Top Ten Tuesday #132 : 10 romans de ma PAL que j’aimerais lire durant l’été

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »


Pendant l’été, j’aime, en plus de mes lectures habituelles, lire des romans légers, feel-good ou drôles qui ne nécessitent pas une grande concentration, mais j’aime aussi me plonger dans des livres haletants qui se lisent tout seuls.

Je vous propose donc une liste de 10 romans de ma PAL que j’aimerais lire durant l’été. Devant jongler avec des emprunts et des SP prioritaires, je sais que je n’aurai pas le temps de tout lire, mais je me fixe comme objectif d’en lire au moins trois d’ici la fin de l’été…

Harlan Coben est un classique de mes lectures d’été, ses romans se lisant toujours extrêmement vite grâce à un style épuré, mais efficace. Même chose pour Sophie Kinsella même si ça fait quelques années que j’ai délaissé cette autrice qui a pourtant fait le bonheur de mes années d’étudiante.

Couverture Ne t'enfuis plus

Les avis sont très partagés, mais Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une dort dans ma PAL depuis un peu trop longtemps à mon goût… Alors que Virginie Grimaldi est une autrice que j’ai envie de découvrir depuis des lustres, je n’ai toujours pas pris le temps de lire un de ses livres. Si beaucoup me tentent, Chère mamie semble posséder cette dose de tendresse et d’humour que j’aime retrouver dans mes lectures estivales.

Couverture Chère mamie

Ces deux titres me semblent parfaits pour passer de belles heures de lecture sans prise de tête…

Laissez-moi faire ! (Roman) par [Morel, Gélou]

Offert par une amie il y a deux ans, j’ai quelque peu honte de ne toujours pas avoir lu Un anniversaire au poil alors que le roman me tente beaucoup. Mon anniversaire étant au mois de juillet, ce serait l’occasion de le faire sortir de ma PAL… À lire peut-être durant les quelques jours de pluie qui ne manqueront pas de s’inviter durant l’été, Coup de foudre à Austenland devrait me faire passer un bon moment de détente.

Couverture Un anniversaire au poil !Couverture Coup de foudre à Austenland

Parce qu’un top sans chat n’est pas un top, je ne pouvais qu’inclure Pourquoi les chats vont-ils conquérir le monde, un ouvrage qui a l’air complètement barré ! Quant à Tout un été sans Facebook, je pense que le titre parle de lui-même…

Couverture Pourquoi les chats vont-ils conquérir le monde ?Couverture Tout un été sans Facebook

Et vous, durant l’été, avez-vous des genres que vous aimez plus particulièrement lire ?
Quelles sont vos prochaines lectures au soleil ?

 

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La maison des oubliés, Peter James

Je remercie Lecteurs.com et Fleuve édition de m’avoir permis de lire La maison des oubliés de Peter James dans le cadre de l’opération Les explorateurs du Polar.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

« Le déménagement dans ce manoir charmant, en haut de la colline, devait être le point de départ pour une nouvelle vie. Après des années passées dans la banlieue de Brighton, Ollie Harcourt ne pouvait rêver mieux qu’une existence paisible à la campagne. Le reste de la famille suit d’un pas hésitant, mais ne rechigne pas pour autant à cette nouvelle aventure.
Cependant, peu après leur installation, des scènes étranges se déroulent dans la maison.
Des ombres apparaissent, les animaux domestiques se comportent de manière bizarre et plusieurs accidents, plus déroutants les uns que les autres, ont lieu.
Bientôt, Ollie n’a plus de doute : leur présence n’est pas vraiment souhaitée. Quelqu’un semble même prêt à tout pour les expulser de là… à n’importe quel prix. »

Fleuve éditions (7 mars 2019) – 352 pages – Broché (19,90€) – Ebook (13,99€)
Traductrice : Raphaëlle Dedourge

AVIS

S’installer à la campagne dans un charmant manoir, loin du tumulte de la ville... Voilà le rêve d’Ollie Harcourt qui n’a pas hésité à embarquer toute sa famille dans cette aventure. Certes, le manoir sur lequel il a jeté son dévolu a besoin de travaux, mais peu importe, Ollie le sent, lui, sa femme Caroline, et leur fille Jade seront heureux dans leur nouvelle demeure. Pourtant, au fil des jours, le rêve se transforme en cauchemar. Le manoir ne semble pas si accueillant que cela entre travaux urgents à réaliser et phénomènes étranges et inquiétants… Une présence malfaisante semble, en effet, rôder et prête à tout pour déloger cette famille qui n’est définitivement pas la bienvenue. Mais jusqu’où cette menace invisible est-elle prête à aller pour obtenir satisfaction ?

Peter James nous offre ici une histoire délicieusement horrifique qui m’a renvoyée à cette lointaine époque où je regardais les films d’horreur comme j’aurais mangé des bonbons, c’est-à-dire toujours avec plaisir et gourmandise. Adulte, je me suis éloignée de tout ce qui était horreur avant d’y remettre les pieds avec ce thriller horrifique qui m’a conquise. Dans le sillage des films du genre, l’auteur reprend leurs codes qui se révèlent toujours aussi efficaces, du moins sur moi : étranges phénomènes, bruits inquiétants, apparitions fantasmagoriques, animaux domestiques qui perçoivent des choses et qui le manifestent bruyamment, individus énigmatiques dont certains semblent en savoir bien plus qu’ils ne le disent, disparitions brutales, les doutes et cette impression de sombrer lentement mais sûrement dans la folie, angoisse qui  monte crescendo…

Rien de nouveau donc, mais Peter James arrive à rendre le tout prenant, intense, palpitant, angoissant et tellement addictif ! Alors que je n’avais qu’une envie, me planquer sous ma couette la lumière allumée, impossible pour moi de lâcher ce roman que j’ai lu en deux soirées. Deux soirées pleines de frissons ! D’ailleurs, merci à Monsieur de sa présence rassurante (je vous avais dit que j’étais courageuse mais pas téméraire), et pas merci à Hardy qui, en bon chat, ne s’est pas gêné pour fixer son regard dans le vide ou faire des bruits à des moments inopportuns (ou opportuns s’il voulait me faire peur).

La trame du roman est donc plutôt classique et ne devrait pas surprendre les amateurs d’horreur. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangée, car d’une part, qui dit classique, ne dit pas cliché, et d’autre part, l’auteur a vraiment quelque chose dans la plume pour poser le décor et instaurer une ambiance qui vous angoisse, vous étreint le cœur et vous prend aux tripes ! J’ai ainsi complètement vécu l’histoire aux côtés des personnages sentant, comme eux, la peur en moi s’immiscer jusqu’à me mettre complètement sur les nerfs. Il faut dire que plus on progresse dans le récit, plus l’ambiance s’assombrit, devient lourde, voire étouffante. On finit par avoir ce sentiment oppressant qu’il est trop tard et que le pire va arriver…

Pressentiment ou pessimisme, vous le découvrirez si vous vous laissez tenter par le roman, mais je peux vous dire que l’auteur ne fait pas dans la dentelle. Il n’y a pas de l’hémoglobine à chaque page ni des morts à chaque chapitre, mais il n’empêche, il se dégage une telle malveillance de cette maison que l’on a qu’une envie, s’en éloigner le plus loin possible et ne pas se retourner. C’est peut-être la raison qui m’a parfois fait douter du bon sens de certains personnages qui assistent à des phénomènes à vous faire dresser les cheveux sur la tête, mais qui semblent osciller entre, « mais non, c’est dans ma tête » pour le patriarche, et « cool des fantômes » pour la fille. Personnellement, j’aurais déjà déménagé à l’autre bout de la planète.

Un déni de la réalité de la part d’Ollie qui, bien qu’il m’ait laissée parfois perplexe, s’explique par la dure réalité : plus ou moins acculé par des problèmes d’argent, cette maison étant un gouffre financier, cet homme ne trouve simplement pas d’échappatoires. Il y a les factures à régler, le prêt à rembourser, les charges courantes… Tout autant de raisons qui le poussent parfois à faire preuve d’une naïveté qui serait presque touchante si elle ne mettait pas en péril lui et sa famille. Et puis un malheur n’arrivant jamais seul, son entreprise florissante est menacée par d’étranges phénomènes informatiques le rendant encore plus captif de sa maison de la peur. Peter James apporte un peu de sang frais et d’originalité à son récit avec cette technologie qui vient hanter à son tour la famille : des SMS menaçants qui disparaissent une fois lus et dont on ne connaît pas l’expéditeur, des mails envoyés comme par magie de la part d’Ollie sans qu’il y soit pour grand-chose…

De nouveaux mystères qui viennent s’ajouter à tous ceux qui entourent cette maison maudite dont la famille aurait bien fait de ne jamais croiser la route. À défaut de l’avoir fait avant, Ollie finit par se lancer dans une enquête afin de retracer l’histoire de cet endroit qui semble avoir été le témoin, si ce n’est l’acteur, de bien sombres événements. Une enquête qui apporte une certaine tension et du suspense et dont on appréhende l’issue autant qu’on l’espère ! On finit, en effet, par se demander si découvrir les drames qui ont jalonné la vie de la bâtisse offrira vraiment à la famille un moyen de se délivrer de cette entité malveillante qui hante ses murs.

L’étau se resserre autour d’Ollie, de sa femme au bord de la crise de nerfs et de Jade qui, quant à elle, semble vivre la situation avec une certaine insouciance. Je dois d’ailleurs dire que si dans l’ensemble, Ollie et sa femme sont des personnages nuancés et réalistes, partagés entre la peur et les contingences de la vie quotidienne, leur fille semble un peu moins crédible. Je doute, en effet, qu’à 12 ans, on prenne avec recul et sérénité la visite de fantômes dans sa chambre tout comme je doute que des parents attentionnés laissent leur fille dormir seule alors que rôde le danger…

Mais c’est finalement un point de détail, l’ambiance étouffante, construite page après page, rendant la lecture tellement haletante qu’on pardonnera facilement ces petites faiblesses d’autant que la fin est soignée et perturbante à souhait. Seule petite source de frustration, cette impression que toutes nos questions n’ont pas obtenu de réponse. Mais n’est-ce pas là un bon moyen pour l’auteur de prolonger notre angoisse bien au-delà de notre lecture ?

En conclusion, d’une plume très visuelle et d’une redoutable efficacité, Peter James nous offre une plongée immersive et totale dans la vie d’une famille dont le rêve se transforme en cauchemar. Digne d’un scénario de films d’horreur dont l’auteur a repris les principaux codes, La maison des oubliés est un roman qui tient en haleine jusqu’à la dernière page et qu’il s’avère difficile, si ce n’est impossible, de lâcher avant de connaître le sort réservé aux personnages. Amateurs de frissons, d’ambiance angoissante et de fantômes, ce livre est fait pour vous !

Retrouvez/feuilletez le roman chez votre libraire ou en ligne

Premières lignes #75 : La maison des oubliés, Peter James

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vais vous présenter les premières lignes de ma dernière lecture : La maison des oubliés de Peter James. Un roman que j’ai adoré et dont je vous reparle la semaine prochaine sur le blog.

« Le déménagement dans ce manoir charmant, en haut de la colline, devait être le point de départ pour une nouvelle vie. Après des années passées dans la banlieue de Brighton, Ollie Harcourt ne pouvait rêver mieux qu’une existence paisible à la campagne. Le reste de la famille suit d’un pas hésitant, mais ne rechigne pas pour autant à cette nouvelle aventure.
Cependant, peu après leur installation, des scènes étranges se déroulent dans la maison.
Des ombres apparaissent, les animaux domestiques se comportent de manière bizarre et plusieurs accidents, plus déroutants les uns que les autres, ont lieu.
Bientôt, Ollie n’a plus de doute : leur présence n’est pas vraiment souhaitée. Quelqu’un semble même prêt à tout pour les expulser de là… à n’importe quel prix. »

PREMIÈRES LIGNES

— Quand est-ce qu’on arrive ?
Cigare entre les lèvres, Johnny jeta un coup d’œil dans le rétroviseur. Il adorait ses gosses, mais Felix, qui venait d’avoir 8 ans, était parfois pénible.
— C’est la troisième fois que tu demandes en dix minutes, répondit-il d’une voix forte, pour couvrir Sunny Afternoon, des Kinks, qui passait à la radio à plein volume.
Retirant son cigare de sa bouche, il se mit à fredonner :
— « The tax man’s taken all my dough and left me in my stately home… »
— J’ai besoin de faire pipi, annonça Daisy.
— On est bientôt arrivés ? gémit de nouveau Felix.

Johnny échangea un sourire avec Rowena, qui semblait apprécier le confort du siège passager rouge et blanc de la Cadillac Eldorado. Elle avait l’air tellement heureuse que c’en était presque ridicule. Ce monstrueux engin de 1966 n’était, certes, pas adapté aux étroites routes de campagne, mais il l’adorait parce qu’il était aussi flashy que lui, producteur de rock à succès. Leur nouvelle maison était, elle aussi, too much à bien des égards, mais sa femme l’adorait autant que lui. Elle se voyait déjà, dans quelques années, en Lady Rowena, à organiser des fêtes somptueuses. Cet endroit dégageait quelque chose de très particulier, mais pour le moment, il avait surtout besoin d’être retapé.

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?

Retrouvez les premières lignes des autres participants :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
La Pomme qui rougit
Chat’Pitre
La Booktillaise
The Cup of Books
Prête-moi ta plume
Le Parfum des Mots
Les lectures d’Emy
Songes d’une Walkyrie
Shury lecture
Aliehobbies
Entre deux lignes
Rattus Bibliotecus
Encore un livre