Top Ten Tuesday #211 : 10 romans en anglais que j’ai aimés et que j’aimerais voir traduits en français

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Le thème de la semaine ne m’inspirant pas outre mesure, j’ai décidé de profiter de ce top ten tuesday pour vous parler de ces livres en anglais que j’ai bien aimés et que j’aimerais voir traduits en français.

  • Des romans de romantasy difficile à lâcher : sorcières, vampires, sirènes, faes, pirates… Il y en a pour tout le monde et pour tous les goûts. En plus d’être de véritables pages turner, ces romans ont comme point commun de mélanger avec talent fantasy et romance. La romantasy, un genre que j’aime beaucoup et avec lequel je passe toujours de beaux et intenses moments. Si j’ai aimé tous ces romans, Serpent & Dove et The Bargainer : Rhapsodic sont les deux qui m’ont le plus tenue en haleine. From Blood and Ash possède également ce côté addictif, mais il faut attendre un certain nombre de pages avant de le ressentir. Quant à Daughter of the Pirate King, il offre une ambiance de piraterie fort sympathique ! 

Couverture Serpent & Dove, book 1Couverture Blood and Ash, book 1: From Blood and AshCouverture The Bargainer, book 1: Rhapsodic

A promise of fire, dont la chronique est dans mes brouillons, devrait être traduit en français. L’autrice n’a toutefois pas pu me donner plus d’informations quant à une éventuelle date de sortie.

Couverture The Kingmaker Chronicles, book 1: A Promise of FireCouverture Daughter of the Pirate King, book 1

  • Thriller et Science-fiction : All eyes on us est un thriller young adult efficace qui offre une certaine représentativité avec des personnages racisés et LGBT. On y parle notamment intolérance, homophobie, religion, apparences… Quant à Interview with the robot, son intérêt réside dans son rythme haletant, sa construction originale et les différentes thématiques abordées comme la question de la robotique et des intelligences artificielles. Les deux livres peuvent être écoutés gratuitement sur Audible Stories.

Couverture All Eyes on UsInterview with the Robot

  • Deux romances fort addictives : The Ex Talk, en plus d’offrir une belle romance avec un homme connaissant la notion de consentement (c’est assez rare pour être noté), nous plonge dans le milieu de la radio. Du jamais vu pour moi. Quant à Dear Enemy, c’est l’une des meilleures romances ennemies to lovers que j’aie lue. L’attraction et l’alchimie entre les deux protagonistes est juste incroyable !

Couverture The Ex Talk

  • Ouvrage graphique : de cette liste, Fangs est l’ouvrage dont le niveau d’anglais est le plus accessible. Basé sur des scènes de vie entre une vampire et un loup-garou, c’est mignon et plein d’un humour parfois un peu mordant. Ce n’est pas le genre de livres que l’on garde longtemps en mémoire, mais ça fait passer un bon moment de détente sans prise de tête. Et les illustrations en noir et blanc ne sont pas dénuées de charme. Quant à l’objet livre, il est vraiment très joli : couverture tissée, tranches noires…

Couverture Fangs

Et vous, certains de ces titres vous tentent-ils dans leur version originale ou dans une éventuelle version française ?

Captive, tome 1 : Les nuits de Shéhérazade, Renée Ahdieh

Couverture Captive, tome 1 : Les nuits de Shéhérazade

Même consciente du terrible sort qui l’attend, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser le jeune calife Khalid Ibn al-Rashid. Même si elle sait qu’elle est promise à la mort au lendemain de ses noces, elle est prête à tout pour venger son amie Shiva, l’une de ses récentes épousées. Pour cela, elle doit d’abord gagner du temps, en narrant des contes à rallonge au calife. Chaque jour est une menace de mort et la jeune fille échappe plusieurs fois à l’exécution. À l’extérieur, les proches de Shéhérazade préparent le sauvetage de la jeune fille. Shéhérazade n’oublie pas qu’elle doit mettre au point une stratégie pour tuer celui qui est désormais son époux. Mais c’est sans compter l’amour qu’elle se met peu à peu à éprouver pour Khalid…

Hachette Romans (30 septembre 2015) – 448 pages

AVIS

Captive fait partie de ces romans que j’aurais adoré aimer, mais qui ne m’ont hélas pas convaincue malgré quelques atouts et bonnes idées. Entre l’ennui, les facilités, le manque de développement des personnages, des comportements invraisemblables et incohérents, un manque de profondeur… j’ai eu beaucoup de mal à prendre plaisir à ma lecture. Je dois d’ailleurs avouer que si je n’avais pas entrepris de lire ce roman dans le cadre de différents challenges littéraires, je l’aurais abandonné sans aucun regret.

Il faut dire qu’une scène au début du roman m’a d’emblée braquée et très fortement agacée. Shéhérazade, pour se venger du meurtre de sa meilleure amie, se porte volontaire pour épouser son assassin, le calife Khalid. Un calife qui a tendance à tuer chacune de ses nouvelles épouses le lendemain du mariage sans que personne, ou presque, ne sache pourquoi. Alors qu’elle le déteste, qu’elle en aime déjà un autre, qu’elle est vierge, et que le calife lui explique bien qu’il ne s’attend pas à ce qu’elle lui donne son corps en plus de sa vie, Shéhérazade s’offre à lui ! Cet acte est un exemple parmi tant d’autres de comportements complètement incohérents, soit par essence soit par manque d’explications et de développement comme si l’autrice n’allait jamais vraiment au bout de ses idées.

Tout va trop vite et semble suivre une logique inaccessible aux lecteurs, ce qui se traduit notamment par une romance éclair et donc peu réaliste. Shéhérazade déteste Khalid qu’elle considère comme un monstre sans cœur mais ses réserves s’envolent fort vite, ce qui fait que ses tergiversations quant à ses sentiments me sont complètement passées au-dessus de la tête. Je n’ai pas cru un seul instant en ses doutes ni à son dilemme moral quant à savoir si elle était en droit d’aimer un assassin implacable, a fortiori l’assassin de sa meilleure amie. On est loin de la profondeur de la relation entre Céphise et l’Ombre dans les Brumes de Cendrelune, alors qu’on suit plus ou moins le même schéma. Peut-être que certaines personnes ne seront pas dérangées par ce manque de profondeur, mais j’avoue que pour moi, c’est rédhibitoire.

Ceci est d’autant plus vrai que le manque de profondeur se retrouve également dans la personnalité du calife tout juste ébauchée, bien qu’au fil de la lecture, on en apprend un peu plus sur son passé et son histoire familiale difficile. Mais ce qui m’a le plus gênée, c’est le fait qu’il renonce à tuer Shéhérazade en un claquement de doigts alors qu’il a tué des dizaines de femmes avant elle sans jamais fléchir. Il suffisait donc qu’une femme le fascine par son port de tête altier, sa haine et sa capacité à raconter une histoire prenante pour être épargnée, malgré les conséquences tragiques d’une telle décision ? Ce revirement soudain m’a semblé très mal amené et des plus invraisemblables. Au lieu de rendre le personnage presque attendrissant, il l’a rendu, du moins à mes yeux, monstrueux, parce que cela veut dire qu’il aurait pu agir bien avant sa rencontre avec Shéhérazade… Il n’était juste pas assez motivé pour briser ses chaînes et par-là même, sauver la vie de toutes ses futures victimes. Mais les plus romantiques y verront peut-être là le pouvoir de l’amour.

Si les moments entre les deux jeunes époux sont ceux qui m’ont le moins ennuyée, ils n’ont pas vraiment réussi à me transporter ni à insuffler en moi la moindre émotion, du moins, pas avant les derniers chapitres. À la limite, j’ai plus été touchée par le père de la jeune femme que l’on voit peu, mais qui, de son côté, tente de faire ce qu’il peut pour l’arracher aux griffes d’un homme qu’il pense être son bourreau. Pour ce faire, il va prendre des décisions plutôt radicales et jouer avec des forces surnaturelles qui vont le dépasser. J’aurais d’ailleurs adoré que le surnaturel soit bien plus présent, l’autrice ne l’évoquant que par petites touches… En plus de Shérazade et de son père, on suit également l’amour d’enfance de la jeune femme qui, lui aussi, semble bien décidé à la sauver et à passer sa vie à ses côtés. Mais les choses ne vont pas forcément se passer comme il l’aurait souhaité et certaines vérités vont être difficiles à accepter.

Je ne me suis attachée à aucun personnage parce que leur psychologie n’est pas assez poussée à mon goût, mais j’ai quand même trouvé Shéhérazade courageuse, bien que parfois agaçante. À l’inverse, j’ai adoré sa suivante qui, comme sa maîtresse, a un sacré tempérament ! Les interactions entre les deux jeunes femmes m’ont beaucoup amusée, chacune d’entre elles n’hésitant pas à dire ce qu’elle a sur le cœur, et a titillé l’autre pour lui faire admettre des choses qu’elle préfère se cacher. Plus qu’en l’histoire d’amour entre Shérazade et le calife, c’est donc en la naissance de cette amitié improbable entre deux jeunes femmes pleines de fougue et de répartie que j’ai cru.

Comme vous l’aurez compris, l’autrice n’a pas su me convaincre avec ses personnages qui auraient mérité d’être bien plus travaillés. J’ai, en revanche, adoré l’ambiance orientale qu’elle a su insuffler à son histoire que ce soit à travers  les paysages, le palais, les habits, les armes, les références aux contes des Milles et Une Nuits avec cette idée d’histoire pour survivre et d’histoire dans l’histoire… À cet égard, je retiendrai plus particulièrement le conte d’un voleur sans moral qui, au gré de ses péripéties et d’une rencontre, va connaître une belle et très touchante évolution. C’est ce genre d’émotions que j’aurais aimé ressentir avec l’histoire de Shérarazade et de son époux maudit.

Quant à la malédiction entourant le calife, si elle introduit une dimension dramatique intéressante, j’avoue que les explications de l’autrice quant à ses origines m’ont laissée sceptique, car bien trop théâtrales à mon goût. Je comprends les désidérata de vengeance, mais faut-il encore qu’elles soient orientées vers la bonne personne, parce que si bien sûr, la malédiction affecte le calife, c’est quand même loin d’en être la première victime. 

La lecture a été laborieuse, mais je reconnais que le rythme s’intensifie et prend véritablement son envol dans les cinquante dernières pages. Entre un complot politique, le déchaînement de la magie et des forces de la nature, des cartes redistribuées, de nouvelles épreuves qui se profilent… mon intérêt s’est enfin éveillé ! Pas assez pour que je poursuive l’aventure, mais assez pour me donner envie de lire des avis spoilant sur la suite, d’autant que contre toute attente, j’ai fini par développer un semblant d’attachement à un couple irréaliste, mais que j’aimerais néanmoins voir triompher de l’adversité.

En conclusion, j’attendais beaucoup de ce roman, au point de l’avoir acheté en français puis dans une superbe édition en anglais, mais je dois hélas reconnaître être ressortie de ma lecture déçue. Le livre n’est pas mauvais en soi, mais manque cruellement d’approfondissement et, en ce qui concerne la romance, de réalisme. Néanmoins, si vous avez envie d’une romance maudite, d’une histoire dépaysante qui s’inspire des contes des Milles et Une Nuits et de vous plonger dans une ambiance orientale et non dénuée de sensualité, je vous invite à lui donner sa chance. Mais si vous recherchez quelque chose de plus, avec une intrigue poussée dans laquelle la psychologie des personnages est bien développée, je ne suis pas certaine que vous trouverez ici votre bonheur. Pour ma part, il m’a vraiment manqué un point d’ancrage et une certaine maturité dans le déroulement global de l’histoire pour me donner envie de poursuivre l’aventure.

 

Le mois de la romance (février 2021) : l’heure du bilan #MDLR2021

Papier, Romance, Symbole, Saint Valentin

Durant le mois de février, j’ai lu principalement de la romance afin de marquer ma participation au challenge Le mois de la romance de Ludovic de la chaîne booktube et du blog Prends un livre et détends-toi.

J’avais prévu de lire 9 romans, j’en ai lu 19. Je ne m’attendais pas à un tel bilan, mais le genre se prête très bien au binge reading. J’ai d’ailleurs pris l’habitude de lire les romances historiques d’une traite, notamment le week-end.

Globalement, j’ai fait de bonnes lectures, voire de très bonnes lectures. Et si j’ai également eu quelques lectures assez moyennes durant lesquelles je me suis parfois ennuyée, il n’y a aucun véritable flop à déplorer !

Toutefois, lire autant de livres d’un même genre a fini par me lasser et j’ai décidé de mettre au moins les romances historiques en pause pendant quelques semaines…

Plusieurs chroniques sont attentes de publication (The Ex Talk, Le Royaume Assassiné, Ivy Wilde...), mais je vous ai déjà parlé de Psi-Changeling qui m’avait agréablement surprise, de La Belle et le Highlander, des Hommes virils lisent de la romance, d’Entre les bras d’un rival et de Seigneur et époux.

Et vous, certains de ces livres vous tentent-ils ?
Avez-vous participé à ce challenge ? Quel est votre bilan ?