Top Ten Tuesday #220 : 10 livres que je ne me rappelais pas avoir lus !

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Comme souvent, j’ai décidé de dévier du thème officiel pour vous en proposer un autre qui m’est venu à l’esprit récemment…

Si je garde souvent a minima une impression de la plupart de mes lectures, il y a des livres dont je ne me souviens de rien, même pas de les avoir lus ! Un constat que je fais de temps en temps, et qui me surprend toujours, notamment quand je veux marquer « comme lu » un livre sur Livraddict et que le site m’indique que je l’ai déjà lu.

Je pourrais vous dire que ce n’est pas ma mémoire qui flanche, mais la faute à des livres qui ne m’ont pas plu, mais ce serait faux puisque j’avais attribué une note plus que correcte à une majorité des 10 oubliés de ce top. Je réalise toutefois que beaucoup d’entre eux sont des ouvrages graphiques. Peut-être que ne pas avoir à imaginer par moi-même les personnages et les décors gêne quelque peu mon travail de mémorisation… 

Et vous, utilisez-vous aussi Livraddict ou un autre moyen pour vous souvenir de tout ce que vous lisez ?
Vous est-il déjà arrivé de faire une relecture sans le vouloir/le savoir ?

 

 

Top Ten Tuesday #220 : 10 couvertures qui donnent envie de partir à l’aventure

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Pour illustrer le thème de cette semaine, 10 couvertures qui donnent envie de partir à l’aventure, j’ai allègrement pioché dans ma PAL jeunesse…

Et vous, certaines de ces couvertures vous donnent-elles envie de partir à l’aventure ?

 

 

 

 

Top Ten Tuesday #211 : 10 romans en anglais que j’ai aimés et que j’aimerais voir traduits en français

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Le thème de la semaine ne m’inspirant pas outre mesure, j’ai décidé de profiter de ce top ten tuesday pour vous parler de ces livres en anglais que j’ai bien aimés et que j’aimerais voir traduits en français.

  • Des romans de romantasy difficile à lâcher : sorcières, vampires, sirènes, faes, pirates… Il y en a pour tout le monde et pour tous les goûts. En plus d’être de véritables pages turner, ces romans ont comme point commun de mélanger avec talent fantasy et romance. La romantasy, un genre que j’aime beaucoup et avec lequel je passe toujours de beaux et intenses moments. Si j’ai aimé tous ces romans, Serpent & Dove et The Bargainer : Rhapsodic sont les deux qui m’ont le plus tenue en haleine. From Blood and Ash possède également ce côté addictif, mais il faut attendre un certain nombre de pages avant de le ressentir. Quant à Daughter of the Pirate King, il offre une ambiance de piraterie fort sympathique ! 

Couverture Serpent & Dove, book 1Couverture Blood and Ash, book 1: From Blood and AshCouverture The Bargainer, book 1: Rhapsodic

A promise of fire, dont la chronique est dans mes brouillons, devrait être traduit en français. L’autrice n’a toutefois pas pu me donner plus d’informations quant à une éventuelle date de sortie.

Couverture The Kingmaker Chronicles, book 1: A Promise of FireCouverture Daughter of the Pirate King, book 1

  • Thriller et Science-fiction : All eyes on us est un thriller young adult efficace qui offre une certaine représentativité avec des personnages racisés et LGBT. On y parle notamment intolérance, homophobie, religion, apparences… Quant à Interview with the robot, son intérêt réside dans son rythme haletant, sa construction originale et les différentes thématiques abordées comme la question de la robotique et des intelligences artificielles. Les deux livres peuvent être écoutés gratuitement sur Audible Stories.

Couverture All Eyes on UsInterview with the Robot

  • Deux romances fort addictives : The Ex Talk, en plus d’offrir une belle romance avec un homme connaissant la notion de consentement (c’est assez rare pour être noté), nous plonge dans le milieu de la radio. Du jamais vu pour moi. Quant à Dear Enemy, c’est l’une des meilleures romances ennemies to lovers que j’aie lue. L’attraction et l’alchimie entre les deux protagonistes est juste incroyable !

Couverture The Ex Talk

  • Ouvrage graphique : de cette liste, Fangs est l’ouvrage dont le niveau d’anglais est le plus accessible. Basé sur des scènes de vie entre une vampire et un loup-garou, c’est mignon et plein d’un humour parfois un peu mordant. Ce n’est pas le genre de livres que l’on garde longtemps en mémoire, mais ça fait passer un bon moment de détente sans prise de tête. Et les illustrations en noir et blanc ne sont pas dénuées de charme. Quant à l’objet livre, il est vraiment très joli : couverture tissée, tranches noires…

Couverture Fangs

Et vous, certains de ces titres vous tentent-ils dans leur version originale ou dans une éventuelle version française ?

Top Ten Tuesday #210 : 10 romans que vous souhaitez découvrir dont le titre ne contient que 2 mots (incluant les articles)

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Pour le thème de la semaine, 10 romans que vous souhaitez découvrir dont le titre ne contient que 2 mots, j’ai pioché dans ma PAL virtuelle sur Livraddict

Couverture Les 100, tome 1Couverture Night SpinnerCouverture L'inconsolé

Couverture Wild ChildCouverture Ex Dei

Couverture Adopted Love, illustré, tome 1Couverture Stardust academieCouverture Darryl Ouvremonde

Couverture Histoire éternelle

Et vous, certains de ces titres vous tentent-ils ?

Kafka : L’éveil (tome 1), Xavier Amet

Kafka, L'éveil ; Xavier Amet

Je remercie Xavier Amet et Livraddict pour l’envoi de Kafka. Je remercie également l’auteur pour sa dédicace particulièrement soignée et les deux petits bonus.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

« J’étais la tache de vin sur une belle nappe blanche pour mes parents, une erreur de la nature pour mes proches et un fou violent pour les gens évoluant dans ma vie. »

Ouais ! Si je devais retenir une chose de ce qui m’a motivé à foutre le camp de chez mes parents et de cette école de commerce de merde, c’est bien ça ! Car au final ça résume bien le fait que je ne trouvais pas ma place dans ce monde, que ce dernier semblait tout faire pour me rejeter alors… J’allais me démerder par moi-même, devenir privé à mon compte (au black bien sûr) en plus de continuer à participer à des combats illégaux. Une façon d’externaliser cette soif de violence que je ne savais expliquer.

Bien que j’eusse pris cette décision pour trouver ma place ici-bas, savoir qui j’étais, ce que j’étais, jamais je n’aurais imaginé que mon grand saut m’amène là où je suis à présent…

    • Broché: 488 pages
    • Editeur : E.X.A Concept; Édition : Janvier 2017 (4 novembre 2016)
    • Prix : 22€
    • Illustrateur : Jean-Mathias Xavier

AVIS

L’histoire, entre monde terrestre et monde surnaturel

Le récit démarre sur un prologue plutôt dur et sombre qui n’est pas sans rappeler certains épisodes de notre histoire. Dans tous les cas, l’auteur arrive d’emblée à capter l’attention des lecteurs qui découvrent par la suite Kafka, un jeune homme dans sa vingtaine.

Mouton noir de sa famille, ce dernier est plus dans l’action que dans la philosophie bien que ses réflexions sur l’état du monde actuel soient loin d’être dénuées d’intérêt. Ne reculant jamais devant une bonne baston, il aime à jouer des poings dans la vie et lors de combats illégaux où il excelle. En dehors de cette activité lucrative peu légale, mais qui lui offre l’occasion de se défouler, il exerce le métier de détective privé pour le compte de personnes désirant prouver l’infidélité de leur conjoint. Sa vie va cependant prendre un nouveau tournant lorsqu’un cadavre jeté d’un toit lui tombe presque dessus. Stimulé par l’envie d’action, il va se lancer sur la piste du meurtrier avant de découvrir que rien en ce bas monde n’est le fruit du hasard. Et si finalement, derrière ce meurtre se cachaient des forces et des enjeux qui le dépassent, mais qui, paradoxalement, vont l’aider à se trouver lui-même?

Même si Kafka est loin d’avoir les capacités d’analyse et de déduction de mon détective privé préféré, Sherlock Holmes, j’ai néanmoins pris plaisir à suivre son enquête concernant le meurtre d’une victime dont il arrivera, pour son plus grand malheur, à découvrir l’identité. Mais c’est bien l’enquête sur les traces de son passé qui se révèlera la plus haletante d’autant qu’elle lui permet de mettre les pieds dans un monde dont il ignorait jusque là l’existence…

Il faudra attendre un certain nombre de pages avant que l’auteur quitte le monde très terre à terre de Kafka pour introduire du surnaturel. Il le fait d’abord par petites touches avant de plonger complètement le lecteur dans un monde secret où des créatures dangereuses et ignobles mettent tout en œuvre pour assouvir le dessein qu’elles réservent aux humains. Ce procédé introduit un certain suspense vous poussant à lire les chapitres les uns après les autres. Les différentes révélations qui se succèdent vous donnent ainsi envie d’en apprendre plus sur ces créatures, mais aussi sur ce qui les lie à Kafka. Pourquoi s’intéressent-elles autant à lui ?

En ce qui concerne les créatures du livre, l’auteur joue la carte de l’originalité. Tout le monde connaît, à des degrés divers, les créatures de la nuit que sont les vampires. Mais personne, à part les chanceux lecteurs de ce roman, ne connaît les vampires version Xavier Amet. Autant vous le dire tout de suite, l’auteur dépoussière le mythe du vampire balayant d’un revers de main tout, ou presque, ce que nous savons d’eux. Il est vrai que plusieurs auteurs se sont amusés à proposer leur propre version du mythe, mais celle de l’auteur est certainement la plus originale que j’aie lue. J’ai adoré son explication concernant leur apparition tout comme leur objectif final. L’auteur évoque également un autre mythe, bien moins connu en France, celui des Bersekers, des guerriers légendaires. Je connais peu cette légende et ai donc apprécié de mieux l’appréhender à travers Kafka et son héritage.

Les personnages…

Sans que cela soit préjudiciable à l’intrigue, j’ai eu du mal à trouver des atomes crochus avec notre héros malgré lui. J’ai apprécié sa volonté de ne pas se fondre dans le moule et le modèle de réussite sociale imposé par ses parents, et plus généralement, la société.  Je n’ai, en outre, pu qu’approuver certaines de ses idées ou de ses réflexions sur notre monde, mais le côté « je suis en révolte contre tout et contre tout le monde alors je tape pour me défouler » m’a vite fatiguée. Fort heureusement, nous découvrons, au fil de l’intrigue, les raisons de la colère perpétuelle qui habite le jeune homme et face à laquelle ses parents ont, par le passé, fini par baisser les bras.

Mais ce qui a vraiment rendu difficile pour moi d’apprécier notre héros, c’est le peu de considération qu’il semble avoir pour les femmes puisque ces dernières semblent se résumer à une fonction, celle d’assouvir ses besoins primaires. C’est ainsi que pour chaque personnage féminin, on a droit à une petite description de son anatomie et des réactions que sa vue suscite sur celle du jeune homme… C’est autant désagréable en tant que femme que réducteur pour la gent masculine dont le cerveau semble alors s’être délogé de leur boîte crânienne pour atterrir dans leur slip. L’auteur a certainement forci le trait pour les besoins de son histoire, mais ça m’a quand même bien agacée.  Je me suis toutefois demandée,  en fin de roman, si un événement dans le passé de Kafka l’ayant coupé de sa nature profonde ne peut pas, en partie, expliquer ce manque d’émotions que ce soit envers ses parents ou ses conquêtes féminines. La scène finale semblerait corroborer cette hypothèse et donc rendre le personnage, du moins pour moi, moins tête à claques. Ou alors c’est juste un gros con ! A vous de voir si, comme lui, vous voulez voir le verre à moitié vide ou, comme Raven, à moitié plein.

Raven est une femme qui va intervenir relativement tard dans le roman et qui va apporter un certain nombre de réponses à Kafka. C’est aussi grâce à elle qu’il va fouiller dans son passé et se décider à confronter ses parents pour en apprendre plus sur les secrets de sa jeunesse. Si le jeune homme fantasme évidemment sur ses formes, Raven sera la seule femme du roman avec laquelle il va développer des liens ne se réduisant pas à une simple attraction physique. Il faut dire que sa force de caractère et son implacable détermination font d’elle une personne qu’il apparaît difficile de négliger. Bien qu’elle se révèle beaucoup plus humaine que Kafka dans ses rapports à autrui, on ne peut pas non plus dire qu’elle brille par son empathie. Son histoire personnelle riche et intense la rend néanmoins très intéressante et puis, comme Kafka, derrière sa carapace, elle n’en demeure néanmoins pas dénuée de sentiments, notamment envers les deux personnes de son équipe qu’elle considère un peu comme sa famille. D’ailleurs, je dois dire que le pré-adolescent et le vieil homme qui la secondent sont les deux personnages que j’ai préférés. Ils demeurent assez secondaires, mais je ne doute pas qu’ils prennent une place plus importante dans la suite de l’histoire.

Je vous ai dressé un portrait peu reluisant de nos personnages, mais pour autant, les ai-je détestés ? La réponse est non, car malgré leurs défauts, chacun a un petit quelque chose qui permet de ne pas avoir envie de se joindre au méchant de l’histoire pour les tuer. Pour Kafka, ce sont indéniablement sa capacité d’auto-dérision et son humour dont il ne se départit quasiment jamais. J’ai ainsi adoré sa manière de faire référence à la culture populaire, à des films, à des séries ou à des choses du quotidien pour les tourner en dérision ou les commenter de manière sarcastique. Cela, en plus d’amuser le lecteur, crée une certaine connivence qui fait que comme à un gamin perturbateur, mais attachant, on lui pardonne ses excès et ses frasques. Ceci est d’autant plus vrai que l’on sent que, derrière sa carapace de gros dur, se cache pendant une bonne partie du roman cet enfant qui, à défaut de trouver sa place parmi les siens et la société, se sent exister à travers les combats et la violence.

La plume de l’auteur au service d’une histoire rythmée 

Lorsque j’ai vu ce roman proposé en partenariat sur Livraddict, j’avoue avoir bien réfléchi avant de postuler, le résumé me laissant craindre un récit un peu trop vulgaire. Or, si vous me suivez régulièrement, vous devez connaître mon appétence pour les auteurs à la plume raffinée… Je ne regrette néanmoins pas d’être sortie de mes habitudes de lecture dans la mesure où l’utilisation de la grossièreté est maîtrisée et plutôt cohérente avec la personnalité du protagoniste, celui-ci n’ayant en effet pas vraiment l’habitude de faire dans la dentelle que ce soit verbalement ou physiquement… Je mentirais en disant avoir pris plaisir en lisant ses multiples jurons, mais ils s’insèrent naturellement dans le récit. Et puis, je vous rassure, vous n’avez pas non plus une insulte à chaque ligne.

La plume de l’auteur est efficace comme sait l’être « le héros malgré lui » qu’elle met en scène. Il n’y a donc pas de longues descriptions, mais tout de même assez de détails pour rendre l’histoire crédible, et permettre à chacun de se plonger dans les rues de Paris, et dans le feu de l’action. De ce côté-là, si vous aimez les histoires avec un rythme endiablé, vous serez comblés et aurez certainement le sentiment de lire un film d’action, les événements s’enchaînant assez vite. Les seules digressions que s’autorise l’auteur lui permettent d’apporter un regard critique sur le monde actuel et d’aborder des thèmes comme le harcèlement de rue, la surconsommation, le paraître en société, la politique… Mais ces passages restent assez courts et apportent une profondeur au roman intéressante. Le rythme soutenu du récit et la plume très accessible de l’auteur rendent donc le livre très facile et rapide à lire. Et puis, chose appréciable pour les taupes de mon genre, la police d’écriture est assez grosse pour ne pas avoir à forcer sa vue et accessoirement, faire défiler les pages rapidement.

Un livre interactif et immersif

A noter que le roman, en plus d’avoir une couverture plutôt attrayante, a un petit côté interactif avec la présence de QR Codes que vous pourrez lire après avoir téléchargé une application. Si les bonus que l’on débloque au gré de la lecture ne sont pas indispensables à l’histoire, cela reste une démarche fort sympathique d’autant qu’elle ajoute au côté immersif du récit.

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Si le résumé et/ou ma chronique vous donnent envie d’en apprendre plus sur le roman, je vous invite à visionner cette bande-annonce particulièrement bien réalisée ou à fureter sur le site de l’auteur lui-même plutôt agréable à parcourir.

En conclusion, ce premier tome nous permet de découvrir un héros qui tranche avec l’image traditionnelle et qui, selon votre degré de tolérance face au « je m’en foutisme » de celui-ci, vous sera plus ou moins agréable. Brut de décoffrage, on se prend néanmoins à suivre ses aventures avec frénésie désirant, presque autant que lui, découvrir les mystères de son passé et de son héritage. En nous baladant entre monde réel et imaginaire d’une main de maître, Xavier Amet signe ici un roman qui tient son lecteur en haleine. La mythologie originale qu’il a créée autour des vampires, l’utilisation du mythe des Bersekers encore peu courante en littérature française, et les différentes révélations qui se succèdent dans le roman ne sont pas étrangères à ce phénomène. Je lirai donc avec plaisir la suite des aventures de Kafka qui, si l’on considère la fin spectaculaire soulignée par l’illustration de Jean-Mathias Xavier, sera certainement explosive.

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Site de l’auteur Page FB

Envie d’acheter Kafka ?

Re : Zero – Re : vivre dans un autre monde à partir de zéro, Tappei Nagatsuki

Je remercie les éditions Ofelbe et Livraddict de m’avoir fait parvenir ce premier tome du light novel Re : Zero de Tappei Nagatsuki.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Endurer les douleurs engendrées par la mort pour affronter les difficultés de la vie…
Une réalité sans fin…

Subaru Natsuki fait la connaissance d’Émilia, une jeune fille aux longs cheveux d’argent qui l’entraîne dans une dimension peuplée de monstres et d’ennemis en tous genres particulièrement hostiles. Le jeune homme a juré de la protéger, mais il ne résiste pas longtemps dans ce monde violent où il est tué rapidement.

Pourtant, il revient d’entre les morts à l’aide d’un pouvoir qui le ramènera toujours à son point de départ. Subaru entame alors un combat perpétuel dans lequel il essaie, peu à peu, de changer le futur, où chaque fois les souvenirs sont à reconstruire…

  • Broché: 280 pages
  • Editeur : Ofelbe (15 juin 2017)
  • Prix : 13,99€

AVIS

Comme avec Overlord, j’ai été séduite par le travail d’édition réalisé par les éditions Ofelbe. La couverture est juste magnifique tout comme les dessins qui illustrent l’ouvrage même si je les aurais souhaité plus nombreux. Les personnages nous sont présentés en couleurs en début d’ouvrage ce qui est fort appréciable quand vous découvrez  pour la première fois l’univers de Re : Zero.

L’histoire…

Invoqué dans un monde fantasy d’allure médiévale sans savoir pourquoi ni par qui, Subaru Natsuki n’est pas paniqué outre mesure. Bercé par les jeux vidéo et les animés, il essaie juste de comprendre son nouvel environnement en s’aidant des codes qu’il connaît et d’agir en fonction de ces derniers. L’idée est plutôt sensée, mais ne fera pas vraiment ses preuves lorsqu’il rencontrera ses premiers ennuis desquels une mystérieuse et très belle jeune fille viendra le sauver. Pour la remercier, il va l’aider à retrouver la voleuse qui lui a dérobé l’insigne auquel la demoiselle semble tenir. Un choix plus lourd de conséquences qu’il n’y paraît…

Des débuts difficiles…

J’ai commencé ma lecture avec enthousiasme, mais celui-ci s’est érodé au bout de quelques pages. Qu’il m’a été difficile d’entrer dans l’histoire alors que le résumé me plaisait beaucoup ! Cela s’explique, en partie, par la manière de s’exprimer assez particulière de Subaru et sa manie très dérangeante de se parler à lui-même. Ceci est d’autant plus perturbant que ses paroles m’ont paru, très souvent, manquer de naturel voire être simplement dénuées de sens.

D’ailleurs, je me demande si ce ressenti ne vient pas de la traduction, certaines phrases ou expressions m’ayant laissée dubitative. Par exemple : « C’est que je suis un enfant nerveux de l’époque moderne ». Même en m’aidant du contexte, j’ai quelques difficultés à comprendre le sens de ces quelques mots…

J’ai en outre regretté, dans la première partie de l’ouvrage, la vacuité des échanges entre nos deux protagonistes. Entre Subaru qui s’extasie devant la beauté de la jeune fille et celle-ci qui s’acharne à vouloir prouver que ses actions ne sont pas réalisées par simple altruisme, mais seulement par intérêt, je me suis ennuyée. Je dois néanmoins nuancer mes propos, car au fur et à mesure de l’aventure, j’ai fini par trouver que leurs taquineries les rendaient plutôt touchants et laissaient espérer une certaine complicité voire amitié future.

Mais une histoire qui finit par prendre son envol… 

Malgré des débuts difficiles, j’ai persisté puisqu’il n’est point dans mon habitude d’abandonner un livre… Et puis, la présence de Pack, un chat qui m’a fait fondre dès son apparition m’a fortement motivée à poursuivre l’aventure. Qui résisterait à un chat, au pelage soyeux, qui parle ? Certainement pas moi !

J’ai plutôt bien fait de poursuivre ma lecture puisqu’à partir de la 85ème page (oui, c’est précis), les choses commencent à devenir intéressantes et à s’intensifier autant en termes de suspense que d’actions. Il ne m’en a pas fallu plus pour me laisser emporter par l’histoire, désireuse de savoir comment notre « héros malgré lui » allait aborder la répétition de ses dernières heures d’existence et leur tragique issue.

Et je ne peux qu’avouer avoir été très agréablement surprise par la manière dont l’auteur a su nous faire revivre les événements sans jamais tomber dans la répétition. Cela est dû en grande partie à la faculté de notre héros d’apprendre de ses erreurs et de mettre à profit les informations glanées au cours de ces quelques heures intenses et stressantes qu’il revit inlassablement.

Malgré ses bizarreries, j’ai d’ailleurs trouvé le personnage courageux. En dépit de son manque de force et d’absence de super pouvoirs, il ne baisse jamais les bras. Il va de l’avant, grandit et, petit à petit, s’affirme. Même s’il continue régulièrement à se déconsidérer par des expressions comme « éternel fauché », le lecteur est témoin de son évolution et de sa volonté d’assurer le bien-être de toutes les personnes auxquelles il s’est attaché dans ce nouveau monde. Alors parfois il plie mais tel le roseau, il ne rompt jamais. Et quand l’on rappelle que c’est un personnage qui a connu plusieurs fois une mort douloureuse, on ne peut que louer cette force de caractère et cette obstination.

Quant aux autres personnages, j’ai regretté la faible présence de la mystérieuse jeune fille aux longs cheveux d’argent. Le résumé m’avait laissé espérer un plus grand rôle de sa part dans l’intrigue. Même constat pour l’adorable esprit prenant la forme d’un chat qui l’accompagne. A l’inverse, j’ai apprécié d’apprendre à connaître un personnage que je ne pensais pas apprécier et dont j’ai hâte de suivre la destinée, quelle qu’elle puisse être.

Suspense et mystère au rendez-vous ! 

Enfin, la part de mystère et de suspense que l’auteur a su distiller tout au long de son récit en rend la lecture assez addictive. Ainsi, si on découvre assez vite les informations principales sur Subaru, on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi et par qui il a été invoqué dans ce monde dont on ne connaît finalement pas grand chose. De la même manière, la jeune fille aux cheveux d’argent qui refuse de donner, pendant la majorité du livre, son vrai nom au héros demeure terriblement mystérieuse. Qui est-elle et pourquoi veut-elle tellement retrouver l’insigne qu’on lui a dérobé ?

Autre mystère qui m’a tenue en haleine, l’identité de la méchante de l’histoire. Aussi belle que froide, cette femme m’a intriguée dès son apparition. J’ai aimé sa cruauté implacable contrastant avec son enveloppe charnelle plutôt sensuelle. En d’autres mots, si vous êtes du genre curieux, le livre devrait générer en vous de nombreux questionnements. Attendez-vous néanmoins aussi à quelques frustrations puisque ce premier tome et son épilogue suscitent bien plus de questions qu’ils n’apportent de réponses…

En conclusion, malgré un démarrage difficile et un personnage dont l’habitude de se parler à haute voix m’a horripilée, ce tome 1 du light novel Re : Zero m’a plu. La découverte de ce monde de fantasy énigmatique, l’action, la magie, des personnages parfois agaçants, mais finalement attachants, les nombreuses questions que l’on se pose et le suspense qui plane tout au long de cette histoire sont autant d’éléments qui m’ont permis de passer un agréable moment de lecture.

Je lirai donc avec plaisir le tome 2 qui devrait sortir en septembre. En attendant, je vais poursuivre ma découverte des éditions Ofelbe avec les premiers tomes de deux light novels que j’ai récemment achetés : Spice & Wolf et DanMachi.

 

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Inaccessibles tome 1 : La Tour aux mille étages, Katharine McGee

J’ai reçu Inaccessibles, La Tour aux mille étages de Katharine McGee dans le cadre d’un partenariat Livraddict. Je remercie donc le site ainsi que les éditions Michel Lafon pour leur confiance.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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Bienvenue à Manhattan, en 2118

New York est à la pointe de l’innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal.

Jusqu’au jour où une jeune femme tombe du millième étage…

Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux. La belle et riche Eris, qui découvre un secret familial terrible ? Rylin, qui travaille pour un garçon des étages supérieurs ? Watt, qui espionne tout le monde grâce à une IA qu’il a créée ? Leda, qui cache une addiction ? Ou Avery, la plus parfaite de toutes, qui habite le penthouse du millième étage ? Entre soirées débridées, glamour et petits secrets entre amis, la Tour aux mille étages va révéler ses mystères.

Plus dure sera la chute

  • Broché: 413 pages
  • Editeur : Michel Lafon (9 février 2017)
  • Prix : 17,95€

AVIS

Visuellement, je trouve l’ouvrage très réussi de la couverture à la tranche et puis, le toucher soyeux de la couverture est des plus agréables :

Inaccessibles

L’idée de contenir la ville de New-York et ses habitants dans une tour de mille étages, avec au sommet les plus riches et en bas, les plus pauvres m’a tout de suite intriguée. Le concept a l’air complètement fou, mais l’auteure le rend très vite plausible au point qu’on passe vite à autre chose : la vie mouvementée de quelques-uns de ses habitants.

La plupart des personnages proviennent des étages supérieurs voire du dernier étage, en ce qui concerne Avery, la fille idéale dont la richesse n’a d’égal que la beauté. Si le stéréotype de la fille parfaite mais avec un fond de pimbêche nous a été épargné, j’ai néanmoins trouvé cette héroïne fade, engluée et obsédée par une histoire d’amour impossible et taboue.

Leda, meilleure amie d’Avery, partage un point commun avec son amie : une passion sans borne pour un garçon. D’un caractère plus noir, la jeune fille en vient même à sombrer dans l’alcool et la drogue pour ce jeune homme qui ne semble pas partager ses sentiments. Le personnage a quelque chose d’intéressant dans sa noirceur, mais je n’ai pu que la trouver antipathique et capricieuse. Tout est exagéré avec cette jeune fille ce qui la rend très peu crédible et ne permet, à aucun moment, de compatir avec celle-ci.

Au début du livre, seul Rylin, qui provient des étages inférieurs, m’a semblé sympathique notamment dans sa volonté de préserver un certain équilibre familial avec sa sœur depuis le décès prématuré de leur mère. Néanmoins, au fil de l’intrigue, elle a fini par m’exaspérer me donnant l’impression de presque systématiquement opter pour les mauvaises décisions.

La seule bonne surprise a été Eris qui, en raison d’un secret familial, voit sa vie bouleversée et prend, petit à petit, la mesure de l’opulence dans laquelle elle a jusqu’alors vécu. Sa rencontre avec un personnage habitant dans le bas de la tour va lui permettre d’évoluer progressivement et de devenir un peu plus humaine et un peu moins obsédée par les apparences. Cette évolution aurait pu être assez stéréotypée, mais j’ai trouvé que l’auteure l’avait amenée en douceur la rendant réaliste. Eris ne va pas se montrer parfaite du jour au lendemain abandonnant d’un coup son goût inné pour le luxe et la luxure, mais il est indéniable qu’elle grandit et prend de l’épaisseur.

Dans le résumé, est fait mention de la chute d’une jeune femme du haut de la tour… Malheureusement, cet aspect qui est mis en avant et qui introduit un suspense indéniable n’est que très peu abordé dans le livre ce que j’ai regretté. Il n’y a que vers la fin du livre qu’on a enfin un retour de cette histoire de chute et que la curiosité du lecteur est suscitée. Bref, pour ceux qui seraient attirés par l’aspect enquête et meurtre du roman, un bon vieux Sherlock Holmes devrait mieux vous satisfaire.

Je n’ai pas adoré le roman ni détesté, je l’ai lu sans plaisir ni déplaisir. Il n’était donc pas mauvais, mais simplement pas pour moi. Je n’ai pas réussi à être intéressée par la vie des personnages et par leurs différentes histoires. Je suis cependant contente d’avoir lu le livre car les avis de blogueuses américaines à son sujet avaient vraiment titillé ma curiosité. C’est donc sans regrets et avec la curiosité assouvie que j’ai tourné la dernière page de ce premier roman. Et c’est assez paradoxalement que je vais vous avouer avoir envie de lire la suite.

En effet, durant ma lecture, je me suis dit à plusieurs reprises que je ne lirai pas le tome 2 n’ayant pas forcément envie d’en apprendre plus sur ces personnages que, pour la plupart, je n’ai pas appréciés voire, pour certains, que j’ai détestés. Puis, est arrivé le dernier chapitre qui a fait voler en éclats cette résolution ! Je dois dire que je ne m’attendais pas à ce que l’auteure arrive à captiver complètement mon attention en à peine quelques pages. La tournure que prennent les événements laisse ainsi entrevoir un second tome plus sombre où la vengeance tiendra sûrement une place importante… Pour le savoir, je lirai donc certainement la suite.

En conclusion, j’attendais beaucoup de ce roman, sûrement beaucoup trop car si j’ai aimé certains aspects comme l’idée d’une tour en tant que lieu d’habitation et représentation symbolique des inégalités sociales, je suis passée à côté de l’histoire. La vie  de ces personnages, en majorité issus de la haute société, ne m’a pas passionnée, mais plus jeune, j’aurais probablement accroché. Je conseillerais donc Inaccessibles aux personnes attirées par des séries comme Beverly Hills 90210 (pour les trentenaires) ou Gossip Girls puisque vous y retrouverez l’aspect bling-bling et des situations amoureuses assez tordues.