Mini-chroniques en pagaille #10

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Mini-chroniques en pagaille

 

  • Les Chats de Siné

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  • Album: 62 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (26 novembre 1996)
  • Collection : Bibliothèque du dessinateur

L’auteur a utilisé le terme « chat » pour nous offrir une ribambelle de jeux de mots. Je dois d’ailleurs avouer que j’ai été très agréablement surprise par la richesse que ces quelques lettres offrent aux amateurs de la langue française. J’ai peut-être trouvé certains jeux de mots un peu tirés par les cheveux, mais cela ne m’a pas empêchée de les trouver tous très savoureux.

Mais ce qui fait le charme de cet album, ce sont les illustrations qui mettent en scène des matous à partir des différents jeux de mots. Cela donne des représentations décalées, parfois loufoques, mais toujours amusantes. Les dessins sont très simples, mais Siné a réussi à travers son coup de crayon a capturé toute la fantaisie de ces petites boules de poils.

Le seul défaut de ce livre est sa vitesse de lecture, mais comme c’est le genre d’ouvrage que l’on peut feuilleter régulièrement, cela ne m’a pas dérangée. Maintenant que j’ai rendu l’album, je pense me l’acheter et en offrir un exemplaire à ma grand-mère qui, malgré son alzheimer, adore toujours feuilleter des livres. La simplicité des dessins et le travail de l’esprit que permettent les jeux de mots me font d’ailleurs penser qu’il pourrait représenter un outil de travail pour l’équipe de soignants de la maison de retraite.

En bref, cet album offre une bouffée d’air frais et de bonne humeur. C’est un indispensable pour les amoureux des chats et/ou de la langue française. C’est en tout cas pour moi un gros coup de cœur !

  • La nuit des korrigans, Yvon Mauffret

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  • Poche: 52 pages
  • Editeur : Liv’éditions (31 mai 2000)
  • Collection : JEUNESSE

Étant en vacances en Bretagne, il me semblait amusant de lire un petit roman évoquant des êtres du folklore, les korrigans. Nous suivons ici l’histoire d’un paysan très travailleur qui a une particularité physique dont il a fini par s’accommoder : une disgracieuse bosse. Sa rencontre avec des korrigans va néanmoins lui permettre de la faire disparaître. Mais devenir normal va-t-il vraiment le rendre plus heureux ? Question d’autant plus pertinente que ce petit miracle va éveiller la jalousie d’un personnage odieux et plein d’avarice.

Petite histoire qui se lit très rapidement, La nuit des Korrigans permet de réfléchir à différents choses : la notion de bonheur, l’argent, la jalousie, l’envie... A travers deux personnages au tempérament diamétralement opposé, l’auteur nous prouve qu’il est parfois suffisant de se contenter de ce que l’on possède pour être heureux. J’ai, en outre, apprécié l’apparition des facétieux korrigans qui se jouent des hommes quand ceux-ci se montrent sous leur plus mauvais jour.

Quant aux illustrations qui parsèment le livre
, elles permettent de se plonger de manière encore plus importante dans le récit même si j’ai un peu regretté qu’elles ne soient pas en couleurs.

En résumé, la nuit des korrigans est une jolie petite fable qui devrait plaire aux petits et aux grands, les premiers seront transportés par l’histoire quand les seconds devraient en apprécier la morale.

  • Neska du clan du lierre, Le Marché des coccinelles

  • Album: 56 pages
  • Editeur : Delcourt (27 janvier 2016)
  • Collection : DELC.TER.LEGEND

Séduite par l’univers graphique de la BD et du superbe travail de colorisation, je l’ai empruntée sans vraiment m’attarder sur son résumé. Après lecture, je ne peux que vous conseiller de prendre le temps de le lire afin de mieux appréhender la mythologie se cachant derrière cette histoire.

J’ai, pour ma part, apprécié de découvrir le clan du Lierre et la relation qui l’unit aux escargots, animal dont le clan est dépendant. On comprend très vite la nécessité pour ce peuple de trouver une solution à la mort de la femme du chef, une Appeleuse qui permettait de maintenir le contact avec les escargots. L’avenir du clan étant en péril, le chef décide de se rendre avec ses filles, Neska et Siloë, au Marché des coccinelles où il espère trouver une solution.

Tout au long de l’aventure, on suit plus particulièrement Neska qui, contrairement à son père et sa sœur, n’est pas prête à croire la mort de sa mère. Elle espère donc trouver au marché des réponses sur l’enlèvement de sa mère, dont elle a été le témoin, par un Immense, créature dont personne ne semble vouloir croire l’existence. Ses espoirs ne seront pas vraiment satisfaits, mais elle fera, par contre, une découverte capitale pour elle et son peuple. Et si la survie du clan des Lierres n’était pas seulement liée à la formation d’une nouvelle Appeleuse ?

En plus d’une histoire riche qui laisse deviner de nombreuses révélations à venir, j’ai été séduite par l’univers graphique et les illustrations. je lirai donc la suite avec plaisir.

Et vous, ces livres vous tentent ?

 

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Annabelle, chronique d’une non-morte, Isabelle Haury

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PRÉSENTATION

Je m’appelle Annabelle et j’ai vu mon dernier coucher de soleil en 1813. En plus de perdre tous ceux que j’aimais, j’ai perdu mon humanité. L’immortalité, voilà ce que j’ai trouvé ! Alléchante pour certains, elle cache en réalité un univers dont je n’avais même pas soupçonné l’existence. Soif de sang, secrets et ténèbres, voilà l’existence d’une non-morte.

  • Broché: 267 pages
  • Editeur : Isabelle Haury (31 juillet 2014)
  • Autre format : ebook

AVIS

J’ai décidé de lire ce roman dont je n’avais jamais entendu parler attirée par sa couverture plutôt mystérieuse et sombre. Et puis, j’avais en tête de valider le challenge mystère du mois de septembre sur le thème Zombies et Vampires.

Malheureusement, mon choix ne s’est pas révélé très pertinent puisque cette lecture ne m’a pas convaincue. Rassurez-vous, je n’ai pas détesté le roman, mais j’ai trouvé qu’il manquait de saveur et de mordant. L’histoire n’est pas mauvaise, mais il lui a manqué ce petit quelque chose qui donne envie de tourner les pages et de poursuivre sa lecture.

Le lecteur découvre ainsi Annabelle qui, après la perte accidentelle de sa petite sœur qu’elle aimait beaucoup, va être transformée en une créature de la nuit. Ignorant tout de ce monde, elle va devoir apprendre les règles de sa nouvelle condition. Elle pourra heureusement compter sur le soutien de son créateur qui deviendra, au fil du livre, bien plus que cela. Et du soutien, elle en aura besoin pour s’adapter à un monde où les vampires sont loin d’être unifiés et où il faudra compter sur des sorcières revanchardes.

Si je n’ai pas été emballée par ma lecture, j’ai toutefois apprécié que l’auteure ne tombe pas dans les clichés en nous servant une bleuette à la Twilight. Elle nous épargne ainsi les épanchements amoureux de son héroïne qui, et c’est plaisant à voir, ne va pas tomber éperdument amoureuse de son créateur ou plus prosaïquement, de son assassin. Oui, Annabelle n’a jamais demandé à devoir s’abreuver de sang pour survivre même si finalement, elle ne le prend pas si mal que ça. Il lui faut bien un petit temps d’adaptation pour quitter définitivement son ancien moi et son père qui la pense morte, mais elle se fait assez vite une raison. J’ai également apprécié de voir évoluer la relation entre notre protagoniste et son créateur qui deviennent de plus en plus proches et développent une vraie complicité.

Quant aux autres personnages du roman, aucun n’est attachant, mais ils permettent à l’auteure d’exploiter les thèmes du secret et de la trahison. Vous verrez d’ailleurs que les apparences sont trompeuses et que certains, prêts à aller très très loin pour assouvir leur revanche, cachent bien leur jeu. A cet égard, la fin est particulièrement réussie et plutôt spectaculaire. Il faut dire que quand les belligérants d’une bataille, dont Annabelle n’avait pas su saisir les enjeux et les contours, abattent leurs cartes, ça donne un final sanglant…

Le roman contient donc un certain nombre d’éléments que j’ai appréciés, mais j’ai eu le sentiment qu’il était bien trop court pour que l’autrice arrive à réellement nous plonger dans son histoire. C’est un peu comme si elle voulait nous dire trop de choses en peu de temps et de pages. Mais ce qui m’a vraiment dérangée, c’est de n’avoir rien ressenti pendant une bonne partie du roman : pas d’agacement, ni envie ni répugnance à continuer ma lecture, pas d’attachement aux personnages, pas d’immersion dans le récit, pas de peur, pas de joie… Le grand néant émotionnel ! Et ça, je crois que c’est la première fois que ça m’arrive. Je vais être dure, mais il y a une telle distance entre l’auteure et son récit que lire une notice Ikea m’aurait probablement procuré les mêmes émotions. Et encore, j’aurais au moins été certaine de m’énerver. C’est d’autant plus agaçant que l’autrice avait vraiment de bonnes idées…

Je dois néanmoins reconnaître que sa plume est fluide et que les événements s’enchaînent et s’imbriquent parfaitement. A défaut de se passionner, on ne s’ennuie donc pas.

En conclusion, Annabelle Chronique d’une non-morte contient un certain nombre d’éléments qui pourront plaire : histoire rythmée, présence de créatures sanguinaires et de sorcières, amitié, amour, haine, histoire de famille, trahison, sang, secret… La narration assez impersonnelle ne m’a cependant pas permis de me plonger dans l’histoire ni d’en apprécier l’intrigue. Mais si le résumé vous tente, je ne peux que vous inviter à vous forger votre propre opinion.

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