L’inconnue de Queen’s Gate, Anne Martinetti

Je remercie les éditions De Borée de m’avoir permis de découvrir L’inconnue de Queen’s Gate d’Anne Martinetti.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

A 20 ans, Beth devient cuisinière pour l’aristocratique famille Hewes : une chance pour cette jeune femme dégourdie et créative. Un soir, alors qu’elle est discrètement sortie fumer dans le jardin, elle découvre le corps d’une inconnue poignardée avec un kriss malais appartenant à Lord Hewes. Rajiv, le valet indien de la famille et amant de Beth, fait un coupable bien commode : n’est-ce pas lui qui a offert l’arme du crime au maître de maison ? Doutant de tous, naviguant dans les milieux interlopes de la prostitution et des suffragettes, Beth ne pourra compter que sur sa ténacité pour sauver Rajiv et faire la lumière sur cette sombre histoire.

Éditions De Borée (20 juin 2019) – 284 pages – Broché (19,90€) – Ebook (9,99€)

AVIS

Devenue, du moins temporairement, cuisinière à tout juste 20 ans chez une famille d’aristocrates, les Hewes, Beth se distingue nettement des autres domestiques de la maison. Elle n’a pas eu la chance de recevoir une instruction lui permettant, par exemple, de savoir lire, mais cela n’entache en rien ses ambitions professionnelles. Intelligente, sûre d’elle, dotée d’un sacré sens pratique et d’une bonne capacité à garder la tête froide en toute occasion, Beth est un personnage auquel on s’attache d’emblée séduit autant par son franc-parler que sa personnalité de battante.

Une personnalité qui lui sera fort utile pour faire face à une découverte macabre dans le jardin de ses employeurs. Une inconnue assassinée chez des aristocrates bien établis ? So shocking pour la bonne société londonienne ! Cela explique peut-être la rapidité avec laquelle le maître de maison laisse arrêter son fidèle valet indien que les preuves semblent bizarrement accabler. Pratique après tout, l’affaire résolue rapidement, les chances que le scandale s’ébruite s’amenuisent. Tellement pratique et rapide d’ailleurs que Beth, qui partage régulièrement la couche de Rajiv, décide de mener sa propre enquête. Quittant dès qu’elle le peut sa cuisine qui l’occupe quand même pas mal, il faut dire que la jeune femme aime son métier, elle récoltera certains indices et prendra même un mystérieux homme en filature jusqu’à Buckingham Palace ! Mais à trop s’exposer, ne se met-elle pas en danger ?

En parallèle de son envie d’innocenter son amant et de tous ces petits plats qu’elle prépare avec amour dès le levé du jour, elle s’inquiète également pour la famille Hewes. Entre un employeur toujours en goguette, une Lady pleine de secrets et dont l’engagement en faveur des suffragettes n’est pas sans danger, une jeune fille de 12 ans aux étranges confidences, un jeune homme qui se noie dans la luxure et le jeu, servir cette famille d’aristocrates n’est pas une sinécure, loin de là.

L’immersion dans le quotidien de Beth et les petits secrets de ses employeurs est l’aspect du roman qui m’a le plus intéressée, l’autrice nous offrant une critique assez fine de cette aristocratie anglaise de la fin du XIXe siècle engluée dans des principes qu’elle propage doctement, mais qu’elle est bien loin de suivre. Ce n’est pas M. Hewes et son addiction au sexe tarifé avec des beautés « exotiques » qui vous dira le contraire… Mme Hewes n’est pas non plus la dernière pour accepter de vivre dans une hypocrisie permanente. Alors qu’elle est fermement engagée dans un mouvement visant à assurer aux femmes des droits dont celui de vote, son combat s’arrête là où commence la différence de classe. Autre époque, autre idée…

Heureusement pour elle, grâce à son solide sens des réalités et à un certain cynisme, Beth n’est pas dupe et comprend fort bien que pour améliorer ses conditions de vie, elle ne pourra que compter sur son travail et son talent. C’est peut-être cette acuité dans la perception des choses de la vie qui font d’elle une femme en avance sur son temps qui sait tirer partie de chaque opportunité pour avancer et s’imposer. En femme de son époque qui a bien compris les règles du jeu pour les « petites gens », elle accepte donc avec un détachement assez perturbant de subir certains affronts ou, du moins, de parler sans émotions de ceux du passé. C’est là qu’on se dit que même s’il y a encore beaucoup de combats à mener, les droits des femmes en Europe ont quand même bien avancé…

La dénonciation d’une époque, de ses inégalités, de ses travers et cette montée en puissance du féminisme qui ne se fera pas sans heurts sont des sujets qui m’ont particulièrement plu, car ils sont très bien intégrés à l’histoire. Le ton très actuel rend, en outre, les propos accessibles et plutôt fluides, ce qui devrait plaire aux lecteurs ayant un peu peur des récits dans lesquels le contexte historique revêt une place primordiale. Le roman se lit donc très vite d’autant que la plume de l’autrice est simple et agréable, et les dialogues plutôt entraînants et réalistes. 

L’enquête, quant à elle, n’est pas inintéressante, mais elle reste peut-être un peu trop en surface des choses pour les amateurs du genre. D’ailleurs à ma grande surprise, si Beth se lance bien sur la piste du véritable meurtrier, cela est loin de totalement l’accaparer. Elle se contentera, avec ses moyens et le temps dont elle dispose, de récolter des indices et de faire certaines connexions. Ses apports à l’enquête seront donc utiles, mais il faudra également le travail d’investigation d’une journaliste têtue qui ne manque pas de courage, et les intuitions d’un inspecteur pour découvrir les tenants et aboutissants d’un meurtre bien plus complexe qu’il n’y paraît. Sous fond de corruption, la résolution de cette enquête passera ainsi par la découverte d’une pratique abjecte et révoltante qui ne pourra que vous pousser à vous interroger sur la bassesse et la noirceur de l’âme humaine.

Ce premier tome étant le premier d’une série, le traitement de certains personnages, à l’instar de Ravij, reste assez superficiel alors que l’on sent un véritable potentiel à exploiter, notamment en ce qui concerne son passé sur lequel plane de grandes zones d’ombre. Attendant avec impatience d’en apprendre plus sur les personnages, j’espère donc bientôt lire la suite des aventures culinaires et criminelles de Beth, une redoutable cuisinière et une graine d’enquêtrice.

En conclusion, les lecteurs friands d’enquêtes historiques se déroulant dans la bonne société anglaise de la fin du XIXe siècle devraient être ravis d’en retrouver l’ambiance si particulière. À travers un meurtre auréolé d’un certain mystère, l’autrice nous offre une héroïne attachante et combative, une enquête rythmée, et une plongée mouvementée et passionnante dans les méandres d’une classe sociale obnubilée par les conventions, le prestige et l’argent…

Retrouvez le roman chez votre libraire ou en ligne.

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Toutes ces choses qu’on n’a jamais faites, Kristan Higgins

Je remercie les éditions HarperCollins pour m’avoir permis de découvrir Toutes ces choses qu’on n’a jamais faites de Kristan Higgins.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La personnalité n’est pas une question de poids.

Avant de mourir, la jeune Emerson, obèse morbide gravement malade, remet une enveloppe à ses deux meilleures amies Marley et Georgia, 34 ans, et leur fait promettre de suivre ses instructions. Elles découvrent qu’il s’agit de «  La liste de choses à faire quand elles seraient minces  », rédigée à 18 ans au camp d’amaigrissement où elles avaient formé leur trio.
Décidées à relever le défi lancé par leur défunte amie, les deux jeunes femmes vont devoir apprendre à surmonter leurs peurs et leurs complexes. Marley parviendra-t-elle à se délester de la culpabilité qui la ronge depuis la mort de sa sœur jumelle  ? Georgia saura-t-elle trouver les ressources pour s’opposer à sa famille qui ne cesse de la rabaisser  ? Munies de leur to-do list, elles sont prêtes à tout  oser  !

HarperCollins (2 mai 2019) – 528 pages – Broché (19,90€) – Ebook (12,99€)
Traduction : Alexandra Herscovici-Schiller

AVIS

Attirée par la promesse d’une lecture parfaite pour l’été, il n’y a qu’à voir ce jaune soleil pétant sur la couverture, j’ai lu avec plaisir cette comédie romantique aux allures de feel-good qui m’a permis de passer un très bon moment de lecture.

Centré autour de l’amitié et de cette difficulté à accepter son corps dans une société formatée et peu encline à tolérer la différence, a fortiori quand celle-ci saute aux yeux, ce récit est celui de trois amies dont le poids a trop longtemps dirigé leur vie. Il y a la regrettée Emerson que l’on apprend à connaître à travers des pages de son journal intime dans lequel elle s’adresse à une vision fantasmée d’elle-même, Marley, une cuisinière qui régale ses clients de ses petits plats livrés tout droit dans leur cuisine, et Georgia, une ancienne avocate bardée de diplômes qui a préféré tout plaquer, mari compris, pour se reconvertir en une maîtresse de maternelle très appréciée par les bambins.

Marley et Georgia accourent au chevet de leur amie Emerson qui a glissé, sans qu’elles ne s’en rendent compte, vers l’obésité morbide. Une situation qui ne se terminera hélas pas bien pour cette femme si gentille et ouverte d’esprit, mais qui marquera le début d’une nouvelle aventure pour ses deux meilleures amies. Marley et Georgia lui ont ainsi promis de cocher une à une les cases de cette « liste des choses à faire quand elles seraient minces« , rédigée lors de leur séjour dans un camp d’amaigrissement.

Chapitre après chapitre, on suit les deux trentenaires qui font de leur mieux pour tenir leur promesse : se faire offrir un verre par un bel inconnu, manger un dessert en public, s’habiller dans un magasin normal… Des petites choses anodines pour le commun des mortels, mais qui le sont beaucoup moins pour des personnes qui ont subi depuis des années le poids de la société, ces regards en biais, ces insultes méchantes et gratuites, ces piques sournoises, ces jugements de valeur sous fond de préjugés idiots, ces discriminations quotidiennes, ces violences médicales…

Le surpoids a donc impacté de manière plus ou moins importante et dramatique la vie des membres du trio même si Marley a appris à s’accepter et à ne pas chercher à tout prix à coller à l’image de la femme parfaite. Il faut dire qu’elle a la chance d’avoir grandi au sein d’une famille bienveillante et soudée qui l’a entourée d’amour depuis son enfance. Sportive (merci à l’autrice de casser le préjugé du gros allergique à l’effort physique), faisant un métier qu’elle adore, entourée de personnes adorables, Marley aimerait maintenant pouvoir goûter au bonheur d’une vie à deux avec un homme. Il y a bien le collègue pompier et beau gosse de son frère dont elle est terriblement amoureuse, mais les choses ne semblent pas avancer, leur relation se cantonnant à quelques rares incartades nocturnes…

Il va donc lui falloir se contenter de Will, un client peu causant, voire cassant, qui reste cloitré chez lui, comme seule présence masculine dans sa vie. Mais celui-ci est-il réellement antipathique ou, comme Marley, a-t-il ses propres blessures qu’il essaie, tant bien que mal, de surmonter ? Marley, toujours affectée par cette perte remontant à son enfance qui lui vrille parfois le cœur, pourrait trouver en Will bien plus qu’un client fidèle et taiseux… C’est un peu frustrant de ne pas pouvoir en dire plus, mais j’ai apprécié les thèmes abordés par l’autrice à travers ce personnage même s’il y a un événement qui m’a un peu moins convaincue, voire gênée, car les choses sont bien plus complexes que ce que l’autrice laisse entendre.

Georgia, quant à elle, a beaucoup plus de mal que Marley à faire table rase des blessures du passé et à accepter son corps qui s’est pourtant, au fil des années, nettement affiné au point de renouer avec les normes de la société. Entre vision déformée de son corps et troubles alimentaires, son rapport à la nourriture reste donc compliqué, ce qui n’est pas étonnant si l’on considère le comportement de sa mère qui ne la considère que sous le prisme de son tour de taille, et de son frère, un homme odieux ouvertement grossophobe. Il y a heureusement des personnes adorables dans sa famille comme son père et sa nouvelle famille, et surtout son neveu Mason, un adolescent assez solitaire, mais très touchant.

Si j’ai regretté le côté peut-être un peu trop caricatural de la mère et du frère, j’ai adoré Mason, sa gentillesse, son ouverture d’esprit, sa fragilité… Le neveu et la tante sont franchement attendrissants ! Cela demandera beaucoup de volonté, de force pour aller à l’encontre de certains schémas de pensées et de pensées limitantes, mais en s’entraidant avec bienveillance, Georgia et Mason arriveront, petit à petit, et main dans la main, à se réapproprier leur corps et leur vie.

Grâce à l’alternance des points de vue et la présence de nombreux dialogues, ce roman se lit très vite d’autant que l’écriture de l’autrice est simple et dynamique. Malgré la dureté de certains thèmes abordés (le deuil, les phobies, l’acceptation de soi, l’intolérance et la grossophobie, les troubles alimentaires, les conséquences d’une éducation défaillante, la difficulté de surmonter certains événements traumatiques…), le tout forme un roman empli de légèreté, de rires et de sourires, de beaux moments, d’émotions, d’espoir, d’amitié, d’amour, de gentillesse, de tendresse, de tolérance… De page en page, on suit avec un plaisir fou ces femmes qui se dévoilent dans toute leur simplicité et leur humanité. Elles ne sont pas exemptes de défauts tombant parfois à leur tour dans le jugement et les préjugés, mais elles sont touchantes, drôles, et pourraient être vous ou moi, votre meilleure amie, votre sœur, votre cousine…

Pour ma part, ancienne obèse, je n’ai pu que me reconnaître un peu dans Emerson, Georgia et Marley. J’ai parfois ressenti, dans le passé, les mêmes choses qu’elles, vécu des situations similaires et notamment certaines de ces humiliations dont le cœur, le corps et l’esprit gardent à jamais les traces. Mais plus que cette empathie pour les personnages, c’est le message de tolérance et d’acceptation de soi qui a rendu ma lecture si riche et intense. Un poids et une taille de vêtement ne définiront jamais une personne ni sa capacité à être heureuse. Une belle et brutale réalité qui finira par frapper Georgia de plein fouet et qui la poussera à tenter de renouer avec un pan, ou plutôt une personne de son passé, qui lui proposait ce qu’elle ne s’était jamais accordée, de l’amour.

En conclusion, si vous avez envie d’une comédie romantique portée par des protagonistes terriblement attachants qui, tout en parlant de sujets importants, arrive à porter un message de tolérance et à vous offrir un moment de lecture léger et agréable, ce roman est fait pour vous. Au programme, rires, amitié, amour, seconde chance et acceptation de soi !

Retrouvez le roman sur le site des éditions HarperCollins.

Space Battle Lunchtime, tome 1 : Lumières, caméra, miamction ! , Natalie Riess

Space Battle Lunchtime, tome 1 : Lumières, caméra, miamction ! , Natalie Riess

Je remercie Babelio et les éditions Kinaye de m’avoir permis de découvrir Space Battle Lunchtime de Natalie Riess.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Space Battle Lunchtime est un show culinaire ultra populaire diffusé jusqu’aux confins de l’univers et sa nouvelle saison est sur le point de commencer ! Quand l’un des chefs sélectionnés jette l’éponge à la dernière minute, une apprentie pâtissière terrienne, Peony, se voit offrir la chance de le remplacer et de concourir pour la notoriété, la gloire et un prix de 20 000 Solarbucks. Elle doit simplement impressionner les juges aliens et battre les cinq autres chefs sélectionnés (aussi des aliens !) : la mystérieuse Neptunia, le sournois Melonhead, l’intimidant Jacques, la féroce Owline, et le robuste Meatabax.

Coincée entre des concurrents déloyaux et des ingrédients inconnus, Peony va devoir tout donner. Est-elle prête à surmonter le monde impitoyable de la cuisine intergalactique, ou s’est-elle surestimée ?

Éditions Kinaye (15 février 2019) – 120 pages – 13,50€
Traduction : Romain Galand – Série en 2 tomes

AVIS

MasterChef n’a pas de secret pour vous et vous adorez les émissions culinaires mettant en compétition différents candidats sous l’œil plus ou moins bienveillant des caméras et des téléspectateurs ? Space Battle Lunchtime  va vous plaire !

Dans un décor de science-fiction qui s’impose de lui-même, Natalie Riess nous propose une parodie colorée et bien barrée de ces shows culinaires qui ont le vent en poupe. Sauf qu’ici, le studio de télévision ne se situe pas sur terre, mais dans l’espace ! Place aux aliens dont l’apparence, en plus d’être bigrement originale, varie énormément d’un individu à l’autre…

Il en faut heureusement bien plus pour perturber Peony, l’outsider du show. Cette jeune terrienne, qui ignorait il y a encore peu l’existence d’autres peuples dans l’univers, va se retrouver brutalement propulsée sur le devant de la scène. Choisie au pied levé par un (mal)heureux concours de circonstances pour remplacer une candidate qui a déclaré forfait, elle va devoir affronter, dans une compétition sans pitié, cinq autres chefs. Je vous laisserai le plaisir de les découvrir, mais je peux vous dire que l’autrice nous offre une galerie de personnages hauts en couleur. Très différents les uns des autres, chaque participant a pourtant sa petite spécificité qui le rend unique et plutôt mémorable. À cet égard, j’ai adoré le choix des noms qui ne devrait pas manquer de vous faire sourire.

Certains protagonistes sortent évidemment du lot, mais je confesserai avoir été plus particulièrement touchée par l’un d’entre eux dont on devine une grande gentillesse derrière une apparente froideur. À l’inverse, l’un des chefs, qui ne va pas apprécier de trouver en Peony une concurrente sérieuse, se révèlera très vite antipathique et assez fourbe. Entre les coups bas, le manque de fair-play évident qui règne sur le plateau, la découverte des ingrédients et des appareils de cuisson extraterrestres, Peony devra faire preuve de combativité, de pugnacité, de débrouillardise et de créativité pour ne pas se faire évincer du show. La jeune fille ne devrait d’ailleurs pas manquer de vous épater par sa capacité à se dépasser et à ne jamais baisser les bras devant les difficultés qui se dressent sur son chemin.

Nous sommes dans une BD jeunesse et cela se ressent dans la mise en place de l’intrigue qui se fait très rapidement, l’autrice ne se perdant pas dans des détails inutiles ou laborieux. Un sens de la concision qui permet de s’immerger immédiatement, ou presque, dans l’histoire puisqu’on ne se pose pas de question. Comme Peony, on accepte sans sourciller l’existence des aliens qui semblent finalement plutôt humains, du moins au niveau des émotions (joie, peine, jalousie, méchanceté, envie…). Ne reste alors plus aux lecteurs/spectateurs qu’à savourer et découvrir avec amusement les différentes péripéties qui s’enchaînent à une vitesse folle.

Le rythme de ce comics plein d’humour et de légèreté devrait séduire les jeunes lecteurs d’autant que le texte concis, mais toujours percutant, apporte fluidité et dynamisme. Deux points renforcés par un découpage audacieux de l’intrigue qui souligne à merveille les événements forts du show et de ses coulisses. L’autrice inclue également, à chaque début de chapitre, un petit récapitulatif du précédent. Un joli clin d’œil à ce procédé utilisé à la télé et dans les séries qui présente aussi l’avantage de synthétiser l’action, ce qui en fonction de l’âge du lecteur, peut toujours être utile.

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Le lecteur ainsi guidé dans sa lecture pourra en admirer l’esthétique : couleurs vives, festives et pleines de peps, dessins tout en rondeur, expressivité des visages et des expressions corporelles… N’oublions pas non plus le très beau travail éditorial réalisé par la maison d’édition avec des couleurs lumineuses, un papier épais très agréable au toucher, des bonus (croquis, un making of…), une couverture souple facilitant la prise en main…

 

Quant à la fin, elle est à l’image de ce premier tome : explosive ! Attendez-vous donc à un retournement de situation qui ne pourra que vous donner envie de vous jeter sur la suite. Bonne nouvelle, elle devrait être disponible dès juin.

En conclusion, ancré d’un univers de science-fiction coloré et lumineux, Space Battle Lunchtime est une histoire savoureuse et pleine d’humour qui fait une large place à la cuisine, à l’amitié, aux rivalités, et qui n’est pas dénuée de tension ni de suspense. Si vous aimez les shows culinaires où l’esprit de compétition règne et/ou les héroïnes attachantes, passionnées, tenaces et courageuses qui vont jusqu’au bout de leurs rêves, ce comics est fait pour vous.

Retrouvez l’ouvrage sur le site des éditions Kinaye

In My Mailbox #84

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


ACHAT NEUF

Je n’achète quasiment jamais de livres de cuisine à l’exception de ceux de Marie Chioca dont les recettes sont souvent à IG bas, un principe que j’applique dans mon alimentation suite à un petit problème endocrinologique. Ne prenant pas de goûters, ce livre me servira surtout pour mes neveux et nièces et M., un grand gourmand qui adore tout ce qui est sucré.

La pause sucrée à l’heure du goûter, c’est O-BLI-GA-TOI-RE ! C’est l’heure où le corps a besoin de sucre et l’utilise au mieux. Les enfants ne s’y trompent pas et sont les premiers à réclamer ce moment gourmand. Les adultes ont aussi tout intérêt à l’adopter pour ne pas succomber au fatal grignotage de la fin de journée, mauvais pour la silhouette et la santé. Attention toutefois, ce n’est pas de biscuits industriels trop sucrés et suremballés dont nous avons besoin, mais de goûters sains et équilibrés, élaborés à partir de farines et sucres non raffinés, de fruits frais ou secs, de chocolat noir… Vous trouverez dans cet ouvrage 50 recettes de goûters bio pour tous les jours, faciles et rapides à préparer, idéales à mettre en oeuvre dans une vie quotidienne bien remplie. L’auteure y dévoile en particulier ses secrets pour préparer des gâteaux « express » en tranches, en barres, en tuiles, en triangles, à l’avance ou au dernier moment. A vous les cookies coco-choco, les sablés aux noix, les madeleines à découper, mais aussi la tartinade provençale, le « crunchy » amandes-spéculoos, ou encore les classiques revisités comme les gaufres de Liège au chocolat, les tranches napolitaines ou les petits-beurres fourrés au chocolat… Quelques idées de boissons délicieuses accompagneront le tout, pour faire de cet instant le meilleur moment de la journée, pour les petits comme pour les grands !

Pour vous donner un ordre d’idée de ce que vous pourrez trouver comme type de recettes dans les livres de l’autrice, je vous invite à consulter son excellent site : Saines gourmandises.

ACHATS D’OCCASION

  • Zodiac Legacy tome 1 : ayant le tome 2 dans ma PAL, j’ai sauté sur le tome 1 quand je l’ai trouvé d’occasion.

Quand douze superpouvoirs sont lâchés sur le monde, un jeune américain du nom de Steven se trouve embarqué dans une épique course-poursuite. Il aura à maîtriser d’étranges pouvoirs, semer de dangereux mercenaires, et percer le mystère du Zodiac…

  • The person controller de David Baddel :

Fred and Ellie are twins. But not identical (because that’s impossible for a boy and a girl). They do like all the same things, though. Especially video games. Which they are very good at. They aren’t that good, however, at much else – like, for example, football, or dealing with the school bullies.

Then, they meet the Mystery Man, who sends them a video game controller, which doesn’t look like any other controller they’ve ever seen. And it doesn’t control any of their usual games. When the twins find out what it does control, though, it seems like the answer to all their problems. And the key to all their wildest dreams. At least it seems like that…

  • The Name of The Wind de Patrick Rothfuss dans sa version collector :

The Name of the Wind: 10th Anniversary Deluxe Edition (Kingkiller Chronicle, Band 1)

This deluxe, illustrated edition celebrates the New York Times-bestselling series, The Kingkiller Chronicle—a masterful epic fantasy saga that has inspired readers worldwide.

This anniversary hardcover includes more than 50 pages of extra content!
• Beautiful, iconic cover by artist Sam Weber and designer Paul Buckley
• Gorgeous, never-before-seen illustrations by artist Dan Dos Santos
• Detailed and updated world map by artist Nate Taylor
• Brand-new author’s note
• Appendix detailing calendar system and currencies
• Pronunciation guide of names and places

My name is Kvothe.

I have stolen princesses back from sleeping barrow kings. I burned down the town of Trebon. I have spent the night with Felurian and left with both my sanity and my life. I was expelled from the University at a younger age than most people are allowed in. I tread paths by moonlight that others fear to speak of during day. I have talked to Gods, loved women, and written songs that make the minstrels weep.

You may have heard of me.

So begins a tale unequaled in fantasy literature—the story of a hero told in his own voice. It is a tale of sorrow, a tale of survival, a tale of one man’s search for meaning in his universe, and how that search, and the indomitable will that drove it, gave birth to a legend.

EBOOKS

  • Le vol des âmes de Kim Richardson :

Le Vol des Âmes (Les Chroniques de l’Horizon t. 1) par [Richardson, Kim] Alexa a de gros ennuis. Elle est morte.

Le problème, c’est qu’au lieu de retourner auprès de son créateur, elle débarque dans la Légion des anges gardiens, un groupe secret destiné à protéger les âmes des mortels contre les démons.
La vie d’Alexa prend un tournant aussi palpitant que terrifiant quand, renvoyée dans le monde mortel pour enquêter sur une série de meurtres et de disparitions d’âmes, elle se fait attaquer par un démon. Mais les démons sont-ils vraiment responsables de ces crimes ? Ou s’agit-il de tout autre chose ?

Pour ne rien arranger, une ombre maléfique et immémoriale menace le monde, et avec elle une force plus terrible et destructrice que les mortels n’en ont jamais connu. Alexa trouvera-t-elle un moyen de l’arrêter ou le monde des humains sera-t-il à jamais condamné ?

Roman fantastique redoutablement haletant, rempli d’aventure, d’intrigues et d’amour, le monde foisonnant du Vol des Âmes est parfait pour les fans de The Mortal Instruments.

  • Ashes of the Fall de Nicholas Erik :

Ashes of the Fall (The Remnants Trilogy Book 1) (English Edition) par [Erik, Nicholas]

In the year 2048, the crumbling remnants of western North America are suddenly buried in ash, weakening the grip of the brutal dictatorship. A factional landscape springs from the ashes, con man Luke Stokes artfully navigating the clash.

But he can’t remain above the fray for long, as each faction seeks the truth from Luke regarding his murdered brother’s final project. A neural-interface technology that will forever shift the fragile balance of the ashen plains.

With the true believers, desert nomads, survivalists and existing regime closing in, Luke must delve deeper into his genius brother’s secrets. And the truth about his last project will dramatically alter the remnants of civilization.

Because the fall isn’t always the end – sometimes, it’s only the beginning.

  • Apprentice Quest de Jim Hodgson :

Apprentice Quest (Ozel the Wizard Book 1) (English Edition) par [Hodgson, Jim]

A hopeful orphan. An incredible wizard. One boy must do the impossible to change his life forever…

Ozel wonders if he’ll ever escape his angry, fat caretaker. As the orphan hopes for a better future, a mysterious wizard gives him the gift of an apprenticeship and some unbelievable magic. But when Ozel discovers he’s the lone heir to a massive fortune, he’ll need more than a few spells to claim it.

After learning his portly caretaker plans to steal the money first, Ozel races through a forest of blacksmiths, witches, and even the undead to protect his birthright. If he survives the treacherous Tangul forest, the orphan and his wizard may just have to stop a twisted mage to go from zero to wealthy hero.

Apprentice Quest is a young adult fantasy novel full of action and humor. If you like powerful wizards, twists and turns, and coming-of-age tales, then you’ll love Jim Hodgson’s worthy successor to the magical genre.

SERVICES DE PRESSE

  • Cœur de Menhir : Les nouveaux druides d’Adrien Hortemel : quand l’auteur m’a proposé ce tome 2, j’ai accepté tout de suite ayant bien aimé le tome 1. Et puis Adrien est un auteur qui montre un vrai respect pour les blogueurs, ce qui n’est pas toujours le cas. Je ne peux donc que vous inviter à suivre son travail que vous découvrirez, entre autres, sur son site dédié à sa série Cœur de Menhir.

couverture tome 2 du livre fantasy Cœur de menhir

  • Le rêve de Chat Taigne de Colline Hoarau (Évidence Éditions)

Le rêve de chat Teigne: (Adapté aux lecteurs dyslexiques) par [Hoarau, Colline]

Chat Taigne est le compagnon quotidien de Clémentine. Heureusement qu’il est là lorsque Colin, le marin, s’en va de par les océans. Il a un rêve secret, en voyant chaque jour, les enfants passer devant la fenêtre. Les accompagner vers l’école. Pourra-t-il réaliser son rêve ? Que vont devenir ses maîtres ? Restera-t-il seul ?

Chat Taigne n’a pas fini de nous étonner !

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

À la table du Roi Soleil – Récit et recettes, Marie et Françoise De La Forest

A la table du Roi Soleil

Je remercie les Éditions du Rêve de m’avoir permis de découvrir ce magnifique ouvrage.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sous le règne de Louis XIV, en plus des arts, de l’architecture, des jardins, de la musique, s’est développée la grande cuisine française. C’est à cette naissance de la gastronomie et surtout à la découverte de l’incroyable organisation de la vie gourmande de Versailles au Grand Siècle que nous invitons le lecteur. Un ballet fourmillant, des anecdotes incroyables, les secrets de la gourmandise du Roi Soleil…

En plus du récit et des anecdotes, 25 recettes magnifiquement illustrées viennent illuminer l’ouvrage, elles sont évidemment adaptées au goût du jour et feront le bonheur de celles et ceux, nombreux, qui aiment cuisiner et recevoir leurs amis avec des recettes originales.

Le livre s’adresse aux passionnés d’histoire, aux amoureux de la cuisine, à tous ceux (comme les très nombreux visiteurs de Versailles) qui sont fascinés par le règne du Roi Soleil.

  • Relié: 160 pages
  • Editeur : Éditions du Rêve (16 novembre 2017)
  • Prix : 35€
  • Illustrations : Bastien Soria

AVIS

Se cultiver tout en découvrant les joies de la table et le plaisir d’avoir en main un magnifique ouvrage, c’est un peu le pari fou et audacieux que se sont lancées Les Éditions du Rêve. Un pari réussi haut la main !

Avant d’attaquer la lecture, ce qui frappe, c’est le soin apporté au travail d’édition : format relié, couverture en cuir, signet pour marquer sa page, illustrations en couleurs donnant l’impression de plonger son regard dans de très beaux tableaux, papier très épais… Plus qu’un livre, c’est un petit bijou qui vous est ici proposé ! Ce n’est donc qu’après avoir pris le temps d’admirer la forme que je suis passée au fond qui, je peux d’ores et déjà vous le dire, est à la hauteur de mes attentes.

Difficile de dissocier le Roi Soleil de Versailles et de sa cour constituée de la haute noblesse française que ce roi, qui stimule toujours autant l’imaginaire collectif, aimait à garder à portée de main et, surtout, d’œil. Cour gargantuesque, à l’image de l’appétit du roi, qu’une véritable armée de 1500 personnes veillait à nourrir ! Il faut dire que témoignage de la puissance du roi, de sa richesse et de son pouvoir politique, la cuisine n’était pas un domaine avec lequel on badinait. Le personnel de cuisine, toujours masculin d’ailleurs, travaillait donc d’arrache-pied pour nourrir les appétits de ceux qui avaient la chance de profiter des largesses de la cour…

C’est avec simplicité et un véritable sens de l’immersion que les autrices nous entraînent dans les entrailles de la vie gourmande de Versailles. Des métiers de bouche, parfois très originaux, en passant par les nouveaux mets en vogue à la cour, certains comme le chocolat pouvant susciter quelques âpres débats, elles nous offrent une plongée passionnante dans ce Versailles qui a fait et fait toujours autant rêver. On a ainsi presque l’impression d’assister à ces réceptions où chaque détail était pensé et millimétré, un maître d’hôtel allant jusqu’à établir un croquis avec la place exacte de chacun des mets servis ! Et l’on s’imagine sans peine tous ces nobles, attirés par la promesse de bons mets et de la proximité du roi, devoir se plier aux règles très strictes de l’étiquette. Une nécessite d’autant plus grande que chaque mauvais pas avait toutes les chances d’être saisi au vol avant de faire le tour de la cour. Alors tant pis si ce mets posé à l’autre bout de la table vous tentait, il ne fallait pas faire la fine bouche et vous rabattre sur l’une des merveilles posée près de vous…

Victime parfois de cette étiquette écrasante, cela n’empêchait nullement le Roi Soleil de déguster, en petit ou grand comité, ses mets favoris (fraises, petits pois, glaces…) qu’il avait la chance, pour certains, de trouver dans son fabuleux potager qui avait de quoi faire rêver plus d’un gourmand. C’est que Jean-Baptiste La Quintinie, que rien ne destinait à devenir un brillant jardinier et agronome en avance sur son temps, a su offrir au roi un potager à la hauteur de sa magnificence. Un potager qui a su d’ailleurs traverser le temps puisqu’il est toujours possible d’acheter des fruits et légumes issus du Potager du Roi !

De petites confidences sur les goûts et habitudes culinaires du roi en détails sur la fourmilière que fut Versailles, les autrices arrivent à humaniser un roi et une cour parfois fantasmés. Elles retranscrivent également à merveille la place prise par la gastronomie sous le règne du Roi Soleil. Difficile ainsi d’imaginer à quel point son appétence pour tel ou tel aliment pouvait très vite se transformer en phénomène de mode ! Mais il est encore plus étonnant de voir comment ce roi a su transformer un instrument de plaisir comme la gastronomie en véritable enjeu politique destiné à affirmer son pouvoir, son autorité et sa richesse ; une démonstration de grandeur autant à destination de la cour que du peuple ou des puissances étrangères. Alors derrière le grandiose des repas de la cour se cachait tout autant l’art de la table que l’art de la guerre ou plus justement, l’art de la paix. Qui règne sur sa table, règne sur son royaume semblant être l’un des leitmotivs du Roi Soleil…

Au-delà des anecdotes historiques, À la table du Roi Soleil, c’est aussi un livre de cuisine qui vous propose 35 recettes, certaines illustrées. Personnellement, c’est un point auquel je suis particulièrement sensible, car en plus du titre ou des ingrédients utilisés, ce sont bien les photos qui me donnent envie de me lancer dans une recette plutôt qu’une autre.

 

À noter que la maison d’édition a veillé à rendre les recettes accessibles que ce soit grâce à des ingrédients facilement trouvables ou à des instructions claires et précises. Quant aux recettes en elles-mêmes, tout le monde devrait y trouver son bonheur, entre plats divers et recettes à la difficulté variable : entrées et salades, recettes de viandes, de poissons et de légumes, sauces, desserts… Vous n’aurez qu’à piocher pour vous concocter un repas sur-mesure qui vous donnera, le temps d’un instant, l’impression de remonter le cours du temps et de vous inviter aux plus grandes tables.

Les recettes sont, en outre, introduites par des citations de différents ouvrages, manière élégante de poursuivre notre découverte de l’histoire de La grande cuisine française. Au programme, vous aurez donc de petits aperçus de textes comme L’Art de bien traiter de L.S.R, Les Délices de la Campagne de Nicolas de Bonnefons, L’art de la cuisine française au XVIIè siècle, Le cuisiner royal de Massialot… Des ouvrages qui sont recensés dans la bibliographie et qui vous permettront de faire de plus amples recherches si le sujet vous intéresse. D’ailleurs, pour les passionnés de l’histoire de la cuisine française, les deux autrices vous offrent un petit aperçu des premiers livres de cuisine…

Article de collection, ouvrage de recettes de luxe ou livre abordant de manière très accessible l’Histoire par la petite histoire ? Une question que l’on ne peut que se poser à la découverte de ce magnifique ouvrage qui finalement est un peu tout cela à la fois. Avec celui-ci, vous découvrirez des points intéressants sur la gastronomie française sous le règne du Roi Soleil tout en admirant de magnifiques illustrations sans oublier de vous pourlécher les babines devant les multiples recettes proposées. À la Table du Roi Soleil, c’est donc avant tout une expérience multi-sensorielle à offrir ou à s’offrir !

Et vous, envie de découvrir À la table du Roi Soleil ?

Retrouvez le livre sur le site des Éditions du Rêve.

L’auberge entre les mondes, Jean-Luc Marcastel

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J’ai tout de suite été attirée par la très jolie couverture de L’auberge entre les mondes publié par Flammarion jeunesse. Mais c’est le thème du Challenge mystère de janvier qui m’a poussée à sortir ce roman jeunesse de ma PAL.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent ; des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans l’ombre ; et il y a cette force qu’il ressent au plus profond de lui… Alors que les mondes s’affrontent, Nathan est le seul à pouvoir réconcilier les hommes et apaiser les conflits.

  • Broché: 253 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Flammarion jeunesse (6 mai 2017)
  • Prix : 12€
  • Autre format : ebook

AVIS

Nathan et son meilleur ami Félix se rendent pour un travail dans l’auberge auvergnate tenue par l’un des intervenants de leur école hôtelière à Toulouse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur arrivée ne se sera pas vraiment de tout repos ni leur séjour d’ailleurs…

Après quelques pages où Nathan, mais pas vraiment le lecteur, doute de la nature magique des événements vécus en début de séjour, il finit par découvrir un univers dont il ne se serait jamais douter de l’existence. Peuplée de créatures étranges et franchement originales, l’auberge recèle, en effet, bien des secrets dont certains sont directement liés au passé de Nathan. Alors qu’il était venu parfaire ses connaissances du monde de l’hôtellerie, ce sont des connaissances et des compétences d’une tout autre nature qui vont s’ouvrir à lui.

J’ai beaucoup aimé l’univers développé par l’auteur et son idée d’un lieu neutre, l’auberge, où peuvent se rencontrer des peuples provenant de différents mondes. Il accorde ainsi une place particulière à la gastronomie qui, d’une certaine manière, permet de pacifier les relations parfois tendues entre deux mondes. Cette place de choix réservée à la nourriture devrait plaire à tous les gourmands qui découvriront d’ailleurs en fin d’ouvrage trois recettes des deux cuistots aux multiples tentacules qui sont derrière les fourneaux de l’auberge. Vous verrez qu’avec ces deux frères, les leçons de cuisine prennent une autre saveur !

Si j’ai aimé l’univers et la plume de l’auteur, c’est bien le sens de l’amitié si présent dans ce roman que j’ai préféré. La relation unissant Nathan et son meilleur ami Félix est en effet très belle. Orphelins et amis depuis leur tendre enfance, ils sont très proches et prêts à tout pour se protéger mutuellement. Les révélations faites en cours de roman sur Félix ne changent rien à cette très belle amitié alors qu’elles auraient pu en pervertir la nature. Un autre personnage prend une certaine place dans l’intrigue, Mademoiselle Fan, une jeune femme à l’apparence revêche qui semble pourtant cacher un bon cœur et quelques secrets. Je n’ai pas réussi à m’attacher à cette dernière même si j’ai apprécié de voir sa carapace se fendre au cours de l’aventure… Encore un peu distante, nul doute qu’elle devrait nouer des liens plus forts avec les deux jeunes hommes dans le deuxième tome que je lirai d’ailleurs avec plaisir.

Porté par une jolie plume aussi haletante qu’immersive, le livre se lit très vite d’autant que l’auteur ne perd pas de temps en détails inutiles. Il explique assez succinctement, mais clairement le rôle essentiel de l’auberge et de l’aubergiste pour maintenir la paix entre les multiples mondes qui coexistent. Il offre, en outre, à ses lecteurs de belles scènes où l’action se fait haletante et le danger omniprésent. Nathan et ses amis devront ainsi faire face des situations périlleuses que seuls leur complicité, leur courage et leur persévérance permettront de surmonter.

En conclusion, après une mise en bouche de quelques pages introduisant un certain mystère, l’auteur passe directement au plat principal avec des scènes où se mêlent suspense, magie et action avant de terminer par un dessert qui vous donnera envie de lire la suite des aventures de Nathan et Félix, deux jeunes hommes fort attachants. Une lecture rapide et rythmée qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes, surtout à ceux qui aiment les histoires se déroulant dans un univers culinaire original.

Et vous, envie de feuilleter ou d’acheter L’auberge entre les mondes de Jean-Luc Marcastel ?

Gâteau roulé à la confiture, kitchenaid

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Après quelques problèmes avec mon four, j’ai profité de son complet « rétablissement » pour confectionner un gâteau qui fait l’unanimité autour de moi : un roulé à la confiture.

J’ai suivi la recette de base que j’ai trouvée dans de nombreux magazines, blogs ou sites Internet comme Marmiton.

Ingrédients :

  • 110 de sucre + 2 sachets de sucre vanillé
  • 125 grammes de farine
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • 4 oeufs : je n’en ai utilisé que 3

La préparation : il existe plusieurs méthode mais j’obtiens de bons résultats avec celle-ci :

  1. Préchauffer votre four à 210°
  2. Séparer les blancs des jaunes.
  3. Monter les blancs en neige, j’ai utilisé mon kitchenaid.
  4. Baisser la vitesse du robot et ajouter le sucre, les œufs, la farine et la levure chimique jusqu’à ce que le mélange soit homogène.
  5. Étaler sur du papier sulfurisé mis sur votre plaque de four ou comme moi, utiliser un tapis en silicone.
  6. Enfourner  8 à 10 minutes en fonction de votre four (8 min avec mon four).
  7. Une fois que le gâteau est cuit, le sortir du four et le retourner sur un torchon humide.
  8. Une fois le gâteau un peu refroidi, étaler la confiture et rouler le gâteau.
  9. Vous pouvez ensuite saupoudrer le gâteau de sucre glace, ajouter des framboises, un coulis de chocolat…

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REMARQUES

Pour ce type de recettes, j’apprécie vraiment mon investissement dans Kit à gâteau roulé Lekue. Il n’est pas indispensable mais il se révèle très pratique. N’hésitez pas à surveiller les promotions puisque j’avais pu le trouver à -50%.

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Et vous, vous aimez les roulés ?

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