mais il arrive que noter un livre devienne un vrai casse-tête, le lecteur étant partagé entre son ressenti en fonction de ses attentes et les qualités intrinsèques du livre. Et c’est ce qui s’est passé pour moi avec cette adaptation en manga.

Ce manga est bon, voire très bon, mais il ne m’a pas, pour autant, transportée. Un paradoxe dont j’ai perçu, au fil de ma lecture, les raisons. J’adore Orgueil et préjugés parce qu’il forme un tout : une critique sociétale sous fond d’humour et d’amour, le tout relevé par la plume caustique de Jane Austen et son acuité pour percevoir l’âme humaine. Privée de l’un de ces aspects, l’histoire perd, du moins pour moi, de sa force et de sa portée.

Or, même si le contexte historique est conservé et que l’on a quelques critiques sociétales sous-jacentes, cette adaptation graphique se concentre principalement sur la romance. N’étant pas une inconditionnelle du genre même si je commence à l’apprécier, je n’ai donc pas réussi à me sentir totalement impliquée dans ma lecture… Ceci n’est pas un point négatif dans la mesure où l’éditeur précise clairement dans son résumé que c’est un choix voulu et assumé. En attaquant le manga, je savais donc à quoi m’attendre.

D’ailleurs, si on aime les romances historiques et les mangas, je pense sincèrement que cet ouvrage devrait vous ravir : les personnages sont attachants et hauts en couleur pour certains, les décors et les dessins sont sublimes et les détails permettent une réelle immersion dans l’histoire, les principaux freins à l’amour entre Elizabeth et Darcy bien restitués, la complicité entre l’héroïne et sa sœur Jane toujours aussi forte et belle, les émotions au rendez-vous…

La scénariste et l’illustratrice ont même réussi à rendre Lydia encore plus agaçante que dans le roman : son égocentrisme, son égoïsme, sa frivolité, son manque de bon sens transparaissant à chacune de ses apparitions… J’ai également aimé la manière dont a été scénarisée Mme Bennet qui garde son côté « obnubilée par le mariage de ses filles », mais dont la représentation graphique tout en rondeur adoucit ce trait de caractère.

Toutefois, si vous êtes un fan de l’œuvre originale, certains points pourraient, comme ce fut le cas pour moi, vous perturber. Il y a d’abord le rôle minoré de la sœur de Darcy ce que j’ai trouvé fort dommage même si je comprends sans problème que l’autrice a dû opérer des choix. Mais j’ai surtout regretté le lissage de la personnalité de Lizzie et de Darcy qui m’ont semblé bien ternes par rapport à la version originale. Lizzie perd son sens de la répartie qui est, pour moi, l’atout charme de l’histoire et Darcy se transforme bien vite en amoureux incompris et éconduit…

J’ai donc eu l’impression qu’on tombait tout simplement dans une banale histoire d’amour avec le beau gosse de service riche et taciturne qui se rend compte que la fille qu’il a jusqu’à maintenant dénigrée est un petit bijou qui ne demande qu’à être poli. Un schéma qui ne me convient guère quand il est brut comme ici, mais qui devrait ravir le cœur des amateurs de romance.

En conclusion, cette version graphique d’Orgueil et préjugés est très bonne si l’on souhaite (re)découvrir l’histoire originale uniquement d’un point de vue romantique. L’autrice a su restituer avec précision les étapes marquantes de la relation entre Elizabeth et Darcy et l’illustratrice les sublimer. En revanche, si vous aimez les romances se déroulant dans un contexte sociétal et historique bien exploité et/ou que vous espérez retrouver l’humour présent dans l’œuvre de Jane Austen, vous pourriez rester sur votre faim…

Top Ten Tuesday #168 : 10 livres avec le mot soleil dans le titre qui me tentent

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Le thème de la semaine ne m’inspirant pas outre mesure, je vous propose plutôt une liste de 10 livres avec le mot soleil dans le titre qui me tentent.

PAL

Couverture Hanako fille du soleil levantCouverture Espérer le soleilCouverture Loin de lui le soleil

WISH LIST

Couverture Comme neige au soleilCouverture Dans un rayon de soleilCouverture Princesse du soleil levant

Couverture Soleil NoirCouverture Soleil glacéCouverture Pour nourrir le soleil

Couverture Sous le soleil éternel de Finlande

Et vous, connaissez-vous certains de ces titres ?
Est-ce que certaines de ces couvertures vous donnent envie d’en apprendre plus ?

Mini-chroniques en pagaille #18 :

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Ekhö tome 6 : Deep South, Christophe Arleston et Alessandro Barbucci (éditions Soleil) :

Couverture Ekhö : Monde miroir, tome 6 : Deep south

Ekhö est une série que j’avais un peu délaissée, mais j’ai sauté sur ce sixième tome quand je l’ai trouvé à la bibliothèque. Et j’en ressors avec la même sensation que durant mes précédentes lectures : une bonne série emplie d’action et d’humour, mais dont le traitement des personnages et de certains événements me pose problème. J’ai ainsi été très mal à l’aise lors du rappel plutôt grivois d’un événement survenu dans le troisième tome et qui, pour moi, pose un problème moral.

En revanche, j’apprécie la manière dont est abordée la liberté sexuelle des femmes qui ici assument complètement et sans tabou leur vie sexuelle. Ce n’est pas si courant que cela… Autre point fort de ce tome dont les événements s’enchaînent rapidement, le fait que l’auteur mette en avant l’avortement, un sujet plus qu’important au regard de l’actualité américaine… Que ce soit dans ce monde imaginaire ou la réalité, on ne pourra qu’être révolté que ce droit soit remis en question par des fanatiques qui d’ailleurs font preuve, notamment ici, d’une hypocrisie qu’heureusement les personnages arriveront fort bien à dénoncer…

Quant à l’ambiance graphique, elle reste fidèle aux autres tomes de la série, c’est-à-dire sublime et emplie de couleurs : les décors sont splendides, les faciès des personnages très expressifs, les vêtements riches en détails… Depuis le premier tome, cette série est un pur régal visuel !

  • La Belle et La Bête de Patrick Sobral (Delcourt)  :

J’ai emprunté cette BD attirée par le titre et la promesse de la réécriture d’un conte que tout le monde connaît au moins de nom. Les amateurs de la version Disney de La Belle et la Bête pourraient être surpris, voire décontenancés, par cette réinterprétation bien plus sombre de l’histoire.

Avec l’auteur, les frontières entre méchants et gentils sautent : plus de gentils personnages secondaires qui font le tampon entre La Belle et La Bête, mais des monstres menaçants et mystérieux dont on essaie, tant bien que mal, de comprendre les objectifs et d’anticiper les actions. Mais ce que j’ai le plus apprécié, c’est la personnalité complexe de Bellyana. Elle est altruiste certes, mais c’est avant tout une femme au fort caractère qui détient en elle une certaine noirceur, ce qui la rend aussi intéressante qu’imprévisible. Notre héroïne n’a pas froid aux yeux et est bien décidée à faire valoir ses atouts pour affronter la situation dans laquelle elle se trouve, aussi dangereuse soit-elle. D’ailleurs, est-elle vraiment une victime dans toute cette histoire ?

Quant à La Bête, malgré son physique de monstre et la dureté qu’elle essaie de se donner, je lui ai trouvé finalement un aspect assez humain… On sent que chacune de ses paroles et chacun de ses gestes sont réfléchis et pesés comme si derrière le monstre se cachait un fin stratège. Dans quel but détient-il vraiment Bellyana ? Je n’en dirai pas plus sur ce sujet si ce n’est, qu’à cet égard, j’ai apprécié la fin plutôt surprenante et originale. Un petit geste, une fin funeste !

Je ne suis pas certaine que tous les lecteurs apprécieront l’audace de l’auteur, mais pour ma part, j’ai été agréablement surprise par la tournure prise par les événements qui, dans la dernière partie de l’ouvrage, s’accélèrent et gagnent en intensité. Il m’a juste manqué quelques pages supplémentaires pour avoir l’impression de vraiment pouvoir tourner la page…

Si l’histoire m’a plu par son originalité et cette impression de danger et de mystère omniprésente, les dessins m’ont un peu moins séduite même si je reconnais qu’ils retranscrivent à merveille l’atmosphère du livre. Je les ai parfois trouvés un peu trop brouillons bien que j’aie apprécié le travail effectué au niveau du physique des créatures impressionnantes de détails. Les nombreuses scènes d’action sont également très bien gérées grâce au coup de crayon dynamique qui restitue à la perfection l’impression de mouvement.

En bref, je conseillerais cette BD aux personnes souhaitant découvrir une version sombre, sanglante et funeste de La Belle et La Bête. Si, en revanche, c’est plus l’aspect romantique du récit qui vous intéresse, je ne pense pas que cette version soit pour vous.

Et vous, ces ouvrages vous tentent-ils ?

Top Ten Tuesday #33 : les 10 adaptations de romans en manga qui me tentent

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »

Le thème de la semaine ne m’inspirant pas outre mesure, j’ai préféré en inventer un nouveau : les 10 adaptations de romans en manga qui me tentent.

Il existe deux maisons d’édition qui se distinguent dans ce domaine : Nobi Nobi et Soleil. Dans mon TTT, j’aurais pu inclure tous leurs titres, mais je me suis cantonnée à ceux qui me tentaient le plus.

Si découvrir des romans connus sous forme de manga vous intéresse, je vous invite vivement à parcourir le catalogue de ces deux maisons d’édition. Vous devriez y trouver votre bonheur.

Et vous, quels sont les titres qui vous tentent ?

Ekhö, tome 4 : Barcelona de Christophe Arleston et Alessandro Barbucci

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J’ai découvert la série Ekhö, publié par les éditions Soleil, à la bibliothèque et depuis, je lis avec plaisir les tomes qui me tombent sous la main.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Grace, en tournée à Barcelone, est accusée du vol d’une oeuvre d’art assez particulière, création unique du grand maître Salvador (Dali, bien sûr). Fourmille et Yuri, qui ont emmené dans leurs bagages Sigisbert, ligoté et bâillonné, pour lui faire avouer le secret des Préshauns, la rejoignent et enquêtent pour l’innocenter. Mais alors que l’esprit d’un chat occupe parfois celui de Fourmille, la ville est inquiète des nombreuses disparitions de jeunes filles…

  • Album: 52 pages
  • Editeur : Soleil (2 septembre 2015)
  • Prix : 14,50€

AVIS

Je ne vous ai encore jamais parlé d’Ekhö qui est pourtant une série que j’apprécie beaucoup notamment pour ses somptueuses illustrations dont voici un aperçu (les images proviennent du site de l’éditeur) :

Ekhö est un monde miroir de la terre dans lequel deux personnages, Fourmille Gratule et Yuri Podrov, ont été propulsés lors d’un voyage en avion. D’un caractère diamétralement opposé, ceux-ci sont néanmoins obligés de collaborer afin de survivre dans ce nouveau monde qu’ils apprennent à découvrir et dans lequel ils vivent différentes aventures.

Dans ce tome 4, ils doivent s’envoler de New-York à Barcelone afin d’aider leur collaboratrice accusée à tord d’un vol de bijoux très particuliers. Cette enquête est, comme à l’accoutumée, bourrée d’humour avec des phrases qui ne peuvent que prêter à sourire ; « Je ne peux pas être logique, je suis banquier » étant l’une de mes préférées.

Il faut savoir que Fourmille a la particularité d’être parfois « habitée » par des défunts ce qui donne des situations cocasses. Dans Barcelona, c’est l’esprit d’un chat pourtant vivant qui va prendre possession de son corps. Certains dans la BD reconnaîtront la référence à l’expérience du chat de Schrödinger. Pour les autres, pas de panique, les auteurs l’expliquent brièvement et en images à la fin de l’ouvrage.

La seule chose qui tend à me gêner dans la série, c’est l’utilisation très récurrente de la nudité pour les personnages féminins. Si la nudité ne me dérange pas en soi, j’ai parfois le sentiment d’une certaine instrumentalisation du corps de la femme qui me gêne. On va dire que Fourmille a tendance à se retrouver nue très régulièrement et qu’à part satisfaire la libido de certains lecteurs, j’ai quelque peu de mal à en trouver l’intérêt.

Néanmoins, j’ai encore passé un excellent moment en compagnie de Fourmille et Yuri. Si vous aimez les histoires pleines d’actions et d’humour qui se déroulent dans des mondes parallèles ou miroirs, cette série devrait vous plaire.

Le petit chaperon rouge et ce qu’il advint dans le ventre du loup, Charles Perrault, François Amoretti et Audrey Alwett

Le petit chaperon rouge et ce qu'il advint dans le ventre du loup

Le petit chaperon rouge et ce qu’il advint dans le ventre du loup est un album que j’ai découvert au rayon jeunesse de la bibliothèque. Aussitôt vu, aussitôt emprunté !

PRÉSENTATION ÉDITEUR

« Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu’on eut su voir. Sa mère grand et sa mère en étaient folles. Cette dernière lui fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seyait si bien, que partout on l’appelait le Petit Chaperon Rouge. » De la promenade forestière à l’instant où l’enfant est dévorée, le conte de Perrault est bien connu. On sait moins ce qu’il advint à l’intérieur du ventre du loup, et le chemin initiatique que le Chaperon Rouge dût parcourir pour rejoindre le monde adulte. On sait moins que, pour survivre, le Chaperon Rouge dût lui aussi se changer en loup… Le conte de Perrault original illustré, suivi d’une partie BD qui relate la fin de l’histoire…

  • Album: 54 pages
  • Éditeur : Soleil (9 novembre 2011)
  • Traduction : Akiko

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AVIS

On connaît tous, ou quasiment, l’histoire du Petit Chaperon rouge de Charles Perrault. Difficile d’échapper à ce classique qui a bercé l’enfance de beaucoup d’entre nous !

Mais cela n’empêche pas de prendre du plaisir à relire ce conte surtout quand il est très joliment illustré comme ici. J’ai été conquise par ces illustrations en noir et blanc dont la seule touche de couleur, rouge évidemment, permet de mettre en avant notre jeune héroïne.

Les numéros de pages bénéficient également d’un ornement des plus plaisants :

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Le conte, en plus d’être mis en images, est traduit en japonais, mais je vous laisse lire le livre pour en comprendre la raison. Ce côté bilingue pourrait intéresser ceux qui apprennent ou parlent cette langue. Pour ma part, cela m’a fait regretter de ne mettre toujours pas lancer dans son apprentissage comme j’en rêve depuis longtemps.

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En plus du conte original, les auteurs nous narrent, sous forme de BD, ce qui est arrivé au Petit Chaperon Rouge dans le ventre du méchant loup. Dans cette « suite », interviennent de manière plus ou moins détournée des personnages de contes bien connus des grands et des petits.

Le côté loufoque de cette suite ainsi que ses illustrations tendent à me rappeler un peu l’univers d’Alice au Pays des Merveilles. Cela n’a rien d’étonnant si l’on considère que François Amoretti a déjà eu l’occasion d’illustrer cette histoire de Lewis Carroll.

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En fin de livre, quelques petits bonus sont présents comme le portrait de Perrault et des auteurs ou encore, une recette de galette des rois. Je n’ai pas choisi le livre pour cette raison, mais l’ayant lu juste deux jours avant l’épiphanie, elle est tombée à point nommé.

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En conclusion, que l’on ait envie de découvrir ou de redécouvrir Le Petit Chapon Rouge seul ou en famille, je ne peux que vous conseiller ce très bel objet-livre que j’espère, un jour, ajouter à ma bibliothèque.