Films et séries en pagaille #5 (mai 2021)

Sur le modèle des articles Mini-chroniques en pagaille, j’ai décidé de tenter un nouveau type d’article : Films et séries en pagaille. Chaque fin de mois, je reviendrai rapidement sur les séries et films visionnés. Une expérience qui, je l’espère, me permettra de fixer un peu plus longtemps dans ma mémoire les œuvres vues…


Le bilan de mai est très positif puisque tous mes visionnages m’ont plu.

SÉRIE

  • Lucifer saison 2 – 18 épisodes (Netflix)

Lucifer

Je n’ai pas grand-chose à dire si ce n’est que comme pour la saison un, j’ai passé un bon moment, mais je n’ai toujours pas ressenti de sentiment d’attachement profond aux personnages ou cette envie irrépressible d’enchaîner les épisodes. Je pense que le fait que les enquêtes soient tellement classiques qu’elles en deviennent prévisibles m’empêche d’être complètement accro.  

En revanche, j’aime de plus en plus le jeu d’acteur de Tom Ellis qui s’est totalement approprié le personnage de Lucifer. Je ne pourrais imaginer un autre acteur à sa place ! Quant à cette seconde saison, elle marque l’arrivée d’un personnage qui relance un peu la dynamique de la série et qui m’a pas mal fait cogiter quant à ses réelles intentions. J’ai fini par développer une certaine fascination pour ce personnage plus complexe qu’il n’y paraît et qui semble provoquer en Lucifer des sentiments contradictoires, mais vu leur lien et leur passé, cela semble plutôt normal…

FILMS

  • Oxygène (Netflix)

Bande-annonce OxygèneAppréciant beaucoup Mélanie Laurent, je n’ai pas hésité quand j’ai vu passer ce film sur Netflix.

Et si je n’ai pas eu la claque que j’attendais, j’ai quand même beaucoup apprécié ce huis clos étouffant et angoissant que je déconseillerais fortement aux personnes claustrophobes. Que ce soit grâce à la mise en scène ou au jeu impeccable de l’actrice, on sent parfaitement ce sentiment d’asphyxie qui monte à mesure que s’égrènent les minutes. Pourquoi notre héroïne est-elle coincée dans cette capsule microscopique ? Qui est-elle ? Peut-elle espérer être sauvée à temps ou est-elle condamnée à mourir asphyxiée ? Tout autant de questions qui nous tiennent en haleine et qui nous font entrer en totale empathie avec une femme qui se trouve dans une situation angoissante et inimaginable sans même savoir pourquoi.

Je n’en dirai pas plus parce que c’est clairement le genre de film à regarder sans rien en savoir ou presque, ne serait-ce que pour faire de l’angoisse de la protagoniste la sienne et ainsi ressentir ses émotions, de l’incompréhension, à l’espoir en passant par la peur. Mais parce qu’enfermée, ne signifie pas démunie, notre héroïne va se battre pour retrouver la mémoire et enfin démêler les fils d’un mystère bien opaque. Après tout, c’est une question de vie ou de mort !

Un jeu d’actrice incroyable, tout le film reposant sur la performance de Mélanie Laurent, un suspense omniprésent et une tension constante, qui ne fait que monter crescendo, voici un film que vous regarderez en apnée !

  • Adolescence explosive (Prime Video)

Adolescence explosive

Adolescence explosive fut la bonne surprise du mois. Je l’ai lancé en m’attendant à un gentil navet, alors que je me suis très rapidement prise au jeu de cette histoire plutôt originale d’adolescents qui explosent littéralement. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme même si vous vous doutez bien que les autorités ne vont pas rester sans rien faire, et vont enquêter et tenter de régler le problème avec, comme vous le verrez, plus ou moins de succès.

Allégorie ou non de la tendance de certains adolescent(e)s à exploser, au sens figuré du terme cette fois, j’ai apprécié ces explosions physiques aléatoires qui introduisent une bonne dose d’angoisse dans la vie de lycéens qui vivent désormais avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Chacun d’entre eux ne peut que se demander s’il va exploser en prenant son petit-déjeuner, sur le trajet du lycée, à moins que ce ne soit son ou sa meilleur(e) amie qui vienne soudainement tapisser de sa cervelle et de ses boyaux ses habits. D’ailleurs, les âmes sensibles devraient peut-être s’abstenir…

Je ne sais pas comment j’aurais réagi face à une telle situation, mais je dois dire que j’ai adoré la fausse désinvolture avec laquelle Mara prend la situation. Impertinente à souhait, elle m’a bien souvent faire rire, mais aussi touchée que ce soit en raison de sa relation à la vie à la mort avec sa meilleure amie, ou de celle qu’elle nouera avec un garçon de sa classe. Tomber amoureuse en pleine apocalypse, bonne ou mauvaise idée ?

Je vous laisserai le soin de le découvrir et de vous forger votre propre opinion, mais ce qui est certain, c’est que si vous avez envie d’un film avec de l’hémoglobine, mais pas trop, de l’amitié, de l’humour, un grain de folie qui permet de garder un semblant de lucidité face à une situation qui pourrait faire perdre la tête à n’importe qui, et de l’amour, Adolescence explosive est fait pour vous.

Et vous, qu’avez-vous vu en mai ?
Connaissez-vous ces œuvres et/ou vous tentent-elles ?

Films et séries en pagaille #4 (avril 2021)

Sur le modèle des articles Mini-chroniques en pagaille, j’ai décidé de tenter un nouveau type d’article : Films et séries en pagaille. Chaque fin de mois, je reviendrai rapidement sur les séries et films visionnés. Une expérience qui, je l’espère, me permettra de fixer un peu plus longtemps dans ma mémoire les œuvres vues…


À l’exception de Dirty Papy que j’ai abandonné au bout de 20 minutes, mon bilan du mois d’avril est très positif. Ce mois-ci a été l’occasion de voir un film qui me tentait depuis un moment, de revoir la première saison d’une série que j’ai décidé de reprendre et de regarder une réécriture de conte que j’avais appréciée lors de sa sortie au cinéma.

J’ai également regardé deux épisodes des Irréguliers de Baker Street, mais je vous parlerai de la série une fois que je l’aurai terminée.

SÉRIE

  • Lucifer saison 1 – 13 épisodes (Netflix)

Lucifer

Convaincue par l’enthousiasme de mon frère, de ma belle-sœur et de mon neveu, j’ai fini par avoir envie de redonner une chance à Lucifer. Une série dont j’avais apprécié la première saison, mais qui ne m’avait pas assez plu pour que je la poursuive. Ce second visionnage a d’ailleurs confirmé ma première impression, c’est une série dans laquelle je me plonge avec plaisir, mais qui n’a pas cet effet addictif qui a tant plu à mon neveu. Neveu qui m’a d’ailleurs un peu spoilé, mais c’est tellement rare qu’il se montre aussi loquace que je l’ai écouté avec plaisir me parler de certains événements des saisons suivantes.

Si je me souvenais de la plupart des coupables des enquêtes qui jalonnent cette première saison, je ne me rappelais pas à quel point j’adore la personnalité de Lucifer. Dans la vraie vie quelqu’un d’aussi autocentré et égoïste me donnerait des sueurs froides, mais dans une œuvre de fiction, j’adore. Cela apporte beaucoup d’humour et donne lieu à des dialogues cocasses dans lesquels Lucifer ramène toujours tout à lui et à sa situation d’enfant meurtri par la trahison de son père. Il y a un tel décalage entre les scènes de crime et ses réparties que je n’ai pu m’empêcher de sourire, voire de rire à plusieurs reprises.

Je ne suis pas fan de son côté playboy, bien qu’il convienne à merveille au maître des enfers, mais j’apprécie la relation qu’il entretient avec Chloe, la seule femme qui résiste à son charme tout masculin, et à sa force de persuasion toute surnaturelle. De fil en aiguille, une vraie complicité se noue entre les deux personnages et, contrairement à d’autres séries comme Bones où j’attendais fébrilement le rapprochement entre les protagonistes, j’avoue ne pas avoir hâte que cela se produise ici. Je les préfère en duo d’enquêteurs de choc plutôt qu’en potentiels amants maudits, même si je suis curieuse de découvrir la réaction de Chloe quand elle réalisera que Lucifer ne lui a pas menti sur sa véritable identité.

Entre un frère quelque peu manipulateur, le plus ou moins ex mari de Chloe que Lucifer aime titiller, l’enfant du couple juste adorable ou encore une psychiatre qui a une drôle manière de traiter ses parents, les personnages secondaires ne manquent pas non plus d’intérêt !

Quant aux enquêtes, elles sont intéressantes, bien que très classiques, mais leur intérêt réside, du moins pour moi, dans l’intervention de Lucifer… Je reste d’ailleurs un peu perplexe sur la relative parcimonie avec laquelle il utilise ses pouvoirs, tout en appréciant l’effet que la présence de Chloe a sur ceux-ci !

En bref, sans me tenir en haleine, Lucifer est devenu une série que j’aime retrouver régulièrement pour une pause détente sans prise de tête.

FILMS

  • Mulan (Disney+)

Mulan 2020

Après avoir vu les deux dessins animés Disney, j’ai enfin pris le temps de regarder le film. Un film que j’attendais avec impatience même si les reports successifs et les mauvais avis avaient fini par freiner mon enthousiasme. Je ne pouvais néanmoins pas mettre fin à mon abonnement Disney + sans lui donner sa chance.

Et je dois dire que j’ai bien fait, car en gardant à l’esprit que le film est très différent du dessin animé, j’ai passé un très bon moment auprès d’une jeune fille bien décidée à sauver son père d’une mort certaine, et à faire de son mieux pour faire face à un entraînement militaire difficile et exigeant. Il y a quelques facilités scénaristiques, notamment sur la manière dont Mulan arrive à cacher le fait qu’elle soit une femme, mais cela ne m’a pas gênée outre mesure. J’ai apprécié de la voir évoluer, s’endurcir, améliorer ses aptitudes de guerrière déjà bien présentes, et nouer des liens avec d’autres soldats.

Si au début du film, on ne peut qu’être révolté par la manière dont Mulan est toujours renvoyée à son statut de femme avec les restrictions que cela supposait à l’époque, les choses évoluent et petit à petit, Mulan se détache des aprioris pour se révéler aux autres telle qu’elle est, ceci malgré les risques. Une réappropriation de son identité bien amenée qui permet de prouver qu’on peut être une femme, fine stratège et douée au combat.

D’ailleurs, la partie militaire est fortement présente, ce qui semble logique vu le fond de l’histoire, mais il vaut mieux en avoir conscience avant de s’engager dans ce film dépourvu de certains des atouts charmes du dessin animé, comme le truculent Mushu. Une absence qu’on ne peut que regretter, mais qui s’explique très bien par le ton bien plus sérieux et adulte du film…

  • Le Chaperon Rouge (Netflix)

Bande-annonce Le Chaperon Rouge

Après avoir abandonné Dirty Papy, j’ai choisi de regarder une valeur sûre, un film que j’avais vu au cinéma et dont je gardais un bon souvenir : Le Chaperon Rouge.

Je me souvenais encore très bien de l’identité du monstre qui endeuille le village, mais cela ne m’a pas empêchée de me laisser prendre au jeu. J’ai adoré analyser les différentes pistes distillées par-ci, par-là pour semer le doute dans l’esprit des spectateurs. Je pense qu’à l’époque, j’avais dû me laisser mener par le bout du nez un bon moment, complètement happée par le suspense qui monte crescendo, et cette ambiance de huis clos étouffante.

Débarrassée de cette envie de découvrir l’identité de la bête sauvage, j’ai pu me concentrer sur la manière dont l’extrémisme religieux et le fanatisme sont mis en avant et particulièrement bien dénoncés. Car en voulant se débarrasser d’une bête meurtrière à crocs, les villageois ont fait entrer une bête à visage humain encore bien plus meurtrière. Sous couvert de foi et de vaincre le diable, l’homme d’église appelé en renfort impose très vite sa loi, la loi de la terreur, de la dénonciation et du meurtre justifié par des desseins justiciers. Il y a ici un côté chasse aux sorcières et vendetta personnelle qui ne pourra que révolter, d’autant que les villageois semblent complètement soumis…

On en vient très vite à se demander qui de la bête ou de notre justicier est le plus grand monstre ? En ce qui concerne le grand méchant loup, j’ai aimé sa capacité à parler avec notre héroïne, pour des raisons qui, vous le découvrirez, expliquent bien des choses. On regrettera néanmoins une fin un peu trop précipitée, ce qui est fort dommage et nuit quelque peu à la manière dont le réalisateur avait réussi à faire monter la pression.

Si on reste dans un film à l’ambiance horrifique, les romantiques dans l’âme devraient être ravis que les sentiments amoureux, sans être au cœur du récit, soient néanmoins présents et incarnés par deux amis d’enfance faits l’un pour l’autre. Mais dont la différence de condition, bien que mimine, viendra mettre des bâtons dans les roues de leur rêve de noces. J’ai trouvé un côté un peu trop ado à cette relation, mais j’avoue que les deux amis/amoureux ont néanmoins su me toucher…

En bref, si le film ne manque pas de charme et offre un intéressant retournement de situation, il reste très sage par rapport à d’autres films du genre. Alors les amateurs de gore n’y trouveront pas vraiment leur bonheur, mais les personnes souhaitant une interprétation doucement horrifique du Petit Chaperon Rouge devraient passer un bon moment de divertissement.

Et vous, qu’avez-vous vu en avril ?
Connaissez-vous ces œuvres et/ou vous tentent-elles ?

Films et séries en pagaille #3 (mars 2021)

Sur le modèle des articles Mini-chroniques en pagaille, j’ai décidé de tenter un nouveau type d’article : Films et séries en pagaille. Chaque fin de mois, je reviendrai rapidement sur les séries et films visionnés. Une expérience qui, je l’espère, me permettra de fixer un peu plus longtemps dans ma mémoire les œuvres vues…


Au niveau des séries, il y a du très bon comme du très mauvais. Quant aux deux films visionnés, sans être transcendants, ils se sont révélés tous les deux divertissants, et parfois, je n’en demande pas plus.

SÉRIES

  • WandaVision (Disney +)

WandaVision - Notre avis sur les deux premiers épisodes ! - LesComics.fr

Je remercie toutes les personnes qui ont pris le temps de partager leur avis sur cette série parce que sans elles, j’aurais peut-être abandonné au bout d’un ou deux épisodes, et cela aurait clairement été une grosse erreur. En effet, si les premiers épisodes sont étranges et quelque peu déstabilisants, on finit par retomber sur quelque chose de plus classique, qui nous fait alors prendre conscience de toute l’audace dont ont su faire montre les scénaristes.

Les épisodes en noir et blanc du début prenant tout leur sens, on réalise que loin de n’être qu’un hommage en même temps qu’une gentille satire des séries cultes qui ont marqué le paysage télévisuel occidental, ils ont une raison d’être et s’insèrent avec brio dans la trame narrative. Je préfère rester vague, mais dans cette série audacieuse, on évoque notamment le deuil et la manière dont chacun y fait face ou refuse d’y faire face. La thématique est bien traitée et offre tout un panel d’émotions allant du rire aux larmes du moins si, comme moi, vous avez la larme facile.

Mais loin de n’être qu’un soap jouant sur la corde sensible, WandaVision, c’est avant tout de l’audace, de l’action, des clins d’œil savoureux à d’autres séries, et beaucoup de mystère. À chaque épisode, on ne peut s’empêcher de se demander où veulent nous emmener les scénaristes et quelle sera l’issue d’une histoire dans laquelle le rêve semble se transformer progressivement en cauchemar. Pour ma part, j’ai adoré suivre la vie de Wanda, de sa famille et de ses voisins, une vie aux contours étranges qui pourrait cacher quelque chose de particulièrement tordu et des vérités surprenantes. Qu’est-on prêt à faire par amour ? Je ne sais pas pour vous, mais pour Wanda, j’aurais envie de répondre, beaucoup !

  • Deutsch Les Landes (Prime Video) : abandon

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Deutsch Les Landes ou comment transformer une bonne idée en une bouillie infâme ! L’idée de cette maire qui vend une partie de son village à une entreprise allemande pour le sauver était pourtant bonne. En plus d’évoquer la précarisation de certains villages, avec notamment le désengagement de l’État, les scénaristes avaient toutes les clés en main pour nous offrir une comédie jouant sur les stéréotypes entourant les Allemands et les Français.

Quelque chose me dire d’ailleurs que c’était l’idée de départ. Dommage qu’on finisse par se retrouver avec un truc indigeste et lourd, et non avec une série travaillée en vue d’une diffusion. Des situations grotesques n’arrachant même pas un demi-sourire, et pourtant je suis bon public, des scénaristes qui n’ont pas compris que ce qui est drôle avec les stéréotypes, c’est de les utiliser pour les dénoncer et non les mettre en scène sans une once de second degré, des acteurs qui pour certains semblent clairement se demander ce qu’ils sont venus faire dans cette galère, un rôle de potiche mis en avant avec une pseudo intrigue amoureuse et un conflit mère/fille dont on se soucie comme d’une guigne…

Mais le pire reste probablement de voir que la production elle-même n’a jamais cru en ce projet : doublage complètement bâclé, des personnages allemands qui parlent français même en Allemagne sans aucune raison… avant au bout de quelques épisodes à se mettre à parler en allemand à des personnages français qui ne parlent pas cette langue, mais qui semblent comme par magie la comprendre subitement (Assimil n’a qu’à se rhabiller) ! Mais comme la magie a ses limites, nos villageois leur répondent bien sûr en français. Quitte à être dans le travail bâclé autant l’être jusqu’au bout, en se disant que de toute manière, au bout de quelques épisodes, il ne devrait plus y avoir beaucoup de téléspectateurs pour assister à la débâcle.

Bref, j’ai fait comme les producteurs : j’ai quitté le navire avant le naufrage !

FILMS

  • Mulan 2 (Disney +)

Mulan 2 : la mission de l'empereur. | Critique | Disney-Planet

Je n’avais jamais vu cette suite qui, disons-le clairement, si elle est sympathique n’est clairement pas indispensable. D’ailleurs, trois semaines après l’avoir vue, je n’en garde guère de souvenirs, si ce n’est que notre Mushu adoré se révèle ici bien égoïste.

De peur de perdre son statut, il n’hésite ainsi pas à mettre des bâtons dans les roues de Mulan et de son fiancé, mettant en péril leur future union. Mais rassurez-vous, comme on est dans un Disney, il sera bien sûr rattrapé par sa mauvaise conscience et son attachement à Mulan, qui nous semble bien moins flamboyante que dans le premier opus. Il faut dire qu’ici, il est quand même bien plus question d’amour et de sentiments que de guerre et de place à se faire parmi les hommes.

En d’autres mots, ce film se regarde très bien mais ne vous attendez pas à la force du premier ni à ses messages, notamment féministes. Je reconnais toutefois avoir apprécié de retrouver Mulan et de suivre le voyage de trois princesses qui se révèlent plutôt attachantes et dont on assiste à l’émancipation amoureuse. C’est mignon à souhait à défaut très inspirant !

  • Artemis Fowl (Disney +)

Artemis Fowl - film 2020 - AlloCiné

J’avais choisi sciemment de lire la BD avant de m’attaquer au film. Une erreur stratégique qui ne m’a pas permis de savourer le film autant que je l’aurais souhaité, n’ayant pas pu m’empêcher de faire des comparaisons tout au long du visionnage. Et je dois avouer avoir été particulièrement déstabilisée par le changement de ton de l’histoire. Si dans la BD, Artemis Fowl assume complètement son côté malfrat, dans le film, c’est loin d’être les cas puisqu’on retombe dans la figure classique du jeune héros qui combat un mystérieux ennemi. Les scénaristes ont, en outre, construit toute une légende autour de sa famille et de son père qui les transforme en gardiens de reliques et autres objets magiques plutôt qu’en voleurs.

Sans avoir lu la BD, cela ne m’aurait pas dérangée outre mesure, mais j’avoue ne pas avoir compris cette orientation. Pourquoi avoir occulté le côté anti-héros d’Artémis et ce faisant, annihilé ce qui faisait le sel et l’originalité de l’histoire ?

Je dois toutefois reconnaître que le tout est efficace et plaira aux enfants, adolescents et adultes en quête d’un film fantastique et divertissant, bourré d’action, et non dénué de personnages attachants, bien que classiques dans leur construction. Les effets spéciaux sont sympas, il y a quelques pointes d’humour et pas vraiment de temps mort, même si de rares scènes m’ont paru inutilement larmoyantes. Mais là, je ne sais pas si ça provient du scénario ou des jeunes acteurs pas forcément très à l’aise pour exprimer des émotions intenses, ce qui se traduit par une légère tendance à les surjouer. À l’inverse, j’ai adoré le jeu de Josh Gad qui incarne avec brio un nain géant plutôt facétieux et haut en couleur ! À lui seul, il incarne cette touche décalée qui permet d’atténuer un peu le ton trop sérieux que se donne le film, et qui me semble trancher avec la BD, et probablement, les romans.

En bref, j’aurais tendance à vous conseiller de regarder ce film en considérant qu’il a seulement été inspiré des romans Artemis Fowl, et non qu’il en est une fidèle adaptation, sous peine de ressentir une certaine déception.

Et vous, qu’avez-vous vu en mars ?
Connaissez-vous ces œuvres et/ou vous tentent-elles ?