Premières Lignes #83 : Dans les pas de Valeria, Elisabet Benavent

Premi!èr-1

Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je voulais vous présenter les premières lignes d’un roman que j’attends avec une certaine impatience étant intriguée par le résumé  : Dans les pas de Valeria d’Eisabeth Benavent :

Dans les pas de Valeria par [Benavent, Elisabet]

Quand Bridget Jones s’invite dans Sex and the City

Valeria aime les belles histoires d’amour.
*
Valeria est romancière.
*
Valeria a trois amies  :
Lola, Carmen et Nera
*
Valeria et ses amies partagent tout.
*
Valeria est mariée à Adrian,
Mais elle rencontre Victor…
*
Valeria aime la sincérité.
*
Valeria est unique.
*
Comme toi  !

Complices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…

Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian.
Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne.
Carmen et son collègue de bureau se tournent autour.
Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !
Valeria, c’est drôle, c’est vif. Ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre fille.

PREMIÈRES LIGNES

Il était une fois

Je cessai de pianoter sur mon clavier et relus mon texte : « Leurs regards se croisèrent. Peu importaient les mètres qui les séparaient, leurs pensées se télescopèrent, plongèrent, rebondirent vers l’infini. Et, l’espace d’une seconde, tout se figea, même la brise qui agitait les arbres devant la fenêtre. Puis elle battit des paupières et ils détournèrent les yeux, à la fois honteux, affolés et excités à l’idée de tomber amoureux alors qu’ils ne se connaissaient pas. »

— Quelle daube ! m’écriai-je, même si j’étais seule à la maison et que personne ne pouvait m’entendre.

On aurait dit le générique d’intro de La Guerre des étoiles, mais dans une version écrite par un Jedi lobotomisé. La vérité, c’est que je séchais lamentablement. Les cinquante-sept pages que j’avais pondues jusqu’ici n’étaient qu’un tas de niaiseries pas même dignes d’un concours d’écriture pour collégiens. Je m’étais fixé un quota de deux feuillets par jour, mais au train où allaient les choses je me serais contentée de deux ou trois paragraphes potables. Si seulement !

Si le roman vous intrigue, vous pouvez en lire un extrait sur le site de la maison d’édition et/ou découvrir la bande-annonce :

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Premières lignes #82 : Sans mon ombre, Edmonde Permingeat

Premi!èr-1

Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai décidé de vous parler d’un roman qui m’intrigue depuis sa sortie et que j’espère bientôt lire : Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat.

Alice a tué Célia, sa jumelle.
Son reflet, un alter ego inversé dont elle enviait la vie de rêve. Alors que, célibataire, elle doit gagner sa vie en enseignant la philosophie, sa jumelle, épouse et mère comblée, mène l’existence oisive des riches, dans le luxe et un magnifique cadre de vie au bord de la mer. Mais la mort de Célia va permettre à Alice de prendre sa place.
Du moins le croit-elle. Car au « pays des merveilles », ce n’est pas le bonheur mais le désenchantement qui l’attend.
La vie d’Alice de l’autre côté du miroir va tourner au cauchemar… jusqu’à lui faire réaliser, mais un peu tard, que le beau miroir était celui des alouettes…


PREMIÈRES LIGNES

— Espèce de salope ! Déjà dans le ventre de maman, tu prenais toute la place !
La gifle claqua dans l’air avec un bruit sec. Incrédule, Célia porta la main à sa joue, considérant sa sœur qui la fixait, le visage empourpré, déformé par la haine. Mue par la rage, Alice leva le bras. Une deuxième gifle partit, puis une troisième… Les claques s’abattaient, retentissantes. Célia recula, haletante, la bouche ouverte, les bras tendus, tentant de parer les coups, mais Alice frappait, frappait… Animée par la furie de détruire, d’anéantir l’autre. De briser son miroir vivant.
Célia perdit l’équilibre et tomba en arrière. Dans sa chute, sa tête heurta une pierre acérée. Arrêté dans son élan, le bras d’Alice retomba. Sa colère avait disparu. Elle se pencha vers sa jumelle qui gisait sur le sol, immobile, les yeux ouverts, la marque rouge des mains imprimée sur son visage tuméfié.

Et vous, connaissez-vous ce roman ?
Vous tente-t-il ?

Premières lignes #76 : Poldark 1, Les falaises de Cornouailles – Winston Graham

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai eu envie de vous parler d’un roman remporté lors d’un concours : Poldark tome 1 : Les falaises de Cornouailles. Je connais la série télé de nom, mais je ne l’ai jamais regardée, ce qui ne m’empêche pas d’être très tentée par ce roman.

« 1783. Après avoir mené une vie aventureuse en Amérique, le jeune et fougueux Ross Poldark revient en Angleterre. Mais c’est un homme meurtri qui retrouve ses falaises de Cornouailles.
Son père vient de décéder et le domaine familial est en déshérence. Surtout, Ross apprend qu’Elizabeth, sa fiancée, a rompu sa promesse pour en épouser un autre : Francis, son propre cousin…
Ross n’a d’autre choix que de s’inventer une nouvelle vie. Plutôt que de se laisser abattre, il décide de relancer l’activité minière, qui fit autrefois la fortune des siens.
Un jour, sur un marché, il prend la défense de Demelza, une fille sans instruction qu’il engage comme domestique. Une décision qui va changer sa vie… »

TRAILER SAISON 1

PREMIÈRES LIGNES

J’ai sauté volontairement le prologue préférant vous mettre les premières lignes du premier chapitre dont j’apprécie le style.

Le vent soufflait. Le ciel pâle de l’après-midi était par-semé de nuages, la route poussiéreuse était jonchée de feuilles. Cinq personnes occupaient le coche. Un homme mince, style employé de bureau, au visage maigre et au costume lustré, était assis près d’une femme replète qui serrait contre elle un paquet de lainages rose et blanc d’où surgissaient les traits boudeurs et fripés d’un bébé. Les autres voyageurs étaient un ecclésiastique d’un certain âge et un autre homme plus jeune.
Le pasteur était un petit homme sec, sévère dans son costume de clergyman de belle qualité. Son visage allongé, dénué d’humour, aux lèvres minces, était couronné de cheveux tirés en arrière qui bouclaient derrière les oreilles.
À un quart d’heure de Truro, les chevaux ralentirent pour monter au pas la pente raide de la colline, le jeune homme leva le nez de son livre et croisa le regard du pasteur.
— Excusez-moi, monsieur, dit le clergyman d’une voix coupante, votre visage m’est familier, mais je ne parviens pas à me rappeler où nous nous sommes rencontrés. Oxford, peut-être ?

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?
Appréciez-vous la série ?

Découvrez les premières lignes des autres participants :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Pousse de gingko
La Pomme qui rougit
Chat’Pitre
La Booktillaise
The Cup of Books
Prête-moi ta plume
Le Parfum des Mots
Les lectures d’Emy
Songes d’une Walkyrie
Shury lecture
Aliehobbies
Entre deux lignes
Rattus Bibliotecus
Figures de style
Ma petite médiathèque

Si près des étoiles, Kate Alcott

Je remercie les éditions de l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Si près des étoiles de Kate Alcott.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

1938. Julie Crawford n’a qu’une idée en tête : devenir scénariste. Aussi quitte-t-elle sa ville natale de l’Indiana pour gagner Hollywood.
Sur place, ses illusions se heurtent a la réalité des studios : réalisateurs irascibles, vedettes capricieuses… Par chance, la jeune femme croise la route d’une star : Carole Lombard, dont la liaison avec Clark Gable défraie la chronique.
Devenue l’assistante de Carole, Julie est aux premières loges de ce scandale qui pourrait nuire au film a succès que promet d’être Autant en emporte le vent, en cours de tournage.

Prise dans un tourbillon qui la dépasse, Julie réussira-t-elle a prendre son envol, ou verra-t-elle ses espoirs balayés par la prestigieuse usine a rêves ?

Archipel (13 mars 2019) -336 pages – Broché (22€) – Ebook (15,99€)
Traduction :

AVIS

Hollywood vous fait rêver ? Julie Crawford, jeune femme fraîchement débarquée de son Indiana natal, rêve, quant à elle, non pas de glamour et de paillettes, mais de machine à écrire, de scénarios et d’histoires portées sur grand écran. En cette année 1938, cette jeune femme a ainsi posé ses valises à Hollywood dans l’espoir de devenir scénariste… Doux rêve, folie d’une jeune femme trop naïve ou début d’une nouvelle carrière dans un cadre qui fait tourner les têtes ?

Kate Alcott nous propose ici une intrigue originale qui mêle allègrement et avec efficacité des personnages fictifs et des personnes ayant réellement existé à l’instar de la pétillante actrice, Carole Lombard. Avec bienveillance et gentillesse, celle-ci prendra Julie sous son aile, lui apportant aide, réconfort et conseils à chaque fois qu’elle en aura besoin. Je ne suis pas certaine que dans la réalité, une star de la trempe de Carole aurait vraiment pris le temps de sympathiser avec l’une des petites mains de Hollywood, mais peu importe, ce personnage étant, du moins, pour moi, l’atout charme du livre. Cette femme est d’une telle fraîcheur et d’un tel éclat qu’il est difficile de ne pas immédiatement l’adorer. D’ailleurs, le très talentueux Clark Gable ne s’y était pas trompé en tombant sous son charme… Bien que ce ne soit pas le centre du roman, l’autrice nous narre avec beaucoup d’empathie et de réalisme les sentiments profonds qui unissaient les deux acteurs.

Julie, personnage de pure fiction, m’a paru, quant à elle, parfois un peu fade face à ces mastodontes du cinéma qu’elle côtoie et qui ne se révèlent tous pas aussi sympathiques que le couple Lombard/Gable. N’oublions pas que même dans les années 40, Hollywood était un panier de crabes dans lequel il fallait jouer des coudes pour se faire sa place… Au fil des épreuves, des rencontres, des événements et des conseils de Carole, la jeune femme prend néanmoins de la consistance, s’endurcit et finit par prendre sa vie à bras-le-corps quitte à s’affranchir des carcans de son éducation et de l’autorité parentale. Carrière, amitié, mais aussi amour marqueront la nouvelle vie Hollywodienne de Julie. Éprise d’Andy Weinstein, elle s’éveillera à de nouveaux sentiments et aux plaisirs de la volupté même si très vite, la grande Histoire viendra se mettre en travers de la leur… 

Nous sommes en 1938, Andy, de par ses origines, ne peut rester indifférent face à la menace hitlérienne qui risque de faire vaciller l’ordre européen voire mondial. Inquiet, il ne peut que l’être en sachant ses grands-parents restés en Allemagne… Homme cynique par nature, Andy l’est finalement beaucoup moins que Hollywood qui préfère fermer les yeux sur ce qui se passe à l’étranger afin de sauver ses intérêts financiers, et faire ce qu’il estime le plus rentable, vendre du strass et des paillettes. La haine des Juifs ne se fait pas sentir qu’en Allemagne puisque les Américains eux-mêmes ne sont pas forcément prêts à les accueillir comme des citoyens lambdas… Un antisémitisme feutré qui côtoie un racisme bien plus assumé envers les Afro-Américains. Un point qui s’invitera même sur le tournage d’Autant en emporte le vent et sur sa tournée promotionnelle…

Au-delà des enjeux du roman et des sujets abordés, je dois dire que ce fut un véritable plaisir de suivre les coulisses du tournage de ce chef-d’œuvre dont la réalisation a été plus que mouvementée. L’immersion est totale et l’on ressent pleinement la lassitude, les tensions, mais aussi l’effervescence qui devait régner sur le plateau. Si vous avez aimé le film Autant en emporte le vent, vous devriez être ébloui par cette impression de prendre part à l’aventure. Et si vous ne l’avez pas encore vu, vous risquez fort bien de n’avoir plus qu’une envie, y remédier !

En conclusion, d’une plume vibrante de justesse et de sensibilité, Kate Alcott nous narre la rencontre d’une jeune femme avec sa destinée, l’amour et l’amitié. Dans cet Hollywood fantasmé du glamour et des paillettes, le rêve finit pourtant par se faire rattraper par la réalité, cette dure réalité que bientôt plus personne ne pourra ignorer. L’Histoire est en marche et plus rien ne pourra l’arrêter. En attendant, venez-vous plonger dans les coulisses de l’un des plus grands chefs-d’œuvre du cinéma américain. Émotions et divertissement garantis !

Découvrez un extrait du roman sur le site des éditions l’Archipel.

 

 

 

 

 

Un amour de chat, Melinda Metz

Melinda Metz - Un amour de chat.

Je vous avais déjà présenté les premières lignes d’Un amour de chat de Melinda Metz, un roman qui me tentait énormément et que j’ai eu le plaisir de recevoir dans le cadre de mon partenariat avec les éditions l’Archipel.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ils sont félins pour l’autre

Jane, 34 ans, a connu l’année de l’Homme égocentrique, l’année de l’Homme qui a oublié de dire qu’il était marié, l’année de l’Homme qui ne s’engage pas… Et combien d’autres déconvenues encore ?
Alors, c’est décidé : cette année sera la sienne ! Une parenthèse au cours de laquelle elle accomplira ses rêves – dès qu’elle les aura identifiés, bien sûr… Une année loin du lycée où elle enseignait l’histoire. Une année loin des hommes, surtout !
Mais MacGyver, son adorable chat, ne l’entend pas de cette oreille. Cupidon facétieux, il s’est fixé pour objectif de briser la solitude de Jane. Quitte à se muer en cha(t)pardeur


l’Archipel (mars 2019) – 336 pages – Broché (20€) – Epub (13,99€)
Traductrice : Catherine Duras

AVIS

Melinda Metz a été scénariste et cela se ressent dans la manière dont est orchestré ce récit qui ferait sans aucun doute des merveilles s’il était porté sur grand écran. Il faut dire qu’avec un personnage aussi truculent et haut en couleur que MacGyver, les spectateurs n’auraient pas d’autre choix que d’avaler leur pop-corn les yeux rivés à l’écran !

Dès les premières lignes, j’ai ainsi été séduite par le ton de l’histoire qui n’est pas dénuée d’humour et de légèreté. S’inspirant d’un fait réel qui m’avait d’ailleurs beaucoup amusée, l’autrice nous narre l’histoire d’un chat prénommé MacGyver qui est aussi débrouillard que son homonyme. Mac adore sa maîtresse Jane et s’est donné comme mission de la rendre heureuse en lui trouvant un compagnon de route afin de chasser ce sentiment de solitude qui l’anime. Et pour ce faire, vous verrez qu’il a plus d’un tour dans son sac ! Il n’hésitera pas, la nuit tombée, à quitter sa peau de chat d’appartement pour se muer en petit chapardeur, au plus grand désarroi de Jane…

Mais Mac a un grand cœur, et très vite, aider son humaine ne lui suffit plus. Il va se mettre en tête d’apporter du bonheur à tous ces humains qui sont bien incapables de deviner par eux-mêmes ce dont ils ont véritablement besoin. Usant et abusant de sa malice, de son flair hors pair, d’un certain culot, d’un sens aigu de la discrétion et de son intelligence à toute épreuve, il apportera ainsi, petit à petit, bonheur et lien social dans son quartier. Il met tellement de cœur et d’enthousiasme à rendre les gens heureux qu’on ne pourra que lui pardonner la méthode peu orthodoxe qu’il met en œuvre pour y arriver. Et puis comment résister à ce chat qui joue les gros durs, mais qui a un cœur en or ? Ne lui répétez pas, mais je le soupçonne même de ne pas autant détester ce « crétin » de chien qu’il s’amuse à provoquer et à embêter à la moindre occasion.

Aux côtés de ce chat qu’on ne peut qu’adorer et rêver d’adopter, l’autrice nous propose également une galerie de personnages attachants et tout aussi hauts en couleur. Parmi ceux-ci, il y a la voisine bohème que l’on apprécie pour la pointe d’excentricité et l’amitié qu’elle apporte à Jane, le couple de voisins âgés avec la femme autoritaire qui se révèle attentionnée bien que plutôt intrusive tout comme peut l’être son amie Helen, le voisin agaçant, mais pas méchant, qui sous prétexte d’avoir joué un détective à l’écran, se lance sur la piste du voleur qui sévit dans le voisinage…

Il n’y a pas à dire, Jane a bien fait de poser ses valises à Storybook Court, un lotissement plein de charme que ce soit grâce à ses habitants et à ses habitations atypiques ou l’atmosphère qui imprègne les rues. Et puis être domiciliée au 185 rue de la Pantoufle-de-Vair, ça en jette ! À l’inverse de Cendrillon, il n’y a pas de marâtre ni de sœurs détestables dans la vie de Jane, mais il se pourrait qu’un prince charmant, du nom de David, fasse son apparition… Touchant, sensible, gentil et drôle, cet homme plein de charme ne devrait pas laisser les lectrices et lecteurs indifférents d’autant qu’il y a une vraie alchimie entre lui et Jane. Mais la jeune femme est-elle prête à lui faire une place dans son « Année à moi » ? Cette année sabbatique durant laquelle elle est bien décidée à trouver sa voie, ce travail qui la rendrait heureuse et qui lui permettrait de s’épanouir. De la même manière, David, toujours affecté par le décès de sa femme, est-il prêt à laisser la place à une autre personne dans son cœur ?

Je vous laisserai bien sûr le plaisir de découvrir la réponse à ces questions par vous-mêmes, mais je peux vous dire que j’ai beaucoup aimé la manière dont l’autrice a construit et développé la relation entre les deux personnages. C’est fait avec réalisme, bienveillance, douceur, et humour. J’ai, en outre, apprécié que Jane et David ne soient pas obnubilés par la recherche de l’âme sœur, mais que ce soient les caprices du destin, et peut-être un peu ceux d’un certain chat, qui vont les pousser à s’interroger sur leurs sentiments… La seule chose qui m’a parfois légèrement exaspérée est l’insistance avec laquelle l’entourage plus ou moins proche de Jane et David va essayer de les caser. Ce n’est pas juste, mais quand c’est Mac qui joue les cupidons, on trouve tout de suite ça très mignon, mais quand ce sont deux voisines intrusives ou des amis qui semblent incapables de comprendre qu’il faille du temps pour surmonter un deuil, ça finit par exaspérer. Mais les personnages sont tellement attachants qu’on leur pardonne très vite…

L’histoire, construite avec intelligence et une certaine légèreté, a indéniablement des airs de feel-good, du genre à vous donner le sourire pour la journée, et l’envie de croire en la capacité de chacun à reprendre sa vie en main. Se dessine également une jolie réflexion sur la notion de bonheur, et de cette force qui vous pousse, matin après matin, à vous lever et à avancer dans la vie.

En conclusion, Un amour de chat est un joli roman qui met en scène des personnages attachants, réalistes et proches des lecteurs. Même MacGyver, ce super chat qu’on rêverait tous d’adopter, finit par sembler aussi réaliste que tous ces humains qu’il s’échine à rendre heureux malgré leur manque évident de bon sens et de flair. Romance ou feel-good, voire un peu des deux, voici un livre que je vais garder précautionneusement dans ma bibliothèque afin de le relire quand j’aurais besoin d’une bonne dose de soleil et de bonne humeur dans ma vie. Merci à toi MacGyver, chat du bonheur !

Découvrez un extrait du roman sur le site des éditions l’Archipel.

Premières lignes #74 : Le colis, Sebastien Fitzek

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette session, je voulais vous présenter les premières lignes d’un roman qui me tente énormément depuis sa sortie et pour lequel j’ai fini par craquer : Le colis de Sebastien Fitzek.

« Psychiatre, Emma Stein a été victime d’une agression nocturne dont elle s’est miraculeusement sortie. Depuis, elle vit recluse dans sa maison, de peur de croiser à nouveau la route de ce psychopathe que la presse a surnommé le Coiffeur.

Un jour, son facteur lui demande d’accepter un colis pour l’un de ses voisins. Emma connaît tous ceux qui habitent dans sa rue.
Or, jamais elle n’a entendu parler de cet homme… »

PREMIÈRES LIGNES

Lorsque Emma ouvrit la porte de la chambre de ses parents, elle ignorait qu’elle le faisait pour la dernière fois. Plus jamais elle ne viendrait à minuit et demi se blottir contre sa mère, son éléphant en peluche à la main, s’efforçant de ne pas réveiller son père. En plein rêve, il donnait des coups de pied dans le vide, marmonnait des paroles sans queue ni tête ou grinçait des dents.
Aujourd’hui, il ne gigotait pas, ne grommelait pas et ne grinçait pas. Aujourd’hui, il ne faisait que gémir.
— Papa ?
Sur la pointe des pieds, Emma quitta le couloir obscur pour entrer dans la chambre. La lumière de la pleine lune, qui en ces nuits de printemps trônait au-dessus de Berlin comme un soleil de minuit, tombait à travers les stores baissés en un scintillement argenté. À travers ses paupières plissées sur lesquelles sa frange tombait en un rideau châtain, elle scruta les alentours : le coffre en rotin au pied du large lit, les tables de chevet en verre dont il était flanqué, l’armoire aux portes coulissantes où il lui arrivait de se cacher, avant.

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?