La baronne des glaces, tome 1 : La fin d’un monde, Nicole Vosseler

Couverture La baronne des glaces, tome 1 : La fin d'un monde

Russie, 1822. Katy et Gricha rêvent de parcourir le monde et de faire fortune. Avec l’aide de Thilo et Christian, ils ont une géniale idée : exporter la glace du Nord jusque dans les Tropiques. Mais leur entreprise sera semée d’embûches. Et quand l’amour s’en mêle…

De glace et de feu

Russie, 1822. Élevés dans la misère, Katya et son frère Gricha, orphelins de mère, rêvent tous deux d’une vie meilleure. A16 ans, Gricha rêve de faire fortune et de voit le monde. Il s’enfuit à Saint-Pétersbourg avec sa petite sœur âgée de 9 ans.
Pendant un voyage sur la mer Baltique jusqu’à Hambourg, ils font la connaissance de Thilo et Christian. Ensemble, ils décident de monter une société marchande, avec une idée aussi surprenante qu’audacieuse : exporter la glace du Nord vers les Tropiques.
Mais la voie du succès est semée de difficultés et d’incertitude… et les sentiments qui lient Katya à Christian, pourtant marié, menacent de précipiter la chute de ces jeunes  » barons des glaces « …

AVIS

Ayant adoré Le ciel de Darjeeling de Nicole Vosseler, j’étais impatiente de découvrir son nouveau roman à la couverture très hivernale. Il faut dire que les deux protagonistes, un frère et une sœur, ont longtemps côtoyé le froid, d’abord la Russie puis la Norvège, avant de se rendre dans des contrées un peu moins glaciales…

Gricha, treize ans, décide de prendre son destin en main et de quitter son village de Russie où il ne pouvait espérer qu’une dure vie de labeur au service d’un autre. Un destin qui ne convenait guère à un jeune adolescent que l’on sent déjà épris d’aventure et de liberté… Très attaché à sa petite sœur, Katya, il se promet de revenir la chercher, elle qui passe son temps à travailler très dur pour la maisonnée sans une once de reconnaissance paternelle ou de chaleur humaine…

Mais si Gricha est déterminé, sa sœur l’est tout autant et s’impose à lui, venant chambouler tous ses plans de fuite. Deux âmes en quête d’une nouvelle vie que le destin va porter vers différents vents, et qui vont être confrontées, au fil des années qui passent sans se ressembler, à un certain nombre de défis personnels, professionnels et sentimentaux. Les débuts seront difficiles, mais le frère et la sœur vont trouver refuge en Norvège, chez une veuve qui, petit à petit, va développer une certaine complicité avec Katya, alors que Gricha va et vient au gré de ses engagements sur une baleinière. Ambitieux, intelligents et débrouillards, le frère et la sœur développeront néanmoins d’autres ambitions. Des rêves d’ailleurs et d’accomplissement qui les porteront jusqu’à Hambourg, où ils s’associeront avec deux frères pour se lancer dans un commerce un peu fou : celui de la vente de glace !

Dès le début, j’ai été touchée par ce frère et cette sœur, seuls contre tous, contre une famille maltraitante, contre des conditions sociales qui les enferment plus sûrement que n’importe quelle porte de prison. À cela s’ajoute, pour Katya, sa condition de femme qui autorise n’importe quel homme à la commander, à la dénigrer ou à se considérer supérieur à elle… Katya n’est toutefois pas femme à se laisser maltraiter et elle nous prouvera à maintes reprises sa bravoure, son sens de l’initiative et son intelligence. C’est d’ailleurs elle qui, forte de sa relation particulière avec la glace, aura l’idée de se lancer dans son commerce.

J’ai trouvé toute la partie commerciale passionnante, Katya, Gricha, Thilo et Christian travaillant d’arrache-pied pour financer leur projet ambitieux et un peu fou, trouver un bateau, des débouchés commerciaux, tout en devant faire face à leurs sentiments parfois confus. Ce sera d’ailleurs mon seul bémol, cette sorte d’imbroglio amoureux qui m’a laissée sceptique, car soumis à des revirements tellement soudains et répétitifs qu’ils en paraissent quelque peu irréalistes. Il aurait fallu, du moins pour moi, soit ôter certaines interactions amoureuses soit, a minima, les développer pour en comprendre l’essence. À l’inverse, j’ai apprécié que l’autrice nous propose une certaine diversité dans l’orientation sexuelle de ses personnages, que ce soit avec Gricha qui aime les hommes et les femmes, sans que cela ne suscite de problème ou de jugement, ou avec un personnage qui apprend à accepter son attirance pour le même sexe…

Ce roman nous offre une grosse bouffée d’évasion, la dimension aventure étant très présente, mais il nous permet également de découvrir des personnages qui luttent avec acharnement pour se sortir de leurs conditions sociales. Car si Gricha et Katya ont fuit la pauvreté de leur Russie natale, Thilo et Christian tentent de faire fleurir le commerce familial dans une ville qui tente de se relever de l’occupation des Français, et des règles strictes imposées par Napoléon. Le contexte géographique, qui évolue au fil des péripéties, et historique se révèle donc passionnant, d’autant que le roman semble tiré d’une histoire vraie, celle d’une famille de commerçants.

Je serais ravie d’en apprendre plus sur cette famille, en attendant, ce roman m’a permis de voyager, de faire des virées en mer et, chose étonnante, d’en apprendre beaucoup sur la glace, élément dont la richesse m’a frappée. À travers son héroïne et des petits encarts en début de chaque partie, l’autrice nous offre une sorte d’ode à la glace, à sa richesse, à sa diversité, à son chant, et à tout ce qu’elle peut apporter à celui ou à celle qui, comme Katya, sait l’écouter et la lire. Une capacité qui rend encore plus spéciale une héroïne qui, de par sa force de caractère et sa pugnacité, suscite déjà toute l’admiration des lecteurs. La capacité de son frère à prédire le temps se révèlera également utile, a fortiori quand vous naviguez en mer et développez vos compétences et connaissances maritimes.

Au-delà du côté aventure et de cette relation commerciale qui va unir deux familles, la dimension humaine, familiale, amicale et amoureuse rend la lecture aussi passionnante qu’addictive. On suit avec tendresse, parfois agacement, les liens se resserrer, se distendre ou trouver d’autres formes au gré des événements, des erreurs des uns, des attentes trompées des autres… Alors si certains comportements m’ont parfois laissée dubitative, j’ai aimé cette liberté d’esprit et de sentiments qui apporte beaucoup d’humanité à des personnages imparfaits, mais qui ne cessent d’évoluer et d’apprendre aux côtés des uns des autres.

La route jusqu’au succès est longue et parsemée d’embûches, mais nos protagonistes semblent lancés pour vivre encore de belles, éprouvantes et riches aventures, embellies par le sens de l’amitié, de la famille et des sentiments parfois bien difficiles à comprendre et à dompter, mais dont la force permet à chacun d’avancer…

Je remercie les éditions de l’Archipel de m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.

Glace au chocolat et lait concentré, sans sorbetière

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Je possède une sorbetière mais il m’arrive parfois de vouloir réaliser deux parfums différents sans attendre les 24h que demande la réfrigération du disque de l’appareil. J’ai donc cherché une manière de réaliser une glace sans sorbetière.

C’est là que l’astuce du lait concentré m’est apparu. Cet ingrédient, s’il n’est pas magique, permet néanmoins de réaliser des glaces très bonnes sans sorbetière et sans devoir mélanger la préparation régulièrement pour éviter les paillettes.

Les ingrédients :

  • 150 gr de chocolat de préférence noir : je vous déconseille le chocolat blanc qui est très sucré car le lait concentré l’est déjà beaucoup. Comme il ne me restait plus de chocolat noir de pâtisserie et que je ne voulais pas sacrifier mon chocolat de dégustation, j’ai utilisé 100 gr de chocolat au lait et 50 gr de cacao non sucré Van Houten afin de limiter le côté trop sucré de la préparation.
  • 40 cl de crème liquide entière : la prochaine fois, j’utiliserai de la crème de coco que j’adore.
  • 1 boîte de lait concentré sucré de 400 grammes

La préparation :

  • Monter la crème en chantilly : j’ai pour ma part utiliser mon Kitchenaid.
  • Faire fondre le chocolat au bain-marie puis l’ajouter au lait concentré sucré
  • Mélanger délicatement la chantilly et la préparation lait concentré/chocolat
  • Verser le mélange dans un récipient fermé que vous placer au congélateur pour au moins deux heures

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AVIS

J’ai été bluffée par le résultat : une consistance crémeuse sans paillettes. Pour ceux qui n’ont pas de sorbetière, une préparation à base de lait concentré sucré me semble une bonne solution.

J’ai préféré le mélange juste pris 2 heures au congélateur. Si vous le déguster le lendemain, comme avec une glace en sorbetière, il est préférable de le sortir une dizaine de minutes avant pour l’attendrir.

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La glace m’a semblé trop sucré mais parfaite à mon compagnon. Si comme moi, vous n’aimez pas les produits trop sucrés, vous pouvez essayer de ne mettre que du cacao sans sucre de type Van Houten (70 grammes pour commencer) ou du chocolat noir à 70% minimum.

La crème liquide et le lait concentré sont les seuls ingrédients indispensables de la recette. Libre à vous de réaliser une glace à la vanille, au café, à la fraise… Les variantes sont infinies et ne dépendront que de votre imagination.

Enfin, vu la simplicité de réalisation de cette recette, elle me semble parfaite pour une petit séance de cuisine en famille notamment pour initier les enfants à la joie de cuisiner comme des grands. Je suis certaine qu’ils seront pleins de ressources pour trouver comment agrémenter la recette de base.

Et vous, vous avez déjà réalisé des glaces à base de lait concentré sucré ? Ou vous êtes prêts à vous lancer ?

Glace au chocolat en sorbetière

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Une subite envie de glace au chocolat un soir devant mon livre et me voilà en quête d’une recette pour assouvir cette envie. Je l’ai trouvée sur le site Glace et sorbet.

J’ai choisi cette recette car contrairement à ce que je fais d’habitude, il n’y avait pas besoin de réaliser de crème anglaise.

Ingrédients :

  • 150 g de chocolat : j’ai mis 150 grammes de chocolat noir « à pâtisser »
  • 4 jaunes d’œufs
  • 60 g de sucre
  • 300 ml de lait
  • 200 ml de crème liquide
  • facultatif : chocolat en poudre type Van Houten pour renforcer le goût du chocolat (j’en ai mis 30 grammes)

Recette

  • Fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre. J’ai utilisé le kitchenaid.
  • Faire chauffer le lait et la crème puis les verser sur le chocolat coupé en morceaux.
  • Laisser fondre le chocolat tout en mélangeant.
  • Une fois que le chocolat est fondu, verser la préparation sur le mélange oeufs/sucre puis mélanger.

Laisser le tout refroidir. Pour ma part, j’ai laissé la préparation une nuit au frigo.

Mettre en sorbetière jusqu’à obtenir la consistance souhaitée. Cela m’a pris 30 minutes environ.

Avis

Cette recette fait l’unanimité autour de moi. La glace est délicieuse dès la sortie de la sorbetière et très onctueuse. Comme toujours, n’hésitez pas à la placer au congélateur si vous souhaitez une consistance plus ferme.

La prochaine fois, j’ajouterai des pépites de chocolat ou de la noix de coco râpée pour rendre le tout encore plus gourmand.

Et vous, vous aimez les glaces au chocolat ?

 

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Glace à la noisette IG bas, Délimix et sorbetière

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Pour des raisons de santé, il m’est préférable de m’orienter, dans la mesure du possible, vers des recettes à indice glycémique bas. Aiment énormément la glace à la noisette, j’ai donc tenté d’en réaliser une qui respecterait cette demande.

Les ingrédients :

  • 3 jaunes d’œuf
  • 20 cl de crème fraiche liquide ou de crème végétale (j’ai une préférence pour celle à la noix de coco)
  • 60 grammes de sucre à IG bas : pour ma part, 20 grammes de miel d’acacia et 40 grammes de sucre de coco.
  • 400 ml de lait de vache ou végétal
  • 80 grammes de purée de noisettes : fait maison dans mon cas.
  • ingrédients facultatifs : de la poudre de noisettes, des noisettes concassées, des pépites de chocolat maison…

Recette : j‘ai utilisé mon Délimix mais vous pouvez faire la recette sans :

  • huiler légèrement le bol
  • mettre le fouet, ajouter le lait et la crème puis les œufs et le sucre
  • mettre 10 minutes à 80°, vitesse 2

Laisser refroidir la préparation, ajouter la purée de noisette avant de mélanger puis de mettre la préparation au frais quelques heures voire une nuit.

Mettre en sorbetière pendant 20 à 30 minutes (moins ou plus longtemps selon votre modèle, la température de votre mélange…) en n’oubliant pas d’incorporer les noisettes concassées et le chocolat si vous souhaitez en ajouter.

Vous pouvez déguster la glace ainsi mais je préfère la placer une ou deux heures au congélateur pour qu’elle soit plus ferme.

Si vous n’avez pas de sorbetière, vous pouvez :

  • congeler la préparation dans des bacs à glaçons puis démouler la quantité que vous désirez avant de la mixer jusqu’à l’obtention d’une consistance crémeuse. C’est mon alternative préférée.
  • ou verser la préparation dans un récipient, la placer au congélateur et la mixer toutes les 30 minutes quatre ou cinq fois.

AVIS

J’ai beaucoup aimé le résultat même si j’aurais préféré que le goût de la noisette ressorte un peu plus. Je pense, la prochaine fois, monter la crème en chantilly avant de l’ajouter au mélange lait/oeufs/sucre refroidi. Je trouve en général le résultat meilleur et plus crémeux.

Cette glace maison tend à fondre assez rapidement donc une fois servie, n’attendez pas pour la déguster.

Et vous, tentés par les glaces maison ?

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