Premières lignes #63 : L’insaisissable logique de ma vie, Benjamin Alire SAENZ

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Je possède un autre roman de Benjamin Alire Saenz dans ma PAL, Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, mais j’ai eu envie de vous présenter les premières lignes d’un livre de l’auteur qui me semblent moins connu : L’insaisissable logique de ma vie.

Sal mène une vie paisible et sans histoires, dans une famille moitié mexicaine, moitié américaine. Mais tout bascule le jour de sa rentrée en terminale. Pour défendre l’honneur de son père adoptif, il sort les poings et frappe. Surprise, colère, satisfaction, culpabilité se bousculent dans la tête du jeune homme, qui se met à douter de tout, même de sa propre identité. Alors, avec l’aide de Sam, sa meilleure amie, et de son père, Sal va tenter de comprendre l’insaisissable logique de sa vie.

PREMIÈRES LIGNES

La vie commence

Le ciel s’assombrissait, il allait pleuvoir. En sortant de la maison, j’ai senti l’air frais sur mon visage. L’été avait été paisible, longue succession de jours chauds et secs.
Nous allions vers l’automne.
Jour de rentrée. Terminale. Je m’étais toujours demandé ce que ça faisait d’être en terminale. J’étais sur le point de le découvrir. La vie commençait. En tout cas, c’était ce que disait Sam, ma meilleure amie. Elle savait tout. Quand on a une meilleure amie qui sait tout, ça aide. Sur n’importe quel sujet, il suffit de l’interroger et elle fournit l’information dont on a besoin. Même si la vie ne se résume pas à des informations.
Elle était extrêmement intelligente, Sam. Elle savait des tas de trucs. Elle ressentait aussi des trucs. Ah ! ça oui, Sam ressentait. Parfois, je me disais qu’elle pensait, ressentait et vivait pour nous deux.
Sam savait qui était Sam.

Et vous, connaissez-vous ce livre ?
Avez-vous envie de le lire ?


Découvrez les premières lignes des autres participants :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
Rattus Bibliotecus
La Pomme qui rougit
Ma Petite médiathèque
Chat’Pitre
La Booktillaise
Lectoplum
Encore un livre
Le monde de Gulia
Alohomora
The Cup of Joys
Prête-moi ta plume
Le Parfum des Mots (première participation à venir)

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Tag PKJ : Adieu 2018

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PKJ vous propose un TAG fort sympathique pour faire un petit bilan de vos lectures en quelques questions.

Pouvez-vous citer…?

1) vos trois meilleures lectures de l’année.

Difficile de n’en choisir que trois, mais voici les trois qui m’ont le plus marquée :

Couverture Lula et les Monstres  Couverture Déracinée

Couverture Deux secondes en moins

2) vos trois plus grandes déceptions.

Le souffle de Midas a été mon flop de cette année : une écriture pauvre, des tics de langage très agaçants, une intrigue avec d’énormes ficelles qui tombent parfois comme un cheveu sur la soupe… J’ai eu le sentiment de tomber sur un mauvais auto-édité.

Couverture Chroniques homérides, tome 1 : Le souffle de Midas

Ce n’est pas un FLOP, mais une légère déception. J’ai, en effet, apprécié La Vraie Vie et la plume de l’autrice, mais je ne partage pas l’engouement qu’il y a pu avoir pour ce roman. Il possède des qualités indéniables et est « puissant », mais il n’a rien d’exceptionnel. Un bon roman que j’aurais encore plus apprécié si je ne m’étais pas attendue à tomber sur un chef-d’œuvre.

Couverture La vraie vie

Je lis peu d’ouvrages de banalisation médicale, voire jamais, mais j’avais eu envie de tenter ma chance avec Le cri de la raison qui, sur le papier, avait de quoi me plaire. L’auteur se proposait d’aborder différentes questions médicales courantes et d’y apporter des réponses simples et pertinentes. Or, j’ai découvert un ensemble de réflexions personnelles pas dénuées d’intérêt, mais présentées comme des réalités universelles, un point qui m’a très fortement exaspérée d’autant que la vison de l’auteur de la vie reste très traditionnelle, voire parfois, rétrograde.

Couverture Le cri de la raison

3) le meilleur roman PKJ lu cette année.

De mémoire, je n’ai lu que deux PKJ cette année, le choix est donc facile :

Couverture Les Filles de l'Olympe, tome 1 : Les Larmes de Cristal

4) le premier livre lu en 2018.

Couverture La disparue de Noël

5) le dernier livre lu en 2018.

Couverture @Ellie #je n'ai pas de petit ami, tome 1

6) le livre avec la plus belle couverture.

Le choix est très très difficile, mais j’aime beaucoup les couvertures de la série Grisha :

Couverture Grisha, tome 1 : Les orphelins du royaume

7) une saga que vous avez terminée.

Couverture Alisik, tome 1 : Automne

8) le meilleur nouvel auteur lu.

J’hésite entre plusieurs personnes, mais je vais citer Christelle Lebailly qui a fait le choix de l’auto-édition, mais dont la qualité du travail et la beauté de la plume n’ont rien à envier à un auteur édité.

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9) la maison d’édition la plus lue.

Je n’en suis pas certaine n’ayant pas fait un suivi très rigoureux de mes lectures cette année, mais c’est probablement Dargaud ou Jungle éditions pour les BD, et Albin Michel pour les romans.

10) le dernier livre qui a intégré votre bibliothèque.

11) le roman que vous attendiez le plus en 2018.

Pas un roman, mais une BD :

Couverture Zombillénium, tome 4 : La fille de l'air

12) le livre que vous avez le plus conseillé.

Je pense que c’est Deux secondes en moins qui est sublime et qui traite avec sensibilité, mais sans pathos, des thèmes comme le suicide adolescent, la reconstruction de soi, l’amitié…

13) le livre dont tout le monde parlait (que vous l’ayez lu ou non).

Couverture La vraie vie

14) votre meilleur souvenir lié aux livres.

Ma rencontre avec Nancy Guilbert, co-autrice de Deux secondes en moins, à la Fête du livre de Saint-Étienne. De nature timide, j’aborde rarement les auteurs, mais quand je l’ai vue à son stand, je ne pouvais que lui dire à quel point son livre m’a touchée. Nancy s’est révélée être une personne adorable et pleine de gentillesse. J’ai adoré en apprendre plus sur le roman, sa genèse et la manière dont Nancy s’est organisée avec Marie Colot pour l’écrire.

15) le livre que vous attendez le plus en 2019.

Pour le moment, vu la taille de ma PAL, j’essaie de rester loin des sorties littéraires, mais cette nouveauté aux éditions Denoël m’attire beaucoup.

Couverture L'ours et le rossignol

Et vous, quel bilan livresque retirez-vous de cette année ?

Si vous avez participé à ce TAG, n’hésitez pas à mettre le lien de votre article en commentaire pour que j’aille voir vos réponses.

Les filles de l’Olympe, tome 1 : Les larmes de cristal, Elena Kedros

J’ai découvert la série des Filles de l’Olympe d’Elena Kedros publié chez PKJ par hasard, et aimant bien la mythologie et les romans jeunesse, je me suis laissée tenter.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La jolie Lucy, la farouche Liz et l’excentrique Kim entrent en seconde au lycée de Rainbow Hill. Ces trois adolescentes si différentes n’ont qu’une chose en commun : leur date de naissance. Et, pourtant, elles provoquent sur leur passage des phénomènes bien étranges. Leurs destins semblent inextricablement liés à ceux des déesses Athéna, Artémis et Aphrodite. Les voici appelées à se battre pour sauver le monde dans lequel elles ont toujours vécu, et celui d’où elles viennent : l’Olympe.

  • Poche: 238 pages
  • Édition : Pocket Jeunesse (3 juin 2010)

AVIS

Nous sommes dans un roman jeunesse alors, n’espérez pas une exploitation approfondie et documentée des grandes figures de la mythologie grecque… Mais cela n’empêche pas l’auteure d’avoir su proposer une histoire intéressante dans laquelle trois adolescentes vont apprendre que loin d’être de simples mortelles, elles sont étroitement liées à Aphrodite, Artémis et Athéna.

Nous faisons donc la connaissance de Liz, Lucy et Kim, trois jeunes filles très différentes les unes des autres, mais finalement assez complémentaires. Si Lucy et Kim se sont très vite bien entendues, il aura fallu leur apprendre à mieux découvrir Liz avant de l’apprécier. Il faut dire qu’assez farouche, cette dernière amatrice d’escrime, sport dans lequel elle excelle malgré sa difficulté à gérer sa force, n’est pas d’un abord facile… Un trait de caractère que la pétillante Lucy aura un peu de mal à accepter au début de leur rencontre. Mais gentille malgré une tendance à vivre ses émotions à 100%, Lucy comprendra vite que derrière sa carapace, Liz cache également un bon fond. Quant à Kim, un peu l’intellectuel du groupe d’amies, elle sert de tampon. Sa faculté à prendre du recul lui permet de désamorcer les conflits qui peuvent survenir entre ses deux amies.

Si l’histoire d’amitié est sympathique à suivre notamment pour les enfants, les adultes pouvant la trouver un peu enfantine, ce qui fait le charme de ce livre, c’est son incursion dans le domaine du surnaturel avec, notamment : la découverte des pouvoirs des trois lycéennes, d’étranges larmes, un énigmatique garçon qui « apparaît » quand on s’y attend le moins, les quelques scènes où Arès fait son apparition (trop peu nombreuses à mon goût d’ailleurs), l’arrivée d’une méchante qui a la capacité de lancer des boules de feu… Après tout ça, on peut comprendre que Lucy a beaucoup de mal à accepter de quitter sa vie de lycéenne lambda pour une vie bien plus dangereuse. Malheureusement pour elle, Kim et Liz sont, quant à elle, bien décidées à ne pas ignorer tous ces étranges événements.

Ce premier tome est un tome introductif qui ne manque pas d’action et de révélations, mais j’aurais peut-être aimé que l’Olympe soit plus au cœur de l’aventure. Mais si je me fie à la fin de cette première aventure, je ne doute pas que ce  soit le cas dans la suite de la série. Et puis l’auteure a veillé à laisser quelques questions en suspens afin d’attiser la curiosité des lecteurs et de s’assurer de leur fidélité. Alors en tant qu’adulte, j’ai vite deviné là où elle voulait en venir notamment en ce qui concerne Liz et sa relation avec une personne de son passé, mais cela ne nuit en rien à l’intrigue qui reste plutôt prenante. J’ai d’ailleurs hâte d’en apprendre plus sur l’ancienne vie des déesses et la manière dont les trois lycéennes vont apprendre à gérer leurs pouvoirs et les dangers qui ne manqueront pas de survenir dans leur vie.

J’espère toutefois que Lucy prendra un peu plus d’envergure dans les autres tomes, car sa tendance à se lamenter et à faire la politique de l’autruche la rend parfois quelque peu agaçante. Même chose pour ses réactions excessives même s’il est vrai que ces dernières sont cohérentes avec sa nature profonde… Malgré ses défauts, je vous rassure, la jeune fille reste attachante, mais un peu moins au cœur de l’action que ses amies. Espérons que son rôle s’étoffe par la suite.

Enfin, j’ai bien accroché à la plume de l’autrice. Son style reste simple et accessible tout en étant un minimum travaillé. Le livre devrait donc être lu avec plaisir autant par des enfants que des lecteurs plus âgés.

En conclusion, Elena Kedros nous propose ici une histoire prenante qui mêle monde moderne et mythologie. Nul doute que les enfants et jeunes adolescents devraient apprécier les personnages auxquels certains pourront peut-être s’identifier tout en se laissant emporter par un premier tome plutôt riche en action. Je conseillerais également ce livre aux adultes amateurs de romans jeunesse, ce roman possédant tous les atouts pour leur faire passer un bon moment de lecture.

Et vous, envie de découvrir Les filles de l’Olympe

Léo et Maya détectives, Tome 1 : Mystère au cinéma, Martin WIDMARK et Helena WILLIS

Léo et Maya, détectives - tome 01 : Mystère au cinéma

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Plongez dans un univers proche d’Agatha Christie junior avec Léo et Maya !
Qui enlève des chiens à Valleby, la ville de Léo et Maya ?
Les propriétaires sont au désespoir : on leur réclame une rançon de cinq cents euros en échange de leurs petites bêtes adorées. Le temps presse. Léo et Maya décident de mener l’enquête, qui les conduira dans les recoins les plus secrets du cinéma Bio-Rio…

Léo et Maya sont deux jeunes détectives qui vont être confrontés à une sombre affaire de disparition de chiens !

  • Poche: 96 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Pocket Jeunesse (2 juin 2016)
  • Prix : 4,95€

AVIS

Ma chronique sera exceptionnellement très courte puisque j’ai eu la bonne idée de vous donner mon ressenti sur cette lecture plusieurs semaines après sa lecture. Ne me reste donc en tête que les grandes lignes…

Des chiens kidnappés dans leur ville ? Il n’en faut pas plus à Léo et Maya pour leur donner envie de démasquer la personne responsable de cet ignoble forfait. Quant à moi, aimant beaucoup les animaux, les enquêtes et la littérature jeunesse, je ne pouvais qu’être séduite par cette petite histoire mettant en scène deux enfants plutôt précoces et attachants.

L’auteur rentre assez vite dans le vif du sujet ce qui nous permet de nous plonger rapidement dans ce récit dont le charme réside dans cette impression de suivre étroitement les enfants dans leur enquête menée d’ailleurs assez méthodiquement. Léo et Maya possèdent, en effet, un certain sens de l’observation et une acuité intellectuelle qui laissent peu de chance au méchant de l’histoire de leur échapper. D’ailleurs, le policier en charge officiellement de l’enquête n’hésite pas à les solliciter convaincu par le sens de déduction de ces deux enfants.

Fort prometteurs, Sherlock Holmes aurait-il trouvé, en Léo et Maya, sa relève ? Peut-être bien même si, à la différence du célèbre détective, ceux-ci sont plutôt aimables et développent une vraie empathie pour les victimes poilus de ces terribles enlèvements.

En tant qu’adulte, j’ai assez vite compris qui était le coupable, mais cela ne m’a pas empêchée de prendre plaisir à voir Léo et Maya éliminer, petit à petit, et de manière fort logique, les suspects avant d’arriver enfin à piéger le kidnappeur demandeur de rançon. On est dans un roman jeunesse alors je n’avais pas trop de craintes quant à l’issue de l’histoire, mais en grande amoureuse des animaux, j’étais quand même impatiente que le duo d’enquêteurs en herbe retrouve les pauvres toutous kidnappés…

Le charme de cette petite enquête, menée d’une main de maître par deux enfants très spéciaux, réside également dans les illustrations qui viennent étayer l’action tout en nous permettant de nous représenter physiquement les suspects et certains lieux où se rendent Maya et Léo. Un apport visuel qui devrait plaire aux enfants et faciliter grandement leur immersion dans le récit. Cela leur donnera peut-être même envie, à leur tour, de jouer au détective.

En conclusion, Maya et Léo est un petit livre jeunesse fort sympathique qui devrait séduire les enfants appréciant les enquêtes. Le fait que le livre soit illustré facilitera également la lecture des plus jeunes.

Et vous, envie de découvrir Léo et Maya ? Retrouvez-les sur Lisez.com.

Throwback Thursday Livresque #83 : Alcool à flots (fête alcoolisée genre étudiants américains, gueule de bois, cuite…)

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Alcool à flots (fête alcoolisée genre étudiants américains, gueule de bois, cuite…)

J’avoue qu’à la lecture du thème, j’ai cru ne pas participer avant de me souvenir d’un roman qui pourrait convenir :

Je te hais... passionnément, tome 1 par Wolf

Isis Blake, 17 ans, a un objectif : ne JAMAIS retomber amoureuse. Alors qu’elle tente de s’intégrer dans son nouveau lycée, elle tient à ce que personne n’apprenne qu’avant elle était obèse… et qu’elle avait un cœur. Mais, au lieu de se faire discrète, Isis colle son poing dans la figure de Jack Hunter, celui qu’on surnomme » le Prince de Glace « . Dès lors les couloirs du lycée deviennent un champ de bataille. Leur guerre sera sans merci…

Pourquoi ce choix ?

Je serai honnête en vous avouant que je ne me souviens pas beaucoup de l’histoire, mais avec un livre qui met en scène des lycéens américains, je ne prends pas beaucoup de risques… Il me semble, en outre, que l’alcool a une connotation particulière pour Isis notamment en raison d’un événement dramatique qui la hante encore.

Le principal intérêt de cette romance réside, pour la non-amatrice du genre que je suis, dans la personnalité atypique de l’héroïne. Empreinte d’un humour des plus particuliers, j’ai aimé son sens de la répartie même si la jeune fille peut se révéler parfois assez pénible. Une lycéenne attach(i)ante donc comme on peut les aimer. Quant à sa relation avec le beau gosse de service, on ne peut que la qualifier d’explosive ! Alors si les histoires d’amour/haine vous plaisent, ce roman devrait vous intéresser.

Pour en apprendre plus sur ce roman, je vous invite à découvrir ma chronique de Je te hais… passionnément dont voici la conclusion :

Si cette romance n’est pas exempte de défauts, je l’ai pourtant lue rapidement appréciant que l’auteure ne tombe pas dans la niaiserie. Je conseillerais donc ce roman à tous ceux en quête d’une histoire d’amour mettant en scène une héroïne atypique et pleine de verve et d’humour.

Et vous, connaissez-vous ce roman ? L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Je te hais… passionnément, Sara Wolf

Je te hais... passionnément - tome 01

La lecture de Je n’aimerai plus de Stéphane Soutoul m’a donné envie de lire une autre romance, un genre que je ne lis pourtant que très peu. Je me suis donc plongée dans Je te hais…. passionnément, un livre dont j’ai lu de bons avis.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

RÈGLE NUMÉRO 1 :
Ne jamais parler d’amour
RÈGLE NUMÉRO 2 :
Ne jamais penser à l’amour
RÈGLE NUMÉRO 3 :
Éviter tout sentiment
Isis Blake, 17 ans, a un objectif : ne JAMAIS retomber amoureuse. Alors qu’elle tente de s’intégrer dans son nouveau lycée, elle tient à ce que personne n’apprenne qu’avant elle était obèse… et qu’elle avait un coeur. Mais, au lieu de se faire discrète, Isis colle son poing dans la figure de Jack Hunter, celui qu’on surnomme « le Prince de Glace ». Dès lors les couloirs du lycée deviennent un champ de bataille. Leur guerre sera sans merci…
  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Pocket Jeunesse (18 mai 2017)
  • Prix : 16.90€
  • Autre format : ebook
AVIS

Je vous présenterai exceptionnellement mon avis comme je présente mes bêta-lectures, à savoir sous forme de points. Si cette forme vous plaît, je renouvèlerai probablement l’expérience.

POINTS QUE J’AI AIMES

  • Pas de niaiserie et de scènes gnangnans : ne comptez pas sur les belles déclarations d’amour typiques des romances ou des comédies romantiques. En ce qui me concerne, c’est un très bon point ne supportant pas ce genre de passages où le héros se lance dans des déclarations dégoulinantes de guimauve sous une pluie battante ou sous le regard d’un public béat. Ce n’est pas, mais alors pas du tout le style d’Isis ou de Jack, ce qui ne les rend que plus sympathiques.
  • Une héroïne atypique pleine d’humour : Isis est certainement le gros point fort de ce roman. Franchement originale et pleine d’un humour assez particulier, elle apporte un vent de fraîcheur dans la vie de Jack et des lecteurs. Elle a également un sens aigu de l’amitié qui la rend attachante bien que parfois assez naïve à ce niveau. Sa psychologie est en outre intéressante : elle semble être pétrie de certitudes et emplie d’une belle confiance en elle alors que dans la réalité, elle est « cassée » de l’intérieur. On a alors qu’une envie, c’est de la soutenir en lui disant que tout va s’arranger pour elle et qu’elle n’est pas obligée de se définir par rapport à son passé. Un passé qui explique d’ailleurs assez bien le comportement d’Isis envers Jack…
  • Un schéma classique de relation haine/amour qui fonctionne ici très bien : blessés tous les deux par la vie, Isis et Jack ont développé le même esprit combattif qui va les conduire, dans un premier temps, à s’affronter et à fomenter les plus vils complots l’un contre l’autre. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils vont loin dans leurs coups bas n’hésitant pas à attaquer là où ça fait mal. Mais la frontière entre haine et amour étant parfois très mince, cette antipathie réciproque va, petit à petit, se transformer en quelque chose d’autre… L’auteure a donc repris le bon vieux schéma de deux personnes qui se détestent et qui finissent par se découvrir, s’apprivoiser et s’éprendre l’une de l’autre. Même si cela n’a rien d’original, c’est amené de manière assez réaliste pour que l’on suive avec plaisir les échanges entre les deux protagonistes ainsi que l’évolution progressive de leurs sentiments. On s’amuse, on s’agace, on s’attendrit, on s’offusque, on espère… En d’autres termes, on vit leur histoire à leurs côtés.
  • Des personnages secondaires intéressants avec un petit coup de cœur pour la mère de Jack que l’on voit très peu, mais qui m’a tout de suite plu.
  • Un premier tome rythmé : bien que faisant partie d’une trilogie, ce premier tome est loin d’être introductif. Nous faisons bien sûr la connaissance des personnages, mais l’auteure entre rapidement dans le vif du sujet et le feu de l’action. Sans être un page-turner, du moins pour moi, ce roman se lit donc très rapidement d’autant que le style de l’auteure plutôt incisif vous immerge très rapidement dans le récit. Quant aux nombreux dialogues, ils insufflent un dynamisme certain au récit. En bref, pris dans les joutes verbales de nos deux héros et assistant médusés à leurs coups bas, vous ne verrez pas les pages défiler sous vos yeux.
  • La fin surprenante qui devrait susciter l’envie de lire la suite chez pas mal de lecteurs.

POINTS QUI M’ONT MOINS CONVAINCUE

  • Une héroïne attach(i)ante : si Isis est attachante et drôle, elle se montre parfois assez pénible et capricieuse. Obsédée par son passé, elle ne peut s’empêcher de se comporter à de multiples reprises comme une enfant à laquelle on aurait pris son jouet, en l’occurrence, Jack. En conséquence, même si le jeune homme n’est pas un saint, j’en suis parfois venue à le plaindre alors que j’aurais préféré soutenir la jeune fille.
  • Le travail de Jack en dehors des cours : je ne peux pas trop en dire sur le sujet si ce n’est que je ne supporte plus la banalisation de ce genre de métier dans les romans. Non, ce n’est pas banal du tout et non, ce n’est pas normal ! C’est d’une grande violence psychologique et parfois, physique.
  • Le triangle amoureux : tout au long du livre est évoquée une personne qui a une place importante dans la vie de Jack, celui-ci se sentant responsable d’elle. Ce personnage et toute son histoire ne m’ont pas du tout convaincue et je dirais même que tout cela m’a semblé poussif et tiré par les cheveux. La dimension dramatique n’a donc pas marché sur moi et a même eu tendance à m’agacer.
  • Une écriture fluide, mais pas transcendante : le livre se lit très bien, mais il est vrai que je préfère quand même les plumes plus travaillées. Je pense néanmoins que la relative familiarité présente dans le roman ne devrait pas gêner la plupart des lecteurs. Par contre, si vous recherchez un style à la Jane Austen, passez votre tour.
  • La fin qui relance l’histoire, mais qui me paraît manquer de crédibilité : elle m’a d’ailleurs fortement rappelé ces dramas qu’une amie coréenne affectionnait beaucoup. Le final n’a donc pas suffi à me donner envie de me précipiter sur le tome 2 même si je le lirai à l’occasion.

En bref, si cette romance n’est pas exempte de défauts, je l’ai pourtant lue rapidement appréciant que l’auteure ne tombe pas dans la niaiserie. Je conseillerais donc ce roman à tous ceux en quête d’une histoire d’amour mettant en scène une héroïne atypique et pleine de verve et d’humour.

Et vous, envie de craquer pour Je te hais… passionnément ou d’en feuilleter un extrait ? 

 

Premières lignes #25 :

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour ce vingt-cinquième rendez-vous, je vais vous parler du dernier roman jeunesse que j’ai lu : le tome 1 de la série Edgar & Ellen. J’ai adoré ce roman jeunesse qui contient quelques illustrations en noir et blanc. La chronique attend sagement dans mes brouillons et devrait être bientôt publiée. Mais en attendant, je vous offre les premières lignes et la première illustration.

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PREMIÈRES LIGNES

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PREMIÈRE IMAGE (hors illustration de début de chapitre)

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Et vous, il vous tente ce petit roman ?