Comment l’hypnose a changé ma vie, Messmer

Je remercie Babelio et les éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de découvrir Comment l’hypnose a changé ma vie de Messmer.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

 » L’invisible, l’impalpable a une réalité, une énergie. « 

 » Je m’appelle Éric Normandin, mais en 1995 j’ai décidé de me faire connaître sous le nom de Messmer, en hommage à l’un des plus célèbres pionniers de la science de l’hypnose. Je suis né en 1971 et j’ai grandi à Saint-Césaire, une petite ville du Québec, dans une famille plus atypique qu’on pourrait le croire. Quarante-sept ans plus tard, je parcours la planète en exerçant le métier de fascinateur. Je crois au pouvoir de l’esprit. Grâce à lui, j’ai réalisé ce que j’ai longtemps cru impossible : faire découvrir l’hypnose au public, tout en le divertissant.
Lorsque j’ai enfin écouté et apprivoisé – en pleine conscience – la puissance de l’esprit, j’ai su, après bien des détours et des déconvenues, prendre les meilleures décisions pour réaliser mes rêves… Puisse mon livre vous aider à réaliser les vôtres.
Je suis Messmer et voici mon histoire. « 

Michel Lafon (24 janvier 2019) – 237 pages – Broché (18,95€) – Ebook (13,99€)

AVIS

Ne regardant quasiment pas la télé et jamais les émissions de divertissement, je confesserai être passée à côté du phénomène Messmer. En revanche, l’hypnose est un sujet qui m’intéresse beaucoup ayant eu l’occasion de tester l’hypnose ericksonienne dans le cadre médical. Si malheureusement, cela n’a pas vraiment eu d’impact sur mes phobies, je reste persuadée de la puissance et du bien-fondé de cette science.

J’étais donc très curieuse d’en apprendre plus sur la manière dont l’hypnose a pu changer, pour le meilleur, le destin d’une personne. Et je dois dire que je ne regrette pas du tout ma curiosité. Dès les premières lignes, Messmer arrive à créer une vraie complicité avec le lecteur lui narrant sa vie, de sa prime jeunesse à l’homme médiatique qu’il est devenu, comme il le ferait à un ami. Une convivialité dans le style d’écriture qui rend la lecture très agréable et surtout très rapide même pour les personnes qui, comme moi, ne lisent quasiment jamais d’autobiographies.

Les pages défilent sans que jamais ne pointe l’ennui. Bien au contraire, on prend beaucoup de plaisir à découvrir la vie de cet homme dont ici transparaît toute la gentillesse, la simplicité, la débrouillardise, mais surtout la pugnacité et la capacité de travail. Quand Messmer raconte certains épisodes de sa vie et notamment la manière dont il a réussi enfant à hypnotiser un camarade, on a presque l’impression que c’est facile. Il reçoit de son grand-père un étrange et mystérieux grimoire que je rêve de feuilleter au demeurant, il le lit, l’étudie, s’entraîne et ça marche.

Mais au fil des pages, on se rend compte que si l’homme semble avoir des dispositions naturelles, ses talents d’hypnotiseur sont avant tout le fruit de beaucoup de travail. Hypnotiser et fasciner les foules, c’est un travail personnel de longue haleine qui ne semble d’ailleurs jamais terminé. Messmer est, en effet, toujours à l’affût de nouveaux moyens de passionner ses spectateurs, et de développer ses capacités. Que ce soit en hypnotisant une salle entière en un claquement de doigts, ou presque, marquant ainsi un record mondial ou en essayant d’exploiter tous les sens pour offrir un spectacle multisensoriel, Messmer ne se repose jamais sur ses lauriers. C’est peut-être l’une des clefs du succès de cet homme qui fascine au sens propre comme au sens figuré.

Pour ma part, je n’ai jamais eu l’occasion d’assister à l’un de ses spectacles, mais s’il met sur scène ne serait-ce qu’une parcelle de l’énergie mise dans ce livre, le spectacle s’annonce grandiose ! J’ai d’ailleurs apprécié que l’auteur évoque certains moments forts/anecdotes de ses shows et de ses passages à la télé, certains se révélant amusants et d’autres empreints d’émotions. Cela permet, en outre, d’offrir aux personnes n’ayant jamais assisté à l’une de ses représentations, un petit aperçu de ce qu’il est capable de faire. Et même en gardant à l’esprit que l’hypnose n’a rien de magique, ses capacités ont de quoi faire rêver et impressionner !

Ce facteur rêve explique peut-être, en partie, l’engouement du public pour cet hypnotiseur que les spectateurs plébiscitent n’hésitant pas, pour certains, à assister plusieurs fois au même spectacle. Chose étonnante de prime abord, mais qui prend tout son sens quand l’on sait que Messmer interagit de manière importante avec le public. Chaque représentation, même si elle suit une trame rigoureuse et pensée de A à Z, est donc influencée par les personnes présentes dans la salle jusqu’à devenir unique… Et puis il y a cet amour du public que l’on perçoit à travers les mots de Messmer, et qui doivent certainement faciliter la relation de confiance qu’il entretient avec ses spectateurs prêts à repousser, avec enthousiasme et en toute confiance, les limites de leur esprit.

Dans ce livre, j’ai découvert un homme fascinant et passionnant, mais aussi quelqu’un de simple et d’accessible malgré sa profession et ses capacités peu communes. Une impression renforcée par les anecdotes qu’il partage sur son enfance, sa vie professionnelle qui n’a pas toujours été celle qu’on lui connaît, l’influence et l’importance de sa famille dans sa vie, les rencontres qui ont marqué sa carrière, la difficulté de mener de front vie de famille et carrière internationale… Sont également insérées quelques photos qui nous offrent une petite plongée dans l’intimité de l’auteur. Alors que l’on aurait pu craindre de tomber dans le voyeurisme avec cette sensation de feuilleter les pages d’un magazine people, Messmer a réussi à partager des moments significatifs de sa vie tout en gardant une certaine retenue.

Comment l'hypnose a changé ma vie, Messmer

La seule chose qui pourrait décontenancer les lecteurs avec cet ouvrage, c’est l’absence d’explications concernant l’hypnose et ses différentes techniques. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangée, le sujet étant tellement vaste qu’il aurait fallu bien plus d’un seul livre pour en faire le tour.

En conclusion, que vous soyez fan de Messmer ou non, je ne peux que vous inviter à vous laisser tenter par cette autobiographie qui vous permet de découvrir l’homme derrière l’artiste. Avec simplicité et beaucoup de convivialité, il vous narre les principales étapes de sa vie et tous ces moments et rencontres qui lui ont permis de devenir l’un des meilleurs hypnotiseurs au monde. Messmer, parfait exemple du self-made-man, inscrit ici sa légende, et ne semble pas prêt de s’arrêter en si bon chemin.

 

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Lily 2.0 Tome I : Équinoxe de Printemps, Émilie Colline

Je remercie les éditions Caouanne de m’avoir envoyé, en échange de mon avis, le premier tome de la série Lily 2.0 d’Émilie Colline.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

LA SÉRIE

La saga Lily 2.0 « OPEN YOUR MIND » relate, en quatre tomes, les aventures de Lily Valentine Tournelle, une adolescente apparemment sans histoires, qui découvre, au fil d’une année marquée par les solstices et les équinoxes, l’incroyable potentiel psychique des êtres humains.

Clairvoyance, clairaudience, psychométrie, médiumnité…, autant d’expériences aussi inattendues que déconcertantes qui vont bousculer son quotidien et la pousser à reconsidérer sa conception jusqu’alors très rationnelle de l’univers.

LE TOME 1

Que faire quand on est soudainement confrontée à des rêves qui se suivent, des visions spontanées et de surprenantes concordances des songes avec la réalité ?
Primo : garder son calme et ne pas paniquer.
Deusio : mettre le tout par écrit afin de ne rien oublier et pouvoir analyser sereinement la situation.
Tertio : ouvrir son esprit et aligner ses énergies pour essayer de canaliser l’étourdissant éveil de ses capacités extrasensorielles.
Dans ce premier tome, Lily découvre son potentiel énergétique, les notions de chakras et de koshas et s’essaie à la méditation, aux rêves guidés et aux voyages astraux. Elle expérimente également certains aspects de la clairvoyance, de la psychométrie et de la protection psychique.

Caouanne (9 novembre 2018) – 188 pages – Broché (16€) –
Tome 1 d’une série de 4 tomes

AVIS

Lily est une collégienne de treize ans et demi ordinaire qui mène une vie des plus classiques. C’était, du moins, ce qu’elle pensait jusqu’à ce que, pour son plus grand étonnement, un nouveau monde s’ouvre à elle. Lily se découvre ainsi des capacités extrasensorielles et notamment celle de faire des rêves qui concordent étrangement avec la réalité… Elle sera fort heureusement soutenue dans la découverte de ce nouveau chemin de vie par sa mère, une acupunctrice adepte de yoga et très ouverte au monde de la spiritualité.

Comme le papa de Lily, un restaurateur d’œuvres d’art, je suis de nature très terre à terre,  et ne tends à croire que ce que la science a prouvé ou, du moins, ce qui me semble rationnel. Cela ne m’a pas empêchée de savourer ce roman qui offre une plongée captivante et immersive dans un monde qui m’est inconnu, celui de la parapsychologie, de la spiritualité, des rêves guidés et lucides (peut-être l’élément qui m’a le plus intriguée), de la psychométrie, de la sagesse indienne, de la lithothérapie, de la médiumnité, et de toutes ces capacités extrasensorielles qui ont ce quelque chose de fascinant…

Alors que je ne suis pas forcément le public cible, j’ai adoré la manière dont l’autrice évoque ces sujets. C’est fait avec enthousiasme, simplicité et sans aucun prosélytisme. Chaque lecteur est laissé libre d’interpréter l’histoire comme il le souhaite et d’en retirer les enseignements qu’il estime importants. Une manière de procéder qui m’a conquise d’autant que grâce aux explications claires, mais détaillées et précises, de la maman de Lily, j’ai appris plein de choses. Certaines m’ont paru un peu trop ésotériques pour moi, quand d’autres m’ont poussée à me poser des questions et/ou donné envie d’approfondir le sujet. Il se dégage également de ce roman, un petit côté développement personnel qui n’est pas pour me déplaire. Je vous rassure, rien de dogmatique, juste l’histoire d’une jeune fille qui, avec l’aide de sa mère, apprend à mieux se connaître, à développer et s’approprier ses propres capacités et dons.

La relation mère-fille est d’ailleurs l’une des pierres angulaires de ce roman. On ressent à la perfection la complicité qui unit Lily à ses parents, et plus particulièrement à sa mère, une femme très ouverte d’esprit et très calée sur la spiritualité et le potentiel psychique des individus. Sa mère sera un véritable guide pour Lily la rassurant et l’invitant avec tact et douceur à explorer ses propres capacités et à accueillir sans crainte, mais avec une certaine précaution, ses rêves qui semblent faire écho à des événements et à des personnes qui ont réellement existé.

Soutenue par sa mère, Lily va donc faire ses premiers pas dans ce monde qui lui était inconnu et dont elle partage les découvertes dans un carnet. Et c’est là le gros point fort du livre, son format atypique oscillant entre roman, journal intime et bullet journal. Loin d’être linéaire, le livre est ainsi agrémenté de dessins, de suggestions de musiques à écouter, d’indications sur l’humeur du jour, d’une recette de cookies, d’un DIY, d’un plan en couleurs du quartier de Lily, de bonus tels que les expressions favorites de la mère de Lily…

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Cette mise en page ludique et pleine de peps rend la lecture agréable et facilite l’immersion dans la vie de Lily. Comme dans un journal intime, la jeune fille se confie à nous, partage ses découvertes, ses doutes notamment sur la nature de ses rêves, ses craintes, sa passion pour la nourriture, mais aussi tous les petits moments qui font le quotidien d’une adolescente : les cours et les devoirs, les copines, les relations garçons-filles, les sorties entre amis, les disputes et les réconciliations… Les jeunes lecteurs devraient donc facilement s’identifier à Lily, et suivre avec intérêt, si ce n’est avec passion, son incursion dans le monde spirituel et parapsychologique.

Lily est une jeune fille attachante qui, en plus de conquérir le cœur des plus jeunes, devrait ravir celui des adultes. Émilie Colline a, en effet, réussi le parfait équilibre entre une héroïne réaliste, Lily restant une adolescente comme les autres, et une héroïne assez mature pour plaire à un lectorat plus âgé. De la même manière, j’ai apprécié la plume dynamique de l’autrice qui, tout en restant simple et accessible, se révèle riche et variée. On sent un véritable travail de recherche pour offrir précision et justesse quant au vocable employé.

Au-delà des différents thèmes abordés, qui sont plutôt originaux pour un roman jeunesse, l’autrice nous offre également une fabuleuse et captivante histoire dans l’histoire. Nous partons ainsi, grâce aux rêves de Lily, dans le passé, sur les traces de pirates ! Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, mais j’ai adoré cet aspect du roman qui n’est d’ailleurs pas dénué d’un certain suspense… C’est que comme Lily et sa mère, vous serez pressés de connaître le fin mot de cette aventure des mers !

En conclusion, Émilie Colline nous offre ici un roman jeunesse atypique autant au niveau du fond que de la forme. D’une plume vive et dynamique, elle met à la portée des lecteurs, jeunes et moins jeunes, un monde riche empli de spiritualité, de capacités extrasensorielles et de toutes ces possibilités que l’être humain n’a pas encore fini d’explorer. En choisissant de narrer les aventures de Lily, une adolescente ordinaire aux capacités extraordinaires, sous forme de carnet/journal intime, l’autrice établit une véritable complicité entre son héroïne et les lecteurs qui n’ont alors plus qu’une envie, connaître la suite !

Découvrez le roman sur le site des éditions Caouanne.

Un bain de nature, The Mindfulness Project

Je remercie la maison d’édition De Boeck Supérieur et Babelio pour m’avoir permis de découvrir Un bain de nature ainsi que pour le petit cadeau surprise, un joli calendrier comprenant, chaque mois, une belle photo accompagnée d’une citation inspirante.

Un bain de nature, The Mindfulness Project

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ralentissez. Débranchez. Ressourcez-vous.

Rien de tel qu’un bol de nature pour recharger ses batteries ! Et pas besoin d’aller bien loin pour le trouver : que vous ayez deux minutes ou trois jours devant vous, sur votre balcon, au bureau ou dans un jardin public, ce guide essentiel vous aidera à faire une pause, dénicher ou créer facilement votre lieu-ressource et profiter au maximum des émotions positives, du calme et de l’énergie que la nature procure. Un must-have pour booster votre bien-être !

  • Découvrez comment entrer en contact avec la nature au quotidien, où que vous soyez
  • Plus de 70 exercices faciles et inspirants
  • Suivez le guide pour retirer le maximum de vos explorations
  • Utilisez le journal pour recenser vos trouvailles et capturer vos découvertes

Explorez, enregistrez, observez et laissez libre cours à votre créativité !

Fondé par Autumn Totton et Alexandra Frey, The Mindfulness Project est une communauté scientifique combinant vie durable et développement personnel.

De Boeck Supérieur (oct 2018) – Collection Au fil de soi – 192 pages – 14.95€

AVIS

Avec une couverture à dominante verte, difficile de ne pas tout de suite penser à la nature quand l’on regarde cet ouvrage d’ailleurs intitulé, à juste titre, Un bain de nature. À travers ce livre pratique, ludique et bien pensé, les autrices nous invitent à nous reconnecter à nous-mêmes, et à cette nature présente tout autour de nous bien que nous ne lui prêtions pas forcément toute l’attention qu’elle mérite. C’est que la vie quotidienne et la prépondérance des écrans et de la technologie dans nos vies ont vite fait de nous (pré)occuper l’esprit…

Citadine dans l’âme, j’ai pourtant l’habitude avec mon compagnon de me promener régulièrement dans l’un des parcs de ma ville ou en forêt ayant la chance d’habiter une agglomération qui ne manque pas d’espaces naturels. En revanche, j’ai beaucoup de mal à faire le vide dans mon esprit, la pleine conscience étant encore loin d’être un acquis pour moi. C’est donc avec curiosité et un vif intérêt que je me suis plongée dans ce guide pratique rempli de conseils, de citations, d’informations sur la nature et d’activités/exercices.

Sans passer des heures à nous expliquer différentes théories ou les bienfaits de la pleine conscience, les auteurs nous guident et nous donnent quelques conseils pour s’approprier pleinement l’ouvrage et l’utiliser avec efficacité.

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On prend alors plaisir à découvrir, au fil des pages, des citations inspirantes et des informations intéressantes, parfois inattendues, sur la nature, le langage de la forêt, la vie d’un arbre, des animaux marins extraordinaires…

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Quant aux exercices, en plus d’être variés, ils se révèlent ludiques, entraînants et très accessibles :

  • leur diversité permettra à chacun de trouver son bonheur et ceci sans pression puisqu’il n’est pas nécessaire de faire les exercices dans l’ordre ou de s’obliger à les réaliser un par un pour profiter des bienfaits et des richesses de la nature. Bien que je les aie trouvés tous intéressants et souvent originaux, certains m’ont plus inspirée que d’autres. Je me suis, en outre, aperçue que je faisais déjà spontanément certaines des activités proposées comme celle consistant à observer les nuages, leurs formes, leurs mouvements…
  • amusants à faire, les exercices permettent de se déconnecter de manière très naturelle du quotidien et des pensées parasites qui peuvent encombrer notre esprit. On prend du temps pour soi, on observe, on écoute, on regarde, on touche, on ressent, on gribouille, on dessine, on colorie… En d’autres termes, on vit ce livre plus qu’on ne le lit.

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  • en plus de nous encourager à écouter nos sens et notre créativité, les différents exercices proposés présentent l’avantage d’être, pour la plupart, faciles à faire.

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Que vous soyez coutumier du développement personnel/de la pleine conscience ou non, un sportif dans l’âme qui passe des heures à gambader dans la nature ou un casanier aguerri, que vous ayez des heures devant vous ou seulement quelques minutes, avec ce livre, vous n’aurez aucune excuse pour ne pas faire un bain de nature. Les autrices démontrent avec simplicité et efficacité que la nature est à la portée de tous. Un point important pour les nombreux citadins qui pensent ne pas pouvoir bénéficier de ses bienfaits.

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Sur les 70 activités du livre, j’en ai bien sûr laissé quelques-unes de côté, car elles ne m’inspiraient pas à l’instant T et/ou les conditions pour les réaliser n’étaient pas réunies, mais cela ne m’empêchera pas de les faire plus tard. À cet égard, j’ai apprécié la présence d’une page récapitulative permettant en un coup d’œil d’assurer leur suivi.

Petits bonus en fin d’ouvrage, un journal d’exploration, et un ruban que l’on peut détacher pour le porter en bracelet ou l’utiliser comme marque-page.

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En conclusion, en nous invitant à utiliser tous nos sens pour nous reconnecter à nous-mêmes et à la nature, ce petit guide ludique offre un véritable espace de liberté, de relaxation et de créativité.  Une bulle d’oxygène dans un quotidien parfois éreintant qui permet, durant de précieux moments, de voir la vie non pas en gris, mais en vert !

Et vous, envie de découvrir Un bain de nature ?

Moments de bonheur, terres éditions

Aucun texte alternatif disponible.

Je remercie les éditions De Borée pour m’avoir permis de découvrir Moments de bonheur.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Moments de bonhe

  • Éditeur : Terres Éditions (16 août 2018)
  • Prix : 7.50€

AVIS

Après une lecture légère en début de semaine avec Alice au pays des casseroles, j’ai eu envie de continuer sur la lignée avec un petit livre qui vous invite à la créativité, à la détente et à la recherche de ces petits moments de bonheur qui ponctuent notre vie sans que nous y fassions toujours attention.

Par exemple, n’avons-nous pas tendance à prendre conscience de notre peau seulement quand mille petits désagréments viennent nous titiller alors que cet organe peut nous offrir tellement de douces sensations ? Un petit rayon de soleil qui vient réchauffer notre peau, la délicate sensation du tissu d’un nouvel habit que l’on porte… Tout autant de petites choses qui sont à la portée de chacun à condition de prendre le temps, ne serait-ce que cinq minutes, pour ressentir, voir, toucher, se détendre, méditer…

Et c’est exactement ce que nous propose ce très joli ouvrage dont le petit format vous permettra de l’avoir en permanence avec vous. Sous la forme de 100 points, vous sont proposés :

  • des coloriages : je vous conseillerais de les photocopier puisqu’il peut s’avérer délicat de colorier directement dans le livre. Le coloriage est un exercice créatif dont j’étais très friande il y a deux ou trois ans. J’ai un peu perdu l’habitude d’en faire, mais pour se déconnecter, c’est clairement un très bon moyen.

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  • des recettes de cosmétique : autre loisir auquel je m’adonnais régulièrement avant de consacrer le blog à la lecture. Les recettes sont accessibles même s’il vous sera peut-être nécessaire de passer une petite commande sur des sites comme Aroma-Zone ou d’aller en magasin bio pour trouver certains ingrédients. Les recettes de cosmétique maison nécessitant une hygiène irréprochable, une page en début ou en fin d’ouvrage pour expliquer les règles de base aurait été, à mon sens, un bonus fort appréciable.

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  • des recettes de cuisine : simples à réaliser et composées d’aliments santé, elles sont des plus alléchantes.

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  • des citations : je les ai toutes notées sur mon carnet à citations tellement je les ai trouvées bien choisies et plutôt inspirantes.
  • des exercices de relaxation, de yoga, de respiration : je les ai tous faits une fois, mais pour que ce soit véritablement efficace, je ne doute pas qu’il faille les refaire plusieurs fois jusqu’à ce qu’ils deviennent, pour certains, presque un automatisme. J’ai beaucoup de mal avec ce genre d’exercices qui demande du lâcher-prise, mais j’ai apprécié qu’ils soient rapides à faire et faciles à insérer dans un emploi du temps même pour les personnes très occupées.

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  • des astuces (comment soulager un léger mal de tête…) et des conseils : savoir accueillir des compliments avec un simple merci (pas si simple à mettre en pratique), apprendre à voir le positif dans sa vie rompant avec cette idée qu’on naît pessimiste et qu’on le reste, apprendre à faire attention à son corps, mais aussi à ses émotions…

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  • des DIY : ce livre invite vraiment à laisser parler votre créativité, il n’y a donc rien d’étonnant à trouver quelques tutos comme un haut-parleur maison ou un tuto à  la portée de tous, la customisation de pierres pour représenter, chaque jour, son humeur. Je trouve l’idée géniale d’autant qu’elle peut servir de rituel du soir avec les enfants pour les accompagner dans l’expression de leurs émotions.

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Le contenu du livre m’a-t-il convaincue ?

Les conseils ou exercices de détente proposés ne sont pas révolutionnaires, mais ils sont présentés de manière simple et synthétique, ce qui en rend la lecture très facile et plaisante. Que l’on choisisse de lire le livre d’une traite ou presque comme moi ou de lire seulement une ou quelques pages chaque jour, il est aisé de s’immerger complètement dans l’ouvrage et de se détendre au fil des pages.

Le charme du livre réside également dans sa présentation visuelle puisqu’il est intégralement en couleurs, la mise en page est aérée, les dessins mignons, les couleurs claires et colorées… Tout est mis en place pour vous donner le sourire et vous mettre de bonne humeur ! N’oublions pas non plus une couverture attrayante et en soft touch, un petit détail important pour un ouvrage qui vous invite à vous (re)connecter avec vos sensations.

Seul inconvénient devant tant de beauté, je n’ai pas osé écrire dans le livre préférant opter pour un petit carnet. Mais sur ce point, je suis un peu extrême n’ayant jamais su écrire dans un livre même quand il s’agissait d’un cahier d’exercice…

Moments de bonheur, c’est le genre de livres que l’on peut lire dans l’ordre ou feuilleter en se laissant bercer par ses envies. Il n’y a pas vraiment d’ordre à respecter même si pour ma part, j’ai opté pour une lecture linéaire. Mais maintenant que je l’ai terminé, je prévois de nombreuses lectures en diagonale afin de tester les recettes et refaire les exercices de méditation/respiration/relaxation proposés. Prendre le temps de vivre l’instant présent et ne pas laisser mon cerveau divaguer n’a rien de naturel pour moi alors il me reste pas mal de travail à ce niveau. J’ai d’ailleurs apprécié que chaque exercice soit court et accessible même pour les impatientes chroniques de mon genre.

En conclusion, comme la couverture le laisse présager, Moments de bonheur est un ouvrage très sympathique qui vous invite à vous reconnecter avec vous-même, avec la nature et avec le temps, cette denrée précieuse après laquelle nous courons tous. À travers une mise en page colorée qui met de bonne humeur, des conseils faciles à mettre en place, des exercices de méditation et beaucoup d’autres petites choses qui forment le sel de la vie, vous devriez passer un joli moment de lecture. Mais surtout, vous devriez apprendre à vous consacrer du temps et à profiter de ces petits moments de bonheur qui ponctuent votre vie.

Et vous, envie de découvrir Moments de bonheur ?
Retrouvez-le chez votre libraire ou sur en ligne.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, Serge Marquis

Je remercie les éditions Points et plus particulièrement Aurore, de m’avoir proposé de découvrir Le jour où je me suis aimé pour de vrai de Serge Marquis.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Maryse est une femme belle, intelligente et affreusement narcissique. Elle est aussi la mère de Charlot, fils singulier, qui l’émerveille et l’exaspère à la fois. C’est que Charlot, tel le Petit Prince, la confronte à des questions philosophiques désarmantes de vérité. Animé d’une humanité à fleur de peau, Charlot fait valser les certitudes de sa mère et de beaucoup d’autres. Il va prouver qu’en cessant de se regarder le nombril, on peut accéder au vrai bonheur et apprendre à s’aimer pour de vrai.

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Points (16 mai 2018)
  • Prix : 7.40€

AVIS

Je connaissais Serge Marquis, spécialiste de la santé mentale au travail, à travers son ouvrage On est foutu, on pense trop ! dont j’avais eu un avis mitigé. Curieuse de découvrir un autre de ses livres, j’ai néanmoins accepté avec plaisir la proposition d’Aurore de recevoir Le jour où je me suis aimé pour de vrai. Et je peux d’ores et déjà vous dire que je suis contente de l’avoir fait.

L’histoire et les personnages…

J’ai, en effet, été séduite par l’idée du Docteur Marquis de nous parler de l’ego et de ses différentes facettes sous la forme d’un roman mettant en scène, entre autres, Maryse. Neuropédiatre spécialisée dans le traitement du cancer, cette femme belle et intelligente possède, en plus de son expertise médicale, un ego démesuré l’empêchant d’être vraiment à l’écoute de ses patients, et pire, de son fils Charlot. Cherchant à tout prix à être la meilleure et à briller de mille feux, elle se trouve néanmoins désarçonnée voire en colère devant les questions philosophiques de ce dernier. Âgé seulement de 9 ans, il s’interroge déjà sur ce qu’est l’ego…

La narration sous forme de roman est, pour moi, le gros point fort de ce livre puisqu’elle m’a permis de m’immerger rapidement et totalement dans l’histoire. Je n’ai ainsi pas eu le sentiment de lire un cours sur l’ego, ce qui honnêtement aurait pu m’ennuyer, mais plutôt de lire un récit dans lequel l’ego est un personnage à part entière. D’ailleurs, c’en est bien un puisqu’il est même nommé Egoman par Charlot. Et cet Egoman, qui n’existe pas vraiment, mais qui est pourtant de partout, constitue une source de souffrance partagée par tous les hommes. C’est d’ailleurs surprenant de voir comme un concept qui divise les hommes peut se targuer d’universalité…

Comme dans un roman classique, certains personnages sont plus attachants que d’autres à moins que ce ne soit ici que l’expression de mon ego qui a réussi à s’identifier plus facilement à certaines personnalités… Quoi qu’il en soit, Maryse s’est révélée à maintes reprises agaçante par sa propension à tout ramener à elle, à son intelligence, à son besoin d’être la meilleure, à son « moi, moi, moi » permanent… Elle a même réussi à me choquer par son égocentrisme notamment lors de l’annonce de la maladie de son fils. Alors que toute son attention aurait dû être dirigée sur Charlot afin de l’aider à accueillir la nouvelle, elle ne peut s’empêcher de penser à sa carrière et à l’éventuel frein que la maladie de son fils pourrait constituer. Néanmoins, Maryse, bien que ce soit de manière assez lente, évolue au gré des questions de Charlot, de ses conversations avec son ami psychiatre Georges et des épreuves de la vie. De personne autocentrée, elle s’ouvre progressivement à son fils, puis aux autres. Alors bien sûr, son ego n’est jamais loin, mais on ne peut qu’apprécier ses efforts et tout le chemin parcouru entre la femme du début et celle de la fin.

Mais, c’est à un personnage secondaire que je me suis le plus attachée : Georges, l’ami psychiatre de Maryse. J’attendais d’ailleurs avec impatience ses interventions puisque l’auteur lui donne régulièrement la parole. Je l’ai trouvé extrêmement touchant d’autant que c’est pour moi, le personnage le plus « réaliste ». Bien que psychiatre, il ne prétend pas avoir toutes les réponses et fait de son mieux pour être dans la Présence afin d’aider au mieux ses patients. Il conseille également Maryse tout en l’encourageant à trouver ses propres réponses à ses questions… Mais comme le cordonnier est souvent le plus mal chaussé, Georges a aussi ses failles notamment au niveau de sa relation avec cette femme qu’il admire et aime tant. C’est donc au contact de Charlot et de ses amis qu’il va finir par comprendre que lui aussi a besoin de lâcher prise. Et c’est seulement de cette manière qu’il trouvera enfin ce bonheur tant espéré…

Si Charlot a 9 ans m’a émue notamment dans sa manière de poser des questions difficiles en toute innocence et son envie de faire taire son ego pour arriver à vraiment aimer les autres, j’ai trouvé le personnage trop irréel pour vraiment m’attacher. Le décalage entre ses paroles et son âge m’a, en outre, mise mal à l’aise… Sa sagesse et sa manière d’être dans la Présence lui permettent, petit à petit, de se distancier de l’ego, mais je l’ai trouvé parfois assez froid avec sa mère notamment dans sa phase d’adolescence. À l’inverse, sa relation avec sa petite-amie Marie-Lou est belle, bien qu’elle m’ait parfois indisposée, son intensité ne reflétant pas ce que l’on peut attendre du comportement de deux adolescents. Mais là, je reconnais que ce sont mes préjugés qui parlent, préjugés qui rejoignent d’ailleurs ceux de Maryse. Il faut dire que l’on découvre l’histoire principalement de son point de vue et que cette dernière tend à souffrir de la relation fusionnelle de son fils avec Marie-Lou. Il est donc possible que mon ressenti vis-à-vis de Charlot s’explique par le fait que je me sois identifiée à la mère plutôt qu’au fils… J’ai d’ailleurs compris sa peine à l’idée d’être exclue de la vie de son fils et d’avoir le sentiment d’avoir perdu le rôle de mère pour celui de tiroir-caisse.

Ce sentiment d’aimer et de ne pas être aimé en retour est d’ailleurs abordé par l’auteur à travers un autre personnage que l’on voit peu, mais qui aura une grande influence sur la vie des protagonistes du livre. Hamid, qui donne toutes ses lettres de noblesse au terme d’amitié, nous apprend ainsi que le plus important n’est pas d’être aimé, mais de savoir qu’on a la capacité d’aimer sans rien attendre en retour. Une idée très belle qui, pour ma part, m’a fait réfléchir. Il est vrai qu’en donnant des marques d’attention et d’affection, on a naturellement tendance à en attendre en retour, ce qui peut créer des déceptions et des blessures d’ego quand ce n’est pas le cas… Apprendre à aimer sans contrepartie semble donc être un enjeu important pour chacun d’entre nous, ce que l’auteur nous montre de manière assez délicate pour que chacun puisse en saisir l’importance sans se sentir jugé.

Un roman qui divertit tout en nous permettant de réfléchir à la notion d’ego et son impact sur nos vies…

Même si l’histoire de Maryse, de son fils, de Marie-Lou et de Georges est intéressante en soi, son principal intérêt réside dans le fait qu’elle permet de mieux comprendre la notion d’ego, ses différentes facettes et la manière dont ce concept, pure création de l’esprit humain, réussi à diriger nos vies, souvent pour le pire. Alors bien sûr, d’aucuns pourraient regretter des personnages caricaturaux et extrêmes (la femme carriériste, froide et imbue d’elle-même, le fils de 9 ans qui pose des questions philosophiques, l’ex-mari qui part avec une jeunette, l’amoureux transi…), mais contrairement à un roman classique, ce n’est pas gênant puisque ça permet de faciliter la compréhension d’une notion assez abstraite.

D’une plume simple, mais fluide, l’auteur nous montre, à travers des situations parfois difficiles et des personnages hauts en couleur, à quel point l’ego peut diriger nos vies et nous pousser dans nos retranchements. On comprend ainsi comment l’ego peut conduire:

  • des enfants à en harceler d’autres quand ceux-ci sont différents de peur leur différence attire cette attention qu’ils désirent tant,
  • des hommes à tuer quand ils s’identifient à leurs croyances et que celles-ci sont remises en cause de peur que leur disparition signifie l’annihilation pure et simple de leur personne,
  • des malades à refuser de guérir de peur de perdre l’attention obtenue grâce à la maladie…

On apprend également à différencier l’amour de l’attachement à travers notamment le comportement courageux et exemplaire de Marie-Lou face à la maladie, la nécessité de vivre l’instant présent et de « revenir ici » quand l’ego prend le contrôle de ses pensées, la différence entre aider son prochain et l’envie d’être admiré…

Le jour où est j’ai appris à m’aimer pour de vrai fait donc partie de ces livres que je qualifierais d’inspirants. Sous couvert de nous raconter une histoire, l’auteur nous pousse ainsi à réfléchir, à nous interroger sur nos propres comportements et à, d’une certaine manière, grandir. Une fois la dernière page tournée, j’ai un peu eu le sentiment d’avoir parcouru un livre feel-good. Si certains passages sont, en effet, assez durs, la maladie n’épargnant pas nos personnages, il en ressort un joli message d’espoir, et l’envie d’enfin apprendre à s’aimer et à aimer les autres pour de vrai.

Un livre qui permet un certain travail d’introspection

Difficile durant la lecture de ne pas faire de multiples pauses pour prendre des notes, certaines phrases étant particulièrement sujettes à réflexion en fonction de son propre vécu…

J’ai ainsi été particulièrement touchée par un passage bref évoquant la maladie d’Alzheimer, la meilleure amie de Maryse mettant exactement les mots sur mon ressenti. Cette peine d’avoir perdu la personne que l’on connaissait et d’avoir le sentiment de ne plus être spécial pour elle alors que l’on avait une relation quasi fusionnelle avec cette dernière. Ainsi, si je tiens la main et souris même quand de petite-fille, je passe à collègue de travail dans la même phrase, je dois reconnaître que je sors toujours de la maison de retraite le cœur lourd. Mais de ce livre, j’ai retenu que c’est avant tout mon ego qui parle et qu’il me revient d’apprendre à aimer sans rien attendre en retour, à juste être là et à tenir la main de cette grand-mère qui, bien qu’elle ne sache plus forcément qui je suis, répond toujours par un grand sourire à ma présence à ses côtés.

J’ai fini le livre il y a quelques jours, il m’est donc difficile d’en évaluer l’impact sur ma vie, mais ce qui est certain, c’est que depuis que j’ai découvert Maryse et Charlot, je me suis posé un certain nombre de questions sur mes schémas de pensée ou mes (ré)actions. Et je ne doute pas que ce soit la même chose pour les autres lecteurs… Il y a néanmoins une chose que j’ai encore beaucoup de mal à faire malgré la lecture de ce livre : être dans la Présence. J’ai une tendance naturelle à refaire le passé, à prévoir ce que je dois faire et à faire plusieurs choses à la foi, mais je ne sais pas vivre l’instant présent. Et c’est un point que Serge Marquis m’a donné envie de travailler. J’espère donc un jour réussir à faire taire suffisamment mon ego et à « revenir ici » quand mon esprit s’égare afin d’être dans la Présence plutôt que dans les méandres de mon cerveau.

En conclusion, Le jour où j’ai appris à m’aimer pour de vrai fut une très bonne surprise. À travers l’histoire d’une femme narcissique et de son fils, on découvre la notion d’ego, ses différentes facettes et l’impact que ce concept peut avoir dans la vie de chacun. Plein d’humanité, d’amour, d’amitié, de joie, mais aussi de moments plus tristes, Serge Marquis nous offre ici une histoire qui, en nous faisant passer par mille émotions, nous pousse à réfléchir à notre propre vie. Reste alors en suspens une seule question : et vous, avez-vous appris à vous aimer pour de vrai ?

Et vous, envie de découvrir Le jour où je me suis aimé pour de vrai !

Aimer ce qui est – Quatre questions qui peuvent tout changer dans votre vie (+ DVD), Byron Katie

Aimer ce qui est, Byron Katie

Je remercie Synchronique Éditions de m’avoir envoyé, via le site Simplement, Aimer ce qui est de Byron Katie.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Aimer ce qui est présente une démarche étonnamment simple et pourtant d´une incroyable efficacité pour se libérer du stress et mieux vivre sa vie.
« Ce n´est pas la réalité qui nous fait souffrir, nous dit Byron Katie, mais nos pensées sur la réalité. »
Le Travail de Byron Katie, fondé sur quatre questions simples et profondes à la fois, permet à chacun de se libérer des illusions et des limites du mental qui nous bloquent l´accès à la sérénité, à l´amour et à la joie de vivre.
Aimer ce qui est est organisé comme un manuel pratique qui vous guidera pas à pas pour découvrir et mettre en pratique le Travail pour vous-même. Un DVD de plus de 2 heures en français présente le Travail en action.
Byron Katie a vécu en 1986 ce qu´elle appelle « un éveil à la réalité ». Elle a traduit cette expérience qui a transformé sa vie en une démarche révolutionnaire qu´elle appelle « le Travail », et à laquelle elle a, depuis, initié des millions de personnes à travers le monde.
Margot Diskin, « facilitatrice » certifiée du Travail et interprète officielle de Byron Katie pour tous ses événements majeurs auprès des publics francophones, a effectué cette nouvelle traduction pour Synchronique Éditions.

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Éditions Synchronique (13 mai 2016)
  • Prix : 20.90€

AVIS

Une méthode simple et originale qui requiert cependant un investissement personnel  et  d’accepter de revoir ses schémas de pensée

J’imagine qu’en lisant mon avis, vous aimeriez avoir une réponse claire à la question : est-ce que la méthode fonctionne ou risque-je de perdre 20 euros ? Si tel est le cas, je serai hélas dans l’obligation de vous décevoir en vous répondant que vous serez les seuls à être aptes à répondre à cette interrogation. En effet, ce qui marche sur un individu A ne garantit pas des résultats sur un individu B. Ce qui reste certain, c’est que pour le savoir, il vous sera indispensable de prendre votre courage à deux mains, de sortir votre plus beau cahier (enfin, si comme moi, c’est le genre de chose qui peut vous motiver) ou des feuilles et de quoi écrire, puis de vous mettre au Travail. Vous aurez donc compris que si vous souhaitez vous donner les chances de découvrir cette méthode, il vous faudra troquer votre position de lecteur-spectateur pour celle de lecteur-acteur.

Par le passé, j’ai pu lire quelques livres de développement personnel, mais j’ai assez vite abandonné ce genre de lecture pour la simple et bonne raison que j’avais le sentiment de lire toujours la même chose et/ou de tomber sur des livres bourrés de lieux communs comme si les auteurs avaient fini par faire de la devise « ce qui va sans dire va mieux en le disant » leur maître à penser. Fort heureusement, Katie ne tombe pas dans cet écueil, ou du moins, je n’ai jamais rien lu qui ressemble à sa méthode ce qui est un gros atout pour les personnes adeptes des ouvrages de développement personnel.

Avec Aimer ce qui est, Katie Byron vous propose une méthode simple que vous pourrez, avec un peu de pratique, mettre en application n’importe où et n’importe quand. Cette méthode est basée sur un travail d’auto-questionnement destiné à identifier et questionner les pensées qui sont à l’origine de notre stress et de notre souffrance. L’auteure estime ainsi que la souffrance apparaît automatiquement quand nos désirs entrent en conflit avec la réalité qui est immuable qu’on le veuille ou non. Cela ne signifie pas que l’on doit approuver la réalité, mais qu’en l’accueillant sans résistance, on s’évite bien des souffrances. Tout au long du livre, elle nous montre d’ailleurs à quel point considérer que « la réalité devrait être, puisqu’elle est » permet de trouver le bonheur et la paix intérieure. Si je ne peux remettre en question la pertinence de ce raisonnement, la lecture des différents dialogues et les émotions qu’ils ont suscitées en moi quand j’ai pu faire le lien avec certains événements de ma vie, m’ont prouvé que ce qui est logique n’est pas forcément facile à accepter….  Accepter la réalité sans lutter requiert un lâcher-prise que je n’ai pas encore réussi à atteindre, mais sur lequel je travaille.

Je dois en outre admettre que ça a été compliqué pour moi de ne pas rejeter certaines idées de Katie dès le début, car elles vont tout simplement à l’encontre de croyances fortement ancrées. A titre d’exemple, elle vous enjoint à vous recentrer sur vous et à ne vous préoccuper que de vous sans vous mêler des affaires d’autrui. Étant plutôt du genre à faire passer les autres avant moi et à anticiper leurs besoins, cette idée même m’a immédiatement révulsée me donnant le sentiment qu’en l’appliquant, j’allais devenir un monstre d’égoïsme. Je n’aurais néanmoins pas sollicité ce livre si je ne désirais pas tester la méthode et je me suis donc efforcée de questionner mes pensées et de m’interroger, par exemple, sur le stress que le sentiment de devoir gérer la vie des autres engendre chez moi. Et ce travail d’investigation m’a régulièrement conduite à revivre une époque difficile durant laquelle j’ai dû faire preuve d’ingérence dans la vie d’un proche dont son addiction mettait en danger sa vie. Grâce à la méthode et aux exemples de dialogue sur les addictions que vous trouverez dans le livre, je pense avoir compris un certain nombre de choses. Cela m’a permis de commencer à accepter de lâcher prise sur ces événements difficiles et de les laisser là où ils devraient être, à savoir dans le passé.  Mais le Travail m’a surtout permis de comprendre que ce besoin de m’impliquer dans la vie des autres est basé sur la croyance sous-jacente, et jusqu’alors inconsciente, que sans cela, ils risquaient de mourir…

Une méthode universelle ?

Malgré quelques blocages de ma part qui sont inhérents à mon vécu et à mes croyances, j’ai plutôt bien accroché au livre même si ma nature sceptique m’a parfois fait douter de certains témoignages qui m’ont paru un peu trop beaux pour être vrais. Mon vrai point de désaccord se situe cependant ailleurs : l’universalité de la méthode. Contrairement à Katie, je ne crois pas en une méthode universelle qui conviendrait à tous, pour tous les problèmes et à chaque instant de sa vie. Cette supposition me semble d’ailleurs quelque peu présomptueuse d’autant qu’elle fait fi des cas particuliers comme celui du handicap intellectuel. En basant exclusivement sa méthode sur le mental et l’analyse de ses propres pensées, l’autrice me semble ainsi occulter le fait que certaines personnes n’ont pas forcément les facultés intellectuelles de réaliser le Travail que ce soit momentanément (dépression…) ou durablement.

Du travail éditorial et de l’intérêt du livre….

« Aimer ce qui est » est le deuxième ouvrage de Synchronique Éditions que je découvre, et de nouveau, je suis très satisfaite du travail éditorial. Le choix du grand format est ainsi fort agréable et permet de rendre la lecture des dialogues fluide et prenante. A cela s’ajoute l’ajout d’un DVD de deux heures qui offre un plus indéniable notamment pour les personnes ayant besoin d’un visuel pour s’approprier plus efficacement un livre de développement personnel. Je ne m’étendrai pas sur le contenu du DVD bien que je puisse plus tard lui dédier un article, mais j’ai vraiment apprécié ce bonus qui permet de voir que la méthode de Katie Byron peut s’appliquer aussi bien dans des situations courantes (thème 1 : ma fille refuse de m’obéir) que dans des situations extrêmes et fort heureusement plus rares (thème 2 : Les terroristes à Paris).

Katie Byron étant très connue, vous trouverez différentes ressources sur le web et même des vidéos sur Youtube. Le livre me semble néanmoins indispensable pour réellement comprendre et s’approprier la méthode et les questions sur lesquelles elle est basée. En ce qui me concerne, ce n’est qu’en parcourant les nombreux dialogues qui illustrent différentes questions ou situations dans lesquelles une personne peut ressentir le besoin de faire le Travail, que j’ai réellement saisi la portée de l’auto-questionnement que Katie nous invite à faire.

A noter qu’une fois les consignes et principes de base acquis, on peut parcourir le livre selon ses besoins et ses pensées du moment. Cette flexibilité dans la lecture permettra à chacun de cibler directement les situations et dialogues qui les intéressent (par exemple, appliquer le Travail à la vie professionnelle et à l’argent, au couple et à la vie de famille…). Pour ma part, j’ai préféré parcourir l’ouvrage dans l’ordre avec l’idée de relire plus tard certains passages quand j’en ressentirai le besoin, c’est-à-dire lorsqu’une pensée perturbante pointera le bout de son nez. Pour une grande anxieuse de mon style, ça signifie que le livre ne connaîtra pas de sitôt la solitude.


En conclusion,  Katie Byron nous propose d’accéder au bonheur et à une vie sans stress grâce à une méthode simple basée sur l’auto-questionnement. Les nombreux dialogues entre Katie et des personnes en plein Travail, en plus de rendre la lecture fluide et vivante, permettent aux lecteurs d’être guidés dans leur découverte de la méthode et de voir concrètement comment l’appliquer. Les exemples présentés sont, en outre, assez variés pour que chacun puisse faire des analogies avec sa propre vie. Je conseillerais donc ce livre à toutes les personnes souhaitant effectuer un travail sur elles-mêmes afin d’apprendre à vivre plus sereinement. Je rappellerai toutefois que bien qu’intéressante, cette méthode n’est pas un remède miracle à tous vos maux…

Envie d’acheter Aimer ce qui est ?

Pour les personnes intéressées par la méthode pour leurs enfants, il existe un ouvrage qui leur est consacré : Tigrou-Tigrou, est-ce bien vrai ? Si vous vous laissiez tentés, j’aimerais beaucoup avoir votre ressenti ainsi que celui de votre ou de vos enfants.

9782917738092 - TT - moy

 

Les yeux d’Astrid, Jean-Marie Kassab

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J’ai été sélectionnée pour recevoir Les yeux d’Astrid de Jean-Marie Kassab dans le cadre d’une opération spéciale Masse critique. Je remercie donc les Éditions Persée et Babelio pour cette réception.

La maison d’édition vous propose de lire un extrait gratuit d’une quinzaine de pages.


PRÉSENTATION ÉDITEUR

Victime d’un père autoritaire, Francis, travailleur acharné devenu millionnaire fait récemment faillite. En instance de divorce de surcroît, le cumul des problèmes le mène au désespoir. Envisageant pour un moment le suicide, il se retrouve au hasard des routes face à face sur une plage déserte avec une inconnue prénommée Astrid.

À travers quelques questions judicieuses, Astrid ouvre les yeux de Francis, l’aide à identifier ses problèmes réels et à poursuivre sa quête du bonheur pour retrouver la joie de vivre qui était en fait à portée de main. Leur débat prend la forme d’une vraie leçon de vie.

Les dernières pages du récit réservent au lecteur des développements inattendus.

  • Broché: 156 pages
  • Editeur : Persée (23 novembre 2015)
  • Prix : 13,20€
  • Autre format : ebook

AVIS

La découverte de Francis…

Le livre est scindé en plusieurs petits chapitres ce que je trouve plutôt pratique pour ce genre d’ouvrage qui peut nous amener à nous poser des questions. Cela m’a permis de ne pas enchaîner les chapitres comme avec une histoire classique. J’ai ainsi pris le temps, que ce soit quelques secondes ou quelques minutes, de réfléchir et de revenir sur les pages lues.

A travers les premiers chapitres, on découvre Francis et toute sa souffrance, celle d’un père, celle d’un mari qui a laissé le diktat de l’argent prendre toute la place dans sa vie au détriment de sa famille. L’auteur a su, sans long discours, partager les regrets de Francis avec le lecteur. On ressent parfaitement sa peine. A cet égard, j’ai trouvé assez dur le chapitre intitulé « Photos » où notre personnage constate, à travers la consultation des albums photos, son absence dans la vie de ses proches.

Francis est sans complaisance vis-à-vis de ses manquements ce que j’ai apprécié. J’aurais été assez agacée par quelqu’un, à la manière d’un Jean-Jacques Rousseau, qui aurait passé son temps à se justifier et à se trouver des excuses.

Au fil des pages, l’ombre du père du personnage commence à planer et l’on devine son rôle dans la vie de Francis. Sans être un bourreau, on comprend qu’il lui a offert la sécurité matérielle à défaut d’une sécurité émotionnelle et affective ou du moins, c’est ainsi que le perçoit Francis. On se rendra néanmoins compte au cours de la lecture que les apparences sont parfois trompeuses et que les non-dits peuvent être lourds de conséquence…

« Cet homme m’avait gravé comme un sculpteur taille dans la pierre suivant l’image qu’il se faisait de lui-même, mais omit au dernier instant d’y souffler une âme. Oubli ou préméditation, je ne le saurai jamais. »

L’arrivée d’Astrid…

J’ai été surprise de ne voir arriver Astrid qu’à la moitié de l’ouvrage. Le quatrième de couverture m’avait plutôt donné l’impression qu’elle serait partie prenante du livre dès les premières pages… Ce n’est au final pas un problème, puisque nous avons pris le temps de connaître Francis, mais cela n’en demeure pas moins une source d’étonnement.

J’avoue avoir eu du mal à apprécier les premiers propos échangés entre notre protagoniste et la nouvelle venue. Ces échanges m’ont semblé peu naturels voire surjoués surtout en comparaison des premiers chapitres marquant, en quelque sorte, une période d’introspection pour Francis.

J’ai toutefois réussi à passer outre cet inconvénient pour apprécier la conversation qui s’est nouée spontanément entre les deux protagonistes. Le fait que notre personnage s’épanche aussi facilement et rapidement auprès d’une inconnue ne m’a pas paru incongru surtout dans le contexte du livre.

« Conscient de mon incapacité à soulager cet être poignardé dans son cœur, mes seules interventions se résumaient à un tapotement amical sur l’épaule ou bien à lui offrir une boîte de mouchoirs  pour sécher ses larmes. Il ne voulait pas plus.  Je ne pouvais lui offrir mieux. « 

Un texte qui permet de se poser des questions

Les yeux d’Astrid peut sembler, de prime abord, très simple voire trop simpliste. Ce serait cependant négliger le fait que derrière l’histoire de Francis, l’auteur soulève différentes questions qui ne peuvent qu’inciter le lecteur à prendre le temps de réfléchir, chose parfois difficile dans une vie au rythme effréné.

A travers le livre se pose notamment la question du bonheur. Jean-Marie Kassab ne vous en donne pas une définition clef en main qui, de toute manière, serait dépourvue de sens tant cette notion est propre à chacun. Il a préféré vous amener, petit à petit et en délicatesse, à vous interroger sur votre propre conception du bonheur grâce à l’histoire de Francis et de sa rencontre avec Astrid. Cette dernière va lui faire entrevoir (et à la fin de votre lecture vous apercevrez tout le paradoxe de la situation), des vérités face auxquelles il est resté bien trop longtemps aveugle.

NOTE : 4/5

AUTEUR (informations du site de l’éditeur)

Jean-Marie Kassab est né en 1960 au Liban. Diplômé en sciences de l’Université Américaine de Beyrouth, et après une longue carrière dans différents domaines, il décide de se consacrer à son premier amour, la littérature, sous ses diverses formes. Ses écrits allient à l’unisson science et philosophie, politique et histoire. Curieux de tout, son expérience de vie donne à ses récits de la profondeur, du recul et beaucoup de chaleur.

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En résumé, Les yeux d’Astrid est un livre rapide à lire que je vous conseille autant pour le fond que la forme. Vous pouvez simplement vous laisser bercer par l’histoire de Francis et apprécier le style de l’auteur aussi élégant qu’agréable à lire. Ou vous pouvez profiter de votre lecture pour réfléchir aux questions, notamment sur le bonheur, que la vie de Francis et sa rencontre avec Astrid soulèvent.

Pas tout à fait un roman, pas tout à fait un livre de développement personnel ou un « feel good book », Les yeux d’Astrid est le genre de livre que l’on peut relire à différents moments de sa vie afin d’y trouver, si ce n’est des réponses, des pistes de réflexion, des éléments nouveaux ou tout simplement, un peu de réconfort.

 

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