Grand dictionnaire des superstitions et des présages, Albine Novarino-Pothier

Je remercie les éditions De Borée pour m’avoir permis de découvrir le Grand dictionnaire des superstitions et des présages d’Albine Novarino-Pothier.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Araignée, chat noir, étoile filante, mandragore, œillet, poule noire… Connaissez-vous leurs significations ?

Superstitions et présages sont intemporels et universels ! Ils font parfois peur, ou se révèlent cocasses et inattendus. Découvrez ce patrimoine unique transmis au fil des générations, sous la plume d’une anthologiste de renom.

Editions De Borée (20 juin 2019) – 227 pages – Broché (18€)

AVIS

Je ne suis pas superstitieuse, mais curieuse, oui. C’est donc l’envie d’en apprendre plus sur ces superstitions et présages ayant cours en France et dans le reste du monde qui m’a poussée à découvrir ce dictionnaire d’autant que ma famille maternelle a toujours été friande de ce genre de choses. C’est ainsi que j’ai appris très jeune qu’on ne pose pas le pain à l’envers, qu’on n’ouvre pas un parapluie à l’intérieur, qu’on s’abstient de briser un miroir, qu’il est toujours de bon ton d’accrocher un fer à cheval au-dessus de sa porte d’entrée…

Des croyances d’un autre temps qui possèdent un certain charme et que, bien sûr, Albine Novarino-Pothier évoque ici ; le contraire m’aurait d’ailleurs déçue. Mais loin de se cantonner aux plus connues, ce qui n’aurait eu guère d’intérêt nous en convenons, l’autrice a effectué un véritable de travail qui nous permet d’appréhender la diversité qui existe en matière de superstitions et de présages. 

Je ne m’étais ainsi pas rendu compte que tout ou presque, d’une comète aux aiguilles en passant par la pastèque, pouvait être source de symbole et donner lieu à des croyances plus ou moins cocasses. En absence d’explications scientifiques, le cerveau humain a su trouver des échappatoires à ses peurs les plus profondes et combler avec beaucoup d’imagination, parfois avec une certaine logique, ses lacunes pour expliquer certains phénomènes et autres observations.

Un comportement universel qui apporte une grande richesse à ce livre puisque nous y découvrons aussi bien des croyances françaises, issues de nos compagnes ou non, que celles d’autres pays et ceci à travers le temps. A cet égard, j’ai beaucoup apprécié les quelques rappels historiques et plus particulièrement ceux liés au monde gréco-romain qui m’a toujours fascinée. Au fil des pages, on découvre également les explications derrière certaines expressions et croyances, et le lien qui peut exister entre superstitions et habitudes/conventions sociales comme le fait de mettre sa main devant sa bouche. Un geste que l’on fait maintenant mécaniquement, mais qui, à l’origine, était destiné à empêcher le diable d’entrer par la bouche du bâilleur…

Autre point intéressant, le fait qu’une même chose, vivante ou non, peut être perçue de manière diamétralement opposée en fonction de l’époque et/ou du pays. Le chat, passé de l’adulation en Égypte à la persécution dès le Moyen Âge, en est un bon exemple tout comme L’immortelle, symbole d’une longue vie en Chine quand elle est associée aux regrets en Occident. Mieux vaut donc se renseigner en cas de voyage histoire de ne pas commettre d’impair !

Ce dictionnaire, allant de la lettre A à V est donc une mine d’informations. Vous y découvrirez par exemple :

  • des définitions, des recettes et des instructions simples pour, entre autres, conserver une peau jeune à vie, confectionner un gri-gri, améliorer le caractère d’une personne ou guérir de l’alcoolisme grâce à une anguille (à ne pas tenter évidemment)…
  • le « langage » et les propriétés de certaines pierres, plantes et fleurs ainsi que quelques exemples d’utilisation à travers l’histoire : durant l’antiquité, les gladiateurs consommaient du fenouil, considéré comme bénéfique, avant un combat quand les Celtes pensaient que quiconque avait sur lui des graines de fenouil, ramassées à la Saint-Jean, avait le pouvoir de se rendre invisible. Encore mieux qu’une cape d’invisibilité !
  • des infos insolites et/ou amusantes comme l’existence, dans le Loir-et-Cher, d’une fontaine au doux nom de fontaine des Boudeurs dont l’eau était réputée pour améliorer l’humeur des grincheux.
  • des pratiques historiques qui font parfois frémir : certains peuples, convaincus du malheur apporté par la naissance de jumeaux, n’hésitaient ainsi pas à faire disparaître l’un d’entre eux… D’autres pratiques laissent parfois sceptiques, je pense notamment à l’utilisation d’un cercueil pour confondre un meurtrier. Cela a au moins le mérite de l’originalité.
  • d’anciennes croyances et superstitions : afin de protéger les habitations et leurs occupants, les lettres GMB pour Gaspard, Melchior, Balthazar étaient ainsi parfois gravées sur les linteaux des maisons en Alsace, Suisse et Allemagne.
  • différents mauvais et bons présages : les écrivains dont le premier livre a été refusé par un éditeur devraient se réjouir, c’est un signe de chance pour l’avenir à condition de ne pas attirer la malchance en commençant un livre avec une nouvelle plume,

Je vais m’arrêter ici, car la liste des choses qui m’ont étonnée, fait sourire, laissée sceptique, ou au contraire, paru pleines de bon sens, est longue.

En plus d’offrir des informations diverses et variées, le livre bénéficie, en outre, d’un travail éditorial de qualité : un format souple facile à prendre en main, de nombreuses illustrations de différents formats qui s’accordent à merveille à l’ambiance du livre, une mise en pages aérée, des entrées synthétiques qui apportent beaucoup de fluidité et n’étouffent pas les lecteurs sous une masse d’informations, un index permettant de guider la lecture, une bibliographie sélective utile pour approfondir d’éventuelles recherches, une page créditant les illustrations

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En conclusion, que l’on dévore ce dictionnaire très rapidement ou que l’on prenne le temps de le parcourir au gré de ses envies et de son inspiration, on ressentira le même plaisir à découvrir, à travers des textes simples et informatifs et de nombreuses illustrations, toutes ces superstitions et présages inscrits dans l’imaginaire collectif. Un livre agréable autant sur le fond que la forme qui devrait ravir les curieux qu’ils soient superstitieux ou non !

Site de l’autrice

 

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Chaos, Robert de Rosa

Je remercie les éditions De Borée de m’avoir permis de découvrir Chaos et je remercie l’auteur pour sa dédicace.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

1999 : année de l’éclipse totale de soleil. Une catastrophe s’abat sur Clermont-Ferrand et sa région. Une épidémie surgie du passé, la peste, affole la population. À la peur s’ajoutent le désordre et les comportements irrationnels encouragés par la crainte de l’an 2000. Mais quand la contamination est maîtrisée, on constate que les morts de quatre victimes sont des meurtres. Le commissaire Marcel Broust et ses adjoints Des Cartes et Spinoza, assistés de la jeune stagiaire Framboise Sagan, passent du rôle d’assistants sanitaires à ceux d’enquêteurs criminels. Leur les amènera à découvrir les agissements d’un parti politique extrémiste, d’une secte promouvant un Ordre Nouveau, de francs-maçons transfuges et de pseudo-chevaliers du Temple.

De Borée (juin 2019) – 320 pages – Broché (19,90€) – Ebook (9,90€)

AVIS

Chaos est un roman policier que j’ai trouvé prenant et plutôt original. L’auteur commence par nous plonger au XIVe siècle avant de nous ramener en 1999 dans un Clermont-Ferrand en proie à une épidémie de peste. Un fléau dont l’Europe s’était débarrassée, mais que la grande curiosité de trois enfants a fait réapparaître. Le lien entre le passé et le présent nous apparaît assez vite évident et plutôt bien amené à tel point que j’ai rêvé de pouvoir intervenir dans le roman afin d’éviter la catastrophe. L’auteur a, en outre, fait preuve d’une certaine audace, du moins pour la lectrice que je suis, avec un choix scénaristique qui m’a prise de court…

Il est juste un peu dommage que l’épisode de peste, qui apporte pas mal de tension au récit, soit assez vite endigué bien qu’on comprenne, en fin de lecture, que l’auteur a su jouer de métaphore… Une fois le calme revenu et les citoyens rassurés, les autorités doivent faire face à quatre décès non imputables à la peste. Le commissaire Marcel Broust, ses adjoints Des Cartes et Spinoza ainsi que la jeune stagiaire, Framboise Sagan, se lancent alors sur la piste des responsables de ces meurtres en apparence indépendants les uns des autres. Mais est-ce vraiment le cas ou un lien peut-il être établi entre les victimes ?

Je vous laisserai le soin de le découvrir, mais je peux d’ores et déjà vous dire que les policiers vont avoir du pain sur la planche avec des tensions entre différents ordres, un prophète du nom de Savonarole qui, fort heureusement, n’a pas le même talent que le célèbre prédicateur pour soulever les foules, des personnes aux idées nauséeuses… L’auteur arrive donc à tenir en haleine ses lecteurs en leur offrant une intrigue prenante dont on a hâte de détricoter les fils qui, comme vous le verrez, tissent une toile bien plus complexe qu’il n’y paraît.

L’enquête, en plus d’être intéressante, est également l’occasion de soulever de nombreux sujets et des questions quasi philosophiques : la religion et ce besoin viscéral de croire en quelque chose, l’exploitation abjecte de la misère humaine, la financiarisation à outrance de l’économie, le racisme, l’obscurantisme, la solitude des plus âgés, l’hypocrisie… Tout autant de sujets qui apportent une certaine richesse et profondeur au récit, mais qui pourront décontenancer les amateurs de thrillers à l’américaine qui tendent plutôt à jouer sur le rythme et des rebondissements bien souvent spectaculaires. Pour ma part, j’ai apprécié les différentes réflexions étayant le roman d’autant que la plume tout en finesse de l’auteur les rend très accessibles. Pas de longueurs donc, mais la sensation d’être plongé dans une histoire pensée de A à Z pour offrir une expérience de lecture agréable et enrichissante.

L’auteur a donc joué la carte de la réflexion mélangée à l’action sans oublier de faire un vrai travail sur ses personnages qui se révèlent plutôt atypiques et complémentaires : une jeune femme impulsive, mais pas casse-cou, au passé mouvementé qui n’a pas sa langue dans sa poche, un policier mettant sa passion de la photographie au service de son métier, un scientifique contrarié… Cette équipe de policiers ne peut donc que marquer les esprits et donner envie de la suivre dans ses investigations. J’ai néanmoins un peu regretté de ne pas avoir lu les deux premiers tomes de la série puisqu’on sent qu’il y a un passif entre le commissaire et ses deux adjoints et que leurs précédentes aventures les ont rapprochés et soudés.

Si cela ne m’a pas empêchée de suivre avec intérêt l’enquête et les interactions entre les personnages, j’ai parfois eu l’impression d’être la petite nouvelle qui débarque… Une position qui m’a heureusement permis de me sentir assez proche de la stagiaire qui s’intègre avec naturel à l’équipe bien qu’il lui faille un peu de patience pour amadouer le commissaire Broust. Un peu plus sur la réserve que ses adjoints, ce policier est celui avec lequel j’ai eu le moins d’affinité même si, de fil en aiguille, j’ai fini par l’apprécier. Et puis il était en concurrence avec un amateur de chats et n’avait donc objectivement aucune chance d’être le premier à me séduire.

En conclusion, sous fond d’épidémie de peste, au sens propre comme au sens figuré, Robert de Rosa nous offre un roman immersif, non dénué d’une certaine profondeur, qui mélange avec subtilité et intelligence enquêtes, réflexions et action. Un cocktail détonant mis en valeur par une jolie plume sans oublier le charme de ce retour mouvementé à la fin des années 90 et l’arrivée à la fois crainte et attendue de l’an 2000 !

Retrouvez ce roman sur les sites des éditions De Borée.

L’inconnue de Queen’s Gate, Anne Martinetti

Je remercie les éditions De Borée de m’avoir permis de découvrir L’inconnue de Queen’s Gate d’Anne Martinetti.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

A 20 ans, Beth devient cuisinière pour l’aristocratique famille Hewes : une chance pour cette jeune femme dégourdie et créative. Un soir, alors qu’elle est discrètement sortie fumer dans le jardin, elle découvre le corps d’une inconnue poignardée avec un kriss malais appartenant à Lord Hewes. Rajiv, le valet indien de la famille et amant de Beth, fait un coupable bien commode : n’est-ce pas lui qui a offert l’arme du crime au maître de maison ? Doutant de tous, naviguant dans les milieux interlopes de la prostitution et des suffragettes, Beth ne pourra compter que sur sa ténacité pour sauver Rajiv et faire la lumière sur cette sombre histoire.

Éditions De Borée (20 juin 2019) – 284 pages – Broché (19,90€) – Ebook (9,99€)

AVIS

Devenue, du moins temporairement, cuisinière à tout juste 20 ans chez une famille d’aristocrates, les Hewes, Beth se distingue nettement des autres domestiques de la maison. Elle n’a pas eu la chance de recevoir une instruction lui permettant, par exemple, de savoir lire, mais cela n’entache en rien ses ambitions professionnelles. Intelligente, sûre d’elle, dotée d’un sacré sens pratique et d’une bonne capacité à garder la tête froide en toute occasion, Beth est un personnage auquel on s’attache d’emblée séduit autant par son franc-parler que sa personnalité de battante.

Une personnalité qui lui sera fort utile pour faire face à une découverte macabre dans le jardin de ses employeurs. Une inconnue assassinée chez des aristocrates bien établis ? So shocking pour la bonne société londonienne ! Cela explique peut-être la rapidité avec laquelle le maître de maison laisse arrêter son fidèle valet indien que les preuves semblent bizarrement accabler. Pratique après tout, l’affaire résolue rapidement, les chances que le scandale s’ébruite s’amenuisent. Tellement pratique et rapide d’ailleurs que Beth, qui partage régulièrement la couche de Rajiv, décide de mener sa propre enquête. Quittant dès qu’elle le peut sa cuisine qui l’occupe quand même pas mal, il faut dire que la jeune femme aime son métier, elle récoltera certains indices et prendra même un mystérieux homme en filature jusqu’à Buckingham Palace ! Mais à trop s’exposer, ne se met-elle pas en danger ?

En parallèle de son envie d’innocenter son amant et de tous ces petits plats qu’elle prépare avec amour dès le levé du jour, elle s’inquiète également pour la famille Hewes. Entre un employeur toujours en goguette, une Lady pleine de secrets et dont l’engagement en faveur des suffragettes n’est pas sans danger, une jeune fille de 12 ans aux étranges confidences, un jeune homme qui se noie dans la luxure et le jeu, servir cette famille d’aristocrates n’est pas une sinécure, loin de là.

L’immersion dans le quotidien de Beth et les petits secrets de ses employeurs est l’aspect du roman qui m’a le plus intéressée, l’autrice nous offrant une critique assez fine de cette aristocratie anglaise de la fin du XIXe siècle engluée dans des principes qu’elle propage doctement, mais qu’elle est bien loin de suivre. Ce n’est pas M. Hewes et son addiction au sexe tarifé avec des beautés « exotiques » qui vous dira le contraire… Mme Hewes n’est pas non plus la dernière pour accepter de vivre dans une hypocrisie permanente. Alors qu’elle est fermement engagée dans un mouvement visant à assurer aux femmes des droits dont celui de vote, son combat s’arrête là où commence la différence de classe. Autre époque, autre idée…

Heureusement pour elle, grâce à son solide sens des réalités et à un certain cynisme, Beth n’est pas dupe et comprend fort bien que pour améliorer ses conditions de vie, elle ne pourra que compter sur son travail et son talent. C’est peut-être cette acuité dans la perception des choses de la vie qui font d’elle une femme en avance sur son temps qui sait tirer partie de chaque opportunité pour avancer et s’imposer. En femme de son époque qui a bien compris les règles du jeu pour les « petites gens », elle accepte donc avec un détachement assez perturbant de subir certains affronts ou, du moins, de parler sans émotions de ceux du passé. C’est là qu’on se dit que même s’il y a encore beaucoup de combats à mener, les droits des femmes en Europe ont quand même bien avancé…

La dénonciation d’une époque, de ses inégalités, de ses travers et cette montée en puissance du féminisme qui ne se fera pas sans heurts sont des sujets qui m’ont particulièrement plu, car ils sont très bien intégrés à l’histoire. Le ton très actuel rend, en outre, les propos accessibles et plutôt fluides, ce qui devrait plaire aux lecteurs ayant un peu peur des récits dans lesquels le contexte historique revêt une place primordiale. Le roman se lit donc très vite d’autant que la plume de l’autrice est simple et agréable, et les dialogues plutôt entraînants et réalistes. 

L’enquête, quant à elle, n’est pas inintéressante, mais elle reste peut-être un peu trop en surface des choses pour les amateurs du genre. D’ailleurs à ma grande surprise, si Beth se lance bien sur la piste du véritable meurtrier, cela est loin de totalement l’accaparer. Elle se contentera, avec ses moyens et le temps dont elle dispose, de récolter des indices et de faire certaines connexions. Ses apports à l’enquête seront donc utiles, mais il faudra également le travail d’investigation d’une journaliste têtue qui ne manque pas de courage, et les intuitions d’un inspecteur pour découvrir les tenants et aboutissants d’un meurtre bien plus complexe qu’il n’y paraît. Sous fond de corruption, la résolution de cette enquête passera ainsi par la découverte d’une pratique abjecte et révoltante qui ne pourra que vous pousser à vous interroger sur la bassesse et la noirceur de l’âme humaine.

Ce premier tome étant le premier d’une série, le traitement de certains personnages, à l’instar de Ravij, reste assez superficiel alors que l’on sent un véritable potentiel à exploiter, notamment en ce qui concerne son passé sur lequel plane de grandes zones d’ombre. Attendant avec impatience d’en apprendre plus sur les personnages, j’espère donc bientôt lire la suite des aventures culinaires et criminelles de Beth, une redoutable cuisinière et une graine d’enquêtrice.

En conclusion, les lecteurs friands d’enquêtes historiques se déroulant dans la bonne société anglaise de la fin du XIXe siècle devraient être ravis d’en retrouver l’ambiance si particulière. À travers un meurtre auréolé d’un certain mystère, l’autrice nous offre une héroïne attachante et combative, une enquête rythmée, et une plongée mouvementée et passionnante dans les méandres d’une classe sociale obnubilée par les conventions, le prestige et l’argent…

Retrouvez le roman chez votre libraire ou en ligne.

Léonard de Vinci, L’indomptable – Henriette Chardak

Je remercie les éditions De borée pour m’avoir permis de découvrir Léonard de Vinci L’indomptable d’Henriette Chardak.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Portrait intime d’un génie. Léonard de Vinci demeure le génie de tous les temps. Homme d’esprit universel, artiste peintre, sculpteur, poète, écrivain, philosophe, musicien, scientifique, ingénieur-inventeur, anatomiste… Qui est-il en vérité ? Au début du XVIe siècle, au terme de sa vie, Léonard de Vinci, génie, artiste pluriel et homme de science, quitte l’Italie où il fut reconnu par ses pairs, mais surtout moqué, accusé, rejeté, détesté, incompris… François Ie l’accueille, le protège à Amboise et le nomme premier peintre de la Cour. Le roi de France et sa mère Louise de Savoie partagent plusieurs secrets avec lui : l’origine du linceul du Christ, l’identité de la Joconde et un projet fou : une ville nouvelle. Enfin admiré et choyé, Léonard de Vinci revisite son passé, le scénario chaotique de sa vie. Très tôt arraché à sa mère aux origines étranges par un père notaire et sans scrupules, il ne peut espérer étudier à l’université pour cause de bâtardise… Placé dans un atelier d’art de Florence, tous, maître et apprentis, remarquent sa taille de géant et ses talents de peintre ambidextre. Magnétique, beau, drôle, insolent, secret, il est toujours dans l’œil du cyclone de l’Histoire, tel une star moderne. Proche des Médicis qu’il déteste, ami de Botticelli et de Machiavel, il observe le monde en annonciateur du futur. Chassé de Florence, c’est à Milan que Ludovic Sforza lui réclame des projets d’armes de guerre et non de paix. On l’utilise, on le méprise, on le pille… Il prône l’amour et la bonté. Mais qui écoute cet humaniste et poète qui réinvente le monde ? Il signait souvent IO, car sa plus grande richesse fut d’être simplement lui et personne d’autre ! Ce récit romanesque apporte un éclairage original sur la vie de l’indomptable et génial Léonard de Vinci.

Éditions De Borée (24 janvier 2019) – 670 pages – Broché (24,50€) – Ebook (9,99€)

AVIS

Ce pavé a été une lecture assez déstabilisante puisque même si j’en ai apprécié le fond, il m’a fallu le soutien de mes deux copinautes de lecture commune pour le terminer. La faute a un style très riche qui m’a parfois décontenancée par son caractère peut-être un peu trop foisonnant pour moi. L’autrice est une passionnée de Léonard de Vinci, et cela se ressent dans sa manière de donner beaucoup de détails, de passer d’un aspect de sa vie à un autre,  de mélanger passé/présent sans transition, de rebondir sur un événement pour nous emporter vers d’autres horizons… Ce n’est pas un défaut en soi, mais quand, comme moi, on ne maîtrise que très peu le contexte historique, on finit par être perdu et par ressentir un certain manque de fluidité dans la lecture. Je pense donc que pour profiter pleinement du travail de recherche et de documentation de fourmi de l’autrice, il m’aurait fallu posséder un bagage culturel plus conséquent, cette Italie du XVe et XVIe siècles étant loin de m’avoir livré tous ses secrets.

Fort heureusement, les notes de bas de page et le découpage en chapitres relativement courts permettent de se raccrocher au récit et de prendre un certain plaisir à découvrir la vie d’un homme passionnant et passionné. Notons toutefois que l’autrice ne nous offre pas LA vérité sur un homme qui a su garder une part de mystère, mais sa propre interprétation de son histoire, ce qui m’a, je le confesse, parfois frustrée. N’aurais-je pas mieux profité de ma lecture si j’avais su discerner les faits des suppositions et choix narratifs ? Une question qui m’a taraudée tout au long de ma lecture d’autant que certains éléments m’ont semblé discutables… Je suis loin d’être une spécialiste de Léonard de Vinci, mais le traitement qui est fait de sa sexualité dans cet ouvrage m’a gênée. J’ai parfois eu l’impression que l’autrice se refusait à considérer que le grand homme ait été un homme de chair, un peu comme si elle nous en offrait une vision éthérée et purifiée.

Excepté ce point, j’ai été touchée par la vision de ce Léonard de Vinci qui, derrière son génie, cache une grande sensibilité et une soif inextinguible de connaissances. C’est peut-être d’ailleurs l’un des secrets de sa faculté à être en avance sur son temps et ses contemporains, et à faire des incursions réussies dans des domaines et des sciences aussi variés que les mathématiques, la peinture,  la musique, la sculpture, l’astronomie, le génie civil, l’art militaire… Véritable touche-à-tout, Léonard de Vinci sera toutefois victime de cette quête de connaissances ayant du mal à terminer à temps ses projets et à honorer ses commandes. Mais peut-être est-ce là simplement la caractéristique d’un homme hors du temps plus intéressé par le faire et la découverte que les contingences de la vie et des choses aussi triviales que les délais.

Autre caractéristique fascinante chez cet homme, sa propension à appréhender avec une curiosité toujours renouvelée chaque étape de sa vie et chaque découverte. Tout est prétexte à observer, à questionner, à étudier et à façonner le monde selon sa propre pensée, une pensée unique et protéiforme qui s’affranchit des normes et des carcans de son époque. Intelligent, humaniste, amoureux des animaux, et prompt à rejeter les œillères que la religion tend à vouloir imposer à ses ouailles, on devine chez Léonard de Vinci un réel refus de la norme. Il encourage d’ailleurs toujours ses apprentis à trouver leur propre voie… Des apprentis qui, pour certains, n’hésiteront pas à profiter des largesses et de la bonté de leur maître. Léonard de Vinci semble pourtant au-dessus de ces comportements dont il est bien conscient, mais qui ne semblent pas avoir de prise sur lui.

Il faut dire que ses véritables blessures sont ailleurs et remontent notamment à une enfance chaotique avec un père ambitieux qui n’accepte de voir son « bâtard » qu’à travers le prisme des retombées positives que ce dernier peut avoir pour lui. Léonard s’impose donc au fil des années un peu comme le contre-modèle de cet homme froid et insensible qui manque tellement d’humanité que le contraste avec son fils est saisissant. Bien que sa mère ait loin d’avoir été parfaite, Léonard fera, en revanche, preuve d’un véritable attachement envers celle-ci et veillera jusqu’à la fin sur cette femme dont la vie n’a pas non plus été facile…

Le génie de Léonard lui a permis de côtoyer les plus grands de son époque, mais cela ne l’a pas empêché d’être victime de la cruauté et de la jalousie humaine. De fausses accusations de viol aux intrigues de cour en passant par toutes ces humiliations qu’on lui fera subir, Léonard devra faire face à des épreuves difficiles dont il sortira la tête haute se contentant de faire ce qu’il fait le mieux, étudier, imaginer et créer !

En conclusion, Henriette Chardack nous propose ici une biographie romancée dense et documentée qui aurait mérité d’être allégée pour en offrir une lecture plus fluide et accessible. On appréciera néanmoins la manière dont elle a su mettre en lumière l’homme derrière le génie qui a transcendé le temps et les frontières pour inscrire son nom dans l’Histoire.

Retrouvez l’avis de Lire à la folie et de Melle Cup of Tea Bouquine

Rencontre avec Vercingétorix, Julien Moca (auteur), Julien Bringer-Deik (illustrateur)

Rencontre avec Vercingétorix, De Borée

Je remercie les éditions De borée pour m’avoir permis de découvrir Rencontre avec Vercingétorix.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Cerise et Robin, au fil de leurs aventures, découvrent l’histoire de Vercingétorix, grand chef de guerre gaulois qui affronta Jules César et ses puissantes armées.

  • Album: 30 pages
  • Tranche d’âges: 6 années et plus
  • Éditeur : De Borée jeunesse (31 mai 2018)
  • Collection : Les petits détectives de l’histoire
  • Prix : 12.90 €

AVIS

Quand j’ai vu Rencontre avec Vercingétorix sur le catalogue des éditions De Borée, j’ai tout de suite eu envie de lire le livre adorant les ouvrages qui affichent, comme ici, l’objectif ambitieux de mettre l’Histoire à la portée des enfants. Et c’est exactement ce qu’offre ici ce magnifique album qui prouve qu’on peut raconter le passé en le rendant accessible, intéressant et attrayant.

Cerise et Robin découvrent avec enthousiasme la vie de Vercingétorix d’abord grâce à leur père puis par l’intermédiaire d’un rêve intense qui les conduira vingt-deux siècles en arrière. Sur place, ils feront la rencontre de Diatorix, le neveu de Vercingétorix. Le jeune garçon, en fervent supporter de son oncle, sera alors ravi de leur conter l’histoire de ce grand guerrier et fin stratège…

L’histoire est intéressante, Vercingétorix étant un personnage fascinant, mais ce qui fait la force de cet album, c’est la manière très ludique et attrayante avec laquelle l’Histoire est mise à la portée des enfants. Quand on ouvre l’album, on ne peut qu’être frappé par la place donnée à l’aspect visuel avec de grandes illustrations qui attirent tout de suite le regard.

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On découvre donc d’abord ces magnifiques images qui enchanteront petits et grands, puis on lit avec avidité le texte. Cette importance de l’image me semble primordiale dans un album destiné à des enfants même si en tant qu’adulte, je suis loin d’être insensible à la démarche. Julien Bringer-Deik est un habitué des albums jeunesse et ça se sent dans sa volonté d’offrir des dessins aux couleurs vives et éclatantes, des traits doux et expressifs permettant de saisir les émotions des personnages en un regard, une gestuelle précise qui guide la lecture…

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Ces illustrations facilitent grandement l’immersion dans le récit de Julien Moca qui, par sa manière de conter l’histoire de Vercingétorix à travers un vocable simple, mais précis, la rend accessible à tous les lecteurs. Les informations données sont, en outre, claires tout en restant très synthétiques, ce qui facile la compréhension des plus jeunes et permet de garder leur attention. Je suis admirative du travail de l’auteur qui a su en peu de pages et peu de lignes restituer les grandes étapes de la vie d’un personnage historique complexe. En tant qu’adulte, vous ne devriez pas faire de grandes découvertes, bien que le rappel de certains faits est toujours appréciable, mais vous ne devriez pas non plus vous ennuyer. À noter également que l’auteur a eu la très bonne idée d’aborder l’histoire à travers trois enfants, Cerise, Robin et Diatorix, ce qui permettra aux jeunes lecteurs de s’identifier et donc de se projeter plus facilement dans le récit. 

Les nouvelles connaissances se fixant bien plus facilement si l’on fait participer l’apprenant, l’album contient un quizz. Les enfants pourront donc se tester d’autant que l’aspect ludique des questions devrait les séduire. Quant aux adultes, c’est un moyen ludique de vérifier que l’histoire a bien été comprise par les enfants ou s’il est nécessaire de reprendre certains passage. À la suite de ce premier quizz, sont proposés un point sur Les batailles de Gergovie et d’Alésia, la capture de Vercingétorix par les Romains ainsi qu’une carte pour s’aider à se repérer dans l’espace et le temps. De nouvelles connaissances qui donneront lieu à un second petit quizz. En d’autres mots, les enfants pourront découvrir l’histoire de Vercingétorix en s’amusant et en participant activement.

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En conclusion, parler aux enfants d’un personnage aussi emblématique que Vercingétorix par le biais d’un album jeunesse me semble être un choix des plus judicieux. À travers un texte accessible, de jeunes personnages auxquels les enfants pourront s’identifier sans peine et des illustrations colorées et tout en rondeur, le duo auteur/illustrateur devrait séduire les jeunes lecteurs tout comme les adultes d’ailleurs. Un joli album donc à lire seul ou en famille pour concilier plaisir de lire et plaisir d’apprendre.

Si vous avez envie de découvrir d’autres illustrations de Julien Bringer-Deik, n’hésitez pas à consulter son site Internet, cet illustrateur ayant déjà quelques ouvrages à son actif.

Et vous, envie de découvrir Rencontre avec Vercingétorix ?

Moments de bonheur, terres éditions

Aucun texte alternatif disponible.

Je remercie les éditions De Borée pour m’avoir permis de découvrir Moments de bonheur.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Moments de bonhe

  • Éditeur : Terres Éditions (16 août 2018)
  • Prix : 7.50€

AVIS

Après une lecture légère en début de semaine avec Alice au pays des casseroles, j’ai eu envie de continuer sur la lignée avec un petit livre qui vous invite à la créativité, à la détente et à la recherche de ces petits moments de bonheur qui ponctuent notre vie sans que nous y fassions toujours attention.

Par exemple, n’avons-nous pas tendance à prendre conscience de notre peau seulement quand mille petits désagréments viennent nous titiller alors que cet organe peut nous offrir tellement de douces sensations ? Un petit rayon de soleil qui vient réchauffer notre peau, la délicate sensation du tissu d’un nouvel habit que l’on porte… Tout autant de petites choses qui sont à la portée de chacun à condition de prendre le temps, ne serait-ce que cinq minutes, pour ressentir, voir, toucher, se détendre, méditer…

Et c’est exactement ce que nous propose ce très joli ouvrage dont le petit format vous permettra de l’avoir en permanence avec vous. Sous la forme de 100 points, vous sont proposés :

  • des coloriages : je vous conseillerais de les photocopier puisqu’il peut s’avérer délicat de colorier directement dans le livre. Le coloriage est un exercice créatif dont j’étais très friande il y a deux ou trois ans. J’ai un peu perdu l’habitude d’en faire, mais pour se déconnecter, c’est clairement un très bon moyen.

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  • des recettes de cosmétique : autre loisir auquel je m’adonnais régulièrement avant de consacrer le blog à la lecture. Les recettes sont accessibles même s’il vous sera peut-être nécessaire de passer une petite commande sur des sites comme Aroma-Zone ou d’aller en magasin bio pour trouver certains ingrédients. Les recettes de cosmétique maison nécessitant une hygiène irréprochable, une page en début ou en fin d’ouvrage pour expliquer les règles de base aurait été, à mon sens, un bonus fort appréciable.

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  • des recettes de cuisine : simples à réaliser et composées d’aliments santé, elles sont des plus alléchantes.

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  • des citations : je les ai toutes notées sur mon carnet à citations tellement je les ai trouvées bien choisies et plutôt inspirantes.
  • des exercices de relaxation, de yoga, de respiration : je les ai tous faits une fois, mais pour que ce soit véritablement efficace, je ne doute pas qu’il faille les refaire plusieurs fois jusqu’à ce qu’ils deviennent, pour certains, presque un automatisme. J’ai beaucoup de mal avec ce genre d’exercices qui demande du lâcher-prise, mais j’ai apprécié qu’ils soient rapides à faire et faciles à insérer dans un emploi du temps même pour les personnes très occupées.

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  • des astuces (comment soulager un léger mal de tête…) et des conseils : savoir accueillir des compliments avec un simple merci (pas si simple à mettre en pratique), apprendre à voir le positif dans sa vie rompant avec cette idée qu’on naît pessimiste et qu’on le reste, apprendre à faire attention à son corps, mais aussi à ses émotions…

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  • des DIY : ce livre invite vraiment à laisser parler votre créativité, il n’y a donc rien d’étonnant à trouver quelques tutos comme un haut-parleur maison ou un tuto à  la portée de tous, la customisation de pierres pour représenter, chaque jour, son humeur. Je trouve l’idée géniale d’autant qu’elle peut servir de rituel du soir avec les enfants pour les accompagner dans l’expression de leurs émotions.

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Le contenu du livre m’a-t-il convaincue ?

Les conseils ou exercices de détente proposés ne sont pas révolutionnaires, mais ils sont présentés de manière simple et synthétique, ce qui en rend la lecture très facile et plaisante. Que l’on choisisse de lire le livre d’une traite ou presque comme moi ou de lire seulement une ou quelques pages chaque jour, il est aisé de s’immerger complètement dans l’ouvrage et de se détendre au fil des pages.

Le charme du livre réside également dans sa présentation visuelle puisqu’il est intégralement en couleurs, la mise en page est aérée, les dessins mignons, les couleurs claires et colorées… Tout est mis en place pour vous donner le sourire et vous mettre de bonne humeur ! N’oublions pas non plus une couverture attrayante et en soft touch, un petit détail important pour un ouvrage qui vous invite à vous (re)connecter avec vos sensations.

Seul inconvénient devant tant de beauté, je n’ai pas osé écrire dans le livre préférant opter pour un petit carnet. Mais sur ce point, je suis un peu extrême n’ayant jamais su écrire dans un livre même quand il s’agissait d’un cahier d’exercice…

Moments de bonheur, c’est le genre de livres que l’on peut lire dans l’ordre ou feuilleter en se laissant bercer par ses envies. Il n’y a pas vraiment d’ordre à respecter même si pour ma part, j’ai opté pour une lecture linéaire. Mais maintenant que je l’ai terminé, je prévois de nombreuses lectures en diagonale afin de tester les recettes et refaire les exercices de méditation/respiration/relaxation proposés. Prendre le temps de vivre l’instant présent et ne pas laisser mon cerveau divaguer n’a rien de naturel pour moi alors il me reste pas mal de travail à ce niveau. J’ai d’ailleurs apprécié que chaque exercice soit court et accessible même pour les impatientes chroniques de mon genre.

En conclusion, comme la couverture le laisse présager, Moments de bonheur est un ouvrage très sympathique qui vous invite à vous reconnecter avec vous-même, avec la nature et avec le temps, cette denrée précieuse après laquelle nous courons tous. À travers une mise en page colorée qui met de bonne humeur, des conseils faciles à mettre en place, des exercices de méditation et beaucoup d’autres petites choses qui forment le sel de la vie, vous devriez passer un joli moment de lecture. Mais surtout, vous devriez apprendre à vous consacrer du temps et à profiter de ces petits moments de bonheur qui ponctuent votre vie.

Et vous, envie de découvrir Moments de bonheur ?
Retrouvez-le chez votre libraire ou sur en ligne.

In My Mailbox #75

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


CADEAU D’ANNIVERSAIRE

Satoru m’a gâtée avec un magnifique livre que je ne me lasse pas de feuilleter. Un grand merci pour cette magnifique attention qui m’a beaucoup émue. Grâce à ce blog et aux réseaux sociaux, j’ai eu la chance de rencontrer de très belles personnes. Alors merci Satoru pour ce livre et les chaussettes que j’adore, mais surtout merci pour ta gentillesse, ta bienveillance et ta douce folie 🙂

ACHATS D’OCCASION

SERVICES PRESSE

Ne devant recevoir que Moments de bonheur, j’ai sauté de joie quand j’ai découvert les trois autres livres de cette collection bien-être. Ces livres sont tellement beaux !

Merci aux éditions De Borée pour cette belle surprise.

Inspirations

Mon équilibre travail-vieDu temps pour moi

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?