Les cerisiers fleurissent malgré tout, Keiko Ichiguchi

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C’est lors d’une visite en bibliothèque que j’ai découvert Les cerisiers fleurissent malgré tout de Keiko Ichiguchi, publié aux Editions Kana. Attirée par la couverture, j’ai emprunté l’ouvrage sans même prendre le temps de lire le résumé.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une Japonaise, vivant en Italie, revient régulièrement au Japon et en profite pour rendre visite à son ancienne institutrice. Elle promet à la vieille dame de revenir la voir au printemps, lorsque les cerisiers seront en fleurs. Mais un tremblement de terre frappe le Japon, nous somme le 11 Mars 2011.

  • Relié: 200 pages
  • Editeur : Kana (1 mars 2013)
  • Prix : 15€

AVIS

Je pense que la plupart d’entre nous se souviennent du tremblement de terre au Japon du 11 mars 2011 ayant entraîné un tsunami puis la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Pour plus de détails, vous pouvez visionner cette petite vidéo :

Keiko Ichiguchi nous parle de cet événement à travers les yeux d’une Japonaise habitant, au moment des faits, en Italie avec son mari Italien ; approche que j’ai trouvée plutôt originale.

Nous vivons donc aux côtés d’Itsuko l’annonce de la catastrophe dans les médias avant d’assister à ses tentatives, presque frénétiques, d’en apprendre plus, toujours plus, quitte à regarder en boucle les informations.

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A travers un style épuré, de grandes images en noir et blanc mais peu de texte, l’auteure arrive parfaitement à nous transmettre toute l’angoisse de notre héroïne qui vit cette catastrophe éloignée des siens. Elle est certes soutenue par son mari, la famille de ce dernier et ses amis mais ceux-ci ne semblent pas forcément comprendre toutes les émotions qui la traversent.

Puis, après les craintes pour son entourage, ce qui frappe chez notre héroïne, c’est la peur pour son pays, peur de ne plus retrouver le Japon de son enfance où fleurissent chaque année les cerisiers.

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Yasufumi Nishi JNTO

J’ai apprécié le fait que le livre alterne entre le passé d’Itsuko, enfant très fragile, et le présent où nous retrouvons une héroïne forte et déterminée qui ne va pas hésiter à retourner dans son pays malgré l’avis de son entourage italien.

Cette alternance passé/présent est aussi l’occasion de revenir sur des questions philosophiques notamment autour de la mort et de la fragilité de la vie.

Enfin, l’auteure apporte quelques précisions, en dernière partie d’ouvrage, sur les personnages principaux mais également sur ses méthodes de travail et ses choix artistiques. C’est un petit bonus qui a répondu à la question qui m’a taraudée durant toute ma lecture : le livre est-il autobiographique  ?

Pour le savoir, il vous faudra le lire…

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NOTE : 4/5

En conclusion, j’ai beaucoup apprécié ma lecture autant pour l’héroïne que j’ai trouvée particulièrement attachante que le style de l’auteure. Les images en noir et blanc apportent une certaine profondeur au récit qui sait se faire oublier pour les sublimer.

Les cerisiers fleurissent malgré tout est donc un ouvrage graphique que je conseille à tous.

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Save me Pythie, tome 1 : Elsa Brants

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Save me Pythie d’Elsa Brants publié aux Editions KANA est un manga que j’ai découvert dans le cadre de l’opération 48H BD durant laquelle quelques titres de BD/mangas sont proposés à un euro.

Ayant toujours été intéressée par le mythe de la Pythie, je me suis aisément laissée tenter par ce manga.

Je l’ai lu dans le cadre du challenge Livra’deux pour pal’Addict et du challenge Vide ta PAL en été.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans la Grèce antique, Pythie est frappée d’une malédiction: elle ne pourra prédire que des catastrophes et personne ne la croira. A part peut être Xanthe, fils caché de Zeus qui va de catastrophe en catastrophe (de Charybde en Scylla à l’époque) sous les coups rancuniers de Héra.

  • Broché: 180 pages
  • Editeur : Kana (20 juin 2014)
  • Prix : 7,45€

AVIS

J’aime beaucoup l’idée d’Elsa Brants de revisiter la Grèce Antique sous le prisme de l’humour. Les références à cette époque sont très bien trouvées et surtout amusantes. Notre époque n’est pas non plus oubliée avec des références plus contemporaines.

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A côté de ces petits clins d’œil mythologiques, l’auteure nous offre également des gags un peu plus prévisibles mais tout aussi délectables.

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Save me Pythie présente l’avantage de convenir à un large public. Ceux un peu hermétiques à l’Histoire ne saisiront pas forcément tous les jeux de mots et les références mais ils pourront certainement être déjà comblés par le rythme du manga, son comique et ses gags. Quant aux seconds, ils savoureront en plus le second degré.

Les personnages sont attachants, chacun à leur manière. Pythie, maudite avec sa nouvelle capacité à prédire les catastrophes sans être jamais crue, tranche avec l’image traditionnelle de la Pythie pour notre plus grand plaisir. Pythie devenue La « Pythie » malgré elle nous délecte par sa manière d’aborder la malédiction. D’ailleurs, il lui a fallu un petit moment pour comprendre qu’il s’agissait bien d’une malédiction et non d’une bénédiction.

C’est une affaire de goût mais j’ai beaucoup aimé le trait de crayon de l’auteure qui n’en rend la lecture du manga que plus plaisante. Les décors, les personnages et les habits sont très agréables à regarder et correspondent bien à l’image que nous pouvons nous faire de la Grèce Antique. J’ai en outre vraiment adoré la représentation audacieuse de Zeus sous les traits d’un poulet loufoque qui parle. Voir le Dieu des Dieux réduit à cet animal, de surcroît plutôt mal dégrossi, est plutôt drôle. Ses dialogues avec Pythie ne font d’ailleurs qu’ajouter au comique de situation.

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La seule chose qui m’a un peu déstabilisée est le sens de lecture du manga qui ne suit pas celui des mangas traditionnels. Je suis loin d’être une experte en mangas mais j’aurais autant préféré lire ce tome de droite à gauche comme à l’accoutumée.

A la fin du manga, l’auteure a eu l’excellente idée de nous offrir quelques bonus à la sauce Save me Pythie c’est-à-dire empreints d’humour. C’est un peu la cerise sur la gâteau qui vient conclure une lecture agréable.

BANDE-ANNONCE

MA NOTE : 4/5

L’AUTEURE (infos BABELIO)

Elsa Brants est scénariste, dessinatrice et coloriste de BD.
À 12 ans, secrètement influencée par le »mix » improbable de Gotlib et de Rumiko Takahashi (Lamu…), elle décide de vouer sa vie à la BD. En 1998, Elsa rencontre Guillaume Lapeyre dans un fanzine, et ils décident de s’associer, autant professionnellement que sentimentalement.
De leur collaboration naîtra un mariage et deux enfants, ainsi que leur première série, « Les Chroniques de Magon » (2003-2008), avec Guillaume au dessin et Elsa à la couleur.
A partie de 2014, elle se lance dans une nouvelle série « Save me Pythie ».

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En résumé, j’ai passé un très bon moment de détente au côté de Pythie. En plus d’être très plaisant à regarder, le manga est également très agréable à lire. A conseiller à tous pour un instant lecture rafraîchissant et plein de peps qui vous donnera le sourire pour la journée.

Je lirai sans aucun doute la suite de la série en croisant les doigts pour qu’elle ne comporte pas trop de volumes n’ayant pas la bibliothèque extensible. Elsa Brants est définitivement une auteure française dont je regarderai avec attention les prochaines publications.

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