Les hauts et les bas de Valeria, Elisabet Benavent

Couverture Valeria, tome 3 : Les hauts et les bas de Valeria

Je remercie les éditions l’Archipel de m’avoir permis de découvrir le troisième tome des aventures de Valeria d’Elisabet Benavent.

NB : je vous invite à découvrir les deux premiers tomes de la série avant de poursuivre votre lecture : Dans les pas de ValeriaDans le miroir de Valeria. 

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…

Archipel (13 novembre 2019) – 414 pages – Broché (17€) – Ebook (11,99€)
Traduction : Catherine Delaruelle 

AVIS

Cette série d’Elisabet Benavent est ma série doudou du moment, celle que je lis toujours avec plaisir même quand je sais que son héroïne risque parfois de me faire lever les yeux au ciel. Ce côté attachiante fait d’ailleurs partie intégrante du charme de Valeria… Un charme auquel ne résiste pas Victor bien qu’il ne soit toujours pas décidé à entretenir avec elle une relation de couple classique.

Victor et sa manie de souffler le chaud et le froid, de faire un pas en avant et deux en arrière, puis de regretter amèrement ses décisions, m’a agacée n’arrivant pas à comprendre comment on peut tellement avoir peur d’officialiser une relation avec la personne que l’on aime. Mais Valeria n’est pas non plus parfaite, ce tome dévoilant une jeune femme incapable de communiquer autrement que par des invectives et des scènes frisant le ridicule… Vous aurez donc compris que la relation entre les deux amants connaît de nouveau des hauts et des bas d’autant que Valeria va laisser entrer un nouveau mâle dans sa vie.

Bruno, écrivain à succès de science-fiction et de romans plutôt gores, est un homme qui semble bien plus mature et posé que notre héroïne, ce qui s’explique probablement par sa vie familiale… Sexy, sans être un canon de beauté, drôle et inventif, surtout dans certains domaines, sera-t-il l’homme qui fera oublier à Valeria cette passion incontrôlable qu’elle ressent pour le beau et fougueux Victor ? Je vous laisserai le soin de le découvrir par vous-mêmes mais je dois admettre que ce nouveau personnage m’a plutôt séduite. C’est plus la manière dont Valeria fonce tête baissée vers d’autres horizons sans prendre temps de faire le point et/ou le deuil de ses sentiments et de son histoire avec Victor qui m’a chagrinée…

La vie de ses amies est également bien remplie entre les préparatifs du mariage qui met Carmen sur les nerfs, Lola qui vit sa première véritable relation amoureuse et Nerea qui prend une grande et inattendue décision professionnelle. Je suis vraiment ravie de voir à quel point Nerea a évolué depuis le premier tome. Le glaçon des débuts a bien fondu ! Bien décidée à ne plus faire les choses parce qu’elle le doit, mais parce qu’elle le souhaite, Nerea donne un grand coup  de pied dans la fourmilière et commence à se lâcher. J’ai hâte de voir ce que va devenir son beau projet professionnel pour lequel elle travaille d’arrache-pied, mais aussi jusqu’où ses changements vont la conduire sur le plan privé. Une ébauche d’histoire de ce côté semble ainsi se dessiner…

Carmen et Barto forment toujours un très beau couple qui ne pourra que vous attendrir et vous toucher. Plus discret et moins charismatique que Victor, Barto est pourtant un protagoniste intéressant et plein de charme. Il fait ainsi preuve de beaucoup de patience et d’une douceur extrême face à une Carmen en plein doute notamment sur son physique… Quant à Lola, elle est fidèle à elle-même, brute de décoffrage, drôle et légère bien que pour la première fois de sa vie, son cœur et son corps semblent battre à l’unisson ! Comment Lola, aussi allergique à l’engagement que Victor, va-t-elle affronter la situation ? Il vous faudra lire ce tome pour le découvrir, mais je dois dire que j’ai apprécié le couple qu’elle forme avec Ray, un jeune homme qui nous prouve que jeune ne veut pas dire immature…

Encore une fois, je me suis laissée emporter par les nouvelles aventures de Valeria et de ses copines. En compagnie de ces quatre amies dont on partage aussi bien les bons que les mauvais moments, on ne voit pas le temps passer, ce qui explique peut-être qu’en deux soirées, les 400 pages du roman avaient été avalées. L’écriture de l’autrice est donc toujours aussi addictive, fluide et entraînante avec un côté télévisuel qui fonctionne à merveille !

Bien que le sexe soit moins présent que dans les précédents tomes, attendez-vous de nouveau à des scènes érotiques plutôt détaillées et expressives. Comme vous le savez si vous me lisez régulièrement, ce n’est pas ce que je préfère dans un livre, mais avec Valeria, ça passe sans problème appréciant non pas les détails des ébats, mais le fait qu’ils soient complètement décomplexés. Pas de puritanisme ni cette idée que des femmes n’ont pas le droit d’avoir les mêmes désirs, voire la même voracité sexuelle, que des hommes…

En conclusion, dans ce troisième tome, Elisabet Benavent reprend ce qui fait le charme de sa série : des moments de complicité entre filles, des répliques qui font mouche, des confidences autant sur l’amour que le travail, des doutes, de l’amitié avec un grand A, de la romance, des crises, des rencontres, du sexe… La vie d’une bande de copines soudées et décomplexées tout simplement !

Retrouvez le roman chez votre libraire et/ou sur le site Place des libraires

Éditions l'Archipel

Mortelle tentation, Christophe Ferré

Mortelle tentation par [Ferre, Christophe]

Je remercie les éditions de l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Mortelle tentation de Christophe Ferré.

RÉSUMÉ

Connaît-on vraiment la personne avec qui l’on partage sa vie ? Dans un coin sauvage des Pyrénées, le cadavre d’une jeune femme est retrouvé entièrement nu. Peter, un ancien international de rugby aujourd’hui architecte d’intérieur, est parti randonner en solitaire à cet endroit, mais il est injoignable depuis le jour du meurtre. D’abord inquiète qu’il ait croisé la route de l’assassin, Alexia, sa femme depuis plus de vingt ans, découvre avec effroi qu’il connaissait la victime… Et si Peter avait quelque chose à se reprocher ? Et s’il était en réalité le meurtrier ? C’est en tout cas ce que semble penser la police…Quand l’homme que vous aimez est accusé du pire, la confiance et la passion vacillent… Déchirée entre l’amour et le doute, Alexia doit faire éclater la vérité.

Archipel (9 octobre 2019) – 384 pages – Broché (22€)

AVIS

Emballée par le résumé et la promesse d’un bon thriller domestique comme je les aime, je me suis lancé avec enthousiasme dans ma lecture. Malheureusement, si le roman possède quelques atouts, ils n’ont pas suffi à compenser ses faiblesses. Mon avis sera donc mitigé…

Alors que l’on découvre le cadavre nu d’une jeune femme dans les Pyrénées, Peter, parti seul en randonnée, ne donne plus de signe de vie à sa femme… Les deux affaires sont-elles liées ? L’intuition d’Alexia lui souffle que c’est bien le cas, mais reste une question en suspens : son mari a-t-il croisé la route d’un prédateur ou est-ce lui le prédateur ? Et si après tout, son tendre et aimant Peter n’était pas le mari et père parfait qu’elle pensait ?

Christophe Ferré, que je découvre avec ce roman, a repris les codes assez classiques du genre, ce qui ne m’a pas dérangée les trouvant toujours aussi efficaces. C’est donc sans surprise que j’ai rapidement identifié le coupable du meurtre, mais cela ne m’a pas empêchée d’avoir été complètement happée par le suspense et la tension que l’auteur insuffle à son récit. Il faut dire que tout est mis en place pour faire douter les lecteurs, à commencer par les deux époux tout aussi instables l’un que l’autre.

J’ai ainsi été dubitative de la rapidité avec laquelle Alexia, qui se dit amoureuse de son mari comme au premier jour, en vient aussi rapidement à le soupçonner. Pas très réaliste ni très convaincant, mais vous verrez que cette femme n’est pas la personne la plus cohérente qui existe… Quant à son mari, difficile de porter crédit à ses dires, ses explications pour justifier son absence et son silence étant aussi changeantes qu’abracadabrantesques. Ce n’est plus à un ex-professionnel du sport qu’on a affaire, mais à un véritable scénariste !

Entre une femme qui change d’avis comme de chemise pensant « l’homme de sa vie » innocent pour le déclarer coupable trois phrases plus loin, et un homme se déclarant innocent, mais n’arrêtant pas d’enchaîner mensonge sur mensonge, on en vient à se demander où se situe exactement la vérité, mais surtout à qui se fier… Ce couple, tout comme la plupart des autres personnages au demeurant, se révèle donc assez exaspérant avec une mention spéciale pour le parfait mari, devenu le parfait suspect, qui n’hésite pas à se lancer dans un petit viol conjugal histoire d’assouvir son appétit sexuel d’ogre. Quitte à être suspecté de meurtre et être traqué par la police autant faire les choses en grand !

Si ces deux personnages exaspèrent, on se surprend néanmoins à suivre leurs mésaventures et l’enquête avec une certaine curiosité. Qui a bien pu tuer la jeune femme et pourquoi ? Notre ex-sportif beau gosse à qui tout réussit ne cache-t-il pas des zones d’ombre comme une petite tendance au meurtre ? Ce bonheur conjugal étalé à la face du monde depuis plus de vingt ans est-il aussi solide qu’Alexia le pense ? Tout autant de questions qui vous tiendront en haleine et vous pousseront à tourner les pages rapidement d’autant que l’auteur a opté pour des chapitres courts et dynamiques qui apportent une certaine fluidité à la lecture.

J’ai donc dévoré le roman en deux séances de lecture malgré des personnages antipathiques, un comportement d’adolescente transie d’amour oscillant entre idiotie et naïveté qui ne sied guère à une avocate supposée avoir la tête sur les épaules, certaines répétitions, des propos manquants parfois de naturel, et des révélations qui pèchent peut-être par leur manque de réalisme. Le scénario m’a ainsi donné le sentiment d’un film à l’américaine avec des rebondissements quelque peu improbables bien que très cinématographiques.

En bref, voici un thriller que l’on peut qualifier de page-turner par la vitesse avec laquelle on le dévore, mais qui souffre de certaines maladresses pouvant rendre la lecture parfois agaçante.

Découvrez un extrait sur le site des éditions de l’Archipel.
Retrouvez le roman chez votre libraire ou sur Place des libraires.

Dans le miroir de Valeria, Elisabet Benavent

Je remercie les éditions l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Dans le miroir de Valeria d’Elisabet Benavent.

ATTENTION : TOME 2, risque de spoiler du tome 1 dont je vous invite à lire mon avis si vous n’avez pas encore lu le roman.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La suite trépidante des aventures de Valeria et de sa bande d’amies

Valeria, qui s’est séparée d’Adrian, est tombée dans les bras de Victor. Mais, après un début de relation enflammée, elle commence à s’interroger… A-t-elle fait le bon choix  ?
Heureusement, ses amies de toujours sont là, à qui elle peut se confier. Et réciproquement. Car Lola, elle aussi, se pose des questions. Est-elle encore amoureuse de Sergio, l’homme qui a plaqué sa fiancée pour elle, avant qu’elle le rejette ? Carmen, de son côté, semble heureuse d’avoir enfin franchi le pas avec Barto, même si elle pressent que la mère de ce dernier va se montrer envahissante… Seule Nerea semble garder le cap et la tête froide. Mais les apparences sont souvent trompeuses…
Valeria a aussi une autre source d’inquiétude. Elle vient enfin de terminer son deuxième roman. Elle en est satisfaite et son éditeur est enthousiaste. Mais comment ses amies réagiront-elles quand elles découvriront leurs histoires de cœur et leurs ébats intimes étalés au grand jour ? En attendant, les quatre amies sont de nouveau réunies et s’apprêtent à sortir faire la fête.
C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter.

Archipel (16 octobre 2019) – 414 pages – Broché (17€) – Ebook (11,99€)

AVIS

Ayant beaucoup apprécié Dans les pas de Valeria, j’attendais avec impatience de retrouver Valeria et ses trois meilleures amies ! Des retrouvailles qui se sont passées dans l’émotion entre rires, questionnements et ambiance brûlante. Parce qu’autant vous le dire tout de suite, l’autrice a décidé d’accorder à Valeria cet embrasement des sens que son ex-mari lui a refusé des mois durant…

Fraîchement séparée d’Adrian, elle s’en donne ainsi à cœur joie avec le beau Victor qui s’est donné comme mission de connaître chaque parcelle de son corps pour le plus grand plaisir de notre héroïne qui n’a jamais vraiment connu la passion amoureuse. Le roman contient donc un certain nombre de scènes de sexe, ce qui n’est pas forcément ma tasse de thé de manière générale, mais qui ne m’a pas dérangée ici outre mesure. Cela s’explique par la tendresse particulière que je ressens pour cette série, mais surtout par le fait que ces scènes se révèlent cohérentes avec l’intrigue et notre couple principal.

Valeria apprend à se laisser aller et à profiter de chaque instant de volupté, quand Victor s’échine à faire ce qu’il fait le mieux, donner du plaisir à sa partenaire sans penser au lendemain. Mais est-ce que les rendez-vous coquins et les folles nuits d’amour suffiront-ils à bâtir une relation qui peut durer ?  Une question qui reste en suspens et qui pousse Valeria dans ses retranchements et ses interrogations quant à un possible futur à deux. La jeune femme est ainsi perdue dans ses sentiments, entre peur de s’attacher à un homme qui semble fuir l’engagement, et celle de laisser partir le seul homme qui a réussi à faire battre son cœur et son corps à l’unisson. Si j’ai parfois trouvé que Valeria aimait se compliquer la vie en se posant bien trop de questions, j’ai aussi été touchée par sa sensibilité et sa bonne humeur malgré les épreuves de la vie.

Comme vous vous en doutez, il y aura donc des hauts et des bas entre Victor et notre héroïne ! Mais on a envie d’y croire parce qu’il y a indéniablement quelque chose entre les deux amants et que Valeria mérite de retrouver un peu de stabilité émotionnelle après sa séparation qui l’a plus affectée qu’il n’y paraît…  Quant à Victor, ce n’est clairement pas le genre d’homme qui m’attire, sa passion du sexe ressemblant à un beau moyen de fuir ses émotions, mais j’ai apprécié d’en apprendre plus sur son passé et sa famille qui est juste génialissime. On sent que Victor fait de son mieux pour faire face à cette avalanche d’émotions qui lui tombe dessus, mais comme Valeria, on en vient à se demander jusqu’où il est prêt à se mettre en danger pour elle…

Comme dans le premier tome, la plume est légère, fluide et terriblement addictive, l’humour bien présent et les dialogues entre les quatre amies percutants et d’un réalisme à toute épreuve. Autant d’éléments qui vous poussent à tourner les pages sans vous en rendre compte et à lire le roman comme vous vous enfileriez une saison entière de Desperate Housewives ! La série télé est bien différente de la saga Valeria, mais j’y ai retrouvé le même sentiment d’addiction et cette envie irrépressible de découvrir la suite sans attendre.

En plus du plaisir de retrouver Valeria et sa situation amoureuse digne d’une bonne comédie romantique, je n’ai pas boudé celui de revoir ses meilleures amies hautes en couleur et toujours aussi attachantes. Lola, Nerea et Carmen vont devoir faire face à leurs propres problématiques et prendre des décisions importantes. À cet égard, je dois dire que j’ai été ravie et impressionnée par le changement d’attitude de Nerea qui va arrêter de se conformer à ce que l’on attend d’elle pour enfin s’attarder sur ses propres désirs. J’ai hâte de voir ce que l’autrice réserve à cette femme qui semble cacher un beau brasier sous une grosse couche de glace.

Lola est toujours aussi drôle et attachante. Alors que son langage de charretier pourrait déplaire, j’adore cet aspect brut de décoffrage chez elle. Lola ne joue pas, elle dit ce qu’elle pense, pense ce qu’elle dit et fait ce dont elle a envie sans se laisser piéger par les conventions. Quant à Carmen, sa relation avec Barto devenant de plus en plus sérieuse, elle va être confrontée à une épreuve qui parlera à pas mal de femmes, la rencontre avec la belle-mère. Et la sienne est plutôt du genre dragon très très protecteur…

Nos quatre amies ne vont donc pas se reposer sur leurs lauriers dans cette suite ! Elles pourront fort heureusement compter l’une sur l’autre entre visites impromptues et soirées entre filles pour boire plus que de raison, s’épancher sans fausse pudeur, glaner quelques conseils et vider le trop-plein d’émotions. Et c’est d’ailleurs ce qui fait le charme de la série, la synergie que l’on ressent entre ces quatre femmes très différentes les unes des autres, mais à l’amitié indestructible !

En conclusion, j’ai retrouvé avec enthousiasme Valeria et ses amies, l’autrice nous plongeant sans tabou et avec beaucoup de peps et d’humour dans la vie de ces presque trentenaires en prise avec l’amour, la famille, le sexe, l’amitié, et des décisions parfois difficiles… Entre rires, émotions et questionnements quant à l’avenir, nul doute que ces quatre filles dans le vent devraient vous faire passer un très bon et addictif moment de lecture. Léger, facile et agréable à lire, voici une lecture doudou et sans prise de tête à lire pour se détendre et oublier son quotidien !

Découvrez un extrait sur le site des éditions l’Archipel ou retrouvez le roman chez votre libraire/en ligne.

 

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L’ombre de la menace, Rachel Caine

Je remercie les éditions de l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir L’ombre de la menace de Rachel Caine.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

L’un des thrillers les plus commentés sur les réseaux sociaux américains

La vie sans histoire de Gina vole en éclats lorsque la police découvre un corps sans vie pendu dans le garage familial.
Le mari de Gina est condamné à mort. Elle est acquittée. Mais l’opinion publique reste persuadée qu’elle était complice de son mari, du moins qu’elle couvrait sa folie meurtrière.
Victime de harcèlement, elle décide de fuir avec ses enfants. Mais, où qu’elle aille, quelqu’un dans l’ombre l’épie, l’obligeant sans cesse à changer d’identité et de vie.
Quatre ans ont passé. Gina vit à Stillhouse Lake, où elle commence enfin à baisser la garde. Jusqu’à ce qu’un cadavre de femme soit repêché du lac…

Archipel (11 septembre 2019) – 336 pages – Broché (20,99€) – Ebook (14,99€)
Traduction : Sebastian Danchin

AVIS

Après en avoir entendu bien des louanges, j’attendais énormément de ce thriller, et je dois admettre ne pas avoir été déçue par la manière dont Rachel Caine a su construire un récit prenant et haletant qui pousse les personnages dans leurs retranchements ! Et cela commence dès le début de l’histoire où l’on assiste, impuissant, à la pulvérisation de la vie de Gina.

Mère de famille heureuse, elle était loin de se douter que son quotidien n’était que pur mensonge, un mensonge fabriqué de toutes pièces par l’esprit complètement dérangé de son mari. Un psychopathe froid, manipulateur et démoniaque dont le passe-temps favori était de kidnapper et de torturer minutieusement et méticuleusement des jeunes femmes avant de les tuer…

Accusée de complicité, quand son seul crime fut la naïveté, elle sera acquittée, mais à quel prix ? Conspuée, menacée et poursuive par des personnes déchaînées prêtes, du moins verbalement, à toutes les horreurs, Gina sera contrainte de fuir avec ses deux enfants. Mais comment se (re)construire quand vous passez votre vie à fuir, à craindre tout le monde, à vous réinventer une identité à chaque déménagement, à refuser de créer des liens avec de nouvelles personnes… ?

La force de ce roman est de plonger les lecteurs dans la vie de cette famille qui lutte, jour après jour, pour survivre malgré le passé et cette instabilité qui ne lui permettent pas de vivre une vie normale. Gwen est une véritable lionne qui fait de son mieux pour tenir éloigner ses enfants de toute la haine que sa famille suscite. Car si son mari est condamné à mort, la vindicte populaire n’en est pas pour autant apaisée… Entre le cyberharcèlement, les menaces de mort, de viol et de torture, Gwen ne peut relâcher son attention un seul instant sous peine de mettre en danger les siens.

Une situation d’autant plus intenable qu’elle affecte ses enfants de plus en plus perturbés par les règles de sécurité draconiennes imposées par leur mère, l’absence de repères, de racines et de liens sociaux. En protégeant leur vie coûte que coûte, Gwen les fait donc également souffrir… Alors peut-être que cette maison achetée à Stillhouse Lake pourrait être enfin leur foyer, un endroit calme où repartir de zéro. C’est en tout cas ce qu’elle espérait jusqu’à ce qu’un cadavre soit retrouvé près de chez elle !

À partir de là, le suspense monte crescendo, l’ombre de l’ex-mari psychopathe planant plus que jamais sur la vie de cette famille qui a tout fait pour briser ses chaînes. Ce meurtre est-il un pur hasard ou la preuve que Mel Royal n’en a pas fini avec les « siens ». Si tel est le cas, que veut-il, et surtout, comment s’y prend-il pour, depuis les murs de sa prison, continuer à propager le mal ?

Une question qui nous pousse, comme Gwen, à devenir parano au point de nous méfier de chacun des personnages qui évolue autour d’elle et de ses enfants. Qu’en est-il de ce sympathique gérant de l’école de tir où elle s’entraîne, de ce charmant voisin qui l’aide pour les réparations de sa maison et semble avoir noué de bonnes relations avec ses enfants… L’autrice sème, avec un certain talent, le doute dans l’esprit de ses lecteurs même si mes soupçons se sont révélés fondés. Cela ne m’a toutefois pas dérangée d’autant que je n’ai pas eu de certitude avant la fin du roman et que je n’avais pas anticipé certaines révélations dont l’une que j’ai trouvée particulièrement effroyable.

L’autrice prend le temps de poser son intrigue, ce qui nous permet d’entrer de plain-pied dans la psychologie de Gwen pour laquelle on développe rapidement une totale et sincère admiration. Malgré l’adversité, les dangers, les doutes, les tensions et parfois les reproches de ses enfants, elle ne baisse jamais les bras, et se refuse à s’enfermer dans le rôle de la victime. En découvrant, il y a quatre ans, la vérité sur son mari, elle a enterré sa vie d’avant, mais aussi cette passivité qui la caractérisait. Adieu Gina, la femme naïve et soumise, et bienvenue Gwen la battante !

Un changement d’autant plus remarquable que l’ombre de Mel est tenace et difficile à effacer. J’aurais apprécié que les passages et les confrontations avec ce diable à visage humain soient plus nombreux, mais bien qu’il soit en prison, sa présence se fait lourde et palpable. Si Gwen ne ressent que de l’horreur pour cet homme, la situation est plus ambivalente pour ses enfants, et notamment pour son fils. Celui-ci n’a pas eu la possibilité de faire le deuil de ce père aimant et doux que Mel s’évertuait à jouer… J’ai trouvé cette ambivalence des sentiments intéressante d’autant qu’elle soulève une autre question : est-il réellement souhaitable de cacher à l’enfant toutes les atrocités commises par son père ? Cela ne risque-t-il pas de le conforter dans une image faussée de son père avec, à terme, des conséquences difficiles à gérer ?

Une question parmi tant d’autres, car en plus de nous divertir, ce thriller des plus efficaces a le mérite de nous faire réfléchir à différentes notions comme la responsabilité, le sentiment de culpabilité, la vengeance, le cyberharcèlement… Le déferlement de haine virtuelle contre Gwen et ses enfants est effrayant d’autant qu’il semble possible et plausible. On arrive à comprendre que les familles des victimes doutent de l’innocence de Gwen, après tout, contrairement aux lecteurs, ils ne la connaissent pas. Difficile alors pour eux d’imaginer qu’une femme ait pu vivre auprès d’un monstre durant des années sans le percer à jour, ou pire, l’aider. Même Gwen n’en revient toujours pas et ne se pardonne pas son aveuglement. Mais comment accepter toutes ces personnes qui, sous prétexte de venger des victimes dont elles se moquent éperdument, laissent parler leur violence, leur méchanceté, leur perversion, leur haine des femmes… Il n’y a définitivement pas qu’un monstre dans cette histoire !

À noter que ce roman se suffit à lui-même, mais la fin laisse entrevoir une suite que je lirai avec plaisir.

En conclusion, L’ombre de la menace porte particulièrement bien son nom puisque durant toute la lecture, on perçoit avec une grande acuité la présence de Mel Royal, un tueur en série qui, même derrière les barreaux, continue à phagocyter sa famille. Entre la présence vaporeuse de ce monstre et les menaces immondes émises par des personnes tout aussi malfaisantes que ce dernier, la vie de Gwen et de ses enfants est sur le fil du rasoir… Riche en rebondissements, en tension et en suspense, voici un thriller haletant dont votre cœur ne devrait pas sortir indemne !

Dans les pas de Valeria, Elisabet Benavent

Dans les pas de Valeria

Je remercie les éditions l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Dans les pas de Valeria d’Elisabet Benavent.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans les pas de Valeria par [Benavent, Elisabet]

Quand Bridget Jones s’invite dans Sex and the City

Valeria aime les belles histoires d’amour.
*
Valeria est romancière.
*
Valeria a trois amies  :
Lola, Carmen et Nerea
*
Valeria et ses amies partagent tout.
*
Valeria est mariée à Adrian,
Mais elle rencontre Victor…
*
Valeria aime la sincérité.
*
Valeria est unique.
*
Comme toi  !
Complices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian.
Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne.
Carmen et son collègue de bureau se tournent autour.
Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !
 
l’Archipel (18 septembre 2019) – 432 pages – Broché (17€) – Ebook (11,99€)
Traduction : Martine Desoille


AVIS

Dans les pas de Valeria est dans la lignée des romans chick-lit avec cette impression de découvrir, au fil des pages, des personnages qui pourraient être, dans la vraie vie, des amis. Rien d’étonnant à cela si l’on considère la grande place que prend l’amitié dans le récit.

Nous découvrons ainsi quatre filles dans le vent qui, bien que très différentes, partagent une grande complicité faite à base de confidences, de soirées à parler de leurs expériences personnelles, sexuelles et professionnelles, de verres descendus plus vite que leur ombre, de textos et d’appels qui soulagent, de visites surprises pour épancher les cœurs, voire les consciences…

En bref, c’est l’histoire d’une amitié qui dure et qui perdure, et qui donne l’envie pressante de prendre son téléphone et de s’organiser une petite soirée entre filles même si, personnellement, ma vie serait nettement moins intéressante que la leur à partager. Entre un boss exécrable qui vous mène la vie dure et qui trouve, le saligaud, le moyen de faire une entrée fracassante et inattendue dans votre vie privée alors qu’un collègue que vous croqueriez bien semble quelque peu difficile à cerner, une relation naissante malgré votre surnom de glaçon, un amour épanouissant sur l’oreiller, mais qui vous laisse un grand vide au fond du cœur… la vie n’est pas de tout repos.

Et ce n’est pas Valeria, dont on suit tout au long du roman le point de vue, qui vous dira le contraire. Après avoir lâché un boulot peu épanouissant, mais sécurisant, suite au succès de son premier roman, la voilà en manque d’inspiration pour ce deuxième ouvrage que son mari semble attendre avec impatience. C’est qu’Adrian, prompt à la pousser à vivre de sa créativité, l’est beaucoup moins quand il s’agit de l’encourager à persister malgré les doutes et les baisses de moral. Mais est-ce vraiment étonnant si l’on considère que de mari, il s’est progressivement mué en colocataire que Valeria voit en coup de vent ?

Adrian lui manque tout comme leur vie sexuelle qui, pour son plus grand désarroi, est aux abonnés absents… Après dix ans de relation, la petite étincelle n’est plus, et la situation devient insupportable pour la jeune femme qui aimerait que son mari lui parle de nouveau, et surtout la regarde. Petit à petit, on sent donc les tensions et les doutes grandir d’autant qu’un individu charmeur et charmant fait son entrée dans la vie de Valeria alors que la présence d’une jeune et jolie jeune femme aux côtés de son mari se fait dangereuse… Le couple arrivera-t-il à surmonter cette mauvaise passe pour aller de l’avant ou est-il temps pour lui d’aller voguer vers d’autres horizons ?

Pour le découvrir, je vous invite à lire le livre vous-mêmes, mais je peux néanmoins vous dire que l’autrice a fait preuve d’une certaine audace… Que l’on approuve ou non les attitudes de chacun, elles ont le mérite de sonner vrai nous montrant que la vraie vie, c’est aussi des coups durs même dans un mariage apparemment équilibré. Le poids des années se fait sentir dans n’importe quel couple, a fortiori quand la communication est rompue…

Si certains passages m’ont perturbée, parce qu’ils vont à l’encontre de mes convictions personnelles, j’ai apprécié que l’on ne nous serve pas une comédie à l’eau de rose, mais plutôt un roman porté par des héroïnes imparfaites pour lesquelles on développe un véritable attachement. On ne les comprend pas toujours, on n’approuve pas toujours leurs choix, mais comme avec des amies, on a envie d’être là pour elles, et de les épauler sans les juger.

On prend donc beaucoup de plaisir à suivre leurs aventures et mésaventures, leurs doutes, leurs espoirs, leurs échanges toujours très vifs et entraînants… De page en page, on se laisse entraîner par la vie de Valeria et de ses amies, et on se retrouve à lire la dernière ligne sans avoir vu le temps passer. Il faut dire que l’autrice a su créer une véritable proximité entre ses personnages et ses lecteurs. Cela passe autant par leur personnalité qu’une narration simple, légère et dynamique entrecoupée de nombreux dialogues pleins de peps, d’humour et de mordant.

Repéré par Netflix, Dans les pas de Valeria fera incontestablement une bonne série à la Sex and the City, car presque trentenaires, ces femmes assument sans fausse pruderie leurs envies et désirs sexuels, ce qui se traduit par quelques scènes de sexe qui stimulent autant l’esprit que le corps. De manière générale, ce ne sont pas mes passages préférés, mais ici, je les ai lus, car ils apportent un certain éclairage sur les personnages, et ne tombent jamais dans la vulgarité. Ils ont également le grand mérite de ne pas dépeindre des relations toxiques, mais seulement le désir d’adultes consentants. Et ça, ça fait drôlement du bien !

En conclusion, Dans les pas de Valeria questionne la notion de couple et de sa pérennité dans le temps, mais c’est surtout un cocktail explosif composé de beaucoup d’amitié, d’une bonne dose d’amour, de désir, de tension sexuelle et de fantasme… Léger, drôle et terriblement addictif, voici un roman que je vous invite à découvrir pour décompresser d’une dure journée de travail, passer un bon moment sans prise de tête, ou tout simplement vous détendre auprès de femmes attachantes dont on partage, le temps d’un roman, la vie sans aucun tabou.

À noter que les tomes 2, 3 et 4 seront publiés courant octobre et novembre, ce qui limitera le temps d’attente pour les plus impatients !

En attendant, découvrez un extrait du deuxième tome publié en fin d’ouvrage et retrouvez la saga sur Instagram.

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Premières lignes #86 : L’ombre de la menace, Rachel Caine

Premi!èr-1

Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai eu envie de vous parler d’un thriller qui vient de sortir et que je compte lire dès mon retour de vacances : L’ombre de la menace de Rachel Caine.

 

L'ombre de la menace par [Caine, Rachel]

« L’un des thrillers les plus commentés sur les réseaux sociaux américains. La vie sans histoire de Gina Royal et de ses deux enfants vole en éclats lorsque la police découvre un corps sans vie pendu dans le garage familial – qui a servi pendant des années de boucherie humaine au mari de Gina, Melvin. Ce dernier est emprisonné, Gina est acquittée. Mais l’opinion publique reste persuadée qu’elle était au courant et qu’elle participait elle-même à ces meurtres.Gina est alors victime de harcèlements, d’insultes et de menaces, si bien qu’elle et ses deux enfants sont sans cesse obligés de fuir et de changer d’identité.En arrivant à Stillhouse Lake, la vie semble enfin leur sourire pour la première fois depuis longtemps. Personne ne les reconnaît. Mais deux nouveaux meurtres ont lieu, qui rappellent étrangement le modus operandi de Melvin…« 

PREMIÈRES LIGNES

Prologue

GINA ROYAL

Wichita, Kansas

Gina ne posait jamais de questions au sujet du garage.

Cette pensée la tiendrait éveillée des années durant en lui brûlant les paupières. J’aurais dû l’interroger. J’aurais dû savoir. Sauf qu’elle n’avait pas posé la question et qu’elle ne savait rien, ce qui avait fini par la détruire.

En temps ordinaire, elle aurait été à la maison puisqu’il était 15 heures, mais son mari lui avait passé un coup de fil pour lui expliquer qu’il avait une urgence au bureau et qu’elle devrait aller chercher Brady et Lily à la sortie de l’école. Pas de souci, cela lui laissait le temps de tout terminer à la maison avant de préparer le dîner. Il s’était excusé mille fois de bousculer son emploi du temps. Mel savait se montrer charmant, elle avait décidé de lui exprimer sa reconnaissance en lui préparant son plat préféré : du foie aux oignons, servi avec un pinot noir. Une soirée en famille, qui se terminerait sur le canapé à regarder le nouveau film de super-héros que les enfants réclamaient à cor et à cri, si Mel estimait que c’était adapté pour eux. Lily se pelotonnerait contre Gina, et Brady allongerait les jambes sur les genoux de son père, sa tête sur le bras du canapé. Ces moments en famille étaient ce que préférait Mel. Après ses travaux de menuiserie, tout du moins. Gina espérait qu’il ne passerait pas la soirée dans son atelier.

Retrouvez un extrait du roman sur le site des éditions de l’Archipel.

Premières Lignes #83 : Dans les pas de Valeria, Elisabet Benavent

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je voulais vous présenter les premières lignes d’un roman que j’attends avec une certaine impatience étant intriguée par le résumé  : Dans les pas de Valeria d’Eisabeth Benavent :

Dans les pas de Valeria par [Benavent, Elisabet]

Quand Bridget Jones s’invite dans Sex and the City

Valeria aime les belles histoires d’amour.
*
Valeria est romancière.
*
Valeria a trois amies  :
Lola, Carmen et Nera
*
Valeria et ses amies partagent tout.
*
Valeria est mariée à Adrian,
Mais elle rencontre Victor…
*
Valeria aime la sincérité.
*
Valeria est unique.
*
Comme toi  !

Complices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…

Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian.
Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne.
Carmen et son collègue de bureau se tournent autour.
Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !
Valeria, c’est drôle, c’est vif. Ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre fille.

PREMIÈRES LIGNES

Il était une fois

Je cessai de pianoter sur mon clavier et relus mon texte : « Leurs regards se croisèrent. Peu importaient les mètres qui les séparaient, leurs pensées se télescopèrent, plongèrent, rebondirent vers l’infini. Et, l’espace d’une seconde, tout se figea, même la brise qui agitait les arbres devant la fenêtre. Puis elle battit des paupières et ils détournèrent les yeux, à la fois honteux, affolés et excités à l’idée de tomber amoureux alors qu’ils ne se connaissaient pas. »

— Quelle daube ! m’écriai-je, même si j’étais seule à la maison et que personne ne pouvait m’entendre.

On aurait dit le générique d’intro de La Guerre des étoiles, mais dans une version écrite par un Jedi lobotomisé. La vérité, c’est que je séchais lamentablement. Les cinquante-sept pages que j’avais pondues jusqu’ici n’étaient qu’un tas de niaiseries pas même dignes d’un concours d’écriture pour collégiens. Je m’étais fixé un quota de deux feuillets par jour, mais au train où allaient les choses je me serais contentée de deux ou trois paragraphes potables. Si seulement !

Si le roman vous intrigue, vous pouvez en lire un extrait sur le site de la maison d’édition et/ou découvrir la bande-annonce :