Le sang du dragon (Chroniques Merveilleuses t. 3), Sébastien Morgan

Le Sang du Dragon: par Morgan

Les Daces, soutenus par Sekhnat, l’un des Anciens Dragons, avancent inexorablement au cœur d’un Empire romain plus faible que jamais. Mercurius et ses compagnons devront à nouveau faire preuve de force et de bravoure afin d’encourager une contre-attaque impériale qui n’est pas gagnée d’avance. Pendant ce temps, Lailoken découvre ses origines et apprend les mystérieux enjeux d’une guerre éternelle.

Auto-édition (27 août 2020) 185 pages – papier (12,65€) – Ebook (4,99€)

AVIS

Comme pour le précédent tome, c’est en lecture commune avec Lire à la folie que j’ai parcouru Le sang du dragon, troisième tome de la série Chroniques merveilleuses. Avant d’aller plus loin, et même si la chronique ne contient pas de spoiler, n’hésitez pas à attendre d’avoir lu La flèche du Scythe et Gryphus Imperatorius.

Ayant lu le deuxième tome il y a plus d’un an et demi, j’avais quelques craintes quant à ma capacité à me plonger entièrement dans cette suite, mais fort heureusement, les choses se sont rapidement remises en place dans mon esprit. J’ai ainsi retrouvé les personnages avec plaisir, même ceux qui ne sont pas forcément des plus sympathiques comme les Tarquini. Il y a des corps de métier qui inscrivent fièrement « de père en fils » sur leur devanture, quand les Tarquini n’ont pas besoin de signe aussi ostentatoire. Car eux, ce n’est pas un savoir-faire précis qui coule dans leurs gênes, mais un talent inné pour la manipulation, la méchanceté et le dédain pour autrui. Alors si on ne peut s’empêcher de les détester et de les maudire sur des générations, on est quand même content de les revoir, et de chercher à plonger dans les secrets les plus noirs de leur âme…

Mais dans ce tome, les machinations et autres pêchés des Tarquini ne forment pas le socle de l’intrigue, ni le danger le plus pernicieux, bien au contraire. L’auteur nous plonge au cœur de l’Empire romain qui doit faire face à son plus gros défi : maintenir sa domination sans se perdre en route. Et la chose n’est pas aisée, quand les notables et l’Empereur lui-même préfèrent se vautrer dans les jeux et les loisirs plutôt que s’assurer de la gloire de Rome ! Mais certains sont prêts à tout pour que l’Empire conserve son aura de puissance dans une guerre qui dépasse l’entendement et les frontières du terrestre. En effet, Rome est aux prises autant avec elle-même, la menace de la guerre civile n’étant jamais loin, que ses ennemis qu’ils soient simples mortels ou bien plus que cela…

La grande force de cette série est la manière dont l’auteur s’appuie sur certains faits et personnages historiques pour introduire une belle part de créatures fantastiques, de mythes et de légendes, donnant un tour étrangement réaliste à un roman baigné de fantastique. Sous sa plume, on en viendrait volontiers à croire qu’Alexandre le Grand doit sa gloire aussi bien à son esprit de conquête qu’au sang particulier qui coule dans ses veines. J’ai ainsi adoré voir l’auteur laisser sa trace dans l’Histoire et jouer avec les mythes entourant la fondation de la grande Rome, une réinterprétation de la légende qui ne sera pas sans conséquence sur l’opposition entre deux forces puissantes et destructrices.

Dans ce roman, on a ainsi le sentiment que si la guerre est bien terrestre, l’humanité n’est finalement que le dommage collatéral d’une guerre qui la dépasse, mais qui se joue pourtant en son nom. Il est d’ailleurs ici question de liberté et de libre arbitre, ces deux concepts que l’Empire romain ne semble pas porter en grande estime. À cet égard, si j’ai eu envie de voir triompher Rome en raison de mon attachement à Mercurius qui en porte l’étendard, cette volonté n’a pu que s’amenuiser au regard de la volonté impérialiste d’un Empire qui n’hésite pas à tout détruire sur son passage. Finalement, les Daces sont-ils vraiment les méchants et Sekhnat, une force surnaturelle à éliminer, ou les choses sont bien plus complexes que cela ? Au fil de la lecture, il nous apparaît évident qu’il n’y a pas vraiment de grand méchant ni de grand gentil… Et c’est ce qui rend l’histoire aussi palpitante et réaliste !

D’ailleurs, le roman se lit extrêmement vite, que ce soit grâce à l’action omniprésente, les enjeux militaires, la plume fluide et immersive de l’auteur, ou une narration alternée qui nous permet de saisir au mieux les différentes perspectives et les desseins de chacun. Naviguer entre les différents personnages apporte beaucoup de rythme au roman et nous pousse à nous plonger en son cœur sans jamais sans détourner ni reprendre son souffle. On veut en savoir plus, toujours plus… J’ai néanmoins parfois eu le sentiment de survoler le chaos sans jamais avoir la chance d’en comprendre et démonter les rouages. J’aurais ainsi peut-être apprécié de suivre moins de personnages, mais de le faire de manière plus approfondie.

Cela ne m’a pas empêchée de prendre plaisir à suivre chacun d’entre eux, et même à ressentir une certaine fascination pour un personnage dont on apprend à découvrir, à travers un prologue marquant et différents flash back, l’histoire personnelle et familiale. Une de ces histoires qui vous marquent au fer blanc, à condition de pouvoir vous en souvenir, car Lailoken, un mage-guerrier, a une légère tendance à perdre quelque peu la mémoire à chaque fois qu’il trépasse. Heureusement pour lui, il finira par avoir accès à différentes bribes de ses nombreux passés… Cela, sera-t-il suffisant pour affronter un avenir qui s’annonce mouvementé ? Je préfère ne pas en dire plus sur ce personnage sous peine de briser l’aura de mystère qui l’entoure, mais j’ai vraiment apprécié la manière dont l’auteur l’a pensé !

En conclusion, avec Le sang du dragon, l’auteur propose une suite à la hauteur des tomes précédents ! Entre le rythme soutenu, l’art romain de la guerre en action, les forces en opposition qui font monter les enjeux, et des personnages divers et variés que l’on apprend pour certains à aimer, et pour d’autres à haïr sans retenue, difficile de s’ennuyer. Les pages défilent les unes après les autres dans un flot de doutes et de sang, soulevant en nous une profonde envie de découvrir jusqu’où l’imagination de l’auteur va nous conduire… Une lecture durant laquelle on reste toujours sur le qui-vive et dont on attend le dénouement final avec impatience !

N’hésitez pas à lire l’avis de Lire à la folie que je remercie pour cette sympathique lecture commune !

Découvrez le roman de l’auteur sur Amazon.

Chroniques Merveilleuses, tome 2 : Gryphus Imperatorius, Sébastien Morgan

Couverture Chroniques Merveilleuses, tome 2 : Gryphus Imperatorius

Je remercie Sébastien Morgan de m’avoir permis de découvrir le deuxième tome de sa série Chroniques merveilleuses lu en lecture commune avec Lire à la folie. Pour rappel, ce roman est la suite de La Flèche du Scythe que je vous invite à découvrir avant de parcourir cet article.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Alors que s’achève la campagne contre les peuples Carpes, les Jeux Séculaires, marquant le millénaire d’existence de la Ville Éternelle, commencent à Rome.

Mercurius et Shanaka sont jetés dans l’arène du Colisée où ils devront livrer des combats épiques pour le plus grand plaisir d’un peuple romain assoiffé de sang. Et pendant que le peuple se réjouit et que les intrigues battent leur plein au palais impérial, des puissances ésotériques millénaires se lèvent en Germania.

Fortement enraciné dans l’Histoire et les mentalités de l’époque, Gryphus Imperatorius est le deuxième tome d’une série pleine de fantastique, d’intrigues politiques et de sorcellerie. Il plaira tant aux amateurs de l’Empire Romain qu’aux inconditionnels des sagas fantasy.

Auto-édition (mai 2019) – 283 pages – Broché (13,70€)

AVIS

Quand Sébastien Morgan m’a proposé de découvrir le deuxième tome de sa série Chroniques merveilleuses, j’ai accepté avec plaisir ayant apprécié le premier tome. Et je peux vous dire que je ne regrette pas ayant passé un très bon moment de lecture.

Grâce aux rappels succincts de l’auteur sur certains événements du précédent tome, je me suis replongée sans difficulté dans l’intrigue qui nous avait laissés sur une terrible révélation, une de celles qui vous brisent le cœur.  Dans ce deuxième tome, les choses n’ont pas changé puisque l’auteur malmène sans vergogne ses personnages les faisant passer par des épreuves difficiles si ce n’est cruelles. Aux retrouvailles se succèdent les pertes, à l’espoir le désespoir…

L’ambiance se révèle donc sombre à souhait ce qui ne m’a pas déplu, loin de là. La violence, bien présente, n’est néanmoins jamais gratuite, mais toujours justifiée par des complots, des trahisons, des vengeances, de la haine… En bref, par la noirceur de l’âme humaine, une noirceur dont vont tirer partie des forces ancestrales et maléfiques pour assouvir leurs desseins. Ainsi quand les plus hautes sphères du pouvoir se déchirent engluées dans des guerres intestines, une menace bien plus sournoise avance risquant, au passage, de faire vaciller l’ordre établi.

On parle donc de magie noire dans ce roman, une magie dangereuse, fascinante et destructrice dont on devine les contours, mais sur laquelle l’auteur laisse planer une aura de mystère. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’il n’est pas vraiment conseiller de jouer avec des forces qui nous dépassent comme l’appendra à ses dépens, un personnage qui sera, comme souvent avec l’auteur, un maillon dans une chaîne d’événements dont il est bien difficile de cerner les tenants et aboutissants.

Il faut dire que Sébastien Morgan a un véritable don pour offrir des intrigues aux multiples ramifications et des personnages complexes, bien souvent impitoyables, qui n’hésitent pas à mentir et à trahir pour assouvir leurs ambitions et atteindre leurs objectifs. Un machiavélisme omniprésent qui tient en haleine et qui crée un certain suspense puisqu’il s’avère bien difficile d’anticiper ce que l’esprit tordu des uns et des autres prépare. Attendez-vous donc à assister à des retournements de situation spectaculaires et à des coups d’éclat !

Devant la galerie de personnages haute en couleur mise en place par l’auteur, impossible de ne pas passer par tout un tas d’émotions. Certains personnages m’ont ainsi attendrie comme cette mère courage prête à tout pour le bien de sa famille quand d’autres m’ont révulsée au plus haut point. À cet égard, j’ai profondément haï le père et le fils Tarquini qui, chacun à leur manière, synthétisent ce qu’il y a de pire dans l’homme : la violence à l’état brut, la méchanceté, la perversion, la haine, le narcissisme, l’immoralité, la soif de pouvoir poussée à l’extrême… Tout en eux semble malsain et corrompu !

Bien que détestables, je dois néanmoins reconnaître que le père et le fils jouent un rôle important dans l’ambiance du roman, leur aura malfaisante et impitoyable étant la source de bien des tensions. Ce sont donc des antagonistes de choix notamment pour Mercurius qui, après avoir eu maille à partir avec le fils, est ici aux prises avec le père… Si je n’avais pas particulièrement apprécié Mercurius dans le premier tome, j’ai aimé son évolution, le jeune homme ayant, au fil des pages, gagné en maturité et en profondeur.

Enrôlé de force avec son meilleur ami dans l’arène du Colisée, il va vivre des moments difficiles, faire face à de terribles révélations (une fois de plus, l’auteur semble aimer nous briser le cœur), mais il ne baissera jamais les bras. Selon le célèbre précepte Ce qui ne me tue pas me rend plus fort, il ressortira de toutes ces épreuves avec un mental d’acier et l’envie d’en découdre avec ses adversaires. J’ai hâte de découvrir ce que l’auteur lui réserve, car on sent que le jeune homme est promis à un grand avenir. Reste à espérer qu’il arrive sans trop de dégâts à tracer son chemin dans cet Empire en proie à de terribles dangers autant intérieurs qu’extérieurs d’ailleurs…

Grâce à la plume très visuelle de l’auteur, les entraînements des gladiateurs, les scènes d’action et de batailles prennent vie sous nos yeux avec un certain réalisme. J’ai ainsi parfois eu le sentiment d’assister à un film, ce qui facilite grandement le sentiment d’immersion et rend la lecture très fluide, voire addictive. Et puis entre les complots, l’émergence d’une force maléfique terrifiante, les trahisons, et les batailles qu’elles soient politiques ou militaires, il se passe toujours quelque chose dans ce récit mené tambour battant.

Comme dans le premier tome, j’ai apprécié le contexte historique du roman avec cet Empire romain complexe et ambigu : raffiné et fier, mais également obsédé par le sang et les mises en scène sanglantes… Autre atout charme du roman, du moins pour moi, cette présence en filigrane de la mythologie que l’on perçoit à travers certaines créatures fantastiques comme les griffons et les fameux Minotaures, ou le rappel de certains mythes. Mais rassurez-vous, pas besoin d’être un amateur d’Histoire et de mythologie pour se plonger sans réserve dans cette très bonne série de fantasy.

En conclusion, avec Gryphus Imperatorius, Sébastien Morgan frappe fort et offre à ses lecteurs une suite intense dans laquelle on retrouve tout ce qui avait fait le charme du premier tome : une ambiance sombre, de la magie, du suspense, une tension omniprésente, des personnages forts qui ne peuvent que vous marquer, des retournements de situation époustouflants, de l’émotion… Si vous aimez les récits de fantasy rythmés, ancrés dans l’Histoire et pleins de surprises, cette série est faite pour vous.

Découvrez l’avis de Lire à la folie.

Page FB / Site de l’auteur – Retrouvez le roman sur Amazon.

La Flèche du Scythe, Sébastien Morgan

Je remercie Sébastien Morgan pour m’avoir proposé son roman, La Flèche du Scythe.

AUTEUR

Sébastien Morgan vit en Belgique où il travaille comme enseignant et journaliste. Passionné depuis toujours par la fantasy et la mythologie, il a fait des études universitaires en Histoire de l’Art et Archéologie, ce qui lui a permis d’étudier l’imaginaire des peuples et leur histoire. Lauréat de plusieurs concours de nouvelles et auteur d’essais sur la spiritualité chevaleresque, Sébastien Morgan a décidé de passer à la vitesse supérieure en se lançant dans la rédaction d’une épopée. La « Flèche du Scythe » est le premier roman d’une série traversant l’Histoire.

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PRÉSENTATION

IIe siècle après JC, l’Empire Romain est assiégé de toute part. Chaque jour, les peuples barbares resserrent un peu plus leur étau. Des rumeurs font état d’une alliance possible entre les peuples goths autour du descendant d’Arminius, célèbre vainqueur des légions lors de la bataille de Teutobourg. Yares, un auxiliaire scythe est envoyé pour trouver et assassiner ce nouveau roi barbare. L’éclaireur pénètre dans la grande forêt alors que des forces surnaturelles s’éveillent… Fortement enraciné dans l’Histoire et les mentalités de l’époque, la Flèche du Scythe est un roman d’aventure plein de fantastique et de sorcellerie. Il plaira tant aux amateurs de l’Empire Romain qu’aux inconditionnels des sagas fantasy.

  • Broché: 262 pages
  • Editeur : CreateSpace Independent Publishing Platform
  • Prix : 13,45€
  • Autre format : ebook

 

AVIS

Il y a parfois des romans qui vous font peur, que ce soit en raison du nombre de pages, du ou des thèmes abordés, de l’auteur… La Flèche du Scythe fut l’un d’entre eux pour moi. J’ai tout de suite été attirée par le résumé, mais j’avoue qu’à l’évocation des Goths et autres éléments historiques, j’ai eu un peu peur que mes faibles souvenirs en la matière ne me permettent pas de comprendre parfaitement les enjeux du livre.

Heureusement, cela n’a pas été le cas car si le roman est ancré dans le contexte historique de l’Empire romain du IIIème siècle après J-C, ce n’est pas un livre d’histoire. Les personnes aimant la fantasy et les livres d’action, mais craignant les romans historiques peuvent donc se lancer dans la lecture du roman les yeux fermés.

Un récit dynamique où l’action est prépondérante… 

Si je devais décrire le livre en un mot ce serait incontestablement « action ». C’est simple, dès les premières pages, l’auteur entre dans le vif du sujet et vous plonge dans l’action ! Il n’y a aucun temps mort ce qui rend la lecture du livre très fluide et surtout, complètement addictive. Je peux vous dire que vous n’avez pas le temps de vous ennuyer d’autant que le roman contient de nombreux dialogues qui apportent un certain dynamisme au livre et ancrent l’histoire dans le réel.

Je ne suis pas très amatrice de scènes de bataille, mais j’ai apprécié la manière dont elles sont amenées et décrites par l’écrivain. C’est le genre de passages que je pourrais aisément lire en diagonale, mais ici, je m’en suis abstenue. Mieux que cela, j’ai lu ces scènes avec plaisir d’autant que si elles sont réalistes, elles ne sont pas inutilement gore et restent assez courtes.

Les personnages…

Dans le livre, nous suivons différents personnages ce qui permet d’éviter toute monotonie, ceux-ci étant très différents les uns des autres. Cela apporte également un certain dynamisme et un certain suspense puisqu’on en vient à essayer de comprendre comment l’auteur va arriver à articuler les différentes histoires pour donner corps à son récit.

Néanmoins, cette alternance pourrait se révéler déstabilisante pour certains puisqu’il faut souvent quelques secondes pour comprendre de quel personnage l’auteur est en train de parler. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangée d’autant qu’un petit signe visuel prenant la forme d’une astérisque permet de saisir le changement de point de vue.

J’ai beaucoup aimé le protagoniste principal, Yares, un auxiliaire Scythe qui se révèle, tout au long du roman, d’un grand courage, d’une grande droiture et d’une fidélité à toute épreuve envers L’Empire romain malgré le racisme et le mépris dont il est victime. En effet, ses actes de bravoure et sa vie passée à défendre l’Empire ne suffisent pas à l’élite romaine pour le considérer comme l’un des leurs. D’origine Scythe, il reste à leurs yeux un barbare avant tout…

Alara, une sorcière bien décidée à faire payer la mort de son fils à notre auxiliaire, m’a tout de suite intriguée ayant toujours bien aimé ce type de personnage. C’est donc avec plaisir que j’ai suivi le jeu du chat et de la souris initié entre elle et Yares, attendant avec impatience d’en connaître l’issue. J’aurais cependant aimé que la menace représentée par la sorcière soit plus directe. Elle est réelle et en trame de fond tout au long du récit, mais au final, les occasions de confrontation entre les deux ennemis de longue date ne sont pas aussi nombreuses que cela.

D’autres personnages comme le fils de Yares ou celui d’un puissant marchand de Rome sont évoqués sans pour autant que leur histoire ne soit au centre de l’intrigue. On devine néanmoins qu’ils vont jouer un rôle important dans la suite de la série.

Enfin, j’ai retrouvé avec grand plaisir des figures emblématiques et fascinantes de la mythologie que sont les centaures et les griffons. Les passages où ceux-ci sont évoqués ont été mes préférés. J’espère qu’une plus large place à cet aspect mythologique sera donnée lors des prochains tomes.

La fin… plus que surprenante

Il y a ensuite un point que j’ai adoré dans le livre : la fin ! Je dois dire que l’auteur m’a complètement prise de court avec cette fin à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Je m’attendais bien à des événements dramatiques en raison d’une association récente et temporaire entre deux personnages qui n’auraient pas dû se rencontrer et encore moins s’aider. Mais je ne pensais pas que cela interviendrait juste en fin de roman et de manière aussi brutale. C’est à la limite cruel de laisser les lecteurs sur ces dernières lignes. En tout cas, je peux vous dire qu’une fois la dernière page tournée, j’avais une furieuse envie de lire la suite des Chroniques Merveilleuses.

Le seul petit point qui m’a un peu gênée :

J’ai pu noter la présence de fautes d’orthographe ce qui ne me permet pas de faire de ce roman un coup de cœur d’autant que la qualité de la plume de l’auteur fait espérer un sans-faute ou un quasi-sans-faute dans ce domaine.

 

En conclusion, si vous avez envie d’un récit ancré dans l’histoire romaine mêlant action, des personnages forts, des créatures mythologiques, de la magie… La Flèche du Scythe devrait vous plaire. Amateur ou non de fantasy, je vous invite à vous laisser emporter par la plume de l’auteur afin de vivre intensément cette histoire captivante et complètement addictive.

A NOTER : Sébastien Morgan s’est attaqué à la suite de ce premier tome très prometteur et espère la terminer d’ici la fin de l’année. Pour ma part, je serai sans aucun doute au rendez-vous pour la lire. Chose qui me semble plutôt rare pour un auteur auto-édité, il est également en train de faire traduire son roman en anglais par un traducteur littéraire professionnel. Je lui souhaite un très bon accueil par les lecteurs qui lisent dans la langue de Shakespeare.

MA NOTE : 4,5/5