Porc braisé, An yu

Porc braisé par Yu

Un matin d’automne, Jia Jia pousse la porte de la salle de bains de son opulent appartement de Pékin et découvre son mari sans vie dans la baignoire. Il a laissé pour elle, sur le lavabo, le dessin énigmatique d’un homme poisson. Cette étrange figure aquatique ne cessera dès lors de la hanter. Perdue et sous le choc, Jia Jia déambule dans la ville, boit plus que de raison, et noue peu à peu une relation avec un barman, Leo, susceptible de lui donner l’amour qu’elle croyait impossible. Libérée d’un mariage asphyxiant, Jia Jia se redécouvre, renoue avec sa passion pour la peinture et affronte son passé et toutes ces choses que ceux qu’elle aime ont trop longtemps tues. Une odyssée intérieure qui la mènera jusqu’aux plateaux du Tibet et cet autre monde auquel elle aspire et qui la terrifie.

Delcourt (09/09/2020)- 200 pages – Broché (20€) – Traduction : Carine Chichereau

AVIS

Jia Jia découvre son mari sans vie dans son bain ! Même si l’amour n’avait jamais été présent au sein de son couple, la trentenaire n’en demeure pas moins affectée par le décès soudain et inexpliqué de cet indélicat mari avec lequel elle ne partageait pas grand-chose, mais qui lui avait promis une famille et le réconfort d’un foyer. Cette promesse envolée, que lui reste-t-il à part un grand appartement vide de vie et de chaleur, quelques toiles témoignant de cette carrière d’artiste que lui a refusée son époux et l’énigmatique dessin d’un homme-poisson ?

Jia Jia ne va pas bien, mais comme si elle était coupée d’une partie d’elle-même, celle qui a attrait aux émotions, elle ne le montre pas. Il faut dire que peu habituée à se laisser porter par ses envies et ses états d’âme, Jia Jia semble bien incapable d’exprimer verbalement son mal-être même si elle le souhaitait. À la place, elle végète dans son appartement entre velléité de renouer avec sa carrière d’artiste tuée dans l’œuf, consommation de boissons alcoolisées et ses visites dans un bar où, de fil en aiguille, elle en viendra à nouer une relation avec le barman. Leo lui apportera un peu de douceur et de réconfort dans un quotidien assez morne et un futur devenu incertain et source d’angoisse. En effet, son mari ayant légué sa fortune à sa famille, Jia Jia doit maintenant trouver un travail pour subvenir à ses besoins…

Jia Jia est une femme que j’ai eu des difficultés à cerner, ayant cette impression tenace qu’elle était étrangère à elle-même et que son cœur était solidement cadenassé comme son manque d’investissement émotionnel dans sa relation avec Leo en témoigne. Cela lui apporte une complexité qui nous donne envie de mieux apprendre à la connaître et de la voir briser sa coquille. Un souhait exaucé puisque, petit à petit, notre héroïne évolue et gagne en humanité que ce soit grâce aux différentes rencontres qu’elle fera, aux liens (re)noués ou à un voyage au Tibet durant lequel elle suivra les traces de son défunt mari. Ce dernier s’y était, en effet, rendu en solitaire avant d’en ramener le souvenir d’un rêve étrange et la vison d’un homme-poisson qu’il couchera sur le papier. Un dessin qui deviendra l’ultime lien unissant les deux époux, peut-être de manière plus importante que leur mariage sans amour.

Cet homme-poisson sera le fil conducteur du voyage autant physique que spirituel de Jia Jia qui, en remontant la trace et les origines de cette créature hybride, devra faire face à elle-même, affronter sa douloureuse histoire familiale et dessiner son futur. Là où Jia Jia fait preuve d’un certain sens pragmatique, son voyage au Tibet la plongera dans un autre monde, celui de l’eau, si vide et si plein à la fois. Un monde qui s’agrippe à nous tout au long du roman et que l’on perçoit au détour des pages : l’eau du bain à partir duquel tout a commencé, la pluie, l’eau de l’aquarium de la tante de Jia Jia, cette mer et ses vagues que la veuve n’arrive pas à représenter, l’homme-poisson, les pleurs… Difficile de ne pas voir dans cet élément indispensable à la vie, un certain symbolisme, peut-être celui de la renaissance, la mort de son mari ayant sonné pour Jia Jia l’heure du renouveau… Si le monde de l’eau peut se révéler pesant et inquiétant, il fait aussi le lien entre rêve et cauchemar, entre vivants et morts, entre mer et terre et apporte une certaine dimension onirique flirtant parfois avec le fantastique.

Avec pudeur et une subtilité maîtrisée, l’autrice explore, à travers la figure intrigante de l’homme-poisson et du voyage, des thématiques à la résonance universelle : la famille, les malentendus, le deuil, la résilience, l’absence, l’amour et ses différentes facettes, la nécessité d’accepter l’être aimé dans ses différences et de ne pas l’enfermer dans une cage dorée, mais aussi le rêve, et le besoin pour certains de s’évader dans des limbes qui peuvent se révéler inaccessibles au commun des mortels et desquels il est parfois bien difficile d’en sortir, sans y perdre une partie de son âme… En toile de fond, il y a également cette Chine que l’on connaît finalement peu en Occident et dont l’autrice nous brosse un portrait nuancé entre modernité et tradition, entre liberté d’une jeune veuve d’entamer une relation charnelle avec un barman peu de temps après la mort de son mari, mais superstition poussant des parents à craindre pour la vie de leur enfant unique en raison de l’aura funeste entourant le destin d’une veuve.

Quant à la plume de l’autrice, j’ai été étonnée par sa puissance et sa fluidité : sans jamais entrer dans le registre de l’émotif ou du larmoyant, l’autrice arrive à insuffler beaucoup de beauté et de poésie à son roman et à nous faire ressentir toutes les émotions, attentes et blessures de ses personnages. D’ailleurs, au-delà de Jia Jia à laquelle on ne peut que s’attacher, j’ai adoré la palette de personnages secondaires plutôt variée, bien que peu étendue. De la maladresse d’un père qui peut passer pour de l’indifférence aux tentatives de rapprochement d’une belle-mère vue comme une briseuse de ménage en passant par un écrivain recherchant sa femme disparue ou un guide bavard, mais accueillant, chaque personnage possède un petit quelque chose qui le rend terriblement humain, fragile et/ou émouvant. 

En résumé, mélange de réalité et d’onirisme, de retenue et de passion, de peine et d’espoir, Porc braisé, c’est une porte d’entrée sur l’univers d’une autrice dont on ne peut que louer le sens de l’authentique et de la poésie ainsi que le talent pour plonger ses lecteurs dans une mer d’oubli, d’incertitude et de curiosité. Au gré des rencontres et des découvertes, nous nous ouvrons, aux côtés de l’héroïne, à un monde fascinant et empreint de mystère dont les contours nous apparaissent tour à tour flous et épais, brumeux et infranchissables, attirants et effrayants… Un premier roman envoûtant et indéfinissable nous menant sur le chemin de la sérénité !

Je remercie les éditions Delcourt pour cette lecture réalisée dans le cadre du Hanbo(o)k Club.

Premières lignes #93 : Porc braisé, An Yu (rentrée littéraire 2020)

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Cela fait des mois que je ne vous ai pas proposé d’article Premières lignes ! Une grossière erreur que j’ai décidé de réparer aujourd’hui avec les premières lignes d’un roman de la rentrée littéraire dont j’adore la couverture et dont le résumé m’interpelle : Porc braisé d’An Yu.

Porc Braisé par [An Yu]

Un matin d’automne, Jia Jia pousse la porte de la salle de bains de son opulent appartement de Pékin et découvre son mari sans vie dans la baignoire. Il a laissé pour elle, sur le lavabo, le dessin énigmatique d’un homme poisson. Cette étrange figure aquatique ne cessera dès lors de la hanter. Perdue et sous le choc, Jia Jia déambule dans la ville, boit plus que de raison, et noue peu à peu une relation avec un barman, Leo, susceptible de lui donner l’amour qu’elle croyait impossible. Libérée d’un mariage asphyxiant, Jia Jia se redécouvre, renoue avec sa passion pour la peinture et affronte son passé et toutes ces choses que ceux qu’elle aime ont trop longtemps tues. Une odyssée intérieure qui la mènera jusqu’aux plateaux du Tibet et cet autre monde auquel elle aspire et qui la terrifie.

PREMIÈRES LIGNES

Le foulard orange de Jia Jia glissa sur son épaule et tomba dans la baignoire. En sombrant, il prit une nuance plus foncée, et vint se poser sur la tête de Chen Hang, tel un poisson rouge. Quelques minutes plus tôt, elle avait fait irruption dans la salle de bains, un foulard différent sur chaque épaule, pour savoir lequel son mari préférait, mais elle l’avait trouvé écroulé dans la baignoire à demi remplie, la tête en avant, le postérieur sortant de l’eau.
« Oh, c’est charmant ! Tu essaies de te laver les cheveux ?  » avait-elle lancé.
Pourtant ce n’était pas son genre de faire pareille blague. Était-il possible qu’un homme adulte se noie dans sa baignoire ? Elle avait alors pris son pouls et passé la main sous son nez pour vérifier qu’il respirait. Puis elle l’avait interpellé, était entrée dans l’eau, l’avait saisi par le torse afin de le relever pour qu’il soit au moins dans le bon sens. Impossible de le faire bouger, il était aussi rigide qu’un robot cassé.

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?

Challenge coréen [2020-2021]

Si j’aime beaucoup la littérature asiatique, je prends rarement le temps d’en lire. J’ai donc tout de suite été tentée par le Challenge coréen lancé sur le blog Depuis le cadre de ma fenêtre. Commencé le 21 avril 2020, il se terminera le 21 avril 2021.

L’idée est de partager des articles en lien avec la culture coréenne : littérature, cinéma, séries, gastronomie, traditions, musique…

Pour ma part, je compte surtout m’intéresser à la partie littérature du challenge en piochant quelques livres dans ma PAL. J’espère ainsi atteindre au moins la catégorie Visiteur consistant à partager 5 articles.

Voici la liste de livres dans laquelle je compte piocher en priorité :

Sept yeux de chats par ChoiQuiz show par KimBienvenue par KimToutes les choses de notre vie par Hwang

L'Empire des lumières par KimL'échelle de Jacob par GongSi le rôle de la mer est de faire des vagues par KimGénéalogie du mal par Jeong

Secrets par EunParce que je déteste la Corée par ChangMémoires d'une reine de Corée par HongL'Ecole des chats à Angkor, tome 1 - Le Secret d'Angkor par Kim

Jeux de famille par MiriKim Jiyoung, née en 1982 par ChoLe jardin par PyunHistoires de Kisaeng, Tome 1 : La Barque du destin

Déjà chroniqués sur le blog avant le challenge : Nos jours heureux et Fils de l’eau.

Nos jours heureux par GongLe fils de l'eau par Gu

Et vous, aimez-vous la littérature coréenne ?
Avez-vous des titres à me conseiller ?

Throwback Thursday Livresque #157 : À lire au moins une fois dans sa vie

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Ce thème est simple et dur à la fois puisque je ne crois pas en l’existence d’un livre universel que tout le monde devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie. Néanmoins, je reconnais qu’il y a des livres qui m’ont tellement plu et/ou marquée que j’aimerais les mettre entre les mains de tout le monde : Harry Potter, À la croisée des mondes, Orgueil et préjugés, Jane Eyre, L’Avare, Don Quichotte

Mais parce qu’il faut bien choisir un titre, je vais citer Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo.

« Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n’ai qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude : condamné à mort ! »

Victor Hugo nous donne à juger, sans autre dossier qu’un journal intime, la cause d’une main criminelle mais aussi d’un être jeune, impuissant et horrifié face au défi de violence et de guillotine.

Ce livre mérite d’être lu que ce soit dans sa version originale ou sous sa forme graphique. Si la peine de mort a été abolie en France, elle reste en vigueur dans certains pays, ce qui fait froid dans le dos d’autant que de grandes puissances continuent à l’appliquer. Il me semble donc primordial de lire au moins une fois dans sa vie ce classique que vous trouverez gratuitement et légalement en version numérique.

Je triche un peu en vous conseillant un autre plaidoyer contre la peine de mort : Nos jours heureux de Gong Ji-Young.

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Yujeong a le cœur en miettes lorsque sa tante Monica, qui est religieuse, la prend par la main et l’emmène à la Maison d’arrêt de Séoul visiter un condamné à mort. Rien ne semble pouvoir rapprocher une jeune désespérée de bonne famille d’un triple meurtrier, et pourtant… Au fur et à mesure de leurs rencontres, ils vont se raconter avec sincérité leurs « vraies histoires », affronter les ténèbres et découvrir les lumières éblouissantes au sein de ces ténèbres, réparer leurs âmes meurtries. Ce roman bouleversant nous parle de la force de l’amour, de pardon et de rédemption.

Je sais que la littérature asiatique peut intimider, mais je ne peux que vous encourager à donner sa chance à cet ouvrage qui m’avait vraiment émue et touchée. Et si vous hésitez, peut-être que le film pourrait avoir vos faveurs…

Et vous, avez-vous ces ouvrages ?
Qu’en avez-vous pensé ?

Premières lignes #65 : Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai choisi de vous présenter les premières lignes d’un roman qui me tente beaucoup : Kafka sur le rivage de Haruki Murakami.

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui.
Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse.
Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus, un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et encore bien d’autres choses… Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.

PREMIÈRES LIGNES

Le garçon nommé Corbeau

— ET POUR L’ARGENT, ÇA S’EST ARRANGÉ ? demande le garçon nommé Corbeau.
Il parle de sa façon habituelle, un peu lente. Comme quelqu’un qui sort à peine d’un profond sommeil et ne peut remuer ses lèvres tant elles sont engourdies. Mais ce n’est qu’une apparence : en réalité, il est parfaitement lucide. Comme toujours.
Je hoche la tête.
— Tu as combien à peu près ?
Je lui réponds après avoir à nouveau passé les chiffres en revue dans ma tête :
— Environ quatre cent mille en liquide. Sans compter une petite somme que je pourrai retirer avec ma carte bancaire. Ça ne suffira peut-être pas mais c’est un bon début.
— Ce n’est pas mal, dit le garçon nommé Corbeau. C’est un bon début.
Je hoche la tête.
— J’imagine que ce ne sont pas les étrennes du père Noël, poursuit-il.
— Non.
Le garçon nommé Corbeau regarde autour de lui, les lèvres tordues par un sourire narquois.
— Cet argent sort du tiroir d’une personne qui vit dans les parages, c’est exact ?
Je ne réponds pas. Il sait parfaitement d’où vient cet argent. Il n’y a pas lieu de poser des questions détournées. Il le fait juste pour m’asticoter.
— Allez, c’est bon, dit le garçon nommé Corbeau. Tu as besoin de cet argent. Absolument besoin. Alors tu te le procures. Tu l’empruntes en douce… Ou tu le voles, peu importe. De toute façon, c’est l’argent de ton père. Avec ça, tu pourras t’en sortir au début. Mais qu’as-tu l’intention de faire quand tu auras épuisé ces quatre cent mille yens ? L’argent ne pousse pas dans un porte-monnaie comme les champignons dans la forêt. Il faudra que tu manges, que tu trouves un endroit où dormir. À un moment ou à un autre, tes ressources finiront par s’épuiser.

Et vous, appréciez-vous cet auteur ? Ce roman vous fait-il envie ?

Les premières lignes des autres participants :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
Rattus Bibliotecus
La Pomme qui rougit
Chat’Pitre
La Booktillaise
Lectoplum
Encore un livre
Le monde de Gulia
The Cup of Books
Prête-moi ta plume
Le Parfum des Mots
Acurlywriter
Les lectures d’Emy

Throwback Thursday Livresque #90 : Asie

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


 

Aimant beaucoup la littérature asiatique, il m’a été difficile de faire un choix, mais j’ai décidé de vous parler d’un roman qui m’avait touchée : Le Chat qui venait du ciel.

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Voici un roman touché par la grâce, celle d’un chat » si petit et si frêle qu’on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l’extrême « . Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d’une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s’en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d’un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l’incarnation même de l’âme du jardin, gagné peu à peu par l’abandon, foisonnant d’oiseaux et d’insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille. Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté et appelle le bonheur est toujours en sursis…

Pourquoi ce choix ?

Si vous me suivez régulièrement, vous devez savoir à quel point j’aime mes chats et les chats en général. Cet animal semble avoir aussi la faveur des écrivain(e)s japonais(e) qui arrivent avec une grande poésie à retranscrire toute sa beauté et sa complexité.

Aimant à la fois sa liberté et son foyer, capable d’une grande indépendance comme d’une totale dévotion à l’égard des personnes qui auront su toucher son cœur, le chat possède cette noblesse de cœur et d’esprit que Takashi Hiraide a su subliment retranscrire dans son roman. L’auteur a également réussi à montrer de manière très touchante la place qu’un chat prend dans la vie de ses maîtres et les liens forts qui peuvent unir hommes et animaux.

Le Chat qui venait du ciel est un magnifique roman plein de poésie que je ne peux que conseiller à tous les amoureux des chats. Pour en apprendre un peu plus sur le roman, je vous invite à lire ma chronique.

Si vous aimez les chats et la littérature asiatique,  20 ans avec mon chat devrait également vous toucher.

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Et vous, Le chat qui venait du ciel vous tente ?

Top Ten Tuesday#56 : 10 livres d’auteurs coréens qui me tentent

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir.


J’aime beaucoup la littérature asiatique et plus particulièrement, japonaise et coréenne. Je regrette néanmoins de ne pas lire autant de livres d’auteurs coréens que je le souhaiterais. Voici donc une liste de 10 romans d’auteurs coréens qui me tentent beaucoup.

ROMANS

ROMANS JEUNESSE

Si j’ai lu quelques livres coréens, je ne me suis encore jamais attaquée à la littérature jeunesse. Je suis très intriguée par Si j’étais Fifi Brindacier, étant curieuse de découvrir comment cette petite fille d’origine européenne va être utilisée par un auteur coréen.

ŒUVRES GRAPHIQUES

Le public français est un énorme consommateur de mangas, mais les manhwas, mangas coréens, me semblent moins populaires. Pour ma part, j’avais bien aimé l’adaptation graphique de Sherlock Holmes, et suis maintenant intriguée par les titres suivants :

Et vous, connaissez-vous la littérature coréenne ? Avez-vous des titres à me conseiller ?