Abyss, Svetlana Mori

Je remercie Svetlana Mori d’avoir accepté de m’envoyer son roman, Abyss, via le site Simplement d’autant que j’ai eu le droit à une très chouette dédicace. Ce roman a la particularité d’avoir été écrit pendant un challenge d’écriture international qui fait souvent grand bruit sur Twitter, le NaNoWriMo.

J’ai lu ce livre en lecture commune avec Saiwhisper du blog Les pages qui tournent. J’ai pris grand plaisir à échanger avec elle sur cette belle lecture et espère renouveler l’expérience, peut-être, pourquoi pas, sur un autre texte de Svetlana Mori.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un choix peut être lourd de conséquences…

Depuis des siècles, les marins vivent dans la crainte des hommes-poisson, monstres cruels dévorant le cœur fraîchement arraché de ceux dont le navire n’a pas été assez rapide pour leur échapper.
Emily Rauesen pensait que tout ceci n’était que superstition, du moins jusqu’à ce que l’un d’entre eux soit capturé sur le Blue River et qu’elle se retrouve à devoir panser ses blessures pour qu’il puisse survivre à son interrogatoire !

La créature semble très différente de la bête sanguinaire qu’on lui a décrit… mais si les apparences étaient trompeuses ?

  • Broché: 188 pages
  • Editeur : Lulu.com (22 décembre 2016)
  • Prix : 11,08€

AVIS

Avant de commencer, je tiens à dire que je trouve la couverture magnifique et que j’aime beaucoup les signes tribaux qui illustrent chaque partie et tête de chapitre. Je vous invite à consulter ma dernière participation au RDV livresque Premières Lignes pour plus de détails.

L’histoire et les personnages…

Seule femme et dorénavant médecin à bord d’un navire, Emily pleure toujours la mort accidentelle de son père quand sa vie va être de nouveau chamboulée par l’arrivée d’un prisonnier. Mais pas de n’importe quel prisonnier, d’un homme-poisson, une créature maritime crainte de tous en raison de sa légendaire cruauté et barbarie.

Chargée de soigner les plaies du monstre avant sa prochaine séance de torture, elle va néanmoins faire abstraction de sa peur et se laisser guider par ses sentiments. Cela la conduira à prendre une décision qui aura de lourdes conséquences non seulement pour sa vie, mais aussi pour celle des autres habitants du navire.

J’ai beaucoup aimé le fait que dès le début de l’histoire, on comprend que la situation est plus complexe qu’un simple schéma gentils/méchants. En effet, si les hommes-poisson sont effrayants, n’hésitant pas à massacrer les humains qui croisent leur route ou à enlever des enfants pour leurs besoins, les humains ne sont pas non plus tout blanc. Que ce soit à travers la séance de torture à l’encontre de leur captif ou les horreurs que les hommes ont perpétré par le passé, ils se montrent tout aussi barbares. Pas besoin d’avoir des attributs de poisson pour pouvoir être qualifié de monstre…

Difficile dans ces conditions de se positionner nettement pour un camp, chacun ayant des griefs légitimes pour détester l’autre. Cet aspect rend donc complètement plausible et compréhensible, bien que discutable, la décision d’Emily que je vous laisse, bien sûr, découvrir.

J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié cette femme qui sait voir au-delà des apparences et des préjugés n’hésitant pas à tout remettre en cause pour ce qu’elle estime juste. Pour une personne n’imaginant pas sa vie loin de l’eau, elle a étrangement les pieds sur terre ! J’ai également aimé son sens de la répartie et sa capacité à avancer dans la vie malgré les drames qui la ponctuent.

Quant à Syhl, le jeune homme-poisson, sa personnalité m’a un peu moins convaincue même si l’autrice a veillé à nous offrir un personnage nuancé, autant capable d’une violence implacable que d’altruisme. Je lui ai préféré sa sœur Velkis qui intervient en dernière partie et qui apporte une touche de folie, d’insouciance et de légèreté fort appréciable. Il n’a pas fallu d’ailleurs bien longtemps pour m’attacher à celle-ci.

De l’eau, des pirates, de l’action et du sang…

Quand j’ai lu le résumé du livre, j’ai su qu’il me fallait le lire. En effet, j’aime beaucoup les histoires de pirates.

Et de ce côté, je dois dire que l’autrice a répondu à mes attentes. J’ai beaucoup aimé m’imaginer la vie à bord du navire, les descriptions percutantes et l’utilisation d’un vocabulaire maritime précis nous permettant de nous immerger complètement dans l’ambiance. On a presque l’impression de voguer sur la mer à bord du Blue River pris dans les flots d’un élément naturel aussi beau qu’imprévisible.

Je vous rassure, même s’il y a des descriptions, le livre reste définitivement tourné vers l’action et ceci, dès les premières pages du roman. Il y a évidemment des phases moins rythmées que d’autres, mais aucun temps mort ou longueurs ne sont à déplorer. Svetlana Mori a incontestablement su exploiter chaque page, ne se perdant pas dans les détails. Ce point me semble particulièrement important si l’on rappelle que le livre fait moins de deux cents pages et que l’autrice n’est pas forcément coutumière de ce format assez court.

Si je n’aime pas trop quand le sang coule à flots, j’attends pourtant de l’hémoglobine quand il y a des pirates dans une histoire, les deux étant quelque peu indissociables dans mon esprit. Et Abyss, pour mon plus grand plaisir, n’échappe pas à la règle. L’autrice ne nous épargne pas des scènes quelque peu violentes nous les décrivant d’ailleurs de manière assez précise pour que le lecteur se les représente parfaitement. Et j’ai d’ailleurs adoré ce décalage entre le calme apparent des flots et la violence qui se déchaîne à bord du navire.

Quant aux pirates, ils sont tels que je les imagine et les veux : sans morale, sanguinaires ne faisant pas grand cas de la vie humaine, violents, pervers… Bref, antipathiques et horribles à souhait !

Une histoire d’amour qui ne m’a pas convaincue, mais qui sert l’histoire

Que vous l’ayez deviné ou non en lisant le résumé, Abyss, c’est également une histoire d’amour. C’est l’aspect que j’ai le moins apprécié, mais mon avis n’est pas très objectif n’étant pas fan du genre. Seuls quelques auteurs arrivent à me faire passer outre mon manque d’appétence pour ce genre.

Certaines scènes et dialogues, un peu trop naïfs pour moi, m’ont fait lever les yeux au ciel. Je pense notamment à un passage où Syhl demande, le plus sérieusement du monde, à sa toute nouvelle dulcinée de ne pas dépérir en son absence et de continuer à vivre. Même si la connexion entre ces deux nouveaux amoureux est forte, il manque quand même quelques péripéties avant de rendre ce genre de phrase crédible. Et encore, n’étant pas très fleur bleue, je crois que ce genre de déclaration aurait plutôt tendance à me faire rire qu’à m’émouvoir.

Je pense néanmoins que cette romance contient les éléments pour plaire à beaucoup d’amatrices et d’amateurs du genre : une histoire d’amour impossible avec des amoureux à la Roméo et Juliette séparés par la haine que se vouent leurs espèces respectives (les humains d’un côté et les hommes-poisson de l’autre), des dialogues qui peuvent plaire aux plus romantiques des lecteurs, une attirance quasi immédiate entre nos deux héros et une alchimie très forte…

Si cette histoire d’amour ne m’a pas convaincue notamment par sa trop grande rapidité qui s’explique par la taille du livre, force est de constater que Svetlana Mori a su la rendre indispensable à l’histoire. Loin de n’être là que pour ravir le cœur des amoureux de romance, elle est la pierre angulaire du livre qui va permettre un rapprochement entre deux ennemis. Alors la morale est un peu gentillette, mais elle est amenée avec assez de talent pour ne pas paraître trop naïve.

Une histoire qu’on a du mal à quitter…

Enfin, j’avoue avoir été quelque peu frustrée par la taille du livre. L’autrice nous propose une histoire avec tellement de potentiel qu’il est difficile de se contenter de si peu de pages. J’aurais tellement aimé en apprendre plus sur les hommes-poisson, leurs us et coutumes qui n’impliquent pas l’arrachage de cœur d’humain, leur vie dans leur cité aquatique…

J’aurais également souhaité apprendre à connaître plus longuement la famille royale dont les membres ne manquent pas de personnalité que ce soit le frère aîné qui, sous un air froid et dur, semble plutôt du genre tendre et juste, le père qui n’est pas le monstre cruel que l’on pourrait s’imaginer ou, à l’inverse, cette sœur aînée qui est loin de s’avouer attendrie par l’amour de son frère pour une humaine…

Tous ces éléments font que lorsque l’on tourne la dernière page, on est autant ravi de notre lecture que frustré de ne pas en avoir plus. Fort heureusement, l’autrice a entendu le désespoir de ses lecteurs et a, en prévision, un recueil construit autour de textes courts. Mais pour les détails, il vous faudra encore patienter, le projet étant toujours en cours de réflexion.

Pour conclure, si vous êtes en quête d’une histoire de sirène à la Disney, il est préférable de vous tourner vers un autre titre. Si, en revanche, vous avez envie d’une histoire au rythme soutenu où se mêlent l’amour de la mer, l’action, le sang, une héroïne forte, de la haine et de l’amour avec un grand A, Abyss devrait vous offrir de très beaux instants de lecture.

Pour ma part, je lirai avec plaisir d’autres titres de Svetlana Mori dont les deux autres tomes de la trilogie dont Abyss est issu.

Vous pouvez acquérir Abyss sur, entre autres, Amazon et découvrir les autres livres de l’auteure sur son site Internet.

Je vous invite à consulter la chronique de Saiwhisper

The Sign of Four, Sir Arthur Conan Doyle

Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc suivre l’avis, chaque mois, des membres de notre Dream Team (en toute modestie, bien sûr).

The Sign of Four est le deuxième roman lu dans le cadre de cette lecture commune.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

As a dense yellow fog swirls through the streets of London, a deep melancholy has descended on Sherlock Holmes, who sits in a cocaine-induced haze at 221B Baker Street. His mood is only lifted by a visit from a beautiful but distressed young woman – Mary Morstan, whose father vanished ten years before. Four years later she began to receive an exquisite gift every year: a large, lustrous pearl. Now she has had an intriguing invitation to meet her unknown benefactor and urges Holmes and Watson to accompany her. And in the ensuing investigation – which involves a wronged woman, a stolen hoard of Indian treasure, a wooden-legged ruffian, a helpful dog and a love affair – even the jaded Holmes is moved to exclaim, ‘Isn’t it gorgeous!

AVIS

Alors que j’avais beaucoup aimé A Study In Scarlet, j’ai beaucoup moins accroché à The Sign of Four. L’histoire est loin de m’avoir tenue en haleine, avouons même qu’elle m’a plutôt laissée de marbre voire carrément ennuyée à certains moments. Je n’y ai pas retrouvé le suspense du premier roman ni cette touche d’humour qui rend la lecture très légère.

J’ai en outre trouvé, pour mon plus grand regret, Sherlock Holmes presque en retrait. Le célèbre détective se montre plutôt avare en démonstration de ses talents et de ses formidables déductions. Je vous rassure, vous le retrouvez bien dans le roman, mais il m’a moins impressionnée que dans sa précédente aventure.

Quant à Watson, comme dans la première aventure, son rôle dans l’enquête est quasiment inexistant, mais il perd nettement sa position de faire-valoir, peut-être parce qu’il arrête de s’extasier à chaque page, ou presque, des prouesses de son comparse. Il continue donc à exprimer son admiration, mais de manière plus posée ce que j’ai vraiment apprécié.

Si au niveau policier, Watson ne sert pas à grand chose, il apporte une touche d’humanité puisqu’il ne faut pas espérer de sentiments et d’émotions de la part de Sherlock Holmes. Et vous verrez que niveau sentiment, ce deuxième roman va particulièrement bien soigner notre chez Docteur qui va tomber amoureux…. Je vous rassure, cette histoire d’amour naissante demeure accessoire par rapport au fil de l’intrigue, mais marque quand même l’arrivée d’un personnage féminin d’une certaine importance dans la vie du duo.

Enfin, je vais nuancer un peu mes propos en rappelant que j’ai lu le livre en anglais et que je suis peut-être passée à côté de certaines choses…

En conclusion, cette histoire de signe des quatre et de trésor sous fond de disparition ne m’a pas convaincue. Je n’y ai pas retrouvé le panache du premier roman ni la personnalité hors norme de Sherlock Holmes. Je lirai néanmoins la suite avec plaisir puisque toutes les aventures du détective ne peuvent pas forcément me passionner. Et puis, je suis impatiente de découvrir comment l’arrivée de Mary va faire évoluer ou non les relations entre nos deux protagonistes.

Découvrez les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie

A Study in Scarlet, Sir Arthur Conan Doyle

Avec Florence du blog Satoru Kudo, nous avions décidé de lire, en lecture commune, l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes en commençant par A Study in Scarlet ou Une étude en rouge dans sa version française. Une troisième lectrice, grande admiratrice du célèbre détective, s’est jointe à nous : la célèbre June du blog June & Cie.

June et moi avons lu le livre en anglais et Florence en français. Le niveau de langue m’a semblé accessible même si un dictionnaire s’est révélé utile notamment dans la deuxième partie. Si vous en avez la possibilité, je ne peux que vous conseiller fortement de faire l’effort de lire dans la langue de Shakespeare.

NB : vous pouvez télécharger gratuitement et légalement A Study in Scarlet ou les aventures complètes de Sherlock Holmes sur Internet. Je l’ai personnellement fait, mon intégrale de Sherlock Holmes étant bien trop lourde et précieuse à mes yeux pour la trimballer de partout.

RÉSUMÉ

When Dr John Watson takes rooms in Baker Street with amateur detective Sherlock Holmes, he has no idea that he is about to enter a shadowy world of criminality and violence.

Accompanying Holmes to an ill-omened house in south London, Watson is startled to find a dead man whose face is contorted in a rictus of horror. There is no mark of violence on the body yet a single word is written on the wall in blood. Dr Watson is as baffled as the police, but Holmes’s brilliant analytical skills soon uncover a trail of murder, revenge and lost love . . .

AVIS

Le livre est divisé en deux parties. La première nous permet de faire connaissance de Sherlock Holmes et du docteur Watson qui vont avoir l’occasion de travailler sur la résolution d’un meurtre. La deuxième partie nous offre une plongée dans une toute autre histoire, enfin en apparence. Vous découvrirez par vous-même et, je l’espère, avec plaisir comment ces deux intrigues sont bel et bien connectées.

La deuxième partie m’a quelque peu surprise puisqu’il n’y est quasiment pas question du célèbre détective et de son acolyte. Le style de narration qui tranche avec celui de la première partie ainsi que les changements de lieu et de temps m’ont même, pendant quelques instants, donné l’impression d’avoir affaire à une tout autre histoire ou d’avoir raté un point important de l’intrigue. Il m’a fallu voir le nom de la victime pour être rassurée…

J’ai mis un peu de temps à entrer dans la deuxième partie qui se révèle d’ailleurs, du point de vue de l’anglais, un petit peu plus difficile à comprendre, des passages descriptifs étant présents. Cependant, une fois que je me suis plongée dans l’histoire, je n’ai pas décollé les yeux du livre impatiente de découvrir comment l’auteur allait réussir à faire le lien entre les deux intrigues. J’ai ainsi adoré sa manière de dérouler le fil de l’histoire et de ménager un certain suspense. Il est vrai que l’on comprend, avant la fin, les tenants et aboutissants du meurtre, mais cela ne nuit en rien au plaisir que l’on ressent à « écouter » Sherlock Holmes expliquer le raisonnement lui ayant permis de résoudre son enquête.

J’avais lu un manga dans lequel était narrée la rencontre entre Sherlock Holmes et le Docteur Watson, mais j’ai néanmoins apprécié de redécouvrir la rencontre entre les deux membres de ce duo, à première vue, plutôt atypique. Nous découvrons l’histoire du point de vue du Docteur Watson qui ici, il faut bien l’avouer, sert plus ou moins de faire-valoir. Je n’ai pas trouvé qu’il était indispensable en dehors de son rôle de narrateur, mais j’ai aimé m’extasier avec lui des prouesses de son nouvel ami et colocataire. Il faut dire que les méthodes de travail de Sherlock Holmes sont, pour l’époque, des plus innovantes et que la personnalité du personnage ainsi que son extraordinaire sens de l’observation et de l’analyse contribuent à le rendre fascinant.

Alors que dans la vraie vie, l’auto-suffisance du célèbre Sherlock Holmes aurait eu tendance à m’agacer, je dois dire qu’ici, cela ne me gêne pas et que ce trait de caractère le rend même presque attachant. J’ai ainsi pris plaisir à le voir exulter de ses découvertes et de sa « victoire » contre les deux autres célèbres détectives chargés officiellement de l’enquête. La compétition entre ces personnages a un côté tellement enfantin qu’elle en devient amusante ou suscite, du moins, une certaine indulgence de la part du lecteur.

Enfin, j’ai retrouvé dans ce roman certaines similitudes avec Le mystère de la chambre de jaune de Gaston Leroux ce qui n’est pas étonnant si l’on rappelle que l’auteur s’était inspiré d’Arthur Conan Doyle qui lui-même s’était inspiré du chevalier Auguste Dupin, personnage d’Edgar Allan Poe. J’ai donc parfois eu le sentiment d’être en terrain connu notamment au niveau du style de narration et de la personnalité de Sherlock Holmes qui présente quelques points communs avec celle de Rouletabille (même confiance en soi, sens aigu de l’observation et d’analyse, esprit de compétition…). Heureusement, les différences entre les deux détectives et les deux histoires demeurent assez nombreuses pour que cela ne soit pas gênant.

En conclusion, si vous aimez les intrigues policières et souhaitez découvrir ou redécouvrir le célèbre duo Sherlock Holmes/ Watson, je ne peux que vous recommander de vous plonger rapidement dans A Study in Scarlet. Le suspense n’est pas intenable, mais les méthodes de travail de Sherlock Holmes, sa personnalité et la relation entre les deux protagonistes rendent la lecture prenante. Ce premier roman introductif m’a plus que jamais donné envie de lire la suite des aventures du plus célèbre détective de la planète.

DECOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

Lecture commune #1 : Sherlock Holmes (l’intégrale)

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Après discussion sur son blog de nos intégrales respectives de Sherlock Holmes, Florence de Satoru Kudo m’a proposé une lecture commune de l’ensemble des aventures du célèbre détective. Ravie de cette proposition qui va me permettre d’enfin me lancer dans la lecture d’une intégrale qui aurait pu dormir un beau moment dans ma bibliothèque, je n’ai pu qu’accepter. June&Cie qui a acquis la même intégrale Barnes & Noble que la mienne a accepté de se joindre à nous dans cette belle aventure livresque.

Je ne résiste d’ailleurs pas à l’envie de vous montrer quelques photos de ce bel ouvrage en VO  :

Pour la lecture commune nous avons décidé de prendre notre temps en lisant chaque mois une aventure de Sherlock Holmes. Je vous présenterai donc dans cet article le suivi de la lecture commune :

ANNÉE 2018

  • Janvier 2018 : L’homme à la lèvre tordue

 

PAL du mois : mars 2017

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En début de chaque mois, j’établis une liste d’ouvrages que j’aimerais lire : dans le cadre de mes challenges, reçus en SP, pour diminuer ma PAL, suite à des découvertes en bibliothèque ou sur des blogs… Elle me sert donc de guide de lecture sans pour autant être figée dans le marbre.

SERVICES PRESSE

LECTURE COMMUNE

Possédant toutes les deux une version intégrale de Sherlock Holmes, Florence  du blog Satoru Kudo m’a proposé d’en réaliser une lecture commune en prenant notre temps. Je n’ai pu qu’accepter cette gentille proposition qui va me permettre d’attaquer un ouvrage que j’aurais sûrement laissé attendre un grand moment dans ma PAL sans cette source de motivation.

Florence lira les aventures de Sherlock Holmes en français et moi en anglais en croisant les doigts pour que le niveau de la langue soit accessible.

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AUTRE LECTURE VO9781599908557

EMPRUNTS BIBLIOTHÈQUE

Cette PALM ne contient pas le roman que je dois lire dans le cadre du Challenge Mystère, mais je n’ai pas encore fixé mon choix sur un titre en particulier.

Et vous, quels livres avez-vous prévu de lire pendant ce mois de mars ?

 

 

Beignets de tomates vertes, Fannie Flagg

index

 

Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg est un roman que j’ai lu dans le cadre de mon Big challenge Livraddict 2016. J’avais acheté le livre depuis un moment mais c’est grâce à la lecture commune programmée avec Johanna du blog Popcorn and Gibberish que je me suis enfin décidée à le lire. Comme vous le verrez dans la suite de cet article, ce roman fut une belle découverte autant pour elle que pour moi. Je vous invite d’ailleurs à lire sa chronique pour vous en convaincre.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer… Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.

  • Poche: 474 pages
  • Editeur : J’ai lu
  • Prix : 7,80€

AVIS

La narration est au début assez déstabilisante : l’auteure fait de réguliers bonds entre le présent et le passé tout en insérant dans le livre des articles de la gazette, en grande partie, de Whistle Stop (Alabama). Ce schéma demande un petit temps d’adaptation et nécessite de bien prendre le temps de lire les intitulés des chapitres pour situer correctement l’histoire. Néanmoins force est de constater que cette alternance entre le présent et le passé fait partie du charme de ce livre, on prend plaisir à écouter les histoires racontées par Ninny dans le présent avant de « vivre » aux côtés des personnages qu’elle évoque, leur vie et leurs aventures.

J’ai également bien apprécié les articles de la gazette de Weems non pas pour leurs contenus, qui n’avaient rien de transcendants ni de particulièrement intriguants, mais parce qu’en permettant aux lecteurs de partager des tranches de vie des personnages, ils participent à l’attachement que l’on ressent pour eux. Car oui, on s’attache assez rapidement à ces différents personnages dont la vie est touchante, avec ses lots de tracas et de joies.

Contrairement à des romans comme La Fille du train que j’ai dévoré, j’ai pris le temps de « déguster » Beignets de tomates vertes, le titre à cet égard me semble d’ailleurs bien choisi. Je n’ai pas enchaîné les pages à une vitesse folle mais j’ai lu posément et attentivement chaque ligne afin de mieux m’imprégner de l’atmosphère de l’Amérique profonde des années 30. Ainsi, chaque jour, j’ai retrouvé avec plaisir Ninny, Evelyn, la famille Threadgoode et leurs nombreux amis…

Dans le livre, les différents personnages vivent des situations parfois difficiles mais ce que l’on retient, c’est l’entraide, l’optimisme, la joie, les rires et le bonheur que cette petite communauté de Whistle Stop partage. Rassurez-vous, le roman n’a rien d’un roman à l’eau de rose, l’auteure évoque les réalités plus sombres de cette époque (pour certaines, hélas encore d’actualité) comme le racisme et la ségrégation.

« _Idgie, tu sais très bien que tu ne devrais pas vendre de nourriture à ces nègres. Et il y a des gars en ville à qui ça ne plaît pas du tout. Personne n’a envie de manger là où vont les nègres, ce n’est pas bien et tu ne devrais pas le faire. « 

Fannie Flagg les condamne et les critique à travers un humour que j’ai fortement apprécié et qui sera présent presque tout au long du roman. Il m’est arrivé à de nombreuses reprises de sourire voire de rire. Cependant, ce roman reste assez pudique sur la dureté de la vie et la violence que les individus de couleur ont pu subir, la réalité de l’époque semblant quelque peu édulcorée…

A la fin du roman, vous trouverez quelques recettes notamment celle de ces fameux beignets de tomates vertes auxquels l’auteure fait allusions à plusieurs reprises. Je n’en ai testé aucune mais j’ai apprécié ce petit clin d’œil en fin de livre.

ADAPTATION CINÉMATOGRAPHIQUE

Pour prolonger le plaisir de la lecture ou pour vous donner envie de le lire, vous pouvez visionner le film qui est sorti en 1991. Je ne l’ai pas encore regardé mais je ne devrais plus tarder…

MA NOTE : 4/5

En résumé, je suis contente d’avoir découvert Beignets de tomates vertes dans le cadre de mon Big challenge Livraddict et de l’avoir enfin lu grâce à ma lecture commune avec Johanna. Ce roman est à conseiller aux personnes qui souhaitent découvrir une belle histoire emplit d’amitiés (avec un S car ce livre est un peu une ode à l’amitié), de joies, d’optimisme mais également aux amoureux de l’Amérique profonde dont l’auteure a su dresser un portrait prenant même si édulcoré.

Et vous, vous avez aimé ce livre ou vous avez envie de le découvrir?

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