Le Soufflevent, tome 1 : New Pearl – Alexandrie, Andoryss et Xavier Collette

Couverture Soufflevent New Pearl - Alexandrie ANDORYSS+COLLETTE-X

Tome 1 : New Pearl-Alexandrie, Andoryss et Xavier Collette

Sacha, jeune pilote de la ligne d’Aeropostal New Pearl – Alexandrie, a la surprise de découvrir deux passagers clandestins : une jeune fille nommée Coline accompagnée de Typhon, son chat ailé. Et comme une nouvelle ne vient jamais seule, les voici traqués par des dirigeables militaires. Pour les tirer de ce mauvais pas, Coline utilise un étrange objet qui déclenche une incroyable tempête…

Delcourt (8 janvier 2014) – 48 pages – 14,95€

Robilar ou le Maistre Chat – tome 1 : Miaou ! ! de Chauvel, Guinebaud (illustrations) et Lou

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Robilar est un chat domestique qui coule des jours heureux auprès d’une comtesse dont l’obsession est de marier son fils à la fille du roi. Un jour qu’ils cheminent tous ensemble vers le royal château, un ogre vient malencontreusement pulvériser le carrosse, ne laissant parmi les débris qu’un seul survivant : Robilar. Anéanti, perdu, chassé, passé à tabac, il ne doit son salut qu’à la gentillesse d’un fils de meunier et décide de le remercier… à sa façon.

Delcourt (30 septembre 2020) – 64 pages – 15,50€

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Ceux qui restent, Josep Busquet (scénariste) et Alex Xöul (illustrateur)

Couverture Ceux qui restent

Un soir, le jeune Ben part sauver un royaume magique d’un terrible danger, de la même manière que Wendy et ses frères suivirent Peter Pan. Mais ce qui ressemble à un rêve d’enfant se transforme en cauchemar pour ses parents. Ben a disparu. Ses parents préviennent la police mais personne ne peut imaginer la réalité : leur enfant affronte mille dangers dans son royaume imaginaire. Mais un jour, il revient. Parents, police et psys pensent que Ben nie la réalité de ce qu’il a vécu. Avant de disparaître à nouveau. Seule une association regroupant des parents qui vivent les mêmes turpitudes pourra sans doute leur venir en aide…

Éditions Delcourt (21 mars 2018) – 128 pages – 19,99€

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Chaque jour Dracula, Loïc Clément et Clément Lefèvre

Chaque jour Dracula par Clément

Comme chaque matin de la semaine, Dracula va à l’école. Mais c’est avec une boule au ventre car certains de ses camarades de classe, de gros balourds, n’arrêtent pas de l’embêter. Certes, quelques-unes de ses particularités font de lui un garçon différent mais est-ce une raison suffisante pour qu’il subisse ce harcèlement constant ? Comment y remédier ? Un soir, il franchit le pas et en parle à son papa…

Delcourt (25 avril 2018) – 40 pages – 10,95€

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Se cacher pour l’hiver, Sarah St Vincent

Se cacher pour l'hiver par St Vincent

Il y a mille façons de disparaître au cœur de l’hiver, et le printemps toujours retrouve notre trace.

On a coutume de dire qu’il y a deux types d’histoires : celle où le héros part en voyage et celle où un étranger arrive en ville. Les derniers touristes se sont envolés depuis longtemps quand, ce jour de décembre 2007, « l’étranger » – Daniil – pousse la porte de l’auberge dans laquelle travaille Kathleen, au cœur du parc naturel. À son accent et son allure, il n’est à l’évidence pas d’ici, mais Kathleen, qui a choisi ce coin pour son silence, n’est pas du genre à jouer les indiscrètes. À seulement 27 ans, elle est veuve depuis quatre ans déjà, depuis l’accident de voiture qui a coûté la vie à son mari… « L’étranger » dit être un étudiant ouzbek – rien ne le prouve, par contre il semble évident qu’il a peur, qu’il fuit quelque chose, quelqu’un. Les jours passent, se ressemblent, peu à peu une amitié se noue. Plus Kahtleen apprend des secrets de Daniil (« J’ai trahi »), plus il lui devient impossible de continuer à ignorer les siens. Et, pendant ce temps, le danger se rapproche…

Delcourt Littérature (14 octobre 2020) – 347 pages – Broché (21,50€) – Ebook (14,99€)
Traduction : Éric Moreau

AVIS

Dès les premières lignes, Se cacher pour l’hiver m’a frappée par la précision, la poésie et la justesse des mots que l’on sent choisis avec soin et dont l’on perçoit toute la puissance. Ainsi, bien que la plume de l’autrice soit d’une telle beauté que l’on tendrait à s’en abreuver au lieu de la savourer, il serait dommage de ne pas prendre le temps de se laisser imprégner de l’implicite, de ces informations et émotions qui, sans être tues, nous apparaissent presque cachées à l’image d’une héroïne tout en pudeur et en retenue.

Kathleen, dont la vie est rythmée par son travail et ses petits moments de vie qui font passer le temps, à défaut de véritablement l’occuper, voit son quotidien bouleversé par l’arrivée d’un étranger, un réfugié ouzbek. Il se prétend étudiant, mais des questions se posent sur les véritables raisons de sa venue au sein d’un parc naturel, certes splendide, mais désert en cette saison. De fil en aiguille, et de manière assez inattendue, Kathleen n’étant pas du genre à s’épancher, une amitié se noue entre elle et Daniil, cet étranger auréolé de mystère. À mesure que les jours passent, chacun se dévoile peu à peu et les drames du passé se dessinent lentement, laissant le temps aux personnages de trouver le courage de les énoncer, et aux lecteurs de les accepter.

Cette amitié, douce et mélancolique à l’image des personnages, poussera Kathleen à faire un véritable travail d’introspection sur son passé, et « l’événement », cet accident qui a meurtri son corps tout en délivrant son âme. Avec une maîtrise totale, l’autrice mêle présent et passé : présent dans lequel Kathleen semble stagner, sans vouloir se l’avouer, et un passé qui se révèle bien difficile à oublier. Il est ici question de résilience, de pardon et du deuil d’une relation idéalisée qui s’est fracassée contre la réalité, et qui est venue éteindre toute la vitalité d’une jeune femme en devenir jusqu’à la transformer en ombre. Avec une pudeur et une force qui réside autant dans le choix des mots que le cheminement de l’héroïne, on découvre différentes formes de violence et ses conséquences, mais aussi toutes ces petites lâchetés qui révoltent et qui blessent aussi durement que les coups. Lâcheté d’un représentant de la religion qui se cache derrière des écrits pour fermer à clé la porte d’une prison, et lâcheté de parents tellement engoncés dans leur petit confort qu’ils se révèlent bien incapables de faire autre chose que penser à eux-mêmes.

Comme si l’on ne souhaitait pas brusquer une femme que l’on sent bien plus fragile qu’elle ne veut bien l’admettre, on attend le souffle coupé qu’elle se dévoile à nous dans son entièreté et que toute la lumière se fasse sur son passé ainsi que sur celui de son nouvel ami. Sans réellement s’en apercevoir, on se retrouve ainsi petit à petit piégé au cœur du somptueux décor d’un parc régional que l’on rêve de parcourir autant pour l’évasion qu’il promet que les personnes qu’il abrite. Que ce soit Kathleen et sa gentillesse teintée de retenue, sa grand-mère et sa belle force de caractère, Daniil, sa pudeur et son esprit tourmenté, ou encore Martin et son altruisme sincère, les personnages nous attirent inexorablement à eux. Très différents les uns des autres, ils ont pourtant en commun un passé fait d’ombre qui les réunit autour de la même compréhension de la vie et de ses aspérités.

L’amitié entre Daniil et Kathleen permet à l’autrice d’aborder un panel de thèmes forts : la situation politique en Ouzbékistan, la violence physique et psychologique et les mécanismes emprisonnant les victimes bien plus solidement que la plus infranchissable des barrières, l’amitié, la résilience, le poids de la culpabilité, la rédemption, ces choix de vie qui finissent par nous écraser… Sans tomber dans la condamnation ou le jugement péremptoire, Sarah St Vincent nous montre à quel point la vie est complexe à l’image des êtres humains qui possèdent différentes facettes et qui peuvent, selon les circonstances, être capables du pire comme du meilleur. Peut-on vraiment arriver à détester sans réserve une personne qui a fait du mal à autrui et des choses impardonnables, mais qui nous a offert son amour, son amitié et/ou son affection ? Peut-on pardonner le passé d’un individu au regard de la personne qu’il est devenu ? Quelques questions, d’ordre éthique et moral, qui s’imposeront à vous, mais qui n’occulteront jamais la force d’une amitié inattendue qui donnera à une jeune femme l’impulsion d’être au lieu de rester enfermée dans ce qui a été…

Empreint de pudeur, de poésie et d’une douce mélancolie, voici un roman d’une grande force à l’image d’une femme sur le chemin de la guérison et de la renaissance. Entre amitié, secrets, rédemption, froid mordant de l’hiver et décor somptueux, Se cacher pour l’hiver confrontera les lecteurs à la complexité de l’être humain tout en les baignant dans un halo de lumière, leur rappelant que toute obscurité est destinée à être un jour percée.

Je remercie les éditions Delcourt Littérature et Léa pour cette lecture réalisée dans le cadre du Picabo River Book Club.

Porc braisé, An yu

Porc braisé par Yu

Un matin d’automne, Jia Jia pousse la porte de la salle de bains de son opulent appartement de Pékin et découvre son mari sans vie dans la baignoire. Il a laissé pour elle, sur le lavabo, le dessin énigmatique d’un homme poisson. Cette étrange figure aquatique ne cessera dès lors de la hanter. Perdue et sous le choc, Jia Jia déambule dans la ville, boit plus que de raison, et noue peu à peu une relation avec un barman, Leo, susceptible de lui donner l’amour qu’elle croyait impossible. Libérée d’un mariage asphyxiant, Jia Jia se redécouvre, renoue avec sa passion pour la peinture et affronte son passé et toutes ces choses que ceux qu’elle aime ont trop longtemps tues. Une odyssée intérieure qui la mènera jusqu’aux plateaux du Tibet et cet autre monde auquel elle aspire et qui la terrifie.

Delcourt (09/09/2020)- 200 pages – Broché (20€) – Traduction : Carine Chichereau

AVIS

Jia Jia découvre son mari sans vie dans son bain ! Même si l’amour n’avait jamais été présent au sein de son couple, la trentenaire n’en demeure pas moins affectée par le décès soudain et inexpliqué de cet indélicat mari avec lequel elle ne partageait pas grand-chose, mais qui lui avait promis une famille et le réconfort d’un foyer. Cette promesse envolée, que lui reste-t-il à part un grand appartement vide de vie et de chaleur, quelques toiles témoignant de cette carrière d’artiste que lui a refusée son époux et l’énigmatique dessin d’un homme-poisson ?

Jia Jia ne va pas bien, mais comme si elle était coupée d’une partie d’elle-même, celle qui a attrait aux émotions, elle ne le montre pas. Il faut dire que peu habituée à se laisser porter par ses envies et ses états d’âme, Jia Jia semble bien incapable d’exprimer verbalement son mal-être même si elle le souhaitait. À la place, elle végète dans son appartement entre velléité de renouer avec sa carrière d’artiste tuée dans l’œuf, consommation de boissons alcoolisées et ses visites dans un bar où, de fil en aiguille, elle en viendra à nouer une relation avec le barman. Leo lui apportera un peu de douceur et de réconfort dans un quotidien assez morne et un futur devenu incertain et source d’angoisse. En effet, son mari ayant légué sa fortune à sa famille, Jia Jia doit maintenant trouver un travail pour subvenir à ses besoins…

Jia Jia est une femme que j’ai eu des difficultés à cerner, ayant cette impression tenace qu’elle était étrangère à elle-même et que son cœur était solidement cadenassé comme son manque d’investissement émotionnel dans sa relation avec Leo en témoigne. Cela lui apporte une complexité qui nous donne envie de mieux apprendre à la connaître et de la voir briser sa coquille. Un souhait exaucé puisque, petit à petit, notre héroïne évolue et gagne en humanité que ce soit grâce aux différentes rencontres qu’elle fera, aux liens (re)noués ou à un voyage au Tibet durant lequel elle suivra les traces de son défunt mari. Ce dernier s’y était, en effet, rendu en solitaire avant d’en ramener le souvenir d’un rêve étrange et la vison d’un homme-poisson qu’il couchera sur le papier. Un dessin qui deviendra l’ultime lien unissant les deux époux, peut-être de manière plus importante que leur mariage sans amour.

Cet homme-poisson sera le fil conducteur du voyage autant physique que spirituel de Jia Jia qui, en remontant la trace et les origines de cette créature hybride, devra faire face à elle-même, affronter sa douloureuse histoire familiale et dessiner son futur. Là où Jia Jia fait preuve d’un certain sens pragmatique, son voyage au Tibet la plongera dans un autre monde, celui de l’eau, si vide et si plein à la fois. Un monde qui s’agrippe à nous tout au long du roman et que l’on perçoit au détour des pages : l’eau du bain à partir duquel tout a commencé, la pluie, l’eau de l’aquarium de la tante de Jia Jia, cette mer et ses vagues que la veuve n’arrive pas à représenter, l’homme-poisson, les pleurs… Difficile de ne pas voir dans cet élément indispensable à la vie, un certain symbolisme, peut-être celui de la renaissance, la mort de son mari ayant sonné pour Jia Jia l’heure du renouveau… Si le monde de l’eau peut se révéler pesant et inquiétant, il fait aussi le lien entre rêve et cauchemar, entre vivants et morts, entre mer et terre et apporte une certaine dimension onirique flirtant parfois avec le fantastique.

Avec pudeur et une subtilité maîtrisée, l’autrice explore, à travers la figure intrigante de l’homme-poisson et du voyage, des thématiques à la résonance universelle : la famille, les malentendus, le deuil, la résilience, l’absence, l’amour et ses différentes facettes, la nécessité d’accepter l’être aimé dans ses différences et de ne pas l’enfermer dans une cage dorée, mais aussi le rêve, et le besoin pour certains de s’évader dans des limbes qui peuvent se révéler inaccessibles au commun des mortels et desquels il est parfois bien difficile d’en sortir, sans y perdre une partie de son âme… En toile de fond, il y a également cette Chine que l’on connaît finalement peu en Occident et dont l’autrice nous brosse un portrait nuancé entre modernité et tradition, entre liberté d’une jeune veuve d’entamer une relation charnelle avec un barman peu de temps après la mort de son mari, mais superstition poussant des parents à craindre pour la vie de leur enfant unique en raison de l’aura funeste entourant le destin d’une veuve.

Quant à la plume de l’autrice, j’ai été étonnée par sa puissance et sa fluidité : sans jamais entrer dans le registre de l’émotif ou du larmoyant, l’autrice arrive à insuffler beaucoup de beauté et de poésie à son roman et à nous faire ressentir toutes les émotions, attentes et blessures de ses personnages. D’ailleurs, au-delà de Jia Jia à laquelle on ne peut que s’attacher, j’ai adoré la palette de personnages secondaires plutôt variée, bien que peu étendue. De la maladresse d’un père qui peut passer pour de l’indifférence aux tentatives de rapprochement d’une belle-mère vue comme une briseuse de ménage en passant par un écrivain recherchant sa femme disparue ou un guide bavard, mais accueillant, chaque personnage possède un petit quelque chose qui le rend terriblement humain, fragile et/ou émouvant. 

En résumé, mélange de réalité et d’onirisme, de retenue et de passion, de peine et d’espoir, Porc braisé, c’est une porte d’entrée sur l’univers d’une autrice dont on ne peut que louer le sens de l’authentique et de la poésie ainsi que le talent pour plonger ses lecteurs dans une mer d’oubli, d’incertitude et de curiosité. Au gré des rencontres et des découvertes, nous nous ouvrons, aux côtés de l’héroïne, à un monde fascinant et empreint de mystère dont les contours nous apparaissent tour à tour flous et épais, brumeux et infranchissables, attirants et effrayants… Un premier roman envoûtant et indéfinissable nous menant sur le chemin de la sérénité !

Je remercie les éditions Delcourt pour cette lecture réalisée dans le cadre du Hanbo(o)k Club.

Premières lignes #93 : Porc braisé, An Yu (rentrée littéraire 2020)

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Cela fait des mois que je ne vous ai pas proposé d’article Premières lignes ! Une grossière erreur que j’ai décidé de réparer aujourd’hui avec les premières lignes d’un roman de la rentrée littéraire dont j’adore la couverture et dont le résumé m’interpelle : Porc braisé d’An Yu.

Porc Braisé par [An Yu]

Un matin d’automne, Jia Jia pousse la porte de la salle de bains de son opulent appartement de Pékin et découvre son mari sans vie dans la baignoire. Il a laissé pour elle, sur le lavabo, le dessin énigmatique d’un homme poisson. Cette étrange figure aquatique ne cessera dès lors de la hanter. Perdue et sous le choc, Jia Jia déambule dans la ville, boit plus que de raison, et noue peu à peu une relation avec un barman, Leo, susceptible de lui donner l’amour qu’elle croyait impossible. Libérée d’un mariage asphyxiant, Jia Jia se redécouvre, renoue avec sa passion pour la peinture et affronte son passé et toutes ces choses que ceux qu’elle aime ont trop longtemps tues. Une odyssée intérieure qui la mènera jusqu’aux plateaux du Tibet et cet autre monde auquel elle aspire et qui la terrifie.

PREMIÈRES LIGNES

Le foulard orange de Jia Jia glissa sur son épaule et tomba dans la baignoire. En sombrant, il prit une nuance plus foncée, et vint se poser sur la tête de Chen Hang, tel un poisson rouge. Quelques minutes plus tôt, elle avait fait irruption dans la salle de bains, un foulard différent sur chaque épaule, pour savoir lequel son mari préférait, mais elle l’avait trouvé écroulé dans la baignoire à demi remplie, la tête en avant, le postérieur sortant de l’eau.
« Oh, c’est charmant ! Tu essaies de te laver les cheveux ?  » avait-elle lancé.
Pourtant ce n’était pas son genre de faire pareille blague. Était-il possible qu’un homme adulte se noie dans sa baignoire ? Elle avait alors pris son pouls et passé la main sous son nez pour vérifier qu’il respirait. Puis elle l’avait interpellé, était entrée dans l’eau, l’avait saisi par le torse afin de le relever pour qu’il soit au moins dans le bon sens. Impossible de le faire bouger, il était aussi rigide qu’un robot cassé.

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?

Mini-chroniques en pagaille #18 :

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique. Lire la suite

A cheval tome 1 : Hip Hippique, Hourra ! , L. Dufreney et Miss Prickly

J’avais déjà croisé la série A cheval en librairie et chez France Loisirs, mais c’est l’opération 48h BD qui m’a donné envie d’acheter et de me plonger dans ce premier tome.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est la rentrée au club ! Les jeunes cavaliers font connaissance avec Bijou le poney grincheux, Cookie le gourmand, Kamboui le crado, Xanax le trouillard ou encore Flash, le pur-sang électrique à la technique de saut d’obstacles très particulière ! Une joyeuse bande de chevaux et poneys hauts en couleur qui, entre deux cours d’équitation, blaguent, observent et mènent la vie dure aux cavaliers !

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Delcourt (2 septembre 2015)
  • Prix (hors 48h BD) : 10,95€

AVIS

J’aime les animaux, mais j’avouerai ne jamais avoir été particulièrement passionnée par les chevaux ce qui ne m’a pas empêchée d’avoir adoré cette BD dans laquelle l’humour est omniprésent. Cela commence d’ailleurs avec le titre Hip Hippique, Hourra ! qui ne peut que prêter à sourire. Et ce n’est qu’un début puisque les lecteurs vont avoir la chance de découvrir une galerie de chevaux et de poneys hauts en couleur et surtout très drôles. Chacun d’entre eux a sa propre personnalité ce qui permettra aux lecteurs de vite se repérer parmi tous ces protagonistes d’autant que la maison d’édition a pensé à tout en insérant, en début d’ouvrage, une petite galerie des personnages…

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On a ainsi le peureux, le sportif, le gourmand, celui qui aime se rouler dans la boue, l’hyperactif, la grande timide, l’Américain qui a gardé son accent et son envie de parquer le bétail comme le découvriront, à leurs dépens, les enfants…

J’ai préféré certains personnages à d’autres, mais il n’y en a aucun qui ne m’a pas fait sourire voire franchement rire. Il faut dire que l’auteur, en donnant des traits de personnalité humains à des chevaux et des poneys, rend les différentes scènes constituant l’ouvrage très amusantes. Les rôles étant inversés, ce ne sont pas les deux pattes qui commentent la vie au centre d’équestre, mais bien les quatre pattes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nos équidés ne manquent pas de mordant et d’humour ! Certaines scènes, comme l’arrivée des nouveaux membres humains du centre d’équestre, donnent d’ailleurs lieu à des commentaires plutôt amusants, voire cocasses, de leur part. Mais nos facétieux chevaux et poneys ne font pas qu’observer puisqu’ils n’hésitent pas à mener par le bout du nez ces petits humains qui veulent s’initier à l’équitation… Ceux-ci vont donc vite découvrir qu’apprendre à monter à cheval requiert de la patience et de la persévérance.

Si cela m’a un peu étonnée au début de la lecture, j’ai apprécié que le scénariste ne nous propose pas une histoire à proprement parler, mais une suite de scènes, certaines étant plus ou moins liées. La lecture n’en est que plus fluide et rythmée, ce qui devrait d’ailleurs permettre aux jeunes lecteurs de s’immerger assez facilement dans la BD. Quant aux illustrations, j’ai aimé leur aspect un peu cartoon qui donne l’impression d’être devant un dessin-animé. Les expressions des personnages volontairement exagérées soulignent et renforcent ainsi parfaitement le travail comique effectué par le scénariste. J’aimerais également souligner l’excellent travail de colorisation de Magali Paillat qui, à travers l’utilisation de couleurs vives mais réalistes, contribue fortement à rendre cette lecture immersive et agréable.

A noter en fin d’ouvrage une petite planche explicative qui, je dois bien le reconnaître, m’a été fort utile pour en apprendre un peu plus sur l’anatomie des chevaux et des poneys.

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Pour conclure, si vous aimez rire et les animaux, je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter par ce premier tome d’une série que je suivrai avec plaisir. Avec des personnages qui ne manquent pas de répartie et d’humour, et des illustrations aussi douces que colorées, le trio scénariste/illustratrice/coloriste vous propose une histoire que l’on peut déguster à tout âge et sans modération.

Et vous envie d’acheter ou de feuilleter ce premier tome de A cheval ?

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Throwback Thursday Livresque #48 : The Sword, Jonathan Luna et Joshua Luna

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Sanglant ou Nocturne

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Pour ce thème, j’ai eu envie de vous parler de La communauté du Sud, série de romans à l’origine de la série télé True Blood, mais j’ai trouvé que parler bit-lit avec un thème comme « sanglant » était un peu trop facile. J’ai donc décidé de me tourner vers un comics : The Sword.

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Dara Brighton est une jeune étudiante paraplégique qui mène cependant une vie paisible et heureuse… Jusqu’à ce que trois étrangers frappent à sa porte afin de réclamer un glaive séculaire. S’ensuit une lutte brutale et fatale pour les membres de sa famille, et elle se retrouve ensevelie sous la maison. Elle y trouve le glaive en question qui lui confère soudain des pouvoirs extraordinaires. Sa quête de vengeance ne fait alors que commencer…

Pourquoi ce choix ?

La couverture avec tout ce rouge représentant le feu vous met déjà dans l’ambiance.  Autant le dire tout de suite, du gore, avec The Sword, vous en aurez à volonté : des membres tranchés, des gens trucidés, des dieux malsains et pervers adeptes, pour certains, d’inceste… Ce comics n’est définitivement pas à mettre dans toutes les mains !

Mais si vous avez le cœur solide et ne craignez pas les scènes trash, je vous conseille sans hésiter cette série qui ne contient que quatre volumes, un pour chaque élément. En effet, au-delà du sang qui coule, il y a aussi et surtout une héroïne forte bien décidée à venger la mort de sa famille massacrée devant ses yeux par des Dieux revanchards et cruels. Au fur et à mesure, elle découvrira leur motif et en apprendra plus sur son père qui n’est finalement pas le banal humain qu’elle pensait. The Sword, c’est aussi des trahisons, de l’amitié et beaucoup de tension.

Alors, vous connaissez ce comics, il vous tente ? Quel livre me conseilleriez-vous ?