Reine d’Égypte, Chie Inudoh

J’ai lu ce manga dans le cadre du Challenge Lire en thème dont le thème du mois d’octobre est de lire un livre dont la couverture comporte un visage en gros plan.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Hatchepsout, ou le combat d’une reine au temps des Pharaons !

C’est le début d’une nouvelle ère dans l’Égypte des Pharaons : le mariage de la jeune Hatchepsout et de son demi-frère Séthi fait de ce dernier l’héritier légitime du trône, sous le nom de Thoutmôsis II. Représentants des dieux sur terre, ils resplendissent sous leurs parures, et forment à première vue un couple parfait. Mais sous ses airs d’épouse idéale, Hatchepsout cache une colère profonde… Elle ne veut pas être simple reine, mais plutôt devenir pharaon elle-même, comme son guerrier de père ! Enfant, elle n’a cessé d’humilier Séthi au combat à l’épée, et elle est imbattable au tir à l’arc. Pourquoi ne serait-elle pas digne d’accéder au rang suprême, juste parce qu’elle est née femme ?
Pour Hatchepsout, c’est le début d’un combat pour s’affranchir des conventions ancestrales d’une des plus grandes civilisations du monde !

L’Égypte ancienne revisitée, à travers les yeux d’Hatchepsout, la première grande reine de l’histoire de l’humanité ! Reine d’Égypte n’est pas seulement un régal pour les yeux, c’est aussi une fresque historique minutieusement documentée sur le combat d’une femme trop libre pour son époque. Son charisme, son intelligence et sa volonté sans faille sont ses meilleurs atouts, mais suffiront-ils à provoquer une révolution au pays des dieux.

  • Broché: 190 pages
  • Editeur : Ki-oon (9 mars 2017)
  • Traduction : Fedoua Lamodiere
  • Prix : 7.90€

TRAILER

 

AVIS

Sur le papier, ce manga avait tout pour me plaire : une héroïne forte qui lutte pour se faire sa place dans l’Égypte ancienne. Et dans les faits, le plaisir pris à découvrir cette histoire fut total !

Le gros point fort de ce manga est Hatchepsout, jeune femme destinée à devenir reine d’Égypte quand elle aurait souhaité être pharaon. Cette héroïne porte à bout de bras l’intrigue tellement l’autrice a travaillé et façonné son personnage pour le rendre fascinant, pétillant, attachant et émouvant.

Hatchepsout n’a qu’un objectif dans la vie : s’affranchir des conventions et devenir pharaon afin de faire honneur à ce titre que son sexe ne lui permet hélas pas de revendiquer. Pour cela, elle n’hésitera pas à rompre avec l’image féminine que sa famille souhaiterait qu’elle donne, se comportant, selon le dire de ses servantes et de son demi-frère, en garçonne. Mais peu importe pour la future reine qui mise plutôt sur sa force que sur sa beauté. Et c’est ce qui fait son charme ! Que c’est plaisant de voir une jeune femme qui tente d’imposer sa propre personnalité à un entourage qui attend d’elle un total dévouement à son futur époux, son demi-frère Séthi.

Au fil du temps, on la voit néanmoins se conformer à l’image que l’on attend d’une future reine. Sous ses sourires, se dessine alors ce voile de tristesse qui viendra ternir et assombrir son regard. Mais Hatchepsout n’a pas renoncé à sa liberté !  Une fois devenue reine, elle continuera son combat pour lutter contre l’ordre social et les conventions d’autant que son demi-frère, devenu pharaon grâce à elle, ne semble aucunement mériter ce titre. Une injustice qui renforce l’envie de la reine de prendre la place de son demi-frère/mari.

Dès ma rencontre avec cette héroïne, j’ai admiré son audace et sa force de caractère qui m’ont émue et inspirée. La personnalité hors norme de cette femme qui lutte contre la société et ses préjugés m’a donné envie de me jeter sur la suite de la série. J’espère sincèrement que l’auteure continuera dans sa lignée en nous proposant des intrigues et des épreuves à la hauteur d’une grande reine qui mérite bien plus que ce titre.

Quant à Séthi, qui deviendra l’héritier légitime du trône sous le nom de Thoutmôsis II, il semble bien pâle au regard de la personnalité pleine d’exubérance de son épouse. Les illustrations le présentent d’ailleurs sous un jour peu flatteur : avec un regard niais à la limite du bovin, il n’inspire pas vraiment le respect. Facile donc de comprendre que Hatchepsout n’a pas envie de laisser son royaume aux mains d’un être manquant tellement de grandeur et d’une vision éclairée pour assurer la souveraineté de l’Égypte…

J’ai quelque peu regretté que Thoutmôsis n’ait pas plus de consistance dans ce tome puisqu’il ne m’a pas paru être un antagoniste à la hauteur de Hatchepsout . La jeune femme semble donc plus en prise contre ses doutes et les conventions sociales que contre son frère qui lui laisse une relative autonomie. Mais je ne doute pas que les rapports entre les deux personnages se complexifient par la suite…

J’ai décidé de centrer ma chronique sur son héroïne, car pour moi, c’est elle qui porte le manga et c’est la raison principale qui va me pousser à dévorer tous les tomes. Mais le manga ne manque pas d’autres atouts : le lieu de l’action avec cette Égypte qui fascine, des informations historiques qui sont distillées avec parcimonie et subtilité, de somptueux décors et bijoux/vêtements, des dessins d’une grande précision et de toute beauté, un récit rythmé, l’introduction d’un personnage assez mystérieux mais qui semble aussi avoir son caractère… Tous ces éléments contribuent à rendre ce manga immersif et envoûtant.

En résumé, Reine d’Égypte est un manga que je conseillerais à tout le monde tellement le travail réalisé par l’autrice sur son héroïne est remarquable. Si vous aimez les personnages forts avec leurs moments de doute, mais surtout une volonté de fer, vous allez adorer vous plonger dans cette aventure. Et puis, sans être une spécialiste de l’époque, l’autrice semble avoir fait un réel travail de recherche retranscrivant à merveille l’ambiance si particulière de l’Égypte ancienne. Un sens du réalisme qui donne une autre dimension à cette série !

Et vous, le manga vous intéresse ?
Retrouvez-le chez votre libraire ou sur Chapitre.com.

 

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Coloriage pour adultes: Mandalas Egypte

Image du site internet des Editions Dangle

J’avais repéré le livre Mandalas Égypte en magasin mais j’avais réussi à ne pas craquer. Vous devinerez alors l’agréable surprise que j’ai eue quand ma sœur me l’a donné. Elle l’avait acheté pour elle-même mais finalement, le coloriage l’ayant très vite lassée, j’en ai hérité.

Ce livre fait partie de la collection Mandal’Art (Éditions Dangle) qui comprend, au total, quatre ouvrages:

Voici la description de l’éditeur:

« Le mandala, ou « cercle magique », est présent dans de nombreuses traditions comme support de méditation. Colorier un mandala permet de se recentrer, de libérer à la fois ses émotions et sa créativité, sollicitant ainsi les deux hémisphères du cerveau. Celui qui voudra se relaxer débutera le coloriage par le centre pour aller vers l’extérieur. Pour favoriser la concentration, il procèdera alors de l’extérieur vers le centre.

L’originalité de cette collection « Mandal’Art » est d’introduire une dimension culturelle en faisant découvrir une période ou un mouvement artistique. L’Égypte nous passionne tous dès l’enfance. Ce recueil est l’occasion de découvrir l’art égyptien et son symbolisme, les hiéroglyphes, les divinités, l’architecture… Sous chaque mandala, un texte court et instructif permet à chacun de retenir les notions essentielles. Enfants, adolescents, adultes, grâce à ce coloriage intelligent, développez votre créativité, initiez-vous à l’art tout en favorisant votre épanouissement personnel. »

DIMENSION CULTURELLE

J’ai apprécié la dimension culturelle de ce livre, et plus généralement, de la collection Mandal’Art. Le texte sous chaque mandala est assez court pour être lu par tout le monde et les informations données sont intéressantes. Les mandalas présents sont variés et reprennent les principaux symboles de l’Égypte que les enfants et les adultes reconnaîtront sans peine ou du moins, pour les plus connus.

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LES POINTS POSITIFS

Toutes les personnes, des plus jeunes aux plus âgées, pourront se faire plaisir avec ce livre. Les traits noirs délimitant les dessins sont épais ce qui facilite nettement le coloriage. Pour ma part, c’est plutôt un point positif notamment pour les personnes qui débutent le coloriage ou alors, pour les plus jeunes qui n’ont pas encore développé la dextérité de leurs aînés. Néanmoins, ce détail plus le fait que les mandalas demeurent assez simples peuvent ne pas satisfaire les individus en quête de détails complexes à colorier.

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Les pages sont de bonne qualité et les feutres testés ne traversent pas. A titre d’exemple, j’ai colorié avec des Pen 68, des Djeco et des DD-Brush (feutres à double pointe de marque Dalbe) sans aucun souci. Évidemment, vous pouvez utiliser des crayons de couleur et même les aquareller sans que le papier ne se déchire. En outre, les dessins ne possèdent pas de verso ce qui peut être rassurant pour les personnes dont les feutres tendent à traverser le papier.

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MODÈLES GRATUITS

Si vous êtes intéressé par le livre Mandalas Égypte ou par l’un des trois autres, je vous invite à télécharger sur le site des Éditions Dangle des modèles gratuits. Cela vous permettra de vous faire une petite idée du type de dessins dans chaque livre car malheureusement, la collection Mandal’Art ne se trouve pas facilement en magasin.

Voici les liens pour chacun des quatre livres vous permettant d’accéder aux extraits gratuits:

 En résumé, ce livre est un coup de cœur que je suis très contente d’avoir découvert. Il réunit les qualités que je recherche dans un livre de coloriage pour adultes: jolis dessins, qualité du papier, prix raisonnable… Je suis impatiente de le terminer de manière à découvrir un autre livre de la collection Mandal’Art.