Lululand, tome 1 : Lululand Ultraviolet, Federico Saggio

Couverture Lululand, tome 1 : Lululand Ultraviolet

Dans un futur proche où l’humanité a été contrainte de masquer un soleil devenu trop agressif derrière une épaisse masse nuageuse artificielle…

Un amnésique s’éveille dans une ruelle, pourchassé par des humains revenus au stade animal – et qui en veulent à sa viande.

Bien vite, il réalise que ses souvenirs lui ont été volés, dans un monde où la mémoire est désormais le moyen de contrôle premier.

Independently published (10 mai 2020) – Papier (12,99€) – Ebook (4,99€)

AVIS

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Federico Saggio toujours aussi imagée, immersive et parfois non dénuée de brutalité, un peu comme pour faire écho à ce futur apocalyptique dans lequel il nous plonge. Un futur que l’on apprend à découvrir à travers les yeux d’un protagoniste qui se réveille privé de mémoire, mais le corps meurtri par les séances de torture, et l’esprit alangui par de puissants psychotropes. Une fois libéré de sa chambre d’hôpital aux allures de cellule de prison, il se lance sur les traces de son passé afin de se retrouver et d’accomplir cette mission de Cerbère qu’on attend de lui…

Cerbère, un concept qu’il va progressivement s’approprier, et qui sera l’un des nombreux éléments qui vont lui faire comprendre que la vie de l’ancien Benedict n’est peut-être pas celle que le Benedict du présent aurait vraiment envie de vivre. Mais a-t-il vraiment le choix ? Peut-il s’émanciper d’un système répressif et violent suivant un dogme dans lequel le Soleil a été déclaré ennemi d’État, et au sein duquel aucune liberté n’est accordée en dehors de celle de produire en fonction du rôle qui vous a été assigné. Et pour s’en assurer, les moyens mis en place sont plutôt radicaux !

Retrouver sa place de Cerbère et s’assurer de la pérennité du système ou lutter contre cette vie pour laquelle Benedict ressent de plus en plus de dégoût ? Il lui faudra choisir, d’autant que la résurgence d’anciens souvenirs commence à lui faire prendre conscience de certaines vérités, sur lui, mais aussi sur son ancienne fonction… Entre doutes sur la véracité de ses souvenirs et découverte d’un monde d’horreur où l’humanité est réduite à l’état de charognard et de corps sans vitalité, notre protagoniste va être poussé dans ses retranchements, jusqu’à enfin se révéler à lui-même et aux lecteurs.

J’ai adoré cette idée de progresser en même temps que Benedict dans ce monde dévasté où quand les cannibales ne menacent pas de vous manger, c’est le système tout entier qui menace de vous engloutir. On découvre les choses en même temps que lui, ce qui ne manque pas d’attiser fortement la curiosité. Bien que l’on ne puisse qu’être horrifié par l’état du monde, on n’en reste pas moins curieux de découvrir la réalité derrière les écrans, non pas de fumée, mais de scènes enregistrées apportant un semblant de vie au-delà des rues sales, des silhouettes décharnées, de l’absence de lumière naturelle…

Je ne me suis pas attachée à Benedict, parce que ce n’est pas forcément un homme de sentiments, mais j’ai compati à son sort, à la manière dont sa vie lui a été doublement volée, et à cette impression d’avoir été plongé en enfer sans autre forme de procès. Comme lui, j’ai également été révulsée par la surveillance constante à laquelle il est soumis : chacune de ses paroles et chacun de ses faits et gestes sont enregistrés et rapportés par l’intelligence artificielle de son domicile à laquelle il est constamment lié par un implant… Dans ces conditions, difficile de ne pas comprendre ses désidératas de rébellion !

Au-delà du mystère entourant l’histoire de Benedict et la brutalité de ce monde, l’intérêt du roman réside également dans toutes ces questions qu’il soulève autour de la mémoire, qu’elle soit musculaire ou neuronale, de la personnalité et de ce qui fait de nous ce que nous sommes. Est-on encore soi-même quand on est privé de mémoire et de tous ces souvenirs qui forgent une personnalité ? Quel crédit peut-on accorder à ses propres souvenirs dans un monde où il est possible de les changer, de vous en implanter de nouveau, en somme de vous façonner à votre insu ? Vaut-il la peine de vivre une vie dans laquelle on vous fait endosser un rôle au détriment de votre propre personnalité, allant jusqu’à la déliter complètement ?

D’ailleurs, ce système dans lequel on joue impunément avec la vie et la personnalité des gens révèle ses limites, certains esprits n’étant pas faits pour être formatés et vivre une vie dénuée de spontanéité. Une réalité qui va s’imposer autant à Benedict qu’à un jeune homme qu’il va plus ou moins prendre sous son aile. Un duo formé sur le tard que l’on a hâte de retrouver dans la suite de la série, ce premier tome se terminant sur une grosse révélation et une scène laissant présager de nouvelles péripéties mouvementées.

En conclusion, avec Lululand Ultraviolet, l’auteur nous transporte dans un futur apocalyptique où le soleil est masqué et l’humanité déchue et contrôlée soit par ses bas instincts soit par un système oppressif et dictatorial. Un système que l’on apprend à découvrir à travers les yeux d’un amnésique, qui va progressivement renouer avec son passé avant de se forger son propre avenir. Entre mystère, action et un jeu maîtrisé entre souvenirs et réalité, voici un premier tome que vous aurez bien du mal à lâcher.

Je remercie l’auteur de m’avoir envoyé ce livre, que vous pourrez trouver sur Amazon, en échange de mon avis.

 

L’amour de ma vie, Clare Empson

L'Amour de ma vie (GRAND PUBLIC) par [Empson, Clare]

Je remercie les éditions Denoël de m’avoir permis de découvrir L’amour de ma vie de Clare Empson.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Catherine ne parle plus. Ni à son mari, ni à ses enfants, ni aux médecins, pas même à sa meilleure amie. Elle a été témoin d’une scène terrible et depuis plus un mot. Pourtant, du fond de sa bulle, Catherine se souvient…

Elle se souvient de Lui, Lucian, l’amour de sa vie rencontré à la fac. À cette époque, elle s’était laissé entraîner dans son cercle d’amis, privilégiés et hédonistes. Difficile d’oublier leur rupture, aussi : en une nuit, tout a volé en éclats. Elle l’avait quitté, détruisant leur vie à tous les deux. Sans qu’il n’y comprenne rien.

Elle se souvient surtout de leurs retrouvailles, quatre mois plus tôt : le hasard les a réunis, comme pour leur offrir une seconde chance. La passion a ressurgi immédiatement. Toutefois, impossible d’éviter la question essentielle : pourquoi? Pourquoi Catherine s’était-elle enfuie, cette nuit-là?

Une plongée sombre au cœur du silence, des secrets et des non-dits d’une histoire d’amour.

Denoël (13 juin 2019) – 448 pages – Broché (22,90€) – Ebook (16,99€)
Traduction : Jessica Shapiro 

AVIS

Avec L’amour de ma vie, attendez-vous à rester scotché à votre lecture et à passer par tout un tas d’émotions !

Cette histoire, c’est celle de l’amour avec un grand A, celle de la passion qui fait perdre la tête, qui enivre et tourne à l’obsession. L’autrice, en alternant les points de vue entre Catherine et Lucian, et en nous faisant naviguer entre trois époques différentes, nous permet de nous approprier leur tragique amour, et les événements qui ont conduit à une fin qui ne devrait pas vous laisser de marbre.

Pour ma part, j’ai assez vite anticipé la fin parce que j’ai ressenti la même montée en puissance du drame que dans Gatsby le magnifique. Sans comparer les deux romans qui sont très différents, j’ai trouvé qu’avec L’amour de ma vie, l’autrice arrivait avec beaucoup de talent à insuffler une aura dramatique et belle à la fois à son récit. À mesure que l’on tourne les pages, la tension gagne en intensité et provoque un sentiment d’oppression qui s’accentue avec les sauts dans le présent auprès d’une Catherine rendue muette par le choc. Ayant assisté à une scène tragique, elle s’est ainsi murée dans le silence… Elle respire, elle pense, elle comprend, mais elle ne peut pas parler pour le plus grand désarroi des siens.

Au fil des pages, on comprend que les racines de ce silence sont bien plus profondes qu’il n’y paraît. Ce silence provient avant tout de l’accumulation de non-dits, de sentiments refoulés, de honte, de culpabilité qui, année après année, ont poussé Catherine dans ses retranchements. Le choc n’a été que l’élément déclencheur faisant basculer une femme dans une prison dont elle est la seule à détenir la clé même si sa famille et sa meilleure amie essaient, du mieux qu’ils le peuvent, de la soutenir. Catherine, dont les mots ne franchissent plus la bouche, se souvient pourtant ! Retranchée dans ses souvenirs, elle décide alors de remonter le fil du temps et de raconter à Lui, son cher Lucian, tout ce qu’il représente pour elle, tout ce qu’elle n’a pas pu lui dire, tout son amour. Et nous, lecteurs, on est pris dans un puissant maelström d’émotions qui nous frappe de plein fouet. Malgré les quelques longueurs en fin de roman, je n’ai ainsi pas pu lever mes yeux du roman, pas un seul instant.

Je ne suis pas très fan des histoires d’amour, mais la relation entre Catherine et Lucian, c’est tellement plus que cela. C’est beau, fort et intense, mais c’est aussi la rencontre de deux âmes qui étaient faites pour se rencontrer, communier et ne jamais se quitter ! C’est peut-être la raison pour laquelle je n’ai pas toujours réussi à comprendre les réactions et les décisions de Catherine qui, en optant systématiquement pour la fuite devant les problèmes, a fait bien plus de mal que de bien. Mais parce que sa sensibilité m’a touchée, j’ai aussi compris ses sentiments, cette culpabilité et cette honte qui, pendant de très longues années, l’ont contrainte à vivre dans le passé sans profiter du présent.

Et puis il y a cet événement survenu il y a quinze ans et qui a conduit Catherine, pourtant éperdument amoureuse de Lucian, à le quitter du jour au lendemain sans aucune explication. J’ai assez vite deviné ce qui s’était réellement passé, ce qui ne m’a pas empêchée d’attendre avec impatience que l’autrice lève le voile sur cet événement qui marque la fin du couple Lucian/Catherine, et le début, pour les deux anciens amoureux, d’une longue descente aux enfers.

C’est totalement injuste de ma part, parce que personne n’a le droit de blâmer quelqu’un pour sa réaction face à un tel événement, mais j’ai parfois été frustrée par la manière dont Catherine se voile la face s’enfermant dans un rôle de coupable quand elle n’était que victime. Cela m’a tellement révoltée que j’ai attendu avec impatience, et une certaine crainte, que l’autrice mette enfin les mots sur un acte abominable et encore bien trop courant. À cet égard, j’ai apprécié la manière dont elle aborde ce sujet difficile, c’est fait avec sensibilité et intelligence. Elle laisse le temps qu’il faut à son héroïne d’accepter la dure vérité, de se réconcilier avec elle-même et de remonter à la surface.

Malgré des révélations qui ne m’ont pas surprise, j’ai trouvé que le roman dégageait pas mal de suspense. Il faut dire que dans le milieu assez malsain dans lequel évolue Lucian, on a ce sentiment qu’une étincelle pourrait vite déclencher un incendie. Entouré depuis des années de ses quatre meilleurs amis, Lucian vit en autarcie dans un monde de luxe et de fête où l’argent et l’alcool coulent à flots. Dès le départ, on sent qu’il y a quelque chose qui cloche, comme si les liens étroits entre ces amis phagocytaient leur chance de bonheur.  Si certains personnages sont finalement plutôt sympathiques à l’instar de Henry et de sa jeune épouse, une ancienne hôtesse de bar taïwanaise qui m’a beaucoup touchée, l’un des personnages respire la malhonnêteté, la jalousie, l’envie, la méchanceté… Car tout ce qui brille n’est pas d’or, Lucian finira par découvrir que le diable peut parfois se cacher parmi les siens. Mais n’est-ce pas trop tard ?

En conclusion, L’amour de ma vie est un roman qui se lit tout seul, la narration alternée et les allers-retours entre passé et présent étant plutôt efficaces pour tenir en haleine les lecteurs. Mais ce sont surtout la force des sentiments entre les deux protagonistes et la diversité des thèmes abordés (l’amour, l’amitié, le bonheur, la manipulation, la jalousie, les non-dits, le silence, le poids du passé, de la honte, de la culpabilité…) qui font de ce roman un véritable page-turner dont la lecture devrait vous retourner et susciter en vous de multiples émotions.

Feuilletez un extrait du roman sur le site des éditions Denoël.

Aux portes de la mémoire, Felicia Yap

Je remercie les éditions HarperCollins de m’avoir permis de découvrir Aux portes de la mémoire de Felicia Yap.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Claire Evans vit dans un monde où la mémoire à long terme est une utopie. En sortant de l’adolescence, hommes et femmes découvrent à quelle catégorie ils appartiennent. Les chanceux font partie des Duos, capables de se souvenir des dernières 48 heures de leur vie. La mémoire des Monos, comme celle de Claire, se limite à la journée de la veille. Chaque soir, tous consignent religieusement leurs souvenirs sous peine d’oublier qui ils sont. Qui ils aiment. Ce qu’ils ont fait. Ou ce qu’on leur a fait.
Ainsi, le jour où un policier annonce à Claire que son mari aurait assassiné sa maîtresse deux jours auparavant, c’est le trou noir. Que s’est-il réellement passé ? Pour Claire, le compte à rebours a déjà commencé.

HarperCollins (13 février 2019) – 400 pages – Poche (7,90€) – Ebook (6,99€)

AVIS

Aux portes de la mémoire est un thriller atypique que j’ai dévoré en deux soirées pressée de connaître les tenants et aboutissants d’une histoire qui vous emmène dans les tréfonds du couple et de la mémoire.

Ces deux thèmes sont omniprésents dans ce monde différent du nôtre, une sorte de dystopie dans laquelle les gens ne sont plus catégorisés selon des critères comme le sexe, la religion, l’ethnie, l’orientation sexuelle, mais selon leurs capacités mémorielles. Les Monos se souviennent des dernières 24 heures de leur vie et les Duos des dernières 48 heures. De cette différence, qui intervient à la fin de l’adolescence, naît une discrimination totale et révoltante qui donne aux Duos les pleins pouvoirs sur la société puisqu’ils sont censés être plus intelligents et méritants. Les Monos, quant à eux, forment une classe secondaire de citoyens que l’on se permet de juger, jauger et de limiter dans leurs aspirations professionnelles.

C’est assez surréaliste et révoltant de voir que personne ne réagit vraiment à cette différence de traitement comme si la planète entière l’avait intériorisée et acceptée comme un fait acquis et indiscutable… Il y a heureusement un personnage qui, d’une certaine manière, lutte contre le système même si cela le conduira à rester toujours sur le qui-vive et à redoubler d’efforts pour ne pas que son secret s’ébruite.

Dans ces conditions, on peut comprendre que les mariages mixtes entre Duos et Monos soient peu courants et très peu acceptés, les premiers étant bien trop « supérieurs » aux seconds pour se mélanger avec eux et risquer de compromettre leur descendance… Une chose que Marc Evans, qui se lance en politique, aimerait changer. Son atout dans son combat, son propre mariage mixte avec une Mono, Claire, depuis 20 ans. Derrière cet argument de poids se cache néanmoins une autre réalité, celle d’un couple qui cohabite plus qu’il ne vit ensemble, de deux époux qui ont du mal à communiquer et que leurs différences, supposées et réelles, ont fini par séparer. Mais ces problèmes de couple ne sont rien au regard du coup de massue qui va frapper Claire quand son mari sera suspecté d’avoir assassiné sa maîtresse par un inspecteur bien décidé à élucider rapidement son enquête. Le compte à rebours a commencé, la vérité doit éclater quel qu’en soit le prix !

Ce qui rend cette enquête aussi passionnante, c’est cette ambiguïté constante sur la mémoire qui est ici triturée, questionnée, manipulée, partiale et parcellaire. Chaque personne remplit ainsi scrupuleusement chaque soir son journal intime électronique Apple afin de retranscrire les grands événements de sa journée. Des entrées qu’il suffit de faire défiler quand on veut se souvenir de quelque chose ou d’apprendre par cœur pour transformer une information en fait dont on se souviendra toute sa vie. Comment alors confondre un assassin qui, au bout de 24/48h ne se souviendra de rien à moins d’avoir, ce qui demeure peu probable, confessé ses crimes par écrit ? Et puis, quelle confiance accorder à ces journaux électroniques ? D’ailleurs, celui récolté par l’inspecteur dans le cadre de son enquête est tellement délirant qu’il s’avère difficile de lui porter crédit bien que certains faits semblent bizarrement coïncider avec la réalité…

Écrire pour vivre, écrire pour se souvenir, écrire pour manipuler, écrire pour oublier… Dans cette histoire, difficile de savoir à quels souvenirs et à qui vraiment se fier, la dissimulation, volontaire ou non, étant constante et inévitable. Mais si Claire découvre son mari menteur, tricheur et volage, elle a au moins une certitude, ce n’est pas un meurtrier. Jusqu’alors assez passive, elle va se lancer dans une quête de vérité qui la mènera sur un chemin qu’elle n’aurait jamais cru emprunter. En fouillant le passé, de sa rencontre avec son mari à cette situation de femme au foyer dépressive que la vacuité de sa vie oppresse, c’est elle-même qu’elle mettra à nu… pour le meilleur et pour le pire.

L’autrice nous offre ici un thriller sombre et palpitant qui alterne avec habileté entre le présent/le passé et différents protagonistes, tous différents les uns des autres : Marc et Claire Evans, un inspecteur qui a ses propres secrets, et une femme qui nous apparaît aussi mystérieuse que complètement dérangée. Devant des protagonistes dont la psychologie est aussi développée, complexe et nuancée, on jongle entre empathie, dégoût, tristesse, compréhension, agacement, émotion… Rien n’est figé dans le marbre : les inimitiés des débuts peuvent laisser place à une certaine indulgence, et l’empathie pour certains se muer en incrédulité, voire effroi. Attendez-vous donc à être surpris par les personnages et des révélations fracassantes qui vous donneront envie de revoir le roman et certains comportements sous un jour nouveau.

Grâce à la fluidité de sa plume et une gestion du suspense intelligente, l’autrice a su me captiver dès les premières pages d’autant que la narration dynamique incite à se laisser emporter par l’histoire. J’ai également apprécié la manière dont elle a réussi à soulever, sans aucune lourdeur, des réflexions intéressantes sur des thèmes universels. Il est ici question de ce sentiment de trahison et de vengeance qui pousse à toutes les folies, de préjugés et de cette discrimination bien trop souvent acceptée, de la dépendance de l’homme à la technologie (l’ombre de Steve Jobs planant autant dans cette dystopie que dans notre réalité), des fondations d’un couple, de mémoire, du poids de la vérité et du passé, du droit à l’oubli…

La vérité en tant que devoir de mémoire, un frein ou une condition sine qua non pour avancer dans la vie ? Une question que vous ne pourrez que vous poser en tournant la dernière page de ce page-turner que je recommande à tous les amateurs de thrillers dans lesquels sont mises à nu la complexité de l’âme humaine et la force des passions.

Découvrez le roman sur le site des éditions HarperCollins.