Premières lignes #64 : Jiazoku, Maëlle Lefèvre

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette session, j’ai eu envie de vous présenter les premières lignes d’un livre qui me tente depuis que j’en ai entendu parler et que j’espère bientôt prendre le temps de découvrir :

Jiazoku (A.M. ROM.FRANC) par [Lefèvre, Maëlle]

Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste réseau de mères porteuses vouées à approvisionner de riches chinois en mal d’enfants.

Kei, qui a été conçu pour un couple de Shanghaiens, n’a pas connu ses parents, morts accidentellement avant sa naissance. Il a grandi entre l’affection de sa mère porteuse et la défiance de Daisuke, qu’il considère comme son père. Jusqu’au jour où ce dernier lui révèle le secret de sa naissance et l’existence de sa soeur, restée en Chine. Kei entreprend dès lors de partir pour Shanghai, décidé à relier le fil de ses origines. Jiazoku : de « jia » en chinois et « kazoku » en japonais, deux mots qui signifient « famille ».

Sur fond de trafics et d’exploitation humaine, Maëlle Lefevre, dix-neuf ans, explore dans ce premier roman émouvant l’amour idéal qui unit parents et enfants.

PREMIÈRES LIGNES (hors prologue)

— Tu n’en as plus pour longtemps, n’est-ce pas ?
Bo redressa la tête, décolla un instant ses lèvres de sa paille orange fluo et cessa de siroter son lait de soja. Elle plongea ses yeux vides de toute expression dans le regard navré de Guan Yin et baissa de nouveau la tête, sa frange noire et proprement taillée cachant une partie de ses sourcils froncés.
Guan Yin ne voulut pas l’importuner davantage et soupira en fermant les yeux quelques secondes. Elle tendit une nouvelle fois la main vers son verre de hoppy et en but une longue gorgée avant de se tourner vers le visage triste de son amie. Ne sachant pas trop quoi dire, elle se perdit dans la contemplation muette du bar en acajou aux allures vintage, noyé dans une lueur rougeâtre.
Il n’y avait plus beaucoup de monde à cette heure-ci et le serveur aux traits fins que Guan Yin trouvait plutôt à son goût était désormais seul pour s’occuper des différentes tables.
— Arrête de le fixer comme ça, grogna soudain Bo, il va finir par te remarquer…
Guan Yin éclata de rire, manquant recracher sa gorgée de hoppy.
— Si seulement c’était le cas… Je ne suis plus capable d’attirer l’attention de qui que ce soit… Regarde-moi ! s’écria-t-elle, en tirant sur son T-shirt délavé et trois fois trop grand pour elle. Je ne ressemble plus à rien, Bo… Depuis la naissance de ma fille…

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?

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Premières lignes #63 : L’insaisissable logique de ma vie, Benjamin Alire SAENZ

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Je possède un autre roman de Benjamin Alire Saenz dans ma PAL, Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, mais j’ai eu envie de vous présenter les premières lignes d’un livre de l’auteur qui me semblent moins connu : L’insaisissable logique de ma vie.

Sal mène une vie paisible et sans histoires, dans une famille moitié mexicaine, moitié américaine. Mais tout bascule le jour de sa rentrée en terminale. Pour défendre l’honneur de son père adoptif, il sort les poings et frappe. Surprise, colère, satisfaction, culpabilité se bousculent dans la tête du jeune homme, qui se met à douter de tout, même de sa propre identité. Alors, avec l’aide de Sam, sa meilleure amie, et de son père, Sal va tenter de comprendre l’insaisissable logique de sa vie.

PREMIÈRES LIGNES

La vie commence

Le ciel s’assombrissait, il allait pleuvoir. En sortant de la maison, j’ai senti l’air frais sur mon visage. L’été avait été paisible, longue succession de jours chauds et secs.
Nous allions vers l’automne.
Jour de rentrée. Terminale. Je m’étais toujours demandé ce que ça faisait d’être en terminale. J’étais sur le point de le découvrir. La vie commençait. En tout cas, c’était ce que disait Sam, ma meilleure amie. Elle savait tout. Quand on a une meilleure amie qui sait tout, ça aide. Sur n’importe quel sujet, il suffit de l’interroger et elle fournit l’information dont on a besoin. Même si la vie ne se résume pas à des informations.
Elle était extrêmement intelligente, Sam. Elle savait des tas de trucs. Elle ressentait aussi des trucs. Ah ! ça oui, Sam ressentait. Parfois, je me disais qu’elle pensait, ressentait et vivait pour nous deux.
Sam savait qui était Sam.

Et vous, connaissez-vous ce livre ?
Avez-vous envie de le lire ?


Découvrez les premières lignes des autres participants :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
Rattus Bibliotecus
La Pomme qui rougit
Ma Petite médiathèque
Chat’Pitre
La Booktillaise
Lectoplum
Encore un livre
Le monde de Gulia
Alohomora
The Cup of Joys
Prête-moi ta plume
Le Parfum des Mots (première participation à venir)

Premières lignes #61 : Le voyageur de Noël, Anne Perry

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


L’année dernière, j’avais lu la première nouvelle de la série d’Anne Perry qui se déroule à Noël, et ai décidé, cette année, d’inclure la deuxième dans ma PAL pour le Cold Winter Challenge, Le voyageur de Noël.

En ce Noël 1850, les frères Dreghorn se réunissent chez le plus âgé d’entre eux, Judah, dans son grand domaine de la région des lacs, en Angleterre. Mais l’heure n’est pas à la joie des retrouvailles. Judah vient de mourir dans des circonstances troubles, et sa veuve, Antonia, doit faire face à de terribles accusations portées contre son mari, un juge pourtant respecté. Pour l’épauler dans ces moments difficiles, elle fait appel à un vieil ami de la famille, Henry Rathbone. Avec l’aide de ses frères, Henry va tenter de faire la lumière sur cette affaire. Judah a-t-il été assassiné ? Et ces malheureuses insinuations, qui blessent l’honneur de toute une famille, pourraient-elles être fondées ? Dans ce nouveau conte de Noël inédit signé Anne Perry, Henry aura besoin de tout son sang-froid pour découvrir la vérité… !

PREMIÈRES LIGNES

— Là, vous êtes bien installé, Mr. Rathbone ? demanda le vieil homme avec sollicitude.
Assis dans la voiture attelée, son bagage posé à côté de lui, Henry Rathbone ramena la couverture sur ses jambes.
— Oui, Wiggins, merci, répondit-il, reconnaissant.
Un vent violent cinglait même ici devant la gare de chemin de fer de Penrith. Et sur la route d’une dizaine de kilomètres qui menait à Ullswater à travers les montagnes enneigées, ce serait encore pire. On était à peu près à la mi-décembre, et exactement à la moitié du siècle.
Wiggins grimpa sur le siège du cocher et fouetta le cheval. L’animal devait connaître le chemin par cœur. Ce trajet, il l’avait effectué presque tous les jours, du temps où Judah Dreghorn était en vie.
Telle était la triste raison qui ramenait Henry dans cette contrée sauvage et magnifique qu’il adorait, et où il s’était si souvent promené avec Judah par le passé. Rien que le nom des lieux lui rappelait le souvenir de journées de marche à flanc de collines, de l’herbe rêche sous les pieds, de la douce brise sur son visage et des panoramas qui s’étendaient à l’infini.

Et vous, cette série de nouvelles vous tente ?

Premières lignes #60 : Tu tairas tous les secrets, Hervé Jourdain

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vais vous présenter les premières lignes de ma lecture en cours, Tu tairas tous les secrets d’Hervé Jourdain.

Une femme est retrouvée morte dans le parc naturel des Ardennes.
À plusieurs kilomètres de là, le corps d’une autre est repêché dans la Seine.
Sur le pull que portait la première victime, l’ADN de l’épouse d’un chef de brigade de la PJ de Paris.
Au cou de la seconde, un curieux médaillon en forme de chouette.
Le commandant Guillaume Desgranges est chargé de l’enquête parisienne. Et ce qui se passe dans les Ardennes, il refuse d’en entendre parler : il a élevé seul son fils et remué ciel et terre pour retrouver celle qu’il aimait. Le temps a passé. Son évaporation ne regarde qu’elle, à présent, où qu’elle soit.
Le brigadier Zoé Dechaume ne l’entend pas de cette façon et n’a qu’une idée en tête : remonter la piste ardennaise. Alors, en toute clandestinité, et en duo avec sa coéquipière Lola Rivière, elle va se lancer sur les traces d’une femme qu’elle ne connaît pas, mais dont elle a toutes les raisons de penser qu’elle vit encore.
Mettant en péril leurs carrières et bien plus encore, les deux jeunes femmes vont se heurter aux secrets qui contraignent au silence, écorchent, et finissent par tuer ceux qui les portent.

PREMIÈRES LIGNES

Les cigales avaient cessé de chanter, le vent avait fui vers d’autres contrées. Ne lui restait que le silence du crépuscule pour compagnon. Et sa respiration, lourde, chaude comme un jour de canicule, haletante après des heures de marche, des kilomètres de fuite au travers d’une forêt dense, cahoteuse, couverte de ronces et d’épines qui avaient fini de lui cisailler les jambes. Elle n’osait bouger la tête, guettait tout bruit impromptu, frissonnait au moindre courant d’air. Elle essuya sueur et poussière accumulées sur son front à l’aide de la frange de sa robe fleurie, rare bout de tissu encore immaculé.

Adossée à un arbre, elle s’était affaissée sous le poids de la fatigue et de son ventre. Son visage fixa un soleil rougeoyant qui se mirait sur la surface du fleuve. Au-delà, elle distingua la silhouette d’un village percé d’un clocher d’ardoises et d’un moulin sans ailes.

Ses sandales n’avaient pas résisté. La lanière de cuir de l’une d’elles s’était brisée au détour d’un sentier abrupt. Elle s’était résolue à jeter la seconde, à force de claudiquer. Malgré ses pieds douloureux et ensanglantés, elle lui avait échappé. Combien de semaines, combien de jours pourrait-elle encore tenir ? La maladie avait eu raison d’elle. La naïveté, aussi. Elle n’espérait plus qu’une chose : donner la vie avant que la mort ne s’empare d’elle.

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?

 

Premières lignes #59 : Innocent, Harlan Coben

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai choisi de vous parler d’Innocent, un roman d’un auteur que j’aime beaucoup surtout quand je cherche un thriller efficace, Harlan Coben.

Ces téléphones portables avec fonctions photo et vidéo, Matt n’en voulait pas. Mais l’enthousiasme d’Olivia a emporté ses dernières réticences. Pour filmer le bébé qui va bientôt arriver, a-t-elle dit.
Trois jours plus tard, un message de son épouse, en voyage d’affaires à Boston. Sur l’écran, un film de 15 secondes. La vue volée d’une chambre d’hôtel. Un inconnu allongé sur un lit en galante compagnie. Un coup de poing dans l’estomac. Cette femme, c’est Olivia.

PREMIÈRES LIGNES

VOUS N’AVEZ JAMAIS EU L’INTENTION DE LE TUER.

Votre nom est Matt Hunter. Vous avez vingt ans. Vous avez grandi dans une banlieue résidentielle du New Jersey, non loin de Manhattan. Votre quartier ne paie pas de mine, mais la ville elle-même est relativement riche. Vos parents travaillent dur et vous aiment inconditionnellement. Vous êtes leur deuxième enfant. Vous avez un grand frère que vous idolâtrez et une petite sœur que vous supportez.

Comme tous les gosses du voisinage, vous vous faites du souci pour votre avenir et vous interrogez sur l’université qui va vous accepter. Vous vous appliquez, et vos notes sont bonnes, mais pas extraordinaires. Vous avez une moyenne de A-. Vous n’êtes pas dans les dix premiers, mais de peu. Vous avez d’honnêtes activités parascolaires ; entre autres, vous exercez la fonction de trésorier du lycée. Vous faites partie à la fois de l’équipe de foot et de celle de basket – vous êtes assez fort pour jouer en troisième division, mais pas suffisamment pour décrocher une bourse. Vous avez légèrement tendance à la ramener et vous ne manquez pas de charme. En termes de popularité, vous vous classez tout juste après le peloton de tête. Quand vous vous présentez aux tests de sélection qui vont décider de votre cursus universitaire, votre conseiller d’orientation est surpris par vos bons résultats.

Et vous, envie de découvrir ce roman ? Aimez-vous l’auteur ? 

Les liens des autres participants :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
La couleur des mots
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Le Monde de Callistta
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Premières lignes #58 : La petite bibliothèque du bonheur, Felicity Hayes-McCoy

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Ayant besoin de joie et de soleil en ce moment, j’ai eu envie de partager les premières lignes d’un roman à la couverture toute guillerette et au titre plein d’espoir : La petite bibliothèque du bonheur.

C’est en Irlande qu’Hannah, l’amoureuse des livres, est bien décidée à reconstruire sa vie. Hannah Casey menait une vie dorée, à Londres, jusqu’à ce qu’elle surprenne son mari avec une autre femme. Bouleversée, elle rentre chez sa mère, dans son village natal, sur la côte ouest de l’Irlande. Rapidement, elle trouve un poste de bibliothécaire et s’investit pleinement dans ce travail qui la passionne.
Cependant, ce nouveau départ, à 51 ans, est loin d’être facile. D’autant que la cohabitation entre Hannah et sa mère tourne rapidement au vinaigre. Hannah songe alors à la maisonnette délabrée, perchée sur la falaise, que lui a léguée sa grand-tante. Elle décide de s’y installer et de rénover la bâtisse, avec l’aide de Fury, un maçon charmant et enjoué qui commence… par lui prêter une chèvre pour tondre sa pelouse ! Grâce à lui, Hannah découvre peu à peu la vie farfelue du village, les personnalités attachantes qui le composent, mais aussi les liens forts unissant ces familles isolées dans la campagne irlandaise. Quand elle apprend que la bibliothèque est menacée de fermeture, Hannah sait qu’elle pourra compter sur ses nouveaux amis pour l’aider à se battre et à surmonter cette épreuve.

PREMIÈRES LIGNES

Le ciel turquoise reflétait la couleur de l’océan. Une dalle tenait lieu d’entrée et, au-delà, un champ couvert de broussailles descendait en pente douce vers la falaise. Un muret de pierres délimitait le terrain. Après, il n’y avait rien d’autre qu’une avancée herbeuse parsemée d’œillets marins roses, surplombant les vagues tumultueuses. La petite maison se dressait au sommet d’un terrain étroit, le dos tourné à la route, la porte donnant sur l’océan. Hanna s’était frayé un chemin à travers un enchevêtrement de jeunes saules, puis avait pataugé dans des flaques boueuses avant de grimper par la fenêtre de l’appentis, à l’arrière de la maison. À présent, debout sur le seuil, le visage offert au soleil, elle percevait derrière elle l’odeur d’humidité des pièces laissées à l’abandon, mêlée aux effluves salés des déferlantes qui cognaient avec fracas contre la falaise.

Et vous, connaissez-vous ce roman ?
Avez-vous envie de le lire ?

Voici les liens des autres participants :
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Premières lignes #57 : Une autre vie, S. J. Watson

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai décidé de vous parler d’Une autre viede S. J. Watson.

Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n’ont jamais été faciles, s’étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller sur place afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site que celle-ci utilisait.
Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne ?

PREMIÈRES LIGNES

Je monte les escaliers mais la porte est fermée. Je reste devant, j’hésite. Maintenant que je suis là, je ne veux pas entrer. J’ai envie de faire demi-tour, de retourner à la maison. Je réessaierai plus tard.

Mais c’est ma dernière chance. L’exposition est en place depuis des semaines et elle se termine demain. C’est maintenant ou jamais.

Je ferme les yeux et j’inspire aussi profondément que possible. Je me concentre sur l’air qui doit remplir mes poumons, je redresse les épaules, je sens la tension dans tout mon corps, elle disparaît lorsque j’expire. Je me dis qu’il n’y aucune raison de s’affoler : je viens régulièrement ici pour retrouver des amis et déjeuner, voir les dernières expositions, assister à des conférences. Cette visite n’est en rien différente. Rien ici qui puisse me faire du mal. Ce n’est pas un piège.

Finalement, je me sens prête. Je pousse la porte et j’entre.

Ayant adoré Avant d’aller dormir, j’espère être également transportée avec ce roman…

Et vous, envie de découvrir Une autre vie ? 

Voici les premières lignes des autres participants :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
La couleur des mots
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Le Monde de Callistta
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