Friends, Marie-Charlotte François

Friends - tome 1 par [François, Marie-Charlotte]

Je remercie NetGalley et Hachette pour m’avoir permis de découvrir Friends de Marie-Charlotte François.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Jade, 17 ans voit sa vie basculer à la mort de sa mère. Obligée de changer d’air, elle déménage avec son père.
Elle doit tout quitter : ville, maison, amis… Tout quitter pour refermer les blessures du passé et bâtir un nouveau futur, rempli de bonheur.
Elle déchante cependant vite lorsqu’elle découvre quelle doit cohabiter avec Cameron, 18 ans, aussi insupportable que sa petite amie, Lucie.
Face à cet horrible duo, pas facile de se reconstruire.

Hachette Romans (8 janvier 2020) – 512 pages – Broché (18€) – Ebook (4,99€)

AVIS

Si vous avez lu mon article sur mes résolutions livresques, vous vous souvenez peut-être que j’avais des envies d’ailleurs, des envies de découvrir d’autres genres que ceux que j’affectionne d’ordinaire. C’est dans cet esprit que j’ai attaqué cette romance Young Adult qui, bien qu’emplie de clichés, m’a permis de passer un bon moment de détente.

Le scénario ne brille pas par son originalité, mais il n’en demeure pas moins efficace : un an après la mort de sa mère, Jade déménage avec son père chez un ami de ce dernier. Et surprise, si cet ami est adorable, son fils, quant à lui, est un véritable goujat. La première rencontre entre Jade et Cameron s’est d’ailleurs révélée explosive ! Pourtant, au fil des disputes et des mouvements d’humeur de chacun, les deux adolescents se rapprochent et tissent des liens.

Mais ce n’est pas encore le grand amour avec un grand A : Cameron, en plus d’alterner le chaud et le froid, est en couple avec Lucie, le stéréotype de la garce obnubilée par les fêtes, son image et son mec qu’elle traite plus comme un accessoire de mode que comme un être humain. Quant à Jade, elle a bien du mal à se remettre de sa rupture avec un mec qui a passé son temps à la tromper. Il y a des gens qui aiment se faire du mal !

Entre ces personnages, virevoltent Louis, le meilleur ami de Cameron, et Pauline, la meilleure amie de Jade. Stéréotype de la copine un peu fofolle qui s’assume et qui n’hésite pas à secouer Jade quand elle se perd dans ses ruminations, Pauline apporte un vent de fraîcheur dans l’histoire. On suit donc, au gré des pages, les aventures de la bande d’adolescents entre fêtes, sorties au restaurant et à la plage, séances de piscine, baisers, menaces, disputes, petits drames adolescents…

Si j’ai regretté une certaine vulgarité de la part de Cameron,  force est de constater que cela convient assez bien au personnage. Dur, blessant et cassant avec Jade, il peut également se montrer attendrissant et charmant quand il décide de laisser parler ses émotions, ce qui n’arrive pas si souvent que cela. Il faut dire qu’une expérience traumatisante l’a radicalement changé… L’autrice joue une bonne partie du roman sur le mystère entourant ce traumatisme, ce qui apporte un suspense bienvenu !

Quant au côté bad boy de Cameron, je l’ai trouvé raisonnable et acceptable. Le jeune homme a tendance à avoir un problème de gestion de la colère et des sentiments, mais son comportement ne dépasse jamais la ligne rouge qui l’aurait rendu, à mes yeux, simplement et définitivement détestable. Il conserve donc une part de fragilité, ce qui ne manquera pas de faire craquer Jade à son corps défendant…

Jade attire assez rapidement la sympathique même si elle n’est pas parfaite et peut se révéler parfois agaçante, notamment vis-à-vis de son inconstance face à Cameron.  Je comprends que l’intérêt du roman réside dans le jeu du chat et de la souris entre les deux personnages, mais j’ai toutefois été étonnée que le deuil de la jeune fille ne soit pas plus évoqué… On évite au moins le pathos d’autant que sous ses airs de gentille fille, Jade a également de la répartie et n’hésite pas à ruer dans les brancards en cas de besoin, voire à attaquer si elle se sent acculée.

J’ai apprécié de voir la relation entre Jade et Cameron se tisser entre attirance physique et répulsion devant des comportements parfois enfantins et immatures de la part de Jade, et grossiers et méchants de la part de Cameron. Trentenaire, je n’ai pas réussi à m’identifier au couple d’autant que personnellement, un mec qui me rabroue en fonction de son humeur a peu de chance de m’attirer physiquement… Mais je pense que le couple pourra plaire aux adolescent(e)s et aux amoureux de romances mouvementées dans lesquelles les personnages se vouent autant d’amour que d’inimitié.

Le scénario, s’il est cousu de fil blanc, a néanmoins su m’étonner par une révélation inattendue et plutôt brutale d’autant qu’elle remet en perspective une bonne partie du livre. Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses et les blessures d’amour propre peuvent pousser à bien des extrêmes. J’aurais juste un bémol sur un acte illégal et horrible qui n’a pas été sanctionné même si je reconnais que dans la vraie vie, le coupable aurait également eu toutes les chances de passer à travers les mailles de la justice…

Quant à la plume de l’autrice, assez simple, elle n’en demeure pas moins fluide et agréable avec un côté très américain qui m’a donné l’impression de lire une histoire se déroulant outre-Atlantique. Les nombreux dialogues, en plus de dynamiser le récit, apportent également un certain réalisme, ce qui permet aux lecteurs de s’imaginer facilement intégrer la bande d’amis et partager ses sorties et (més)aventures.

En conclusion, Friends est un roman qui se lit très vite notamment en raison de la plume assez fluide et addictive de l’autrice, et de l’intérêt que la relation entre deux personnages à la forte personnalité ne devrait pas manquer d’éveiller en vous. La présence de nombreux clichés pourra, quant à elle, séduire les personnes à la recherche d’une romance facile à lire et dont les grandes étapes sont balisées. En revanche, si vous êtes en quête d’originalité, je ne suis pas certaine que ce titre soit fait pour vous…

 

Les nouvelles aventures de Sabrina – La fille du chaos, Sarah Rees Brennan

Je remercie NetGalley et les éditions Hachette pour m’avoir permis de découvrir Les nouvelles aventures de Sabrina, La fille du chaos de Sarah Rees Brennan.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Demi-sorcière, demi-mortelle de seize ans, Sabrina Spellman a fait son choix : elle a accepté son côté obscur et ses origines de sorcière. Ses pouvoirs augmentent davantage chaque jour… mais à quel prix ?

Sabrina Spellman vient de prendre la décision la plus difficile de sa vie : elle laisse derrière elle ses amis de Baxter High. L’heure est venue d’emprunter le chemin de la nuit et de trouver sa place parmi les sorcières et sorciers de l’Académie des Arts Invisibles.
Sabrina a toujours aimé l’école, mais cette fois, c’est un tout nouveau monde qui s’ouvre à elle. Ses pouvoirs ne cessent de croître, mais ils pourraient lui coûter cher. Sabrina ne doit pas oublier les conséquences de sa nouvelle allégeance sur ses amis… et sur elle-même.
Sabrina doit également faire face à ses nouveaux camarades de classe. Prudence, Dorcas et Agatha sont plus ou moins ses amies, mais Sabrina peut-elle leur faire confiance ? Et qu’en est-il de Nick Scratch ? Il est plus charmant que jamais, mais ses sentiments pour elle perdureront-ils ?

Basé sur la série à succès de Netflix, ce roman inédit raconte une histoire nouvelle et exclusive de Sabrina.

Hachette Romans (15 janvier 2020) – 360 pages – Broché (16,90€) – Ebook (11,99€)
Traduction : Charlotte Faraday

AVIS

Afin de sauver Greendale d’un terrible danger, Sabrina a accepté de signer le livre de le Bête et ainsi fait un pas de plus dans le monde ténébreux des sorciers. La jeune fille, séparée de ses amis dont Harvey avec lequel elle a rompu, doit s’adapter à sa nouvelle scolarité au sein de l’Académie des Arts Invisibles. Elle pourra heureusement compter sur le soutien du charismatique et énigmatique Nick loin d’être insensible à ses charmes, et dans une certaine mesure, de Prudence…

Prudence est déjà intéressante dans la série télé, mais elle l’est bien plus dans ce roman. Fière, ambitieuse et froide en apparence, son besoin quasi obsessionnel d’obtenir l’approbation d’un homme qui n’a pourtant que cure de son existence a quelque chose de touchant tout comme ses sentiments ambivalents envers ses « sœurs » d’adoption qui l’ont rejetée, mais qu’elle ressent encore le besoin de protéger. Ce personnage est un paradoxe en soi, fragile, mais dur, implacable, mais flexible quand les circonstances l’exigent… J’adorerais retrouver Prudence dans ses propres aventures !

Si l’univers est assez sombre, l’autrice apporte une touche de légèreté et d’humour grâce à la relation inattendue entre Harvey et Nick dont les échanges surréalistes soulignent à merveille l’énorme décalage entre le monde des mortels et le monde des sorciers. Et pourtant, unis par le même besoin de protéger Sabrina, ils arrivent à développer une relative entente, voire une étrange amitié, qui m’a bien souvent donné le sourire. Il faut dire qu’un humain qui donne des conseils pour séduire son ex-copine à un sorcier aguerri aux choses de l’amour a de quoi surprendre. Mais l’est-ce vraiment quand l’on considère à quel point la notion de séduction est différente entre les deux communautés… Ainsi quand un humain offre, par exemple, des fleurs pour séduire, un sorcier lui opte pour une projection astrale dénudée ! Chacun son truc, vous me direz.

Mais humains et sorciers n’ont pas vocation à se côtoyer comme l’a découvert douloureusement Sabrina et comme vont en faire l’expérience les deux jeunes hommes. Le danger rôde et une nouvelle menace sévit dans les rues de Greendale où la méfiance et la haine envers les sorcières et les sorciers prennent des proportions inquiétantes. Quel impact cela aura-t-il pour Sabrina et ses amis humains, mais surtout sur Harvey dont le sang de chasseur de sorciers coule dans les veines ? Sa douleur devant la mort de son frère qu’il a dû abattre lui-même après que Sabrina l’a ressuscité, et son désœuvrement face à un père qui le méprise, vont-ils avoir raison de sa légendaire gentillesse ?

Je vous laisserai le soin de le découvrir, mais force est de constater que l’autrice a réussi à rendre un personnage que j’ai toujours trouvé fade, intéressant et plus complexe qu’il n’y paraît. Je l’ai d’ailleurs trouvé ici assez touchant que ce soit dans son affection pour Sabrina ou la manière dont il essaie de faire face à une situation familiale difficile. Je lui préfère néanmoins Nick qui tente de faire de son mieux pour entrer dans le monde et la vie de Sabrina, s’approprier les codes des humains, et surtout, s’ouvrir à des sentiments d’habitude réservés aux mortels. Le mystère entourant son passé rend également le personnage assez énigmatique et intrigant !

Si on peut regretter que Sabrina ne soit pas plus présente dans ce tome puisqu’une large place est accordée à Harvey, Prudence et Nick, on appréciera l’évolution de la jeune fille qui assume de plus en plus son côté sorcière tout en veillant à ne pas perdre ce qui fait sa force : sa gentillesse, son sens de la justice, son humanité… L’adolescente, prise entre deux mondes que tout oppose, devrait donc vous toucher même si parfois sa naïveté tend à la mettre, ainsi que son entourage, dans des situations quelque peu hasardeuses. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de Sabrina, moitié mortelle, moitié sorcière… pour le meilleur et pour le pire !

Le roman s’insère naturellement dans la trame de la série télé, mais il peut néanmoins se lire de manière indépendante, l’autrice ayant veillé à le rendre accessible à tous. Pour ma part, j’ai trouvé l’intrigue bien ficelée et j’ai apprécié le subtil équilibre entre découverte de la psychologie des personnages, phases d’action et sorcellerie d’autant que le style de l’autrice a gagné en consistance et en maturité par rapport au premier livre. La lecture m’a donc paru encore plus plaisante et immersive !

En conclusion, La fille du chaos m’a fait passer un très bon moment de lecture auprès de personnages très différents, mais attachants, que l’on prend plaisir à suivre dans leurs questionnements et leurs péripéties. Sorcellerie, haine, amour, famille, amitié et quête d’identité sont au programme d’une histoire savamment orchestrée pour vous donner envie d’allumer la télé et de (re)trouver Sabrina dont on a hâte de découvrir tout le potentiel, la jeune fille étant loin d’être une sorcière ordinaire…

Retrouvez mon avis sur le premier livre, Les nouvelles aventures de Sabrina : l’heure des sorcières.

Retrouvez le roman chez votre libraire ou sur le site Place des libraires.

Les nouvelles aventures de Sabrina : l’heure des sorcières, Sarah Rees Brennan

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ce prequel exclusif révèle une facette de Sabrina que vous n’avez pas découverte dans la nouvelle série NETFLIX. Quelle décision prendra Sabrina… et fera-t-elle le bon choix ?
L’été précédant son seizième anniversaire, Sabrina Spellman sait que sa vie est sur le point de basculer. Elle a toujours étudié la magie avec ses tantes, Hilda et Zelda, mais en parallèle, elle vit aussi une vie banale  : lycéenne à Baxter High, elle passe son temps avec ses meilleures amies Susie et Roz ou au cinéma avec Harvey Kinkle.
Désormais, ses jours dans le monde normal sont comptés.
Quitter Roz, Susie et Harvey se révèle plus difficile que Sabrina ne le pensait, d’autant plus qu’elle n’est pas sûre des sentiments d’Harvey à son égard. Son cousin Ambrose lui suggère de jeter un sort à son petit ami pour découvrir ce qu’il ressent vraiment, mais un esprit des bois interfère, et le sort se retourne contre elle.
Sabrina a toujours été attirée par ses pouvoirs de sorcière, mais pour la première fois, elle se demande s’ils lui font emprunter le mauvais chemin. Renoncera-t-elle au chemin de la lumière  ? Choisira-t-elle le chemin des ténèbres  ?

Hachette Romans (10 juillet 2019) – 270 pages – Broché (14,90€) – Ebook (4,99€)
Traduction : Charlotte Faraday

AVIS

Grande fan de la série originale, je me suis jetée sur le reboot proposé par Netflix que j’ai apprécié notamment pour son côté assez sombre. Un aspect que l’on retrouve dans ce prequel puisque loin du caractère un peu nunuche de la série de la fin des années 90, on parle ici de Seigneur Obscur, d’allégeance au diable, de meurtres en famille pour se passer les nerfs, de magie noire, de démons… C’est donc dans un environnement particulier que Sabrina, jeune sorcière allant sur ses seize ans, évolue…

Orpheline, elle a été élevée par ses tantes Helda et Zelda, l’une figure maternelle par excellence, l’autre figure satanique par vocation. Dans la maisonnée des Spellman vit également Ambrose, le cousin assigné à résidence suite à un crime commis il y a de nombreuses années. Une famille peu banale qui suscite de la méfiance à Greendale, ce qui n’a pas empêché Sabrina de se lier d’amitié, dès son enfance, avec Rozie, Susie et Harvey. Si j’ai toujours trouvé Harvey fade, Sabrina l’a, quant à elle, tout de suite profondément aimé. Un amour réciproque, le cœur du jeune homme n’ayant jamais battu que pour elle !

Néanmoins, la jeune sorcière doute. Est-ce que ce garçon auquel elle voue une tendre passion l’aime vraiment ? Sorcière, adolescence, doutes, cousin facétieux… Vous sentez venir la catastrophe ? Sur les conseils plus ou moins avisés de son cousin, Sabrina lance un sort à Harvey pour s’assurer de ses sentiments à son égard. Peut-être pas la meilleure idée… Sabrina va ainsi devoir affronter certaines questions notamment sur son futur tout en faisant face aux conséquences de ses actes inconsidérés. 

J’ai adoré la présence d’une créature de la mythologie slave que l’on a peu l’occasion de voir dans la littérature fantastique alors qu’elle se révèle effrayante à souhait. De la même manière, j’ai apprécié que l’on creuse plus profondément les doutes de Sabrina quant à sa vie future. En embrassant sa vie de sorcière, ne risque-t-elle pas de se couper de son ancienne vie d’humaine, de ses amies et de son petit ami qu’elle aime tant ? Une situation intolérable pour la jeune fille qui n’aspire qu’à mener de front sa vie d’humaine et de sorcière, et ainsi trouver un équilibre entre normalité et sorcellerie/diablerie.

La relation Harvey/Sabrina ne m’a pas particulièrement touchée, mais elle ancre la jeune sorcière dans la réalité en lui donnant un côté « adolescente comme les autres » avec ses propres peines de cœur. Cette histoire d’amour contrariée possède également un petit aspect Roméo et Juliette qui pourra plaire à certaines personnes… En plus de la relation entre ces deux personnages, l’autrice met à nu les liens profonds unissant Sabrina, Harvey et leurs amies d’enfance ainsi que les grandes caractéristiques de chacun bien que l’on reste en surface des choses en ce qui concerne Rozie et Susie. L’amitié est donc une valeur prépondérante dans ce prequel tout comme les liens familiaux.

J’ai ainsi adoré explorer la relation entre Ambrose et Sabrina qui s’adorent, mais qui vont être confrontés à des non-dits et autres malentendus. Complices, ils sauront vous émouvoir par les liens forts qu’ils ont développés au fil des années passées à s’entraider, à se chamailler et à comploter. Deux personnages très différents, mais aussi intéressants l’un que l’autre : Sabrina est déterminée, courageuse, optimiste et attachante quand Ambrose possède un charisme presque animal et une aura de mystère et de danger qui le rendent intrigant.

J’ai passé un bon moment de divertissement avec ce tome qui aurait toutefois gagné à être mis en valeur par une écriture un peu plus élégante bien que je reconnaisse que le style de l’autrice colle parfaitement à l’ambiance de la série. Je n’ai d’ailleurs eu aucun mal à visualiser les personnages, les décors et les enjeux de l’intrigue. La seule chose qui a légèrement terni ma lecture est le fait d’avoir déjà vu la série et donc de m’être sentie détachée vis-à-vis de certaines déclarations sachant pertinemment comment les choses allaient évoluer.

En résumé, rapide à lire grâce à une narration alternée apportant beaucoup de dynamisme, ce roman est un excellent moyen de retrouver l’ambiance de la série Netflix et de prolonger le plaisir de suivre Sabrina et ses amis dans un univers sombre où sorciers et humains ne sont pas destinés à vivre ensemble. Cela peut-être également une manière rapide de se lancer dans les nouvelles aventures de Sabrina, une jeune sorcière plutôt douée pour se mettre dans des situations infernales. Les amateurs d’histoires de sorcières, d’amitiés et de famille devraient apprécier ce roman rythmé qui leur ouvre la porte d’un monde plein de dangers et de forces obscures !

 

 

In My Mailbox #148

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


LIVRES PAPIER

Grâce à Evidence éditions, je vais enfin me lancer dans l’aventure bullet journal… Quant aux autres livres, ils proviennent tous d’une petite commande sur Momox.

Frappe à la Porte du Ciel (Fantastique) par [Belrun, Malia]

Bullet Journal 2019

EBOOKS

Je ne prends quasiment jamais de SP en format numérique, mais NetGalley proposait des titres très alléchants…

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

Midnight Sun, Trish Cook

MIDNIGHT SUN édition avec affiche du film en couverture (Bloom) par [Cook, Trish, Demoulin, Axelle, Ancion, Nicolas]

J’avais acheté ce roman sur un coup de tête et ai profité d’un challenge pour le faire sortir de ma PAL.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Je fais un rêve récurrent. Je suis à la plage et le soleil chauffe ma peau. Mais ce n’est que ça : un rêve. Je ne peux pas m’exposer au soleil. Le moindre rayon pourrait m’être fatal. Alors je suis obligée de passer mes journées enfermée chez moi. En dehors de ça, je suis une fille normale. Je joue de la guitare, j’aimerais devenir astrophysicienne et… j’ai un énorme crush pour Charlie Reed. Il passe devant ma fenêtre tous les jours depuis des années. La seule ombre au tableau, c’est qu’il ne sait même pas que j’existe. Jusqu’au jour où je le rencontre pour de vrai. Mon histoire d’amour ne durera peut-être pas longtemps, mais elle n’en sera pas moins extraordinaire.

Hachette Romans (21 mars 2018) – 252 pages – Broché (15,90€)

AVIS

Midnight Sun est un roman qui me sort quelque peu de mes habitudes de lecture puisqu’il mêle deux thèmes que je ne lis guère, la romance et la maladie. Néanmoins, à ma grande surprise, je l’ai lu d’une traite complètement happée par l’histoire de Katie.

Incapable de s’exposer aux rayons du soleil sous peine de dommages fatales, cette jeune fille est atteinte de la maladie des enfants de la lune. Malgré cette situation difficile, elle garde un optimisme à toute épreuve et ne tombe jamais dans l’apitoiement. Entre sa passion pour la musique, les activités avec son père, dont elle est très proche, ses cours en ligne et les visites de sa meilleure amie, elle a de quoi occuper ses journées, ou plutôt ses nuits, puisque son rythme de vie est plus proche de celui du vampire que de l’adolescent lambda.

Et puis il y a Charlie Reed ! Un garçon qui ne connaît pas son existence, mais qu’elle aime depuis de nombreuses années, et qu’elle observe chaque jour depuis la fenêtre de sa chambre. Quand les séances d’observation feront place à une réelle rencontre, Katie va paniquer avant de se laisser porter par les événements, et nouer une relation avec son prince charmant. Mais quel avenir espérer quand vous avez une épée de Damoclès au-dessus de votre tête ?

Une question que l’on ne peut que se poser, mais qui ne nous empêche pas de suivre avec beaucoup de tendresse l’évolution de la relation entre Katie et Charlie. Touchants, chacun à leur manière, ils tracent leur route main dans la main, Katie entrevoyant grâce à son petit ami cette liberté qui lui faisait tant défaut, et Charlie renouant avec une passion qu’un bête accident lui avait fait perdre de vue. Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin et un moment d’inattention remet en cause un bonheur tout juste effleuré….

Si la dernière partie du roman possède une certaine gravité qui m’a d’ailleurs fait verser quelques larmes, j’ai trouvé que l’autrice arrivait à se focaliser sur la vie plutôt que sur la maladie et la mort. Et cet exploit provient avant tout de la personnalité avenante et de la force de caractère de Katie qui accepte la situation avec une certaine sagesse et beaucoup de courage. Elle espère le meilleur pour ceux qu’elle risque, tôt ou tard, de quitter, que ce soit pour son père qui a tout abandonné pour elle, sa meilleure amie ou Charlie qui a su lui apporter des moments de tendresse et d’amour infinis. C’est donc, comme son père, avec un certain désespoir, mais aussi beaucoup d’émotions qu’on laisse la jeune fille prendre son envol et faire de ses derniers instants les meilleurs de sa vie.

Malgré le thème de la maladie en filigrane, le roman se lit tout seul même pour les personnes qui, comme moi, tendent à éviter le sujet : la plume de l’autrice est fluide, les dialogues non dénués d’humour, la dynamique entre Katie et les trois personnes de sa vie intéressante, il n’y a aucun pathos mais beaucoup d’émotions, les personnages se révèlent attachants… À cet égard, si seule la personnalité de Katie est réellement développée, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir beaucoup d’affection pour son père qui, bien que très protecteur, se révèle très touchant. Ayant déjà perdu sa femme, il a formé une bulle protectrice autour de sa fille, mais il finira pas accepter qu’une prison, même dorée, reste une prison. Quant à Charlie, j’aurais aimé en apprendre plus sur lui, mais je l’ai trouvé parfait même quand la vérité que Katie lui a cachée finira pas lui exploser en plein visage. Je ne sais pas comment j’aurais réagi à sa place, mais il affronte la situation avec beaucoup de courage et de dignité.

À noter que l’autrice a pris quelques libertés avec la maladie de Katie comme elle l’explique elle-même. Cela ne m’a pas dérangée outre mesure puisque nous sommes avant tout dans une œuvre de fiction, mais les personnes connaissant bien la maladie des enfants de la lune pourraient en être déstabilisées.

En conclusion, belle et touchante, voici une romance que je ne peux que vous conseiller si vous appréciez les personnages attendrissants qui, face aux caprices de la vie et à l’adversité, avancent main dans la main pour se créer des moments forts qui n’appartiennent qu’à eux. Malgré la maladie et cette question de la perte de l’autre, il ressort ainsi beaucoup de positivité et d’optimisme de ce roman qui vous donnera, une fois la dernière page tournée, envie de profiter de chaque instant comme si c’était le dernier.

Découvrez un extrait sur le site des éditions Hachette.

Au bois dormant, Christine Féret-Fleury

Je dois avouer que c’est d’abord la couverture qui m’a poussée à lire ce roman de Christine Féret-Fleury que j’ai dévoré en une soirée.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

On l’appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu’il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire. Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s’enfuir plutôt que d’attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des évènements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d’identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu’elle ne le croit…

  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Hachette Romans (11 juin 2014)
  • Prix : 16€

AVIS

Commençons par rappeler, pour éviter toute déconvenue, que ce roman n’est pas vraiment une réécriture du conte de la Belle au bois dormant ou, du moins, qu’il s’en éloigne beaucoup. L’autrice fait bien quelques références au conte original avec, entre autres, l’excellent surnom donné au tueur, le couperet fatidique des seize ans ou encore le petit clin d’œil final, mais ça s’arrête là.

Nous découvrons ainsi l’histoire d’Ariane, une jeune fille qui va bientôt fêter ses seize ans. Surprotégée par ses parents, elle ne supporte plus cette cage dorée dans laquelle ils l’ont si minutieusement enfermée à double tour ni tous ces déménagements successifs et le culte du secret dans lequel semble vivre sa famille. Elle va néanmoins découvrir que le comportement de ses parents est motivé par leur envie de la protéger d’un mystérieux tueur en série surnommé le Rouet qui est bien décidé à la tuer le jour de son seizième anniversaire. Elle préfère donc fuir tentant ainsi de sauver sa vie et celle de ses parents. Sage décision ou terrible erreur ?

Les événements s’enchaînent les uns après les autres ce qui donne un rythme plutôt soutenu à cette histoire sans temps morts ni longueurs inutiles. Ce point devrait ravir les lecteurs qui aiment l’action, mais pourrait gêner ceux qui aiment les récits très détaillés. En effet, certains passages auraient nécessité de plus amples développements et la psychologie de certains personnages aurait certainement mérité d’être plus approfondie. Mais rappelons que le livre reste un roman jeunesse et que sa relative brièveté permet d’aller droit au but sans tomber dans des épanchements inutiles.  Pour ma part, cela ne m’a pas dérangée étant en recherche d’un récit qui se lit rapidement et avec avidité comme ce fut le cas ici.

J’ai juste un peu regretté que le rôle de l’enquêteur Jude ne soit pas plus déterminant dans la résolution du mystère entourant ce tueur insaisissable. Il se peut qu’étant en lecture commune avec Satoru et June de l’intégrale de Sherlock Holmes, je sois trop habituée au sens de l’observation affûté et aux déductions brillantes du célèbre détective. Si je n’ai pas été estomaquée par les talents d’enquêteur de Jude, j’ai en revanche apprécié d’apprendre à connaître cet homme qui s’est constitué une telle carapace que ses collègues ont fini par le surnommer « le glaçon ». Mais en découvrant le rôle qu’a joué le tueur dans son passé, on ne peut que comprendre les raisons de son comportement. Le fait, en outre, que son intérêt pour la disparition d’Ariane n’est pas seulement d’ordre professionnel apporte une tension supplémentaire à un récit qui n’en manque déjà pas. J’en suis même venue à espérer que le tueur soit attrapé pour Ariane bien sûr, mais aussi pour que ce détective puisse définitivement tourner la page d’un passé dans lequel il semble empêtré.

Quant à Ariane, persécutée par un tueur en série duquel elle ignorait tout jusqu’à l’orée de son seizième anniversaire, j’ai admiré son envie de se battre pour survivre, et de ne pas se morfondre dans le rôle de la victime. Ses actions et ses décisions ne seront pas forcément les plus pertinentes, mais en raison de son âge, difficile d’attendre de sa part la capacité de recul d’un adulte. Et puis, qu’on approuve ou non ses décisions, on ne peut qu’admirer sa capacité à agir sans tergiverser pendant des heures. On est dans l’urgence et la jeune fille mesure parfaitement la situation ! On est donc définitivement face à une adolescente ayant la tête sur les épaules ce que j’ai adoré.

Au cours de sa fuite, elle pourra heureusement compter sur le soutien sans faille d’un groupe de femmes toutes très attachantes bien que différentes les unes des autres. Je dois d’ailleurs avouer m’être plus attachée à ces femmes qu’à Ariane. La situation dans laquelle elle se trouve m’a bien sûr touchée, mais il m’a manqué un petit quelque chose pour m’attacher à elle. Cela ne m’a néanmoins pas empêchée d’admirer son courage et sa volonté de préserver de ce tueur machiavélique les gens qu’elle aime, celui-ci n’hésitant pas à massacrer l’entourage de ses proies.

Ce tueur fait d’ailleurs quelque peu froid dans le dos notamment avec cette impression qu’il donne d’être omniscient et omnipotent. C’est comme s’il gardait constamment l’œil sur ses proies malgré tous leurs efforts pour échapper à sa vigilance. A cet égard, j’ai beaucoup aimé le fait que le tueur retourne contre elles les mille et une précautions mises en place par la police et les familles. C’est assez logique, mais diablement tordu à l’image du motif de ses agissements que je vous laisserai évidemment découvrir par vous-mêmes. Je n’avais pas réussi à identifier l’identité du tueur ce qui est un point positif surtout dans un roman jeunesse, genre où les fins semblent parfois téléphonées. Toutefois, j’ai trouvé qu’il y avait un petit décalage entre le tueur tel qu’on le découvre à la fin et celui que l’on suit tout au long du livre, comme si nous étions face à deux personnes différentes.

Enfin, j’ai beaucoup aimé la plume de l’autrice qui vous plonge avec grand réalisme dans son récit au point que durant ma lecture, j’ai parfois eu l’impression de sentir le regard du tueur s’appesantir sur moi. Je ne cherche pas forcément une belle plume dans un thriller, mais quand comme ici, la beauté de la plume se met au service du suspense et de l’angoisse, je ne peux qu’être comblée.

Pour conclure, l’autrice nous propose, grâce à une plume aussi immersive qu’agréable, un récit bien rythmé qui, s’il emprunte des références à un célèbre conte, n’a rien de féerique. Les personnes aimant les histoires à l’ambiance angoissante et à la tension permanente devraient être comblées. Proposé comme thriller jeunesse, je pense qu‘Au bois dormant contient la part suffisante de suspense et d’angoisse pour plaire aux adultes à condition qu’ils acceptent que le récit ne soit pas aussi fouillé que dans un thriller classique. Pour ma part, c’est avec un plaisir certain que je vais me plonger dans la bibliographie de l’autrice dont la plume m’a conquise.

Forêts féériques 100 coloriages anti-stress, mon deuxième livre de coloriage pour adultes

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De passage dans une des librairies où j’ai coutume d’aller, j’ai feuilleté les livres de coloriage pour adultes de ma wish-list. Comme je le craignais, j’ai trouvé le livre Petites bêtes et grosses bestioles bien trop enfantin bien que plein de charme. J’ai donc préféré jeter mon dévolu sur un autre livre du même auteur: Forêts féeriques, 100 coloriages anti-stress.

INFOS SUR LE LIVRE

  • Date de parution: 13/08/2014
  • Auteur: Marthe Mulkey
  • Éditeur: Hachette pratique
  • Collection: Art-thérapie
  • Nombre de pages: 128
  • Prix: 12.90

« Entrez dans un monde féerique digne de la forêt de Brocéliande dans la légende arthurienne : petits animaux, fées et lutins, plantes magiques et arbres de sagesse composent un univers à la fois poétique et fantasy. Avec de simples crayons ou feutres de couleur, réinterprétez les plus belles légendes. Détendez-vous et retrouvez le plaisir de créer. »

Les dessins sont très variés et surtout magnifiques! Des images valant mieux qu’un long discours, voici quelques photos des pages du livre. N’hésitez pas à cliquer sur celles-ci pour les agrandir.

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Grand point positif pour ce deuxième livre de coloriage pour adultes que je teste: la qualité de ses pages. Pour mon plus grand bonheur, les différents feutres testés n’ont pas transpercé les pages. Le papier, en plus d’être épais, est très agréable au toucher et les feutres y glissent très bien.

Le seul point négatif est le fait que les dessins proches de la tranche du livre sont durs et peu agréables à colorier comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous:

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En résumé, à mon grand étonnement, le coloriage pour les adultes est une activité qui me plaît et qui me permet réellement de me vider la tête. Forêts féériques est un coup de cœur: chaque dessin à colorier m’apporte de beaux moments de détente et de plaisir voire d’émerveillement. Je suis complètement sous le charme de ce livre au papier de qualité et aux superbes dessins.