Ronde et sexy 1 : Love seduction, Jenna Ric’S

Love séduction: Ronde et sexy, T1 par [Jenna Ric'S]

Pour Jordanna, le quotidien se cantonne à ceux qu’elle aime : ses meilleures amies, Laura et Manuela, son boulot, ses plans cul et surtout, à gérer sa vie comme elle l’entend avec son lot de complications.
Mais ça, c’était avant son arrivée à lui. C’était avant qu’il ne lui fasse découvrir la vie et l’amour sous de nouvelles facettes, c’était avant qu’il ne se faufile dans son cœur…

Évidence Éditions (2 juillet 2020) – 382 pages – Broché (17€) – Ebook (7,99€)

AVIS

Si je lis de plus en plus de romance, je me contente, en général, de piocher dans les romances historiques et les romances fantastiques, je suis donc sortie de mes habitudes de lecture avec Love seduction.

Ce qui m’a attirée, en plus d’une couverture toute pimpante, ce sont les mentions Body Positiv et Ronde et sexy qui ne sont pas courantes !  Et pour cause, les romances actuelles mettent souvent en avant le même genre d’héroïne : une beauté qui s’ignore et qui répond à tous les standards de la beauté en vigueur, la minceur étant bien sûr comprise dans le package.

Ici, Jenna Ric’s prend le parti inverse en mettant en scène une jeune femme ronde entourée de ses deux meilleures amies également rondes ! C’est presque triste à dire, mais ça, c’est assez novateur, du moins dans le paysage éditorial français même si j’ai l’impression que les choses commencent à bouger un peu de ce côté-là. L’autrice casse également tous les codes et les préjugés des grossophobes en proposant une héroïne très dynamique et bien dans sa peau qui sait mettre en valeur ses formes. Il faut dire que styliste, c’est un peu son fonds de commerce ! D’ailleurs, bien que la mode soit un sujet qui me soit toujours passé au-dessus de la tête, j’ai apprécié la passion avec laquelle Jordanna l’évoque. On sent que pour elle, c’est une vraie vocation et qu’elle aime à la folie ce qu’elle fait. Et moi, personnellement, les gens passionnés m’inspirent et me fascinent toujours…

Nous sommes donc loin du cliché de la « grosse fainéante qui s’habille comme un sac à patates et qui ne pense qu’à manger » qu’on vous renvoie à la figure quand vous avez des formes. Et rien que pour avoir réussi à casser les clichés, je dis bravo à l’autrice. Plus jeune, ce genre de livre m’aurait probablement évité de passer des heures à choisir des vêtements pour cacher ce « fessier qu’on ne saurait voir » et qui semblait indisposer les gens si j’en crois les nombreuses remarques déplacées et méchantes essuyées. Ici, Jordanna n’a pas ce problème : elle assume parfaitement son corps et prend plaisir à mettre en valeur ses formes pour assouvir sa sexualité décomplexée et mouvementée. Souffrant d’hypersexualité, elle a, en effet, des besoins en matière de sexe assez importants…

J’ai apprécié de voir une femme ronde qui a une vie sexuelle épanouie et qui ne reste pas toute seule dans un coin avec son pot de glace comme certains semblent aimer à le croire. Elle plaît, elle le sait et n’hésite pas à en jouer pour séduire ses conquêtes d’un soir qui ne s’en plaignent pas, bien au contraire. Néanmoins, s’il est intéressant d’évoquer une maladie peu connue, l’hypersexualité, je me suis posé la question de sa place dans ce roman. Pourquoi ne pas s’être contentée d’une héroïne voluptueuse qui a une vie sexuelle riche et épanouie ? Était-il vraiment nécessaire d’inclure ce point qui fait perdre une certaine force au message original, celui qu’une personne avec des formes peut aimer faire l’amour et prendre plaisir à explorer sa sexualité sans qu’il y ait une maladie sous-jacente lui faisant perdre ses inhibitions ? Il s’agit ici d’une réflexion purement personnelle…

En plus de cette hypersexualité, Jordanna est victime de douleurs chroniques importantes et d’autres pathologies qui rendent parfois ses jours et ses nuits insupportables. J’ai, de nouveau, trouvé intéressant que l’autrice évoque certaines maladies encore peu connues du grand public alors qu’elles occasionnent une vraie souffrance mentale et physique… Notre héroïne pourra heureusement compter sur le soutien indéfectible de ses deux meilleures amies, ou plutôt de ses deux sœurs de cœur, puis plus tard, sur celui de son nouveau voisin, Damien, qui ne tardera pas à devenir bien plus que cela.

J’ai adoré la relation unissant Jordanna à Laura et Manuela. Elles sont toutes les trois très différentes, mais elles sont unies comme les doigts de la main et veillent les unes sur les autres sans jamais faillir. Manuela et Laura n’hésitent pas à sortir les griffes et les crocs pour protéger Jordanna ! Et ce n’est pas le pauvre Damien qui vous dira le contraire. Il devra ainsi montrer patte blanche et faire ses preuves avant que les deux femmes lui accordent leur confiance et le laissent entrer dans la vie et le cœur de leur meilleure amie.

Mais finalement, la barrière la plus difficile à franchir, n’est-elle pas celle mise en place par Jordanna elle-même ? Ayant souffert par le passé, notamment avec un ex-petit ami s’étant comporté comme un véritable goujat devant ses problèmes de santé, la jeune femme refuse de céder aux sirènes de l’amour, préférant rester sur une relation purement charnelle avec Damien. Une position difficile à accepter pour cet homme complètement fou des courbes et de la personnalité de Jordanna. Il faut dire que notre héroïne sait se montrer attachiante : fidèle en amitié, enjouée, passionnée et combative, elle peut se révéler caractérielle et partir dans des emportements, notamment quand ses douleurs atteignent leur paroxysme. Chose qu’on pourra difficilement lui reprocher.

Mais Damien n’a pas dit son dernier mot ! Bien décidé à conquérir autant son cœur que son corps, il fera tout pour prouver à Jordanna sa sincérité quant à ses sentiments et la rassurer : tous les hommes ne sont pas des lâches et malgré les difficultés, certains sont prêts à tout pour l’élu(e) de leur cœur. C’est assez rare pour être signalé, mais j’ai apprécié que le personnage n’échappe pas au cliché du bel homme musclé auquel aucune femme ne résiste. Je trouve ce point intéressant dans la mesure où il prouve que oui, des femmes avec des formes peuvent attirer des partenaires répondant aux critères de beauté en vogue... En matière d’amour, point de norme, mais une alchimie de corps et d’esprit qui semble ici avoir parfaitement opéré entre les deux amants.

Bien qu’il soit un peu trop possessif à mon goût, Damien sait se montrer prévenant et charmant, mais également déterminé puisqu’il essaiera de se rapprocher de Jordanna, jouant selon les règles de la jeune femme tout en tentant d’imposer les siennes. Une espèce de partie d’échecs s’installe donc entre nos deux protagonistes, l’un prêt à tout pour conquérir la personne de ses rêves, et l’autre développant mille et un stratagèmes pour échapper aux élans de son cœur.

Qui va remporter la bataille ? Pour le savoir, il vous faudra bien sûr lire le roman, mais ce qui est certain, c’est que le combat sera plutôt mouvementé et quelque peu épicé. C’est d’ailleurs un point qui m’a étonnée. À la vue de la couverture et à la lecture du résumé, je m’étais attendue à une romance toute mignonne et toute douce, ce qui est loin d’être le cas. Il y a bien des passages tout mignons, bien qu’un peu trop guimauves pour moi, mais la romance est principalement basée sur le sexe avec un vocabulaire cru à base de chatte et de queue.

J’avoue une certaine déception de ce côté-là puisque c’est aux antipodes de ce que j’aime dans une romance. Je préfère quand les personnages se tournent autour et prennent le temps de se connaître, d’éventuelles scènes de sexe venant concrétiser leur relation. Ici, c’est plutôt l’inverse : c’est grâce à des parties de sexe endiablé que les liens amoureux entre les deux personnages vont véritablement se construire. Un schéma qui ne me convient guère, mais qui correspond parfaitement à la personnalité de Jordanna, prise entre son hypersexualité et son refus obtus de vivre une nouvelle histoire d’amour par peur d’être de nouveau blessée. On comprend alors que c’est en s’invitant régulièrement dans son lit et en gagnant peu à peu sa confiance que Damien peut espérer faire voler en éclats les barrières de la jeune femme.

Ce roman est donc à réserver à un public averti qui n’est pas rebuté par l’omniprésence du sexe et d’un vocabulaire qui ne fait pas dans la dentelle. Si je ne suis clairement pas le public visé, force est de constater que j’ai quand même lu rapidement le roman, curieuse de découvrir le dénouement de l’histoire et le devenir des personnages auxquels je me suis progressivement attachée. Les pages s’enchaînent donc rapidement d’autant que l’alternance des points de vue entre les deux amants apporte beaucoup de dynamisme et de rythme au récit. Autre point qui rend la lecture rapide et fluide : l’absence de drames inutiles. Il y a bien sûr des problèmes afin d’offrir quelques rebondissements scénaristiques à se mettre sous la dent, mais l’autrice ne prolonge pas inutilement les malentendus et quiproquos, ce dont je la remercie grandement…

De la même manière, on appréciera la subtilité avec laquelle elle amorce le nouveau duo qui sera, je l’espère, mis à l’honneur dans la suite de la série. On sent la dynamique entre les personnages très différente de celle entre Jordanna et Damien, mais mon petit doigt me dit qu’elle devrait être tout aussi caliente !  Je tenais également à souligner un point qui me semble primordial dans une histoire où le sexe est omniprésent : la prévention. Avec naturel et sans lourdeur, l’autrice rappelle ainsi, à travers ses protagonistes, la nécessité de se protéger lors de rapports sexuels avec des partenaires occasionnels, mais également celle de prendre toutes les précautions avant de décider de se passer de protection.

Il y a toutefois un point qui m’a interpellée, notamment en considération de la démarche body positive de l’autrice et de la maison d’édition : la stigmatisation des « bouffeuses de pommes », c’est-à-dire des femmes minces surveillant leur poids. Cela n’est pas récurrent, mais Jordanna utilise cette expression à deux ou trois reprises. Je tenais donc à revenir sur ce point parce que je pense qu’il pourra heurter certaines lectrices. Je l’ai d’ailleurs été. Ces propos déplacés reflètent toutefois une triste réalité : la manière dont la société met en compétition les femmes vis-à-vis de leur corps, les poussant, malgré elles, à avoir des préjugés sur celles qui sont plus grosses ou bien plus minces qu’elles. Une autre version du « mieux faut faire envie que pitié » que je n’ai jamais supporté et qui montre que mince ou avec des formes, une femme n’aura jamais de toute manière le bon corps. J’aurais toutefois apprécié que l’autrice prenne le temps de faire prendre conscience à Jordanna de la méchanceté de ses propos.

En conclusion, Love seduction ne m’a pas apporté cette romance toute douce et mignonne que j’attendais, l’autrice ayant opté pour une romance érotique qui devrait plaire aux amatrices et aux amateurs de scènes épicées et plutôt torrides entre deux personnages qui prennent un plaisir certain à découvrir et satisfaire le corps de l’autre.  Je retiendrai néanmoins de ce roman la volonté de mettre en avant une héroïne ronde, indépendante et au tempérament de feu, qui assume parfaitement ses formes et sa sexualité. Alors si vous aussi vous en avez assez de retrouver toujours le même genre d’héroïne dans les romances, Love seduction devrait vous apporter cette diversité de corps qui fait encore cruellement défaut à l’heure actuelle ! Quant au format semi-poche très agréable à prendre en main, il devrait finir de vous convaincre de vous poser sur votre transat, votre canapé ou votre lit afin de découvrir l’histoire de Jordanna et de son nouveau voisin terriblement sexy….

Je remercie Évidence Éditions de m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.

Redwood, Carrie Ann Ryan

Jasper: Redwood, T1 par [Carrie Ann Ryan, Zeynep Diker]

Jasper Jamenson a passé sa vie à servir la meute Redwood, dans l’attente du jour où il rencontrera son âme sœur. Lorsque son chemin croise celui de Willow, il sait immédiatement qu’il a trouvé celle qu’il protègera par-dessus tout. Alors qu’une meute rivale rôde dans les alentours, menaçant les Redwood et se livrant à de sinistres cérémonies d’invocation démoniaque, Jasper parvient de justesse à tirer Willow de leurs griffes. Mais celle-ci se retrouve propulsée dans un nouveau monde terrifiant, tandis que le loup en lui se fait violence pour ne pas la revendiquer immédiatement. Luttant pour leur vie mais également pour leur lien d’union faiblissant, ils devront apprendre à se faire confiance avant qu’il ne soit trop tard…

Milady (20 février 2019) – 286 pages – 7,90€

AVIS

La moyenne du roman sur Livraddict et la couverture d’un kitsch sans nom étaient déjà un bon indice sur la probabilité que j’apprécie ce roman… Je ne vais pas tourner autour du pot, ce roman a été un véritable supplice à terminer. Je pense que si je ne l’avais pas inclus dans le Mois de la bit-lit, je me serais précipitée dans la première boîte à livres pour m’en débarrasser…

Redwood est un petit concentré de tous les points qui m’avaient poussée, il y a plusieurs années, à arrêter de lire de la bit-lit ou de la romance paranormale : pauvreté du style, romance éclair et irréaliste, scènes de sexe répétées et bien souvent vulgaires (si au moins, elles étaient imaginatives), phrases éculées mais qui se veulent imagées combinées avec des mots d’argot rendant le tout plus risible qu’excitant (qui se dévoue pour expliquer à Jasper que son entrejambe n’est pas un moyen pour faire communier les âmes ? ), personnages manquant de personnalité si ce n’est de cerveau, héroïne qui ressemble à une petite chose qu’il faut sauver et qui se sent tellement inférieure au beau mâle de service, mâle qui lui-même est un macho qui estime savoir mieux que l’héroïne ce qui est le mieux pour elle, incohérences, manque de réalisme dans les réactions. Et je ne parle même pas des antagonistes tellement stéréotypés qu’ils en deviennent ridicules… D’ailleurs, cette pub m’a accompagnée dans ma tête tout au long du roman (on a les références qu’on peut...)

Je vais arrêter ma liste là, mais je pourrais encore la continuer à l’envi. Mais ce qui m’a probablement le plus agacée est cette impression de ne pas avoir lu un roman mais d’avoir eu entre les mains une ébauche d’histoire qui n’était absolument pas prête à atterrir dans les rayons des librairies. Tout va trop vite et manque cruellement de logique, de cohérence et de saveur. En quelques pages, Jasper a ainsi eu le temps de tomber amoureux et de sauver sa demoiselle ! Bon pas de chance, va falloir recommencer plus tard, mais vous voyez le schéma qui se dessine…

Quant à Willow (rien à voir avec celle dans Buffy, hélas...), elle se fait kidnapper, violenter, découvre le monde des loups-garous avant de devoir renoncer à sa vie d’avant pour intégrer une famille qu’elle ne connaît ni d’Ève, ni d’Adam, mais ça ne la perturbe pas un instant… Non, elle, tout ce qui l’inquiète, c’est qu’elle n’est pas assez bien pour son sauveur qui, soit dit en passant, est quand même plus ou moins à la base des problèmes qui lui tombent sur le coin du nez. Très crédible, tout ça…

Je me suis, en outre, posé des questions sur la traduction et/ou l’appropriation du mot « compagne » par l’autrice. Parce que jusqu’à preuve du contraire, une femme qui t’attire et que tu as juste invitée à sortir n’est ABSOLUMENT pas une compagne ! Sinon il y a pas mal de couples qui s’ignorent…. Et non, l’excuse du loup de Jasper qui s’exprimerait de la sorte ne me convainc pas une seconde.

En bref, entre Redwood et moi, ça n’a pas, mais alors pas collé du tout. J’essaie en général de trouver du positif dans un roman, mais là, j’ai un mal fou à ne pas ajouter d’autres points problématiques dans ma conclusion. On pourrait éventuellement évoquer la famille du héros qui est très soudée et dont j’ai apprécié les interactions pleines de tendresse et d’amour ou encore le frère de Jasper qui semble avoir un peu plus de jugeote, notamment quand il lui explique que sa compagne est apte à décider par elle-même de sa vie. Mais c’est, du moins pour moi, bien insuffisant pour justifier la lecture de ce roman qui, en plus de poser problème quant au traitement de certains personnages féminins, est un concentré de clichés particulièrement mal exploités…

Throwback Thursday Livresque #158 : festif

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, j’ai pensé à la saga Valeria dont l’ambiance est bien souvent festive, la bande d’amies que l’on suit n’hésitant pas à enchaîner les sorties et les soirées entre copines durant lesquelles elles refont le monde et échangent autour de leurs vies amoureuses, sexuelles et professionnelles.

Dans les pas de Valeria par [Benavent, Elisabet]

Quand Bridget Jones s’invite dans Sex and the City

Valeria aime les belles histoires d’amour.
*
Valeria est romancière.
*
Valeria a trois amies  :
Lola, Carmen et Nerea
*
Valeria et ses amies partagent tout.
*
Valeria est mariée à Adrian,
Mais elle rencontre Victor…
*
Valeria aime la sincérité.
*
Valeria est unique.
*
Comme toi  !
Complices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian.
Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne.
Carmen et son collègue de bureau se tournent autour.
Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !

Le sexe est omniprésent dans cette saga, ce qui aurait dû me pousser à vite l’abandonner, mais j’ai développé une sorte d’attachement aux quatre copines que l’on apprend à connaître au fil des tomes, et dont la vie nous apparaît sujette à de multiples rebondissements…

Si ce roman vous tente, n’hésitez pas à lire mon avis sur Dans les pas de Valeria dont voici la conclusion :

Dans les pas de Valeria questionne la notion de couple et de sa pérennité dans le temps, mais c’est surtout un cocktail explosif composé de beaucoup d’amitié, d’une bonne dose d’amour, de désir, de tension sexuelle et de fantasme… Léger, drôle et terriblement addictif, voici un roman que je vous invite à découvrir pour décompresser d’une dure journée de travail, passer un bon moment sans prise de tête, ou tout simplement vous détendre auprès de femmes attachantes dont on partage, le temps d’un roman, la vie sans aucun tabou.

Grand succès en Espagne, cette saga semble avoir bien moins convaincu en France, mais peut-être que certain(e)s d’entre vous se laisseront séduire par la série Netflix qui devrait sortir dans le courant de l’année.

Et vous, connaissez-vous ce titre ?
Qu’en avez-vous pensé ?

Valeria, tome 4 : Passionnément Valeria, Elisabet Benavent

Couverture Valeria, tome 4 : Passionnément Valeria

Je remercie les éditions de l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Passionnément Valeria d’Elisabet Benavent.

Pour rappel, il s’agit d’un tome 4, je vous invite donc à lire les tomes précédents avant de poursuivre votre lecture de cet article.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Si Valeria est amoureuse de Bruno, pourquoi n’arrive-t-elle pas à oublier Victor ?
Carmen aurait-elle pris du poids pendant son voyage de noces ?
Lola s’interroge : est-elle vraiment faite pour la vie de couple ?
Nerea, elle, décide de se reprendre en main.
Toujours aussi passionnée, Valeria…
Comme toi !
Inséparables, Valeria, Carmen, Lola et Nerea ne se cachent rien. Ce qui aidera Valeria à pimenter son dernier roman, auquel elle s’apprête à apporter la touche finale.

Archipel (27 novembre 2019) – Broché (17€ ) – Ebook (11,99€)

AVIS

J’étais impatiente de lire ce quatrième et dernier tome tout en redoutant de quitter Valeria et ses amies. Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, je me suis lancée dans la lecture du roman avec un certain enthousiasme…

Comme pour les trois tomes précédents, le roman se lit à vitesse grand V, la narration étant portée par une écriture simple, fluide et efficace qui vous fait rapidement oublier que vous n’êtes pas devant la télé ou n’assistez pas à un repas entre amis, mais que vous êtes bien en train de lire un roman. Une proximité autrice/lecteurs qui donne une saveur toute particulière à la saga et qui me pousse à la classer du côté des séries addictives comme L’accro du shopping. On prend le livre, on feuillette quelques pages et avant de s’en rendre compte, on en est déjà à la moitié du roman et l’on est en train de pester contre Valeria et ses choix toujours très discutables sur le plan moral.

Oui, parce que Valeria a tendance à ne pas vraiment apprendre de ses erreurs ni même à suivre les conseils avisés de ses meilleures amies qui tentent de faire de leur mieux pour la mettre face à ses contradictions et à cette vérité qu’elle semble bien décidée à ignorer : elle est accro à Victor et Bruno n’est qu’une manière de fuir ses sentiments. Pas très élégant comme comportement à moins que l’idée soit de se faire souffrir, et au passage, de blesser deux hommes qui n’attendent de Valeria qu’une chose, qu’elle prenne une décision, la bonne si possible, et qu’elle s’y tienne ! Vous aurez donc compris que notre héroïne m’a de nouveau fortement agacée par ses indécisions, mais surtout par son comportement puéril. On comprend qu’elle a peur de souffrir vu son passif avec Victor, mais la seule personne qui fait du mal à Valeria, c’est Valeria…

Quant à Victor, si je ne l’ai jamais considéré comme le prince charmant, force est de constater qu’il a parcouru du chemin depuis le premier tome, et qu’il nous apparaît ici comme un homme sûr de ses sentiments. Il fait de son mieux pour (re)conquérir le corps et le cœur de la femme dont il est éperdument amoureux. Il se dégage ainsi du personnage une certaine sensibilité, ce qui m’a bien plus attirée que son supposé physique d’Apollon. J’ai également apprécié d’en apprendre un peu plus sur son passé et notamment sur l’histoire très émouvante de ses grands-parents.

Aux côtés de Valeria, nous suivons toujours ses meilleures amies dont la vie est également bien mouvementée… Lola est, de nouveau pour moi, l’amie qui tire son épingle du jeu. Bien que vulgaire et trash, ce qu’en général je n’apprécie pas chez une personne, elle a un cœur énorme et n’hésite pas à dire ce qu’elle pense même quand cela ne fait pas plaisir à entendre. Je ne sais pas pour vous, mais c’est exactement que ce j’attends d’une amie ! En plus de jouer les entremetteuses entre Victor et Valeria, cette dernière doit également faire face à la tentation, la monogamie pouvant se révéler difficile pour une croqueuse d’hommes comme elle surtout quand son nouveau patron est un bel étalon au sang chaud…

Nerea découvre les affres de la passion, du sexe et de la difficulté de suivre ses envies et sentiments et non pas un plan mûrement et froidement réfléchi… Cela l’entraînera vers des terrains inconnus et la poussera à s’affranchir de ses dernières barrières. C’est un vrai plaisir de la voir faire ce qui lui plaît au niveau personnel et professionnel et non pas ce que son éducation lui impose… J’ai néanmoins eu l’impression que, durant toute la série, ce personnage a été sous-exploité, ce qui m’a quelque peu frustrée. 

Quant à Carmen et Barto, ils sont toujours aussi touchants et continuent à se soutenir quoiqu’il arrive. Le couple, étourdi de bonheur avec l’arrivée de leur fils, va vivre un événement inattendu qui m’a d’autant plus intéressée qu’une amie a vécu exactement la même chose… J’ai d’ailleurs trouvé que l’autrice évoquait le sujet avec pertinence et beaucoup de sensibilité. On sent également à la perfection les doutes et les émotions contradictoires de Carmen qui doit s’adapter à son nouveau rôle et statut de mère. Si elle adore son fils, la difficulté pour une femme de mener de front vie personnelle et vie professionnelle sans se perdre en chemin la frappe de plein fouet ! Une situation qui devrait parler à de nombreuses mères…

En conclusion, j’ai de nouveau pris plaisir à suivre la vie de ces quatre amies dont on n’approuve pas toujours les choix, mais dont on se sent inexorablement proche. Ce tome final m’a apporté ce que j’attendais de la série et offre une jolie réflexion sur le passage à l’âge adulte, cette délicate transition durant laquelle on sacrifie une certaine insouciance sur l’autel des responsabilités et de la maturité. Cela ne signifie pas que l’on doive se renier, mais qu’il faut parfois prendre des décisions difficiles pour assurer son avenir et se construire une vie avec ses hauts et ses bas, mais une vie qui nous correspond et dont on saura tirer le meilleur. Et en cela, l’épilogue est parfait, réaliste, mais résolument positif !

 Retrouvez le roman chez votre libraire ou sur le site Place des libraires.

Les hauts et les bas de Valeria, Elisabet Benavent

Couverture Valeria, tome 3 : Les hauts et les bas de Valeria

Je remercie les éditions l’Archipel de m’avoir permis de découvrir le troisième tome des aventures de Valeria d’Elisabet Benavent.

NB : je vous invite à découvrir les deux premiers tomes de la série avant de poursuivre votre lecture : Dans les pas de ValeriaDans le miroir de Valeria. 

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…

Archipel (13 novembre 2019) – 414 pages – Broché (17€) – Ebook (11,99€)
Traduction : Catherine Delaruelle 

AVIS

Cette série d’Elisabet Benavent est ma série doudou du moment, celle que je lis toujours avec plaisir même quand je sais que son héroïne risque parfois de me faire lever les yeux au ciel. Ce côté attachiante fait d’ailleurs partie intégrante du charme de Valeria… Un charme auquel ne résiste pas Victor bien qu’il ne soit toujours pas décidé à entretenir avec elle une relation de couple classique.

Victor et sa manie de souffler le chaud et le froid, de faire un pas en avant et deux en arrière, puis de regretter amèrement ses décisions, m’a agacée n’arrivant pas à comprendre comment on peut tellement avoir peur d’officialiser une relation avec la personne que l’on aime. Mais Valeria n’est pas non plus parfaite, ce tome dévoilant une jeune femme incapable de communiquer autrement que par des invectives et des scènes frisant le ridicule… Vous aurez donc compris que la relation entre les deux amants connaît de nouveau des hauts et des bas d’autant que Valeria va laisser entrer un nouveau mâle dans sa vie.

Bruno, écrivain à succès de science-fiction et de romans plutôt gores, est un homme qui semble bien plus mature et posé que notre héroïne, ce qui s’explique probablement par sa vie familiale… Sexy, sans être un canon de beauté, drôle et inventif, surtout dans certains domaines, sera-t-il l’homme qui fera oublier à Valeria cette passion incontrôlable qu’elle ressent pour le beau et fougueux Victor ? Je vous laisserai le soin de le découvrir par vous-mêmes mais je dois admettre que ce nouveau personnage m’a plutôt séduite. C’est plus la manière dont Valeria fonce tête baissée vers d’autres horizons sans prendre temps de faire le point et/ou le deuil de ses sentiments et de son histoire avec Victor qui m’a chagrinée…

La vie de ses amies est également bien remplie entre les préparatifs du mariage qui met Carmen sur les nerfs, Lola qui vit sa première véritable relation amoureuse et Nerea qui prend une grande et inattendue décision professionnelle. Je suis vraiment ravie de voir à quel point Nerea a évolué depuis le premier tome. Le glaçon des débuts a bien fondu ! Bien décidée à ne plus faire les choses parce qu’elle le doit, mais parce qu’elle le souhaite, Nerea donne un grand coup  de pied dans la fourmilière et commence à se lâcher. J’ai hâte de voir ce que va devenir son beau projet professionnel pour lequel elle travaille d’arrache-pied, mais aussi jusqu’où ses changements vont la conduire sur le plan privé. Une ébauche d’histoire de ce côté semble ainsi se dessiner…

Carmen et Barto forment toujours un très beau couple qui ne pourra que vous attendrir et vous toucher. Plus discret et moins charismatique que Victor, Barto est pourtant un protagoniste intéressant et plein de charme. Il fait ainsi preuve de beaucoup de patience et d’une douceur extrême face à une Carmen en plein doute notamment sur son physique… Quant à Lola, elle est fidèle à elle-même, brute de décoffrage, drôle et légère bien que pour la première fois de sa vie, son cœur et son corps semblent battre à l’unisson ! Comment Lola, aussi allergique à l’engagement que Victor, va-t-elle affronter la situation ? Il vous faudra lire ce tome pour le découvrir, mais je dois dire que j’ai apprécié le couple qu’elle forme avec Ray, un jeune homme qui nous prouve que jeune ne veut pas dire immature…

Encore une fois, je me suis laissée emporter par les nouvelles aventures de Valeria et de ses copines. En compagnie de ces quatre amies dont on partage aussi bien les bons que les mauvais moments, on ne voit pas le temps passer, ce qui explique peut-être qu’en deux soirées, les 400 pages du roman avaient été avalées. L’écriture de l’autrice est donc toujours aussi addictive, fluide et entraînante avec un côté télévisuel qui fonctionne à merveille !

Bien que le sexe soit moins présent que dans les précédents tomes, attendez-vous de nouveau à des scènes érotiques plutôt détaillées et expressives. Comme vous le savez si vous me lisez régulièrement, ce n’est pas ce que je préfère dans un livre, mais avec Valeria, ça passe sans problème appréciant non pas les détails des ébats, mais le fait qu’ils soient complètement décomplexés. Pas de puritanisme ni cette idée que des femmes n’ont pas le droit d’avoir les mêmes désirs, voire la même voracité sexuelle, que des hommes…

En conclusion, dans ce troisième tome, Elisabet Benavent reprend ce qui fait le charme de sa série : des moments de complicité entre filles, des répliques qui font mouche, des confidences autant sur l’amour que le travail, des doutes, de l’amitié avec un grand A, de la romance, des crises, des rencontres, du sexe… La vie d’une bande de copines soudées et décomplexées tout simplement !

Retrouvez le roman chez votre libraire et/ou sur le site Place des libraires

Éditions l'Archipel

Dans le miroir de Valeria, Elisabet Benavent

Je remercie les éditions l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Dans le miroir de Valeria d’Elisabet Benavent.

ATTENTION : TOME 2, risque de spoiler du tome 1 dont je vous invite à lire mon avis si vous n’avez pas encore lu le roman.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La suite trépidante des aventures de Valeria et de sa bande d’amies

Valeria, qui s’est séparée d’Adrian, est tombée dans les bras de Victor. Mais, après un début de relation enflammée, elle commence à s’interroger… A-t-elle fait le bon choix  ?
Heureusement, ses amies de toujours sont là, à qui elle peut se confier. Et réciproquement. Car Lola, elle aussi, se pose des questions. Est-elle encore amoureuse de Sergio, l’homme qui a plaqué sa fiancée pour elle, avant qu’elle le rejette ? Carmen, de son côté, semble heureuse d’avoir enfin franchi le pas avec Barto, même si elle pressent que la mère de ce dernier va se montrer envahissante… Seule Nerea semble garder le cap et la tête froide. Mais les apparences sont souvent trompeuses…
Valeria a aussi une autre source d’inquiétude. Elle vient enfin de terminer son deuxième roman. Elle en est satisfaite et son éditeur est enthousiaste. Mais comment ses amies réagiront-elles quand elles découvriront leurs histoires de cœur et leurs ébats intimes étalés au grand jour ? En attendant, les quatre amies sont de nouveau réunies et s’apprêtent à sortir faire la fête.
C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter.

Archipel (16 octobre 2019) – 414 pages – Broché (17€) – Ebook (11,99€)

AVIS

Ayant beaucoup apprécié Dans les pas de Valeria, j’attendais avec impatience de retrouver Valeria et ses trois meilleures amies ! Des retrouvailles qui se sont passées dans l’émotion entre rires, questionnements et ambiance brûlante. Parce qu’autant vous le dire tout de suite, l’autrice a décidé d’accorder à Valeria cet embrasement des sens que son ex-mari lui a refusé des mois durant…

Fraîchement séparée d’Adrian, elle s’en donne ainsi à cœur joie avec le beau Victor qui s’est donné comme mission de connaître chaque parcelle de son corps pour le plus grand plaisir de notre héroïne qui n’a jamais vraiment connu la passion amoureuse. Le roman contient donc un certain nombre de scènes de sexe, ce qui n’est pas forcément ma tasse de thé de manière générale, mais qui ne m’a pas dérangée ici outre mesure. Cela s’explique par la tendresse particulière que je ressens pour cette série, mais surtout par le fait que ces scènes se révèlent cohérentes avec l’intrigue et notre couple principal.

Valeria apprend à se laisser aller et à profiter de chaque instant de volupté, quand Victor s’échine à faire ce qu’il fait le mieux, donner du plaisir à sa partenaire sans penser au lendemain. Mais est-ce que les rendez-vous coquins et les folles nuits d’amour suffiront-ils à bâtir une relation qui peut durer ?  Une question qui reste en suspens et qui pousse Valeria dans ses retranchements et ses interrogations quant à un possible futur à deux. La jeune femme est ainsi perdue dans ses sentiments, entre peur de s’attacher à un homme qui semble fuir l’engagement, et celle de laisser partir le seul homme qui a réussi à faire battre son cœur et son corps à l’unisson. Si j’ai parfois trouvé que Valeria aimait se compliquer la vie en se posant bien trop de questions, j’ai aussi été touchée par sa sensibilité et sa bonne humeur malgré les épreuves de la vie.

Comme vous vous en doutez, il y aura donc des hauts et des bas entre Victor et notre héroïne ! Mais on a envie d’y croire parce qu’il y a indéniablement quelque chose entre les deux amants et que Valeria mérite de retrouver un peu de stabilité émotionnelle après sa séparation qui l’a plus affectée qu’il n’y paraît…  Quant à Victor, ce n’est clairement pas le genre d’homme qui m’attire, sa passion du sexe ressemblant à un beau moyen de fuir ses émotions, mais j’ai apprécié d’en apprendre plus sur son passé et sa famille qui est juste génialissime. On sent que Victor fait de son mieux pour faire face à cette avalanche d’émotions qui lui tombe dessus, mais comme Valeria, on en vient à se demander jusqu’où il est prêt à se mettre en danger pour elle…

Comme dans le premier tome, la plume est légère, fluide et terriblement addictive, l’humour bien présent et les dialogues entre les quatre amies percutants et d’un réalisme à toute épreuve. Autant d’éléments qui vous poussent à tourner les pages sans vous en rendre compte et à lire le roman comme vous vous enfileriez une saison entière de Desperate Housewives ! La série télé est bien différente de la saga Valeria, mais j’y ai retrouvé le même sentiment d’addiction et cette envie irrépressible de découvrir la suite sans attendre.

En plus du plaisir de retrouver Valeria et sa situation amoureuse digne d’une bonne comédie romantique, je n’ai pas boudé celui de revoir ses meilleures amies hautes en couleur et toujours aussi attachantes. Lola, Nerea et Carmen vont devoir faire face à leurs propres problématiques et prendre des décisions importantes. À cet égard, je dois dire que j’ai été ravie et impressionnée par le changement d’attitude de Nerea qui va arrêter de se conformer à ce que l’on attend d’elle pour enfin s’attarder sur ses propres désirs. J’ai hâte de voir ce que l’autrice réserve à cette femme qui semble cacher un beau brasier sous une grosse couche de glace.

Lola est toujours aussi drôle et attachante. Alors que son langage de charretier pourrait déplaire, j’adore cet aspect brut de décoffrage chez elle. Lola ne joue pas, elle dit ce qu’elle pense, pense ce qu’elle dit et fait ce dont elle a envie sans se laisser piéger par les conventions. Quant à Carmen, sa relation avec Barto devenant de plus en plus sérieuse, elle va être confrontée à une épreuve qui parlera à pas mal de femmes, la rencontre avec la belle-mère. Et la sienne est plutôt du genre dragon très très protecteur…

Nos quatre amies ne vont donc pas se reposer sur leurs lauriers dans cette suite ! Elles pourront fort heureusement compter l’une sur l’autre entre visites impromptues et soirées entre filles pour boire plus que de raison, s’épancher sans fausse pudeur, glaner quelques conseils et vider le trop-plein d’émotions. Et c’est d’ailleurs ce qui fait le charme de la série, la synergie que l’on ressent entre ces quatre femmes très différentes les unes des autres, mais à l’amitié indestructible !

En conclusion, j’ai retrouvé avec enthousiasme Valeria et ses amies, l’autrice nous plongeant sans tabou et avec beaucoup de peps et d’humour dans la vie de ces presque trentenaires en prise avec l’amour, la famille, le sexe, l’amitié, et des décisions parfois difficiles… Entre rires, émotions et questionnements quant à l’avenir, nul doute que ces quatre filles dans le vent devraient vous faire passer un très bon et addictif moment de lecture. Léger, facile et agréable à lire, voici une lecture doudou et sans prise de tête à lire pour se détendre et oublier son quotidien !

Découvrez un extrait sur le site des éditions l’Archipel ou retrouvez le roman chez votre libraire/en ligne.

 

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Dans les pas de Valeria, Elisabet Benavent

Dans les pas de Valeria

Je remercie les éditions l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Dans les pas de Valeria d’Elisabet Benavent.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans les pas de Valeria par [Benavent, Elisabet]

Quand Bridget Jones s’invite dans Sex and the City

Valeria aime les belles histoires d’amour.
*
Valeria est romancière.
*
Valeria a trois amies  :
Lola, Carmen et Nerea
*
Valeria et ses amies partagent tout.
*
Valeria est mariée à Adrian,
Mais elle rencontre Victor…
*
Valeria aime la sincérité.
*
Valeria est unique.
*
Comme toi  !
Complices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian.
Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne.
Carmen et son collègue de bureau se tournent autour.
Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !
 
l’Archipel (18 septembre 2019) – 432 pages – Broché (17€) – Ebook (11,99€)
Traduction : Martine Desoille


AVIS

Dans les pas de Valeria est dans la lignée des romans chick-lit avec cette impression de découvrir, au fil des pages, des personnages qui pourraient être, dans la vraie vie, des amis. Rien d’étonnant à cela si l’on considère la grande place que prend l’amitié dans le récit.

Nous découvrons ainsi quatre filles dans le vent qui, bien que très différentes, partagent une grande complicité faite à base de confidences, de soirées à parler de leurs expériences personnelles, sexuelles et professionnelles, de verres descendus plus vite que leur ombre, de textos et d’appels qui soulagent, de visites surprises pour épancher les cœurs, voire les consciences…

En bref, c’est l’histoire d’une amitié qui dure et qui perdure, et qui donne l’envie pressante de prendre son téléphone et de s’organiser une petite soirée entre filles même si, personnellement, ma vie serait nettement moins intéressante que la leur à partager. Entre un boss exécrable qui vous mène la vie dure et qui trouve, le saligaud, le moyen de faire une entrée fracassante et inattendue dans votre vie privée alors qu’un collègue que vous croqueriez bien semble quelque peu difficile à cerner, une relation naissante malgré votre surnom de glaçon, un amour épanouissant sur l’oreiller, mais qui vous laisse un grand vide au fond du cœur… la vie n’est pas de tout repos.

Et ce n’est pas Valeria, dont on suit tout au long du roman le point de vue, qui vous dira le contraire. Après avoir lâché un boulot peu épanouissant, mais sécurisant, suite au succès de son premier roman, la voilà en manque d’inspiration pour ce deuxième ouvrage que son mari semble attendre avec impatience. C’est qu’Adrian, prompt à la pousser à vivre de sa créativité, l’est beaucoup moins quand il s’agit de l’encourager à persister malgré les doutes et les baisses de moral. Mais est-ce vraiment étonnant si l’on considère que de mari, il s’est progressivement mué en colocataire que Valeria voit en coup de vent ?

Adrian lui manque tout comme leur vie sexuelle qui, pour son plus grand désarroi, est aux abonnés absents… Après dix ans de relation, la petite étincelle n’est plus, et la situation devient insupportable pour la jeune femme qui aimerait que son mari lui parle de nouveau, et surtout la regarde. Petit à petit, on sent donc les tensions et les doutes grandir d’autant qu’un individu charmeur et charmant fait son entrée dans la vie de Valeria alors que la présence d’une jeune et jolie jeune femme aux côtés de son mari se fait dangereuse… Le couple arrivera-t-il à surmonter cette mauvaise passe pour aller de l’avant ou est-il temps pour lui d’aller voguer vers d’autres horizons ?

Pour le découvrir, je vous invite à lire le livre vous-mêmes, mais je peux néanmoins vous dire que l’autrice a fait preuve d’une certaine audace… Que l’on approuve ou non les attitudes de chacun, elles ont le mérite de sonner vrai nous montrant que la vraie vie, c’est aussi des coups durs même dans un mariage apparemment équilibré. Le poids des années se fait sentir dans n’importe quel couple, a fortiori quand la communication est rompue…

Si certains passages m’ont perturbée, parce qu’ils vont à l’encontre de mes convictions personnelles, j’ai apprécié que l’on ne nous serve pas une comédie à l’eau de rose, mais plutôt un roman porté par des héroïnes imparfaites pour lesquelles on développe un véritable attachement. On ne les comprend pas toujours, on n’approuve pas toujours leurs choix, mais comme avec des amies, on a envie d’être là pour elles, et de les épauler sans les juger.

On prend donc beaucoup de plaisir à suivre leurs aventures et mésaventures, leurs doutes, leurs espoirs, leurs échanges toujours très vifs et entraînants… De page en page, on se laisse entraîner par la vie de Valeria et de ses amies, et on se retrouve à lire la dernière ligne sans avoir vu le temps passer. Il faut dire que l’autrice a su créer une véritable proximité entre ses personnages et ses lecteurs. Cela passe autant par leur personnalité qu’une narration simple, légère et dynamique entrecoupée de nombreux dialogues pleins de peps, d’humour et de mordant.

Repéré par Netflix, Dans les pas de Valeria fera incontestablement une bonne série à la Sex and the City, car presque trentenaires, ces femmes assument sans fausse pruderie leurs envies et désirs sexuels, ce qui se traduit par quelques scènes de sexe qui stimulent autant l’esprit que le corps. De manière générale, ce ne sont pas mes passages préférés, mais ici, je les ai lus, car ils apportent un certain éclairage sur les personnages, et ne tombent jamais dans la vulgarité. Ils ont également le grand mérite de ne pas dépeindre des relations toxiques, mais seulement le désir d’adultes consentants. Et ça, ça fait drôlement du bien !

En conclusion, Dans les pas de Valeria questionne la notion de couple et de sa pérennité dans le temps, mais c’est surtout un cocktail explosif composé de beaucoup d’amitié, d’une bonne dose d’amour, de désir, de tension sexuelle et de fantasme… Léger, drôle et terriblement addictif, voici un roman que je vous invite à découvrir pour décompresser d’une dure journée de travail, passer un bon moment sans prise de tête, ou tout simplement vous détendre auprès de femmes attachantes dont on partage, le temps d’un roman, la vie sans aucun tabou.

À noter que les tomes 2, 3 et 4 seront publiés courant octobre et novembre, ce qui limitera le temps d’attente pour les plus impatients !

En attendant, découvrez un extrait du deuxième tome publié en fin d’ouvrage et retrouvez la saga sur Instagram.

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Le fanatique des crachats, Amélia Varin

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Je remercie Amélia Varin de m’avoir confié sa dernière nouvelle : Le fanatique des crachats.

PRÉSENTATION

Judith vit seule avec sa mère, dans une maison éloignée de la ville, à l’orée de la forêt.
Entre les amants de sa génitrice et son amie Cléo, elle mène une vie tout ce qu’il y a de plus morne. Alors que rien ne le laissait présager, Judith est assassinée et est condamnée à hanter les lieux du meurtre, où elle a tant de souvenirs.
Ah, et en parlant de souvenirs, elle aimerait bien se rappeler qui l’a fait passer de vie à trépas.
C’est vrai quoi, c’est quand même important ce genre de choses !

Ni tout fiel, ni tout miel Le fanatique des crachats triture de ses doigts sales la conscience de braves-gens-pas-si-braves-que-ça. Sombre et cynique.

AVIS

Judith, qui vit avec sa mère, se fait faucher dans sa prime adolescence. Par qui et pourquoi ? C’est le mystère qu’elle essaye d’élucider ne gardant aucun souvenir de l’événement l’ayant fait passer l’arme à gauche.

Cette petite nouvelle arrive en quelques pages à vous remuer et à vous faire ressentir un puissant sentiment de mal-être. Il faut dire que l’histoire est sombre et cynique à souhait ! Il est certain que si vous êtes un humaniste dans l’âme, vous risquez de ressortir de votre lecture quelque peu chamboulé dans vos certitudes.

Dans ce récit, aucun être humain n’est sympathique ni courageux ni à plaindre, même pas la victime. Alors oui, au début, je n’ai pu que plaindre cette jeune fille qui se fait tuer sans ménagement, et dont le corps souffre de la bassesse humaine même lorsque le dernier souffle de vie le quitte. Néanmoins, au fil de la lecture, son cynisme que j’ai d’abord apprécié a fini par m’agacer d’autant que Judith se révèle plutôt antipathique. Si l’on comprend sa condescendance envers sa mère, sa méchanceté envers sa meilleure amie me semble plus discutable… Bref, Judith est un personnage ambivalent dont vous ne pourrez que regretter la mort (personne ne mérite de mourir si jeune), mais dont vous vous demanderez si finalement, ce n’est pas une bonne chose pour son entourage ou les personnes qu’elle côtoyait.

Je vous rassure, ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé Judith que je n’ai pas pris plaisir à lire son histoire. C’est juste que c’est le genre de personne qui génère des sentiments contradictoires chez le lecteur, ce qui est, du moins pour moi, une excellente chose. Personne dans la vie n’est tout à fait ange ni tout à fait démon. Amélia a donc réussi à retranscrire cette dualité qui est présente en chacun d’entre nous même si clairement, la lumière n’est pas ce qui nous aveugle chez Judith.

Mais avec une telle mère, peut-on être une adolescente épanouie et aimante ? C’est là un débat entre déterminisme et acquis dans lequel je ne me lancerai pas, mais force est de constater que l’environnement dans lequel a grandi notre protagoniste n’est pas des plus sains et des plus sereins. Sa mère, ou plutôt sa génitrice, son comportement étant à des années lumières de celui d’une mère aimante et responsable, n’est pas vraiment un exemple à suivre. Entre addiction à des substances illicites et au sexe, elle offre plus l’image de la déchéance que de l’amour maternel…

Quant à la plume de l’auteure, elle est incisive et percutante à l’image de Judith. Le récit se lit donc très vite que ce soit en raison de son nombre de pages ou du style de narration très direct. Pour autant, ce n’est pas une nouvelle que je conseillerais à tous, car Amélia met en scène des personnages malsains avec d’un côté une victime qui se fait bourreau, et un bourreau dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’on ne souhaiterait vraiment pas croiser sa route et encore moins, se retrouver seul avec lui.

Nouvelle oblige, la psychologie des personnages n’est pas très développée, ce qui ne permet pas de comprendre les motivations profondes de ce tueur qui a d’ailleurs une particularité originale. J’avoue que je n’ai pas trop su saisir si son envie de cracher sur ses victimes était seulement le symptôme d’un esprit dérangé ou si cette pratique revêtait un caractère plus ou moins symbolique… Est-ce que c’est une manière pour lui de souiller ses victimes ou de leur rendre un hommage comme l’on jetterait de la terre sur un cercueil ? Je serais curieuse de découvrir votre propre interprétation si vous vous laissez tenter par la nouvelle. Amélia a accepté de m’éclairer sur ce point, mais je n’en dirai pas plus pour ne pas gêner votre propre réflexion sur le sujet… Si, comme moi, à l’issue de votre lecture, vous désirez comprendre ce que le comportement de ce fanatique des crachats cache, n’hésitez pas à contacter Amélia notamment sur sa page FB.

Enfin, je sais que vous êtes nombreux à abhorrer le format nouvelle, mais j’ai trouvé qu’il était parfait pour ce récit. Un roman avec une atmosphère aussi malsaine m’aurait paru difficile à supporter. A l’inverse, ce format plus court rend l’histoire supportable, intense certes, mais supportable même pour les lectrices comme moi peu coutumières de ce genre de récit.

En conclusion, Le fanatique des crachats est une nouvelle à l’image de son titre : aussi intrigante que dérangeante. C’est le genre d’histoire qui n’a pas besoin de longs développements pour faire réagir le lecteur et le plonger dans une ambiance presque poisseuse. A réserver donc aux personnes prêtes à lire des récits sombres hantés par des personnages inquiétants et baignés de violence et de sexe.

Page FBSite de l’auteure

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