Throwback Thursday Livresque #100 : Frissons, sang, horreur, thriller, angoisse, suspense…

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : frissons !

Pour ce thème, j’ai hésité entre plusieurs ouvrages avant de porter mon choix sur Hellraiser de Clive Barker dont vous pouvez retrouver les premières lignes ici.

Hellraiser - Collector

« J’ai vu le futur de l’horreur et son nom est Clive Barker. » Stephen King
« Frank avait commis, en ouvrant la boîte de Lemarchand, une funeste erreur.
— Ah, vous avez donc fini de rêver, dit la Cénobite qui l’observait tandis qu’il reposait, haletant, sur le plancher nu. Parfait. Maintenant, nous pouvons commencer. »

Ainsi s’ouvre Hellraiser. Ce roman culte réussit l’exploit de créer pour la postérité de nouvelles figures mythiques dans le bestiaire de l’horreur littéraire et cinématographique : les Cénobites, Pinhead et le cube de Lemarchand, portail vers des plaisirs ultimes et des douleurs sans pareilles.

Pourquoi ce choix ?

 

Encensé par Stephen King lui-même, Clive Barker semble donc être un auteur de l’horreur et du frisson à découvrir que ce soit à travers ses livres ou ses films puisque l’homme a plusieurs casquettes. L’art en tant que moyen d’expression est d’ailleurs un peu son leitmotiv… Hellraiser nous plonge dans une histoire assez glauque dans laquelle se mêlent recherche de plaisirs sensuels et horreur, et ceci, dans une course effrénée à la survie. En effet, Frank, personnage peu sympathique, a eu la mauvaise idée d’ouvrir la boîte de Pandore ou, ici, le cube de Lemarchand. Une action qui va le conduire à sa perte, entre rencontre avec les Cénobites, affreuses créatures, et découverte d’une nouvelle vie peu enviable et quelque peu effroyable…

 

Mais parce qu’un paumé adore attirer dans sa déchéance d’autres personnes, il va bouleverser, pour le pire, la vie de son frère et de son épouse. Dans une spirale infernale de meurtres et de soif de sang, l’auteur joue avec l’angoisse et l’envie oppressante de fuir Frank et les Cénobites auxquels il est enchaîné. Malgré le côté sombre de l’histoire et l’horreur de la situation, le roman, qui est d’ailleurs plutôt une novella, se lit sans peine même pour les personnes qui ne sont pas très fan du genre. Et pour les plus curieux/courageux, il existe une série de films vous permettant de prolonger le plaisir. Avec l’arrivée d’Halloween, ça pourrait être une bonne idée de film à visionner pour une soirée délicieusement frissonnante.

 

Et vous, êtes-vous tentés par le livre et/ou le film ? Connaissiez-vous l’auteur ?

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Le rôle de la guêpe, Colin Winnette

Je remercie les éditions Denoël pour m’avoir permis de découvrir Le rôle de la guêpe de Colin Winnette.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un nouvel élève vient d’arriver à l’orphelinat, un établissement isolé aux mœurs aussi inquiétantes qu’inhabituelles. Il entend des murmures effrayants la nuit, et ses camarades se révèlent violents et hostiles. Quant au directeur, il lui souffle des messages cryptiques et accusateurs. Seul et rejeté par ses pairs, le nouveau tente de survivre à l’intérieur de cette société inhospitalière.
Une rumeur court parmi les pensionnaires, selon laquelle un fantôme hanterait les lieux et tuerait une personne par an. Tous les ans, les garçons se réunissent, sous l’impulsion de quelques anciens, pour démasquer celui d’entre eux qu’ils pensent être le fantôme… et l’éliminer!
Simple mascarade potache ou mise en scène sordide pour justifier les meurtres rituels? Cette année, le prétendu fantôme a été clairement désigné : c’est le petit nouveau. Pour une simple et bonne raison, on ne l’a jamais vu saigner, et les guêpes, très nombreuses dans cette bâtisse, ne le piquent pas. La chasse aux sorcières peut commencer.

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Denoël (13 septembre 2018)
  • Collection : Sueurs froides
  • Traduction : Robinson Lebeaupin
  • Prix : 20€
  • Autre format : ebook (14,99€)

AVIS

Si j’ai eu envie de m’attarder sur ce roman, c’est d’abord en raison, ou à cause, de sa couverture que je trouve aussi dérangeante que fascinante. Cette guêpe à l’orée d’un œil à la beauté glaçante ne peut qu’attirer l’attention tout en donnant envie de fuir loin, très loin. On peut donc dire que cette couverture annonce dès le début au lecteur l’ambivalence des sentiments que ce roman ne manquera pas de faire naître chez lui. Car le résumé, qui me semble d’ailleurs quelque peu éloigné de ce que vous trouverez dans le livre, ne vous prépare pas vraiment à la tournure que vont prendre les événements. Je m’étais ainsi attendue à une vague histoire de persécution dans une ambiance teintée de fantastique quand j’ai découvert bien plus que cela.

L’auteur va bien plus loin dans le glauque, l’horreur et le bizarre. À travers un narrateur à la froideur déstabilisante, il vous propose une histoire abordant des thèmes difficiles : la persécution, la malveillance, la violence individuelle et collective, la force des croyances, la recherche d’un sentiment d’appartenance et ses dérives… Mais ce qui met vraiment mal à l’aise, ce ne sont pas ces thèmes courants, notamment dans les romans noirs, mais le fait qu’ils soient abordés du point de vue d’adolescents. Dans l’imaginaire collectif, l’enfance est liée à l’innocence, mais ici enfance et adolescence sont placées sous le signe de la malveillance et de la méchanceté. Nous découvrons ainsi un orphelin placé dans un orphelinat aux mœurs plutôt hostiles. Asocial et assez égocentrique, il n’arrivera pas vraiment à s’intégrer à ses « frères »… Mais la situation prend une tournure encore plus délicate quand des meurtres sont commis au sein de l’orphelinat.

À la fois accusateur et accusé, notre protagoniste se met à soupçonner tout le monde, à commencer par ce directeur qui lui semble tour à tour sympathique puis manipulateur. Mais qu’en est-il vraiment ? Ami ou ennemi dont il faut venir à bout avant qu’il ne ligue les autres orphelins contre lui ? Le doute s’installe, l’ambiance devient étouffante et poisseuse, les tensions croissent, les rancœurs s’installent, la peur s’immisce dans l’orphelinat en même temps que s’accumulent les disparitions… Et puis il y a ces rumeurs d’une présence spectrale qui laissent sceptique notre narrateur, mais qui ne manqueront pas de semer le doute et l’effroi dans l’esprit des lecteurs. La frontière entre réalité et monde fantasmagorique semble donc mouvante entre les mains de l’auteur qui, tel un metteur en scène, construit patiemment un décor horrifique prompt à enfermer votre imagination dans des scénarios plus angoissants les uns que les autres.

La tension monte crescendo, bien que l’auteur ménage régulièrement des pauses à travers les considérations presque philosophiques de notre orphelin, et c’est avec horreur que le lecteur assiste à un pseudo procès de cet orphelin bouc émissaire qui passe auprès de ses pairs de potentiel meurtrier à fantôme qu’il convient de faire disparaître. À travers une mise en scène à la fois éloquente et grotesque, l’auteur nous convainc du poids du groupe en tant qu’entité et des exactions qu’un faux sentiment, entre autres, de camaraderie peut faire commettre à chacun. Une dilution des responsabilités inhérente aux groupes qui peut mener au pire des chaos et aux actions les plus condamnables que ce soit ici, ou dans la vraie vie d’ailleurs.

La malveillance de certains jeunes protagonistes met donc fortement mal à l’aise car elle est dépeinte avec détachement et de manière désagréablement réaliste ! Difficile de parler de bons et de méchants dans ce roman puisque même le protagoniste a un comportement des plus ambivalents. Froid et méthodique notamment dans les plans qu’il imagine pour se débarrasser de ses ennemis supposés, il est impossible de le prendre en pitié. L’auteur se délecte d’ailleurs du doute qu’il installe, petit à petit, dans notre tête. Victime d’un système qui l’a privé d’amour ou malade d’une personnalité égocentrique et calculatrice, qu’en est-il vraiment de ce personnage dont on partage les pensées pendant plus de 200 pages ?

Sur ce point, à chacun de tirer ses propres conclusions, mais ce qui est certain, c’est que le doute est roi dans ce récit, ce qui vous met dans un climat permanent de questionnement et de tension. Un procédé efficace pour s’assurer de votre entière attention devant cet enchaînement de faits catastrophiques dont on essaie tant bien que mal de déterminer le fil conducteur. Et pour ce faire, vous n’aurez que les pensées d’un orphelin dont l’ambiguïté n’inspire pas vraiment la confiance et des dialogues dont il est parfois difficile de déterminer la véracité. Ces doutes permanents m’ont parfois frustrée, notamment avec une fin qui n’apportera pas les réponses tant attendues, mais ce sont aussi eux qui m’ont permis de m’immerger totalement dans ce récit aux relents angoissants de films d’horreur.

L’orphelinat en lui-même apporte également cette dimension dramatique qui fait le sel de ce roman. Ce lieu austère, dans lequel les orphelins vivent quasiment en autarcie, semble porter intrinsèquement en lui le terreau du drame. On ne sera donc nullement surpris qu’il soit le théâtre d’événements perturbants. Mais derrière l’horreur d’un récit teinté de fantastique, l’auteur semble aussi dépeindre de manière plus ou moins directe, l’horreur cette fois-ci bien humaine, d’un endroit délaissé par les autorités publiques qui demandent à un homme seul de gérer son établissement avec toujours moins de moyens, mais toujours plus d’orphelins. Si la critique sociétale, une parmi d’autres, est intéressante en soi, elle sert aussi ici parfaitement l’intrigue puisque le manque de ressources ne pourra qu’avoir un impact sur ces orphelins conscients du problème… Avec cynisme, on en vient d’ailleurs à se demander si les meurtres ne sont pas un moyen de régulation comme un autre.

Ce climat malsain dans lequel on évolue passe par les péripéties, bien sûr, mais aussi par le style atypique de l’auteur qui allie froideur et pensées teintées de poésie et de philosophie, un mélange efficace qui garantit une immersion totale dans ce huis clos dont on regrettera seulement de ne pas avoir percé tous les mystères. La plume de l’auteur plaira donc à ceux qui acceptent de ne pas rentrer dans l’émotif, mais dans l’efficacité, la froideur et la complexité derrière une apparente simplicité.

En conclusion, Colin Winnette a su imposer ici son style, un style efficace dont la relative froideur cache des questions non dénuées d’une certaine profondeur. Derrière des situations qui frisent parfois l’absurde, l’auteur semble sonder l’âme humaine dans toute sa noirceur et sa complexité. Il en ressort une histoire qui dérange, met mal à l’aise et laisse le lecteur seul face à ses doutes notamment sur la dimension horrifique du livre. Déstabilisant et fascinant, à l’image de son protagoniste, Le rôle de la guêpe fait partie de ces romans qui ne plairont pas à tout le monde, mais qui ne laisseront aucun lecteur indifférent.

Et vous, envie de feuilleter et/ou d’acheter le roman ?
Retrouvez-le chez votre libraire ou en ligne

Premières lignes #50 : Appartement 16 d’Adam Nevill

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vous présente les premières lignes d’un roman qui a l’air aussi prenant qu’effroyable du moins, si on se fie au résumé et à la glaçante couverture : Appartement 16 d’Adam Nevill.

Certaines portes devraient toujours rester fermées… À Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n’y entre, personne n’en sort. Et c’est comme ça depuis cinquante ans. Jusqu’au jour où Apryl, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l’appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d’étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant. Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, Apryl commence à reconstituer l’histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l’immeuble et l’entrée de l’appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d’inimaginable…

PREMIÈRES LIGNES

Prologue

        Quand il entendit le bruit, Seth s’arrêta et regarda fixement la porte d’entrée de l’appartement seize, comme s’il essayait de voir à travers le placage de teck, brillant d’un chatoiement doré. Il avait entendu les sons dès qu’il avait atteint le palier du neuvième étage. Ils étaient identiques à ceux qu’il avait perçus les trois nuits précédentes, au cours de la ronde qu’il effectuait dans l’immeuble à 2 heures du matin.

Un tressaillement le sortit de sa torpeur et il s’écarta vivement de la porte. Dressée sur le mur d’en face, l’ombre de son corps efflanqué tendit les bras, comme pour chercher un soutien. Il sursauta.

        — Putain.

Il n’avait jamais aimé cette partie de Barrington House, mais il n’aurait su dire avec certitude pour quelle raison. Peut-être faisait-il trop sombre. Peut-être les lumières étaient-elles défectueuses. Le portier en chef affirmait qu’elles étaient tout à fait normales, mais elles projetaient souvent des silhouettes dans l’escalier sur le passage de Seth. Comme si quelqu’un descendait, précédé de son ombre ; des membres anguleux semblaient voltiger, pour apparaître au tournant de l’escalier. Seth était parfois persuadé qu’il avait également entendu le bruissement d’un vêtement et le « pumpf, pumpf, pumpf » de pas décidés qui approchaient. Pourtant, personne ne se manifestait jamais, et il ne voyait jamais personne là-haut quand il passait le coin d’un couloir.


Appartement 16 me rappelle, dans une certaine mesure, L’héritage d’Adeline Neetesonne. J’espère qu’il me plaira autant même s’il me semble en avoir lu quelques avis plutôt mitigés.

L'héritage par [Neetesonne, Adeline]

Et vous, connaissez-vous ce roman ? Vous tente-t-il ?

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• Saveur littéraire

Mini-chroniques en pagaille #11 : Darkham Vale de Jack Lawrence (tome 1 à 5)

Mini-chroniques en pagaille

Mini-chroniques en pagaille

Découverte par hasard à la bibliothèque, je vous parle aujourd’hui des cinq tomes de la série Darkham Vale aux éditions Bamboo. A noter que cet article avait été rédigé il y a déjà plus d’un an et qu’il s’était perdu dans mes brouillons…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une ville peuplée de monstres, de fantômes, de revenants, de vampires. Une ville avec une réputation inquiétante. Vous entrez dans Darkham Vale, un endroit brumeux et froid, pour la plus grande joie de ceux qui aiment se faire peur.

Ryan et son père viennent d’hériter d’une vieille bicoque isolée, après le décès d’un oncle. « Et si elle était hantée ? » se met à imaginer cet adolescent rêveur Et pourtant, son sourire s’efface lentement quand il découvre que certains habitants de Darkham Vale l’observent d’un drôle d’air Les rues du village sont peuplées de gens étranges, qui revêtent une silhouette monstrueuse en s’éloignant dans l’ombre. Ryan s’en inquiète mais son père met cela sur le compte des événements familiaux récents : le divorce, le déménagement, l’héritage…

Et pourtant, Ryan n’est pas un enfant perturbé. Il se passe bel et bien des choses étranges dans les brumes qui enveloppent leur nouvelle maison…

Tome 1 : Le village hanté

Ryan et son père viennent d’emménager dans une vieille maison héritée à la mort d’un oncle. Le jeune homme se rend compte très vite que des choses étranges se passent dans leur nouvelle ville de résidence, Darkham Vale. Quand il tombe nez à nez avec un loup-garou, ses doutes sont levés : ce n’est pas son imagination fertile qui lui joue des tours, mais bien la ville qui abrite d’étranges créatures.

J’ai trouvé le point de départ de l’histoire plutôt commun, mais n’ayant pas d’attentes particulières pour cette série, cela ne m’a dérangée outre mesure. Le village hanté est un tome introductif qui permet à l’auteur de nous présenter les personnages principaux. L’histoire n’est donc pas forcément passionnante, mais se révèle suffisamment intéressante pour m’avoir donné envie de lire la suite. Je suis ainsi curieuse d’en apprendre plus sur Ryan et les raisons qui font de lui un être aussi important pour les différentes créatures qui peuplent cette histoire.

Tome 2 : la caverne au dragon

Nous retrouvons Ryan qui se fait à l’idée de vivre parmi les monstres, on peut même dire qu’il vit très bien le fait de savoir que des créatures de l’imaginaire comme des vampires existent bel et bien. Il ressort d’ailleurs du jeune homme une certaine naïveté, mais la réalité va néanmoins vite le rattraper : les monstres en ont après lui et n’hésitent pas à l’attaquer.

Dans ce tome, Ryan paraît encore un peu inconscient des menaces qui pèsent sur lui, mais on devine que la suite des événements va lui remettre un peu les pieds sur terre. Le duo Ryan et Troy fonctionne bien ; j’espère donc voir l’amitié des deux amis évoluer au fil des tomes et leurs liens de resserrer. Avec La caverne au dragon, on se rend compte que les monstres ne sont pas tous mauvais et que certains sont prêts à tous pour protéger notre jeune héros. J’ai également trouvé intéressant d’en apprendre un peu plus sur la mythologie de la ville qui n’a pas toujours été le repère de créatures sanguinaires, mais plutôt un havre de paix ouvert à tous. Un changement radical donc !

Tome 3 : Vampires et corbeaux

À mesure que l’on avance dans la série, l’histoire devient beaucoup plus sombre, chose que j’ai fortement appréciée. Les actions s’enchaînent également très vite donnant ainsi un rythme soutenu à la BD. Certaines questions obtiennent enfin des réponses, notamment sur la raison qui pousse autant de personnes à fonder de grands espoirs sur Ryan. La question est de savoir si le jeune homme, déjà affecté par un deuil, sera en mesure d’affronter le destin que Corvus, Monarque des corbeaux a prévu pour lui avant même sa naissance. Comme pour le tome précédent, la BD se termine de manière à donner envie aux lecteurs de lire très vite la suite. Une guerre se prépare et j’ai, pour ma part, très envie de la suivre.

Tome 4 : La prophétie

Les choses s’accélèrent et la bataille entre les « forces du bien » et « les forces du mal » est maintenant bien engagée. Le mystérieux Tarnas Kerith est bien déterminé à tuer Ryan qui ne lui est plus d’aucune utilité. Mais son principal objectif reste de délivrer son ignoble et très puissant maître Karlack. J’ai beaucoup aimé la révélation inattendue en fin de tome qui nous pousse à revoir l’histoire sous un angle nouveau. Elle apporte également un peu de profondeur à une histoire qui reste, somme toute, plutôt basique. Nous sommes dans une série jeunesse et on le ressent dans le manque de développement des protagonistes. À cet égard, j’avoue avoir été déçue de la faible participation de Ryan qui, pour le moment, se contente de subir les événements et de se faire constamment protégé. Mais il est vrai qu’il n’a jamais accepté la prophétie le concernant et ne s’est donc jamais considéré comme un héros.

Tome 5 : La lutte finale

Ce tome final fut très riche en rebondissements notamment en ce qui concerne cette histoire de prophétie. Je ne peux pas vous en parler sans prendre le risque de dévoiler une chose importante de l’intrigue, mais attendez-vous à quelques surprises ! J’ai, dans tous les cas, beaucoup apprécié les différentes révélations d’autant que je ne les attendais pas du tout. Ryan, quant à lui, se décide enfin à participer au combat contre Karlack en dépit des nouvelles informations apprises. Vous verrez que cela lui donne un côté héroïque qui lui avait, jusqu’à maintenant, fait défaut. En bref, la conclusion de cette série me convient tout à fait puisque l’auteur n’est pas tombé dans la facilité et a veillé à offrir une fin nuancée : pas de grand happy end, mais pas de tragédie non plus.


Pour conclure, si vous aimez les BD, les histoires de monstre, les prophéties, les héros malgré eux, et que le côté jeunesse ne vous gêne pas, je ne peux que vous inviter à donner sa chance à la série Darkham Vale. L’histoire et les illustrations devraient vous faire passer un moment de lecture agréable. N’hésitez donc pas à donner une chance à cette série d’autant qu’elle se lit très vite, un tome pouvant être parcouru en moins de vingt minutes.

La Tour, Cécile Duquenne

La Tour par [Duquenne, Cécile]

RÉSUMÉ

Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu’elle se trouve au sous-sol d’une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d’en sortir est de monter jusqu’au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l’ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués…
Et les révélations.
Car Jessica n’a plus aucun souvenir d’avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir – surtout que son pire ennemi se trouve à l’intérieur avec elle. Bientôt, l’envie de se venger prend le pas sur l’envie de s’échapper…
Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ?

  • Prix : 2.99€ (ebook)

AVIS

C’est la sublime couverture de ce roman qui a d’abord attiré mon attention, mais c’est bien la plume acérée de l’auteure et sa capacité à plonger le lecteur dans son récit dès les premières pages qui m’ont tenue en haleine.

J’ai attaqué ce roman sans rien en savoir si ce n’est que le lieu de l’action se déroulerait dans une tour. Maigre indice pour arriver à saisir l’essence de ce récit à la fois haletant, angoissant et perturbant.

Dès le début, on se retrouve face à une situation anxiogène qui soulève beaucoup de questions et qui affole nos sens ainsi que notre imagination. Que fait cette jeune fille dans un marécage peu accueillant ? Et qui sont ces personnes qu’elle va rencontrer en cours de route ? Pourquoi ont-ils tous perdu, en partie, la mémoire ? Ces quelques questions ne sont qu’une infirme partie de toutes celles que vous vous poserez à mesure que Cécile Duquenne déploie les fils de son intrigue devant vos yeux.

Grâce à son sens de la mise en scène, l’autrice nous fait passer par différents stades et émotions : effroi, questionnement, angoisse, méfiance, peur, curiosité, espoir… J’ai ainsi tressailli à maintes reprises devant les dangers qui habitent cette Tour que notre héroïne et ses compagnons d’infortune vont devoir gravir étage après étage. Une progression que l’on souhaite ardemment puisqu’elle les conduit sur le chemin de la liberté, mais qu’on ne peut qu’envisager avec angoisse puisqu’à chaque étage, son ou ses dangers….

Huis clos vertical, cette Tour, à la fois grandiose et étroite, ne manquera pas de provoquer chez les lecteurs un sentiment d’oppression. On suffoque et on finit par avoir l’impression d’étouffer, ce qui nous permet de compatir pleinement avec les personnages et surtout avec Jessica.

Forte et déterminée malgré ses seize ans, elle se positionne vite en meneuse de groupe d’autant que de manière instinctive, elle semble comprendre ce que la Tour attend d’elle ou du moins, des mouvements qu’elle doit faire pour assurer sa survie. Personnage complexe, Jessica vit intensément cette expérience qu’elle rend, pour le lecteur, complètement addictive. Il y a d’ailleurs presque un petit côté malsain à apprécier de la voir lutter pour sortir de la Tour et enfin retrouver la liberté et sa vie.

L’auteure a su me surprendre en orientant son histoire vers une direction à laquelle je ne m’étais pas attendue et qui m’a paru plutôt tordue ou, du moins, assez extrême. On va dire que l’expression la fin justifie les moyens prend ici tout son sens… Bien que pure fiction, ce récit soulève différents thèmes intéressants, mais plutôt durs. Je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher d’être révoltée par certains passages. Mais je ne vous en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Ce changement de direction dans la narration pourra perturber certains lecteurs, car il en ressort une espèce de cassure dans le rythme. D’abord menée tambour battant, l’histoire prend ainsi une tournure un peu plus contemplative. La tension que l’on perçoit tout au long de l’intrigue change également de nature puisque de physique et mentale, elle devient purement psychologique. Chacun des personnages se réapproprie, petit à petit, des pans entiers de sa vie, ce qui ne se fera pas forcément sans heurt…

En conclusion, l’auteure propose ici une histoire intense et déstabilisante de survie, de rédemption et de quête de soi, qui ne pourra que susciter chez le lecteur un certain nombre de sentiments et de questionnements. Une fois la dernière page tournée, on ne peut pas s’empêcher d’ailleurs de se demander si finalement, une tour a besoin d’être de béton pour nous enfermer ?

L’héritage, Adeline Neetesonne

Aucun texte alternatif disponible.

Découvert par hasard, j’ai craqué pour la superbe couverture de L’héritage d’Adeline Neetesonne.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Difficile de résister à un fabuleux héritage offert sur un plateau d’argent.

Quand Alexandra apprend qu’une tante éloignée vient de décéder et lui lègue tous ses biens, elle a l’impression de vivre un rêve. Hélas, son existence va virer au cauchemar lorsqu’elle découvre que ce prétendu cadeau n’est rien d’autre qu’un piège machiavélique orchestré par d’étranges et dangereuses créatures…

  • Broché: 130 pages
  • Editeur : Sharon Kena (28 août 2014)
  • Prix : 9.50€
  • Autre format : ebook

AVIS

Hériter d’une maison et d’une jolie somme d’une tante inconnue ? Voilà une nouvelle qui va, dans un premier temps, surprendre Alexandra avant de franchement la ravir. À l’étroit dans un petit appartement aux côtés d’un compagnon avec lequel il n’y a plus cette petite étincelle qui fait chavirer le cœur, la jeune femme est ravie du tournant inattendu que prend sa vie. Elle va donc s’investir corps et âme dans cette maison délabrée que sa tante lui a léguée d’autant qu’elle devine sans peine son énorme potentiel une fois les travaux terminés.

Installée dans sa nouvelle demeure en travaux, Alexandra, au-delà de l’excitation d’une nouvelle vie débarrassée de la peur du lendemain, commence à ressentir des choses étranges et à faire des cauchemars… La situation prend une tournure franchement inquiétante quand elle tombe sur un journal intime, ou cahier de bord, dans lequel sa tante raconte sa vie. Une vie dans laquelle des entités, des esprits et des créatures se disputent son attention. Et le plus troublant, c’est qu’Alexandra commence elle aussi à voir ces esprits et cette créature qui inquiétait tant sa tante : Demnius. Il y a aussi François, un être mi-humain mi-fantôme qui, comme il l’avait fait avec sa défunte tante, requiert sa protection…

Gros point fort de ce roman, l’atmosphère qu’a su créer l’auteure, une ambiance à la fois mystérieuse et inquiétante. On se pose très vite des questions sur ces esprits qui errent dans la maison et qui semblent vouloir obtenir quelque chose d’Alexandra. Et puis, il y a Demnius qui, sous des airs affables, commence de plus en plus à faire peur à la jeune femme. Une peur qui monte crescendo et qui rend l’ambiance presque étouffante. On comprend alors l’envie de fuite d’Alexandra qui ne désire qu’une chose, retourner dans son ancien appartement afin de retrouver un semblant de paix et de sécurité. Mais elle va rapidement découvrir qu’il est trop tard, son sort est dorénavant irrémédiablement lié à cette maison, un cadeau empoisonné, qui prend de plus en plus des allures de cage… 

Aimant bien les histoires de fantômes et d’esprits, j’ai apprécié de découvrir les créatures imaginées par l’auteure ainsi que son utilisation d’un classique des films d’horreur, qui m’a d’ailleurs souvent donné des sueurs froides, les miroirs. Ici, aucune tête n’apparaît dans les miroirs afin de provoquer des sursauts chez les lecteurs, mais des messages menaçants qui somment Alexandra de rentrer. Qui les envoie ? Aucune certitude bien que la jeune femme ait une petite idée sur la question…

Mais a-t-elle vraiment su cerner le danger et pris la mesure des menaces qui pèsent sur elle et sur la personne qui compte le plus pour elle ? Je vous laisserai le soin de le découvrir, mais je peux d’ores et déjà vous dire de ne pas vous fier aux apparences. L’auteure nous offre, en effet, une histoire où tout n’est que faux-semblant et où faire confiance à quelqu’un devient le meilleur moyen de perdre la tête. D’ailleurs, si j’avais anticipé l’un des retournements de situation, la grande révélation du roman m’a complètement surprise. C’est assez tordu et ça prouve que les voies des créatures maléfiques sont impénétrables !

La fin m’a également prise de court et ne pourra que marquer les esprits, l’auteure ne ménageant vraiment pas son héroïne ! Seul l’épilogue m’a un peu déstabilisée : il laisse entrevoir une suite au roman à moins que ce soit là un moyen pour l’auteure de stimuler l’imagination de ses lecteurs. J’espère, pour ma part, qu’une suite est prévue, Adeline Neetesonne ayant tous les ingrédients en main pour nous offrir une série addictive avec de l’action, de l’horreur, un duo atypique…

Quant à la plume de l’auteure, elle est fluide et plutôt immersive, ce qui rend la lecture fort agréable. Il n’y a pas de longues descriptions, mais les informations données sont assez développées pour nous permettre de nous immerger dans l’histoire et de ressentir toute l’angoisse d’Alexandra. On finit même par partager ce sentiment de panique à l’idée d’être pris au piège par des créatures surnaturelles aux desseins plutôt flous…

La seule chose qui m’a un peu moins convaincue est la relation entre Alexandra et son compagnon. Elle souffre, à mon sens, de quelques incohérences, ce qui est dommage, car cela nuit à l’empathie que l’on devrait ressentir devant les événements qui frappent de plein fouet le couple. Mais rien de bien gênant d’autant que l’aspect romance n’est que très peu développé, le compagnon étant surtout utilisé pour apporter un côté encore plus dramatique à la nouvelle vie d’Alexandra. Si vous pensiez que l’argent fait le bonheur, vous devriez, avec ce roman, reconsidérer votre avis…

Pour conclure, L’héritage donne tout son sens à la notion de cadeau empoisonné ! D’une plume fluide et immersive, l’autrice nous transporte, en effet, dans une histoire à l’ambiance angoissante où les apparences sont trompeuses. Alors si vous aimez les histoires de fantômes et autres créatures machiavéliques, et si vous aimez être menés par le bout du nez, ce roman est fait pour vous.

Photo issue du site de l’auteure

Site de l’auteure

Et vous, envie de craquer pour L’héritage d’Adeline Neetesonne ?

Photo

 

Madisonville 2 : Marie, Nicolas Combe

Madisonville 2

Je remercie Nicolas Combe de m’avoir fait parvenir Madisonville 2 : Marie. S’agissant d’un tome 2, je vous invite éventuellement à lire ma chronique du tome 1 avant de poursuivre la lecture de cet article…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

L’année suit son cours et notre groupe d’amis poursuit les joies de la scolarité, tous sauf Barbara qui prend à cœur, peut-être trop, sa nouvelle occupation. C’est alors qu’Élise a la merveilleuse idée de venir en aide à sa nouvelle amie.
On ne sait jamais ce que peut réserver un lieu encore inexploré, et encore moins jusqu’où peut aller une découverte et les conséquences qui en découlent.
Que se passe-t-il quand une ruche s’attaque aux vies d’adolescents normaux?
Venez à Madisonville le découvrir.

  • Pages : 128
  • Prix : 8.50€
  • Autre format : ebook

AVIS

C’est avec un plaisir non dissimulé que je me suis plongée dans le tome 2 de la série Madisonville.

Dès les premières pages, l’auteur a réussi à me surprendre : là où je m’attendais à retrouver Barbara à la tête d’une nouvelle aventure empreinte de surnaturel, nous suivons Elise, Joy et son petit ami Jeffrey, ainsi que Jack. J’avoue avoir eu une pointe de déception à l’idée de ne pas suivre les aventures de Barbara, déception qui s’est vite envolée à l’idée de retrouver Élise, un personnage que j’avais beaucoup apprécié dans le premier tome.

D’ailleurs, dans cette aventure, elle reste fidèle à elle-même, à savoir pleine d’entrain, d’énergie et d’optimisme… Un optimisme qui s’envolera quelque peu quand la jeune fille sera confrontée aux conséquences de son impulsivité et de sa trop bonne volonté à aider Barbara. Fatiguée, celle-ci acceptera en effet qu’Élise aille à sa place au Manoir, sans se douter une seule seconde des ennuis dans lesquels va se plonger son amie un peu fofolle. Mais suivant l’adage « plus on est de fous, plus on rit », Élise va réussir à impliquer ses amis dans une aventure à vous faire dresser les cheveux sur la tête, surtout si vous êtes du genre à redouter les créatures effrayantes et en décomposition.

J’ai été complètement surprise par le parti pris de l’auteur de mettre un peu de côté les entités fantomatiques du premier tome pour se concentrer sur des êtres surnaturels d’une nature complètement différente. Je ne vous en dirai pas plus, mais j’ai apprécié cette démarche d’autant que Marie, à la tête du groupe de créatures, se révèle très très intrigante. J’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur elle, sur son obsession pour un certain personnage aux dents longues et sur ses véritables objectifs. Marie est donc le genre de personnage qui introduit une certaine tension et du suspense. A cet égard, j’ai adoré la fin qui laisse plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Cela crée de la frustration certes, mais ça donne aussi terriblement envie de lire la suite de la série.

Nous restons dans un livre jeunesse, cela reste donc soft dans l’horreur, même s’il y a une montée en puissance à ce niveau par rapport au premier tome. A côté des créatures rencontrées dans ce tome, le Baron et sa femme, un couple de fantômes, font d’ailleurs office d’enfants de chœur ! J’aurais adoré qu’ils soient plus présents dans l’intrigue, mais il est vrai que le Baron n’a pas eu besoin d’apparaître très longtemps pour faire forte impression aux lecteurs. Fantôme ou pas, quand le Baron monte à l’assaut, ça valse dans tous les sens. On sent que ce personnage n’a pas encore délivré tous ses secrets, et qu’il est peut-être bien plus puissant qu’il n’y paraît. L’auteur a su complètement éveiller ma curiosité sur ce fantôme dont j’aimerais beaucoup découvrir de manière plus détaillée le passé et l’étendue de ses capacités.

Quant aux autres personnages, Joy continue de jouer la râleuse de service qui aime taper sur les nerfs de chacun, à commencer par son petit ami dont on hésite à dire s’il est brave de la supporter ou juste stupide de s’infliger un tel calvaire. J’avoue exagérer peut-être un peu dans la mesure où derrière toutes ses bravades et provocations, Joy fait preuve d’une bravoure et d’un attachement à Jeffrey dont on ne se serait pas forcément douté. Alors sans aller jusqu’à l’apprécier, je dirais que derrière une personnalité des plus exaspérantes, se cache peut-être une jeune fille avec un cœur. Jeffrey, quant à lui, s’est montré aussi courageux que stupide dans sa manière d’affronter le danger. De là à dire qu’avec Joy, ils forment finalement un beau couple, il n’y a qu’un pas que je vous laisse le soin de franchir ou non. Si Élise est la fofolle et « gentille fille » du groupe, Jack est un peu son pendant masculin du moins dans le côté simplet sous-entendu par les termes « gentille fille ». Pas vraiment intelligent ni désagréable comme Joy peut l’être, il ne marque tout simplement pas vraiment les esprits.

Comme pour le premier tome, la plume de Nicolas Combe est accessible ce qui rend la lecture du livre très rapide d’autant que sa mise en page est plutôt aérée. Malheureusement, on y retrouve de nouveau un certain nombre de coquilles qui ne pourront que gêner les lecteurs attentifs à l’orthographe. Une certaine « vulgarité » est aussi à noter, mais pour ma part, elle ne me choque pas d’autant qu’elle me semble assez représentative du vocabulaire de certains adolescents. Certains mots peu élégants sont peut-être en trop, mais il me suffit de prendre les transports en commun pour entendre bien pire…

En conclusion, avec Marie, Nicolas Combe surprend le lecteur en se focalisant non pas sur Barbara, mais sur les autres membres de son groupe d’amis. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a su leur réserver une aventure à la hauteur de la précédente ! De l’action à gogo, la découverte de créatures cauchemardesques, du suspense, de la tension… Voilà quelques-uns des ingrédients de cette aventure haute en couleur, et au rythme endiablé. Je terminerai cette chronique par un « vivement la suite ! ».

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