Délivre-nous du mal, Chrystel Duchamp

 

Couverture Délivre-nous du mal de Chrystel Duchamp

Délivre-nous du mal de Chrystel Duchamp

Février 2018. Anaïs sollicite l’aide de son ami Thomas Missot, commandant à la PJ de Lyon. Pour elle, pas de doute, sa soeur Esther a été enlevée. Pourquoi aurait-elle, sinon, laissé derrière elle ses clés de voiture, ses papiers et son téléphone portable ? Lire la suite

La vie selon Hope Nicely, Caroline Day

Couverture La vie selon Hope Nicely

L’esprit de Hope Nicely est différent de la plupart des gens. Chez elle, les pensées ont du mal à rester en ligne droite. Les mots semblent s’échapper comme à travers un filet de pêche. Mais Hope peut compter sur sa détermination et son entêtement pour s’adapter au monde.
À vingt-cinq ans, persuadée que rédiger son autobiographie lui permettra de retrouver sa mère biologique, elle s’inscrit à un atelier d’écriture. Elle espère ainsi obtenir des réponses aux questions qui la tourmentent : pourquoi a-t-elle été abandonnée ? Sa mère était-elle consciente que boire de l’alcool pendant la grossesse pouvait avoir des conséquences irréversibles ?
Ce cours d’écriture va transformer la vie de Hope en aventure, et elle découvrira que d’autres leçons l’attendent…

L’Archipel (27 janvier 2022) – 450 pages – Broché (20€)
Traduction : Isabelle Stoianov

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Le Désosseur de Liverpool, Luca Veste

Couverture Le désosseur de Liverpool

Légende urbaine ou meurtrier de chair et d’os ?

Tous les enfants de Liverpool connaissent la comptine du Désosseur, monstre qui vivrait dans les bois depuis des décennies, enlèverait et tuerait ceux qui s’y hasardent – même si l’on n’a jamais pu prouver son existence…

Un jour, Louise Henderson et son collègue Shipley sont appelés au chevet d’une jeune femme blessée à l’arme blanche, qui affirme avoir été agressée par le Désosseur.

Les deux policiers attribuent d’abord ses allégations au choc subi, mais, peu après, le corps d’un homme est retrouvé là où elle aurait été attaquée, une clairière où l’on identifie des traces du tueur. Ne serait-ce donc pas qu’une légende ?

Il apparaît bientôt que Louise aurait un lien très personnel avec le Désosseur. Que cache donc son passé, qui la hante depuis si longtemps ?

L’Archipel (18 novembre 2021) – 400 pages – Papier (22€)
Traduction : Pierre Brévignon

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Le palais des mille vents : L’Héritage des steppes (tome 1), Kate McAlistair

Couverture Le palais des mille vents, tome 1 : L'héritage des steppes

Après sa trilogie du Lotus rose, Kate McAlistair nous invite à un voyage riche en passions sur les terres glacées et sauvages de la Russie.

 

Lahore, 1838. Adolescent, Morgan vit sous le joug de son père, un mercenaire aussi cruel qu’ivrogne. Il tombe amoureux de Chali, une jeune princesse mongole, mais celle-ci doit épouser le petit-fils de l’empereur du Pendjab. Morgan s’efforce de l’oublier en prenant sous son aile Maura, une fillette venue rejoindre son père, le colonel Fleming, redoutable chef de la police de l’empereur.
Un jour, c’est le drame : alors que Morgan tente de s’opposer à son père ivre, ce dernier tombe du balcon et se tue. Fleming l’accuse de meurtre. Le jeune garçon parvient à lui échapper et s’enfuit dans l’Himalaya.
Dix ans ont passé. Maura est mariée à un botaniste britannique qui œuvre dans le renseignement. Au cours d’une réception au Palais des mille vents, en Russie, elle reconnaît Morgan. À nouveau sous son charme, elle manœuvre pour qu’il devienne le guide de l’expédition de son mari. Attiré par Maura, Morgan refuse tout d’abord. Mais lorsqu’il comprend que cette expédition est en réalité une mission de sauvetage de la princesse Chali, à présent veuve et pourchassée par des tueurs, il n’a plus qu’un désir : venir en aide à celle qu’il n’a jamais pu oublier…

Après sa trilogie du Lotus rose, Kate McAlistair signe le premier volet d’une nouvelle saga : un voyage passionné de l’Inde à la Russie orientale, jusqu’aux confins du Kazakhstan.

L’Archipel (14 octobre 2021) – 22€ (papier) – 15,99€ (ebook)

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Dent de dinosaure, Michael Crichton

Couverture Dent de dinosaure

JAMAIS DEPUIS JURASSIC PARK LA CHASSE AUX FOSSILES DE DINOSAURES N’AVAIT ÉTÉ AUSSI DANGEREUSE…
Le roman inédit de Michael Crichton, qui lui a inspiré Jurassic Park

1875. Dandy désœuvré, le jeune William Johnson, après avoir perdu un pari, doit partir pour le Far West. Quittant son univers privilégié, l’étudiant de Yale rejoint une expédition à la recherche de fossiles préhistoriques dans les territoires reculés et hostiles du Wyoming.

Mais la plus sanglante des guerres indiennes vient d’éclater. Et avec elle un autre conflit, opposant deux célèbres paléontologues prêts à tout pour déterrer d’inestimables vestiges de dinosaures et accéder à la gloire.

Pactes secrets, trahisons et meurtres rythmeront l’épopée de Johnson, peuplée de figures mythiques de l’Ouest : chasseurs de bisons et chasseurs de primes, généraux en déroute et Sioux sanguinaires, as de la gâchette et danseuses de saloon.

Retrouvé dans les archives de l’écrivain, ce roman inédit au confluent du western et du thriller est fondé sur des faits réels. Il lui a ensuite inspiré Jurassic Park, son plus célèbre roman

AVIS

Si je connaissais l’auteur de nom, je n’avais jamais pris le temps de le découvrir. Voilà maintenant chose faite grâce à Dent de dinosaure, le roman qui lui aurait inspiré le fameux Jurassic Park dont j’ai adoré les adaptations cinématographiques.

J’ai beaucoup aimé ma lecture, mais je dois avouer avoir été assez surprise par la tournure prise par les événements. Le roman étant classé dans la collection suspense des éditions de l’Archipel, je m’étais attendue à un thriller alors que pour moi, et ça reste mon avis personnel, on est quand même bien plus dans roman d’aventures. Si vous aimez le Far West, vous allez juste adorer ce roman : désert et ambiance aride, poussière qui vous mène la vie dure et s’infiltre partout, bisons, saloons, excités de la gâchette, justice balbutiante, attaques de convoi, conflits sanglants entre l’armée américaine et des Amérindiens qui tentent de sauvegarder leur terre de la convoitise blanche, ruée vers l’or bien que pour notre part, c’est plus la ruée vers les os que nous suivons…

En effet, l’auteur a décidé de mêler habilement fiction et réalité pour nous plonger en pleine Guerre des os qui a opposé deux grands et célèbres paléontologues prêts à tout pour déterrer le maximum os de dinosaures et asseoir leur gloire personnelle. Et quand je dis prêts à tout, ce n’est pas un euphémisme : espionnage, corruption, mensonges, vols, dénigrements, études des publications scientifiques du concurrent pour trouver la petite erreur et la pointer du doigt… Tous les coups sont permis ! Si la situation a quand même quelque chose de dramatique, j’avoue que la guéguerre entre Cope et Marsh m’a arraché quelques sourires, parce que j’ai parfois eu le sentiment d’être en présence de deux grands enfants qui se disputent le même jouet.

Je ne connaissais pas ces grandes figures de la paléontologie, mais j’ai pris plaisir à les découvrir au point de lire quelques articles à leur sujet et d’en déduire que l’auteur a volontairement choisi de prendre le parti de l’un d’entre eux, en le présentant sur un jour plus favorable que sa némésis. Ce n’est pas un défaut en soi, mais mieux vaut savoir que Cope semblait également capable de comportements malhonnêtes qui sont, dans le roman, quelque peu passés sous silence. Par conséquent, contrairement à Marsh qui nous apparaît ici comme un homme cupide, paranoïaque et sans aucune morale, Cope suscite une certaine sympathie, d’autant que s’il se révèle parfois sanguin, il a su développer avec son équipe, dont fait partie notre protagoniste, une réelle complicité. Il possède également cette petite touche de malice qui nous fait volontiers oublier ses emportements pour se concentrer sur sa passion et sa volonté de fer.

Ainsi, bien que sympathique, Cope n’en demeure pas moins un homme déterminé qui met parfois son équipe dans des situations difficiles et franchement dangereuses. Chose que va vite découvrir William Johnson, un jeune homme fortuné qui, suite à un pari, va intégrer l’expédition menée par Marsh avant d’être embarqué dans celle de Cope. Il est d’ailleurs amusant de voir comment la paranoïa de Marsh, persuadé que l’étudiant était à la solde de Cope, va contraindre Johnson à vraiment travailler pour son ennemi. Johnson est un personnage intéressant qui va connaître une réelle évolution physique, mentale et morale entre son départ et la fin de l’aventure dans l’Ouest. Les épreuves traversées, les déceptions, les trahisons, le fait d’avoir côtoyé la mort de près font le faire grandir et le pousser dans ses retranchements, avant de lui permettre de découvrir en lui des ressources qu’il ne soupçonnait pas posséder.

Oubliez donc le jeune fortuné impatient et désœuvré des débuts et laissez place à un homme nouveau, un homme déterminé à sauver son précieux chargement, du moins d’un point de vue historique et scientifique, de la convoitise des hommes et de la bêtise humaine. Finalement, c’est peut-être le seul qui œuvre vraiment pour la science et la connaissance, et non pour sa gloire personnelle ou un potentiel profit ! Je me suis progressivement attachée à ce personnage qui n’abandonnera jamais devant l’adversité, quand rien dans sa vie de nanti ne l’avait préparé à affronter autant d’épreuves et cet accablant épuisement physique et moral. À ce titre, on ne pourra que louer sa force de caractère et sa détermination à toute épreuve ! On prend également un certain plaisir à découvrir à ses côtés des disciplines comme la photographie et la paléontologie, l’auteur ayant fait un véritable travail de recherche sur ses sujets. Un travail qu’il nous restitue simplement et avec une aisance qui donne le sentiment aux lecteurs d’apprendre aux côtés du protagoniste.

D’ailleurs, s’il y a bien un sentiment qui nous assaille en cours de lecture, c’est cette impression d’immersion qui permet de ressentir chaque événement, coup tordu et découverte comme s’ils nous concernaient directement. La narration déjà particulièrement immersive est, en outre, entrecoupée d’extraits inédits issus des journaux et carnets de Johnson, ce qui nous donne le sentiment de nous plonger au cœur d’un épisode de l’Histoire à travers la vision de l’un de ses protagonistes. En plus du dynamisme et de la fluidité de la plume de l’auteur, j’ai également apprécié le découpage du roman en trois parties, chacune ayant son charme et ses atouts propres. Si c’est peut-être les moments de tension et les épisodes d’exploration qui m’ont le plus passionnée, la partie centrée sur Johnson et ses actions pour sauvegarder des vestiges d’un ancien temps ne manque pas d’attrait et d’intérêt, l’auteur replaçant l’homme en tant que tel au centre de son intrigue.

Contexte historique oblige, le roman met également en lumière les tensions engendrées par le darwinisme qui divise et se heurte aux convictions religieuses de certains, mais aussi la complexité des guerres entre l’armée américaine, qui a perdu le soutien d’une partie de l’opinion publique, et les Amérindiens qui s’efforcent de lutter contre l’invasion de colons s’étant appropriés des terres qui n’étaient pas les leurs, des terres parfois sacrées. Si la menace des attaques indiennes est bien palpable, d’autant que leur violence suscite une peur largement répandue, voire amplifiée et fantasmée, j’ai également apprécié que l’auteur pointe l’hypocrisie d’un gouvernement qui envoie son armée massacrer tout en lui reprochant sa violence. Un peu comme s’il pouvait y avoir des guerres propres qui permettraient de s’approprier des territoires et des richesses, n’oublions pas que nous sommes en pleine ruée de l’or, mais sans faire de victimes, ou du moins des victimes que l’on pourrait discrètement mettre sous le tapis…

En conclusion, Dent de dinosaure mélange avec brio réalité et fiction pour nous plonger en pleine guerre entre deux paléontologues prêts à tout pour déterrer les vestiges d’un ancien monde et ainsi asseoir leur gloire personnelle. Une guerre à laquelle va être mêlé bien malgré lui un étudiant qui va découvrir qu’être issu d’une bonne famille ne sert pas à grand-chose en plein milieu d’un Ouest américain peu accueillant en ce XIXe siècle. Entre les dangers d’un environnement difficile, les trahisons, la menace indienne et les coups tordus, les lecteurs n’auront pas le temps de s’ennuyer ! Amoureux du Far West et de son ambiance si particulière, ce roman est fait pour vous.

Quand la soif de connaissance et de reconnaissance humaine vient se confronter aux vestiges d’un ancien et passionnant monde !

Je remercie les éditions de l’Archipel de m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.
Feuilletez/achetez le roman sur Lisez.com

Le ciel de Darjeeling, Nicole Vosseler

Je remercie les éditions l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Le ciel de Darjeeling de Nicole Vosseler.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.
En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.
Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?
Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.

l’Archipel (6 février 2019) – 440 pages – Broché (23€) – Ebook (15.99€)

AVIS

La présence du mot Darjeeling dans le titre a suffi pour me donner envie de lire ce roman, on est tea-addict ou on ne l’est pas ! Mais avant de nous transporter dans la plantation de thé de Ian, l’autrice nous fait d’abord voyager : Grèce, Cornouailles et enfin, Inde. L’Inde, un pays qui stimule l’imaginaire, mais que pour ma part je ne connaissais que très peu. J’ai donc été enchantée de découvrir, aux côtés de Helena, ce pays, ses paysages, ses traditions ancestrales, son histoire, du moins, une partie de son histoire, ses cultes, son cosmopolitisme, ses couleurs chatoyantes…

Le plaisir a été décuplé par la très belle plume de l’autrice qui, dès les premières lignes, a su me charmer. Élégante et d’une grande finesse, elle fait des merveilles pour retranscrire les décors, les paysages, le temps qui passe, mais aussi les émotions des personnages, leurs états d’âme, leurs joies et leurs tourments. C’est d’ailleurs l’une des forces de ce roman, ses personnages complexes que l’on a envie parfois de prendre par la main et d’autres fois, de secouer…

Les protagonistes ne sont pas nombreux, ce qui permet de se concentrer sur leur histoire bien que pendant une bonne partie du roman, nous suivons Helena, une jeune femme qui, sans héritage à la mort de son père, se retrouve acculée. En charge de son frère, elle est contrainte d’accepter une proposition qui ne lui plaît guère : épouser Ian, un homme fortuné rencontré fortuitement. En échange, il lui promet une vie à l’abri du besoin pour elle et son frère à condition qu’elle accepte de le suivre dans sa plantation de thé en Inde. Pourquoi ce bon parti désire-t-il l’épouser, elle qui n’a rien à offrir, ni statut, ni argent ? 

Ian est un homme secret qui souffle de manière fort agaçante le chaud et  le froid. Tantôt enjôleur avec des sourires à faire fondre les cœurs, tantôt froid et calculateur, difficile de comprendre ses pensées et les raisons qui le poussent régulièrement à prendre ses distances. La seule chose qui est certaine, c’est qu’il cache une part d’ombre et un secret qui le hante ! Un secret que Helena aimerait percer afin de se rapprocher de cet époux qui la tient à distance suscitant chez elle attirance et répulsion, deux sentiments contradictoires qui l’épuisent et la tourmentent. Mais tous les secrets sont-ils bons à dire ?

Pour ma part, je n’ai pas succombé au personnage de Ian, n’étant pas particulièrement adepte des personnes qui attendent de leur partenaire le salut. Je n’ai, en outre, pas apprécié certains de ses agissements, et notamment un geste impulsif intolérable bien que malheureusement, courant au 19e siècle. Toutefois, en découvrant le passé de ce personnage torturé et énigmatique, on comprend certaines de ses réactions et la manière dont il en est venu à se forger cette image d’homme affable, mais dangereux autant craint que respecté. Insaisissable et changeant comme le caméléon, son surnom, l’homme intrigue…

Si la relation entre Ian et Helena est intéressante dans la manière dont elle évolue, les deux personnages apprenant peu à peu à s’apprivoiser, le tour de force de l’autrice est d’avoir su imbriquer une histoire dans l’histoire en déroulant sous les yeux des lecteurs captivés, le passé de Ian et de ses parents. Je ne développerai pas beaucoup cet aspect du roman qu’il est préférable de découvrir par soi-même, mais je peux néanmoins vous dire que j’ai trouvé l’histoire d’amour entre ses parents très touchante. Elle comporte cette part de beauté et de cruauté qui forge dans le marbre les sentiments les plus profonds. Attendez-vous donc à être émus et remués par ce couple que la vie ne va pas épargner.

Cette histoire d’amour avec un grand A est également l’occasion, pour l’autrice, d’aborder des sujets forts et parfois difficiles comme les couples mixtes dans une Inde colonisée où les sentiments entre colonisateur et colonisés sont ambivalents et complexes, la question des différences culturelles, ethniques et religieuses, source parfois de haine et de méfiance,  la place des croyances, traditions et mythes dans cette Inde du 19e siècle… Ce sont tout autant d’aspects de ce pays que j’ai apprécié de découvrir d’autant que le sens du détail de l’autrice permet totalement de s’immerger dans cette culture si différente de la nôtre.

On comprend alors sans peine l’attachement viscéral que Ian ressent pour ce pays qui l’a vu grandir… Un attachement qui gagnera, petit à petit, Helena qui, contre toute attente, finira par s’adapter à sa nouvelle vie apprenant même à parler l’hindoustani. Il faut dire qu’en plus des somptueux paysages, de cette liberté dont elle était dépourvue en Angleterre, et de l’amitié de Mohan, fidèle ami et bien plus encore de Ian, elle sera également conquise par la plantation de thé de son mari qui produit le meilleur thé du monde. Si vous aimez le thé, vous devriez, comme moi, être ravis de la manière dont l’autrice évoque l’histoire du thé, les différents grades, sa cueillette… C’est fait avec une telle passion et justesse que vous n’aurez qu’une envie, vous préparer une bonne tasse de thé !

En conclusion, d’une plume fluide et élégante, Nicole Vosseler vous propose ici un très beau voyage qui vous conduira dans cette fascinante Inde du 19e siècle dont elle sait retranscrire toute la splendeur. À travers deux personnages que tout semble opposer, mais qui sont bien plus proches qu’ils ne le pensent, elle tisse progressivement le fil d’une relation mouvementée et intense qui ne devrait laisser aucun lecteur indifférent. Histoire d’amour, d’amitié et de haine à la fois, Le ciel de Darjeeling est un ouvrage entraînant et immersif qui saura offrir de multiples émotions aux lecteurs qui prendront le temps, comme avec un bon thé, de le déguster.

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