Le parfum des cendres, Marie Mangez

Couverture le parfum des cendres

Je remercie Audiolib de m’avoir envoyé Le parfum des cendres de Marie Mangez dans le cadre de ma participation au Prix audiolib 2022.

Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n’importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu’elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s’occupe tous les jours dans son métier ­d’embaumeur.
Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui s’intéresse à son étrange profession. Pour elle, Sylvain lui-même est une véritable énigme: bourru, taiseux, il semble plus à l’aise avec les morts qu’avec les vivants. Elle sent qu’il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère.
Doucement, elle va l’apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu’il cache depuis quinze ans.

Audiolib (15 décembre 2021) – 5 heures et 7 minutes
Narratrice : Sophie Frison

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Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin

 

Couverture Changer l'eau des fleurs Cimetière femme

Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.
Après l’émotion et le succès des Oubliés du dimanche, Valérie Perrin nous fait partager l’histoire intense d’une femme qui, malgré les épreuves, croit obstinément au bonheur. Avec ce talent si rare de rendre l’ordinaire exceptionnel, Valérie Perrin crée autour de cette fée du quotidien un monde plein de poésie et d’humanité.

Albin Michel (28 février 2018) – 560 pages

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Comme des éclats de toi, Marie Joudinaud

Couverure Comme des éclats de toi. Oiseaux multicolores qui volent.

Comme des éclats de toi de Marie Joudinaud

Un destin brisé, quatre destins à reconstruire…
Un soir d’hiver à Paris, un accident de la route coûte la vie à Bérénice.
Ulysse et Madeleine, les conducteurs à l’origine de cette tragédie, sont sous le choc. Malgré la culpabilité et la honte, il leur faut se relever pour rendre à la vie le sens qu’elle a perdu. Mais cet accident a d’autres répercussions. Ainsi Georges, le père de Bérénice que la vie n’a pas épargné, doit apprendre à faire le deuil de sa fille. Et Aliénor qui, ébranlée par le traumatisme, décide de refaire sa vie là où personne ne la connaît…
Cet accident va nouer ces quatre fils de vie qui n’étaient pas destinées à se croiser.
Ulysse, Madeleine, Aliénor et Georges parviendront-ils à trouver des réponses à leurs questions ? Entre reconstruction et résilience, chacun apprendra malgré tout que le bonheur les attend au bout de la route.

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Apprendre à se noyer, Jeremy Robert Johnson

Couverture Apprendre à se noyer

Quelque part dans la jungle somptueuse et inquiétante d’un pays d’Amérique du Sud, un père emmène son fils pêcher, l’autorisant pour la première fois à s’aventurer au milieu d’un fleuve dont les eaux se révèlent aussi dangereuses que généreuses. Ce rite d’initiation va bientôt tourner au cauchemar lorsque le jeune garçon disparaît subitement. À la recherche de son enfant, l’homme débarque sur un rivage hostile, peuplé de tribus, de chamans et de sorcières.

Apprendre à se noyer est un conte initiatique et horrifique, saisissant par sa cruauté autant que par sa poésie et sa délicatesse. Jeremy Robert Johnson nous entraîne dans un voyage apocalyptique et intime qui, par-delà le macabre, offre une fable de toute beauté sur l’amour, la disparition, et la possibilité toujours présente, pour nous autres les vivants, de défier la mort pour lui arracher ce dont elle nous a privés.

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Jamais, Duhamel

Couverture Jamais

Troumesnil, Côte d’Albâtre, Normandie. La falaise, grignotée par la mer et le vent, recule inexorablement de plus d’un mètre chaque année, emportant avec elle les habitations côtières. Le maire du village parvient pourtant, tant bien que mal, à en protéger les habitants les plus menacés. Tous sauf une, qui résiste encore et toujours à l’autorité municipale. Madeleine, 95 ans, refuse de voir le danger. Et pour cause. Madeleine est aveugle de naissance.

Bamboo (10 janvier 2018) –  64 pages

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Léa, mon étoile filante, Bertrand Gimonet et Korrig’Anne (illustrations)

Léa, mon étoile filante: Roman jeunesse par [Bertrand Gimonet, Korrig'Anne,]

Ce matin, les parents de Théo rentrent à la maison sans Léa, sa sœur. Théo remarque qu’ils pleurent.
« Où est Léa ? Pourquoi pleures-tu ? ».
« Elle est partie vers les étoiles ».
« Partie vers les étoiles ? Ça veut dire quoi ? Elle revient quand ? ».

Une histoire pleine d’émotions où nous allons voir vivre ces « paranges » à travers le regard du grand frère, Théo. Comment va-t-il réagir face à la perte de sa sœur ? La vie reprendra-t-elle ses droits ? Le bonheur est-il encore possible ?

Publishroom Factory (1 avril 2021) – Papier (12,90€) – Ebook (4,99€)
À partir de 6/8 ans

AVIS

Ce livre jeunesse illustré aborde une thématique délicate, la mort inattendue du nourrisson. Si l’auteur ne cache en rien les émotions de parents face à la douleur de la perte d’une partie d’eux-mêmes, il a fait le choix intéressant d’aborder la question à travers les yeux d’un enfant. Celui du petit Théo qui du haut de ses 7 ans, bientôt 8, découvre brutalement que la mort peut s’inviter chez lui et dans sa vie.

Comment lui faire comprendre, mais sans le brusquer, qu’il ne pourra plus voir et jouer avec sa petite sœur Léa ? Comment lui expliquer clairement, mais avec délicatesse, le concept de mort ? Tout ceci, sans soi-même se laisser submerger par la détresse, l’incompréhension et la douleur ?

À travers un texte empreint de beaucoup de délicatesse et de sensibilité, l’auteur nous fait entrer dans la vie d’une famille frappée par le deuil, une famille qui va devoir apprendre à exister sans la présence de la petite Léa, partie rejoindre les étoiles trop tôt. Il y a bien sûr de la tristesse dans cette histoire, la perte d’un nourrisson étant un drame dont il est bien difficile de se relever, mais l’auteur arrive à distiller, page après page, de l’espoir et à auréoler son récit de lumière. Il se concentre ainsi sur l’après, sur la guérison, sur la nécessité de continuer à vivre sans pour autant oublier, et l’importance de soutenir Théo. Le petit garçon a, en effet, plus besoin que jamais de ses parents pour faire face à la disparition de sa sœur et toutes les angoisses que cette tragédie provoque en lui.

Devant sa peur de mourir et de voir disparaître ceux qu’il aime, ses parents sauront l’écouter et trouver les mots justes pour le rassurer, mais aussi pour lui expliquer que si sa sœur a rejoint les étoiles, elle sera toujours dans son cœur et celui de chacun des membres de la famille. À cet égard, j’ai adoré l’idée symbolique des parents d’acheter avec Théo un arbre et de le planter en hommage à Léa. Un arbre souvenir, un arbre mémoire qui va permettre à Théo de se recueillir, de rester en contact avec sa sœur et, d’une certaine manière, de continuer à grandir à ses côtés.

Malgré la mort qui s’invite brutalement dans la vie d’une famille, il y a donc beaucoup de vie dans ce livre jeunesse qui adopte un ton volontairement bienveillant, doux et délicat. Un ton qui devrait permettre aux enfants concernés par le sujet de se sentir en confiance, et peut-être d’avoir envie d’extérioriser et de partager leurs émotions, leurs peurs et leurs interrogations avec leurs parents ou d’autres adultes, à l’instar du petit Théo. Ce livre pourrait également aider des parents à instaurer un dialogue avec leur ou leurs enfants sur la perte d’un membre de la fratrie, voire peut-être les aider eux-mêmes à poser des mots sur leurs maux et leur douleur.

Devant une thématique aussi difficile que la mort d’un nourrisson, on aurait pu s’attendre à une ambiance graphique austère, alors que Korrig’Anne a opté pour des traits ronds très enfantins et des illustrations douces, lumineuses et colorées, comme une ode à cette vie qui doit reprendre. En plus de faciliter l’immersion des enfants dans leur lecture et de leur permettre de s’identifier plus facilement au petit Théo, ces illustrations brillent par les émotions qu’elles retranscrivent et qu’elles transmettent. Chagrin, tristesse, mais aussi joie, espoir et amour se peignent sur des visages qui s’ouvrent et reprennent vie à mesure que le temps passe, et que la douleur laisse place à un travail de reconstruction et de mémoire. 

À noter qu’en fin d’ouvrage, l’auteur fait un bref point sur ce qu’est la mort inattendue du nourrisson et rappelle quelques règles de sécurité lors du couchage. Bien que n’ayant pas d’enfant, j’ai trouvé la démarche intéressante et somme toute instructive.

En conclusion, évoquer la mort n’est jamais aisé en soi, mais cela devient encore plus difficile quand elle touche un nourrisson. Dans ce livre d’une surprenante délicatesse et d’une bienveillance réconfortante, Bertrand Gimonet, lui-même touché par la perte d’un enfant, offre néanmoins un récit touchant où derrière la perte et la douleur sont évoqués la résilience, l’espoir et la vie. Émouvant de par sa thématique, Léa, mon étoile filante se révèle indispensable par le point de vue adopté, celui d’un petit garçon/un frère qui, avec courage et le soutien de ses parents, va apprendre à vivre sans sa sœur, tout en réalisant que même si elle n’est plus à ses côtés, elle restera dans son cœur pour toujours et à jamais ! Touchant et émouvant, voici un livre qui permettra peut-être à des familles endeuillées de trouver un écho à leur propre histoire et une lueur d’espoir dans l’obscurité.

Je remercie l’auteur de m’avoir envoyé Léa, mon étoile filante, en échange de mon avis.
Site de l’auteur

La partition de Flintham, Barbara Baldi

https://www.babelio.com/couv/CVT_La-partition-de-Flintham_105.jpg

Un roman graphique à la Jane Austen, une histoire de destin implacable, servie par un graphisme étonnant. Le temps passe dans le Comté de Nottinghamshire, les saisons se suivent et se pourchassent, comme celles de la vie. Lire la suite

Les derniers romantiques, Tara Conklin

Couverture Les derniers romantiques

Dans un monde en proie au dérèglement climatique, Fiona Skinner, 102 ans, poétesse de renom, vient de donner sa première lecture publique depuis vingt-cinq ans quand une jeune femme se lève dans l’auditorium. Elle lui dit s’appeler Luna.
Luna. Une apparition fantomatique… Un prénom surgi du passé… Alors Fiona se souvient.
Au cours de l’été 1981, Reine, Caroline, Joe et Fiona Skinner perdent leur père. Puis assistent, impuissants, à la dérive de leur mère. Âgés de 12 à 4 ans et livrés à eux-mêmes, ils ne sortiront pas indemnes, mais soudés à jamais, de cet été là – qu’ils appelleront par la suite La Grande Parenthèse.
Vingt ans plus tard, surviendra une nouvelle tragédie familiale…
Émouvant et ambitieux, Les Derniers Romantiques interroge nos choix de vie, les conséquences qu’ils ont sur notre avenir, et les liens qui nous unissent à ceux que nous aimons.

L’Archipel (22 octobre 2020) -352 pages – Broché (22€) – Ebook (15,99€)
Traduction : Daniele Momont

AVIS

Si les fresques familiales ne m’attirent pas outre mesure, j’ai tout de suite été intriguée par ce roman que j’ai dévoré, complètement transportée par la plume de l’autrice qui s’est révélée aussi fluide qu’agréable.

Dès le début, je me suis donc prise d’intérêt pour cette histoire alternant entre l’année 2079, qui semble en proie à un profond bouleversement climatique, et le passé durant lequel on voit évoluer la famille Skinner. Une famille meurtrie par le décès soudain et brutal du père qui changera à jamais les enfants Skinner : Reine, Caroline, Joe et Fiona. Leur mère tombée en dépression sans que les enfants ne saisissent vraiment la portée de sa léthargie, la vie familiale se réorganise afin de pallier l’absence du père et la défaillance de la mère.

Reine, la très responsable Reine qui porte à merveille son prénom, veille sur le bien-être de chacun, s’assurant aussi bien du brossage de dents que de la réalisation des devoirs. L’aimante et souriante Caroline apporte cette étincelle de vie dont la famille a tellement besoin, Joe brille par son aura de puissance et d’assurance quand la petite dernière, Fiona s’enferme dans sa passion des livres, des listes et son admiration pour ce grand frère dont elle est si proche. Une fratrie, des personnalités bien marquées, des petites peines et de gros chagrins, des rires, des jeux d’enfant, la volonté farouche de protéger une mère qui se noie, et une foi inébranlable en la force des liens fraternels…

Si l’on découvre la vie de chacun, c’est plus particulièrement celle de Fiona que l’on suit. Devenue spécialiste de l’environnement, mais surtout poétesse reconnue et adulée, nous la retrouvons centenaire devant un auditorium venu l’écouter. Et là, au beau milieu de ces visages anonymes, mais bienveillants, sort de l’obscurité, Luna. Luna qui pose une question en apparence anodine, mais pas pour Fiona ! Devant les souvenirs qui affluent et les émotions qui menacent de la submerger, elle propose alors à son public de raconter, raconter les échecs amoureux, mais surtout l’histoire de sa famille. Un voyage éprouvant seulement entrecoupé du bruit des sirènes comme pour rappeler la nécessité et l’urgence de partager avant que tout ne finisse par s’effacer.

Dans ce roman, il est question de dépression, de deuil, de féminisme un peu, d’amour et de sa recherche parfois maladroite, mais il est surtout question des liens spéciaux développés entre des enfants qui ont dû apprendre à veiller les uns sur les autres avant que leur mère reprenne les rênes de sa vie et retrouve sa place dans leur vie. Si cette période d’abandon maternel, nommé sobrement Grande Parenthèse, a laissé quelques meurtrissures, elle nous apparaît ici comme le commencement de tout… C’est à grâce à ces moments étranges, mélange de félicité naïve et de chaos organisé, que chacun des enfants est devenu l’adulte qu’il est.

Page après page, on s’attache de manière viscérale à cette famille et l’on se trouve happé par le devenir de chacun, par les accomplissements, les échecs, les périodes de doute, les réussites, les malentendus, les secrets… Reine devient un médecin reconnu qui travaille d’arrache-pied quitte à annihiler ses émotions, Joe se perd dans son travail et ses illusions d’une bien dangereuse manière, Caroline gère d’une main de maître son foyer au point de s’épuiser et d’oublier la personne qu’elle est en dehors de ses lourdes responsabilités. Et Fiona se cherche avant de se lancer dans un projet audacieux qui ne suscitera pas l’approbation de sa famille, mais qui lui offrira l’opportunité de mettre ses talents d’écrivaine et de poétesse en œuvre. Un choix de carrière différent que j’ai, pour ma part, trouvé courageux, car si son initiative aurait valu à un homme des regards de connivence de la part de ses pairs, elle vaut à Fiona un certain mépris.

Des chemins de vie tellement différents qu’on ne peut que se demander si les liens entre les Skinner résisteront au poids des ans, et de toutes ces décisions, petites et grandes, aux conséquences parfois bien lourdes. Une interrogation légitime traitée avec beaucoup de sensibilité et d’humanité par l’autrice qui nous montre comment malgré tous les souvenirs partagés, et l’amour que l’on peut éprouver pour une personne, on peut finir par s’éloigner d’elle et avoir cette impression déstabilisante de ne plus vraiment la connaître. Cela est d’autant plus palpable avec l’un des personnages qui emprunte une voie sans issue, une voie si différente de celle qu’on aurait volontiers associée à l’enfant qu’il était…

Pendant une partie du roman, l’autrice fait planer un certain mystère sur un drame ayant frappé la famille Skinner, de nombreuses années après la mort du père. J’ai plus ou moins anticipé sa teneur, mais j’ai néanmoins apprécie la manière dont elle l’utilise pour nous montrer que tous les signes avant-coureurs étaient là. Fallait-il encore les saisir et en mesurer toute la portée. Mais de toute manière, aurait-on pu vraiment éviter la catastrophe ?

Chaque membre de la famille développe sa propre manière de faire face à la douleur, mais on ne doute pas de la force de leur amour, parfois invasif, mais tellement salvateur. À leur manière, les Skinner se complètent et c’est ensemble qu’ils se révèlent les plus forts face à l’adversité et aux épreuves dont ils finissent toujours par se relever. Pour ma part, j’ai été très émue par la vie de ces personnages que j’ai appris à apprécier dans leur individualité et à adorer dans leur globalité. En tournant la dernière page, j’ai ressenti un vide immense comme si ce n’était pas des êtres de fiction que je quittais, mais un frère et des sœurs, des individus qui ont eu une place importante dans ma vie et dans mon cœur. Mais n’est-ce pas la plus grande force de l’autrice : réussir à nous faire vivre pleinement l’histoire de la famille Skinner, à la faire devenir nôtre au point de plus avoir envie de la quitter ?

Touchante et tellement humaine, voici une fresque familiale vibrante d’émotion qui met à nu le cœur de personnages attachants et imparfaits en même temps que celui des lecteurs, complètement subjugués par ces destins qui s’emmêlent et se démêlent au fil des années. Des lecteurs qui éprouveront d’ailleurs de vives difficultés à tourner définitivement la page d’une histoire marquée par les drames, mais sublimée par les moments de félicité familiale et la force des liens fraternels.

Feuilletez un extrait  sur le site des éditions de l’Archipel que je remercie pour m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.

Throwback Thursday Livresque #178 : couverture colorée

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, je ne pouvais opter que pour l’un de mes derniers coups de cœur : Peindre la pluie en couleurs d‘Aurélie Tramier.

Couverture Peindre la pluie en couleurs

Morgane est directrice de crèche. Solitaire, fermée, elle ne supporte plus les enfants et rêve d’acheter une pension pour chiens. Tout vole en éclats lorsque sa sœur meurt dans un accident de voiture, lui laissant deux enfants en héritage. Eliott et Léa vont bousculer le quotidien de leur tante et faire ressurgir chez elle de douloureuses blessures profondément enfouie.

Ce livre aborde, entre autres, le thème du deuil et de la reconstruction, mais de manière tellement belle et émouvante qu’il en ressort beaucoup de lumière et de chaleur. D’ailleurs, lapsus révélateur, je ne peux m’empêcher d’écrire systématiquement Peindre la vie en couleurs à la place du titre original… Parce que plus que de pluie et de deuil, il s’agit ici d’une véritable ode à la famille, à l’amitié et aux liens forts que l’on peut développer même dans l’adversité.

Pour en apprendre plus sur Peindre la pluie en couleurs, n’hésitez pas à consulter ma chronique dont voici la conclusion :

Difficile de résumer en quelques mots ce roman qui a tellement résonné en moi. Est-ce parce que j’ai retrouvé quelques similitudes entre Morgane et moi, que j’ai terminé ce livre pile la veille de mes 35 ans, son âge, ou que l’autrice a su se frayer une place jusque dans mon cœur ? Peu importe finalement puisque le résultat est là, un roman coup de cœur qui m’a fait pleurer, sourire et qui m’a insufflé un élan d’optimisme fou, moi à la pessimiste de nature. Un livre qui évoque la perte, la mort, la résilience, le pardon, la rédemption, la notion de famille, mais surtout la vie et la possibilité pour chacun de renaître de ses cendres. Touchant et émouvant, Peindre la pluie en couleurs est de ces romans que l’on n’oublie pas et que l’on porte haut dans son cœur

Et vous, quel titre auriez-vous choisi ?
Connaissez-vous ce roman ?