Mini-chroniques en pagaille #34

 

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie, illustré par Leire Salaberria (Gallimard Jeunesse)

Couverture Nous sommes tous des féministes, illustré

N’ayant pas encore pris le temps de lire le livre original, j’ai sauté sur cette adaptation graphique destinée à la jeunesse. En s’appuyant, entre autres, sur sa propre expérience, l’autrice revient sur toutes ces situations durant lesquelles elle a été traitée différemment, mise de côté ou ignorée en raison de son genre. Une injustice que l’on ressent pleinement à travers ses mots, a fortiori si l’on est une femme. Car si la situation au Niger n’est pas celle de tous les pays, il y a néanmoins certaines choses auxquelles presque toutes les femmes sont soumises à travers le monde, comme cette injonction au paraître, à la « féminité », à la douceur, à la soumission et à la discrétion. En fonction des cultures, cette injonction est plus ou moins forte, mais elle existe bien.

En plus d’être très accessible, que ce soit grâce à un texte aéré et concis ou à de douces et jolies illustrations, l’intérêt de cet album réside également dans l’accent mis sur l’éducation. L’autrice fait le constat des différences de traitement entre les hommes et les femmes, mais elle n’en demeure pas moins positive quant à la possibilité de faire évoluer les choses. Et cela commence par arrêter de traiter différemment les enfants en fonction de leur sexe, et leur laisser l’occasion de s’exprimer et de faire ce qu’ils souhaitent vraiment, plutôt que de les brimer en fonction de normes culturelles et sociétales profondément injustes. Ceci est d’autant plus important que ces stéréotypes liés au genre nuisent aux femmes, mais également aux hommes, enfermés dans la cage de la « virilité »…

Si la thématique est primordiale et sérieuse, le ton de l’ouvrage n’est pas dénué d’humour, l’autrice n’hésitant pas à s’amuser de tous ces préjugés entourant le mot et le concept de féministe, avant de mieux les déconstruire et d’en montrer l’absurdité. Une féministe peut prôner l’égalité des sexes, mais aimer porter des robes et se maquiller pour se faire plaisir et non faire plaisir…

En bref, voici un livre intéressant et accessible parfait pour entamer un dialogue avec les enfants sur l’égalité des sexes, les stéréotypes et la manière de faire évoluer les choses, parce que Nous sommes tous des féministes !


  • L’Atelier Détectives, tome 1 : Les Mystères de la nuit de Béka et Goalec (Bamboo Édition)

Couverture L'Atelier Détectives, tome 1 : Les Mystères de la nuit

Aimant beaucoup les ouvrages de la maison d’édition, les livres jeunesse et les enquêtes, j’ai tout de suite été intriguée par cette BD. Et je dois dire que je n’ai pas été déçue de ma lecture, bien au contraire.

Jules, Isidore et Lola sont trois amis liés par le même amour des enquêtes, ce qui explique d’ailleurs leur inscription et leur participation à l’Atelier Détectives de leur école. Toujours à la recherche de mystères à résoudre et de pistes à explorer, ils vont se lancer successivement dans trois enquêtes différentes, la première impliquant potentiellement un zombie, la deuxième un dinosaure et la dernière une sorcière !

Courageux et non dénués d’un certain sens de l’observation, nos jeunes héros ne vont pas hésiter à se confronter au danger, bien qu’ils aient une légère tendance à envoyer d’abord Jules au front, à imaginer des hypothèses et à tenter de faire toute la lumière sur les mystères et autres phénomènes surnaturels dont ils ont des échos. Néanmoins, au fil des pages, on se rend compte que les apparences sont bien souvent trompeuses et que nos enquêteurs ont une légère tendance à se laisser déborder par leur imagination !

En plus d’être rythmée et colorée, cette BD ne manquera pas de faire sourire les jeunes et moins jeunes lecteurs, notamment en raison des retournements de situation bien trouvés et diablement amusants. Je ne doute pas que les enfants se régalent des aventures des protagonistes et qu’ils apprécient de mener les enquêtes à leurs côtés. Pour ma part, j’ai adoré me laisser emporter par l’imagination contagieuse et débordante d’Isidore, de Jules et de Lola, trois jeunes enquêteurs pleins d’enthousiasme et liés par une belle amitié. Peut-être que nous avons là de futurs Sherlock Holmes ! Après tout, ils ont déjà le goût du mystère et la loupe…


  • Le mystère de Pouleville d‘Albert Arrayas (Éditions Crackboom !) : je remercie la maison d’édition et NetGalley pour cette lecture.

Couverture Le mystère de Pouleville

Je suis complètement fan de la couverture et du titre qui ne manquent pas d’humour ! Des poules qui vivent comme des coqs en pâte, vous y croyez vous ? Pourtant, c’est bien ce qui se passe à Pouleville, un village où les poules sont mieux traitées que le plus choyé des animaux de compagnie. Pour preuve, elles ont droit à leur propre peignoir quand elles sortent de leur bain. Si ce n’est pas poulettement sympa ça. Mais Pouleville est surtout connu pour son célèbre concours de la Plume d’Or qui récompense chaque année la meilleure poule de l’année. Un sacre très important dans la vie d’une poule.

Malheureusement, l’excitation du concours est quelque peu gâchée quand quelques jours avant qu’il ne démarre, des poules commencent à disparaître de leur chambre en pleine nuit. Et ni les indices relevés ni la surveillance des villageois ne permettent de mettre la main sur le ou la coupable. Il n’en faudra pas plus pour que la sorcière du village décide de mettre au point un plan pour faire toute la lumière sur cette histoire, et permettre à chaque poule de retrouver une certaine tranquillité d’esprit….

Mais cela sera-t-il suffisant pour résoudre le mystère de Pouleville ? Pour le savoir, il vous faudra dévorer cet album jeunesse plein d’humour sans oublier, au passage, de mener votre propre enquête et d’élaborer vos propres hypothèses en vous appuyant sur les indices laissés par le ou la coupable. Mais prenez garde, les apparences sont parfois trompeuses ! Pour ma part, je reconnais m’être laissée complètement surprendre par la fin que j’ai trouvée des plus savoureuses.

Dans tous les cas, j’ai adoré le ton de l’ouvrage, le focus sur un animal que j’aime beaucoup et une enquête pleine de charme qui rappelle que tout ce qui brille n’est pas d’or, et que certains sont prêts à beaucoup pour atteindre leur objectif. Les illustrations colorées et pleines de douceur contribuent également au plaisir que l’on prend à s’immerger à Pouleville.

En bref, si vous aimez les poules, les enquêtes et être surpris, Le mystère de Pouleville est fait pour vous.

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Vous tentent-ils ?

 

Mini-chroniques en pagaille #27

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Le compte à rebours du Père Noël de Kim Thompson, illustré par Elodie Duhameau (Crackboom)

Le compte à rebours du père Noël : 24 histoires avant Noël par Thompson

Aimant beaucoup les calendriers de l’Avent, j’étais curieuse de découvrir cet album jeunesse qui en reprend le principe puisque l’autrice vous propose de découvrir une petite histoire chaque jour. Un joli moyen de faire patienter les enfants jusqu’à Noël et de passer de doux et chaleureux moments en leur compagnie.

Jour après jour, on suit le Père Noël, la Mère Noël et les lutins dans leurs préparatifs de Noël. C’est qu’entre la vérification du traîneau, la lecture des lettres des enfants, l’entraînement du Père Noël pour qu’il soit au meilleur de sa forme le jour J, la fabrication des cadeaux… tout le monde est bien occupé. Il ne faudrait pas décevoir les enfants qui attendent impatiemment leurs cadeaux. Et que les moins sages d’entre eux se rassurent, le Père Noël semble toujours arriver à trouver du bon chez chacun. On n’en attendait pas moins de lui.

Que l’on soit enfant ou adulte, difficile de résister au charme qui se dégage de ce doux album qui respire bon Noël, la bienveillance, la gentillesse et qui n’est pas dénué d’humour, le Père Noël nous régalant de ses expressions plus loufoques les unes que les autres : pastilles en papillotes, mille babouins nains, choucroutes de mammouth… Les illustrations tout en rondeur, pleines de peps et de couleurs ainsi que les larges sourires des personnages contribuent également au plaisir que l’on prend à parcourir ce joli album.

Le compte à rebours du Père Noël illustration

Avec Kim Thompson, Noël se part d’une certaine modernité puisqu’en plus du traditionnel traîneau et des emblématiques rennes, une large place est accordée à des inventions plutôt ingénieuses et parfois amusantes. À côté du GPS que tout le monde connaît, on découvre ainsi le super calculateur de cadeaux ou, encore plus pratique, le poulet robot emballeur !

En bref, voici un album coloré parfait pour faire de chaque jour avant Noël, un petit moment d’amusement et de douceur à partager avec les enfants. 

Je remercie Netgalley et les éditions Crackboom pour cette lecture.


  • Ana Ana – tome 1 : Douce nuit, Alexis Dormal et Dominique Roques (Dargaud)

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Si j’ai déjà lu quelques albums de la série, c’est n’est que récemment que j’ai eu l’occasion de lire le premier tome, Douce nuit. Un titre qui a tout de suite parlé à l’insomniaque en moi… Ana Ana ne veut pas dormir. Non, ce dont elle a très très envie, c’est de lire ! Une envie que nous sommes très nombreux à partager avec elle, je n’en doute pas.

Ses doudous ne partagent néanmoins pas la même passion des livres. Eux, ce qu’ils veulent plus que tout, c’est dormir. Dormir sur leurs deux oreilles, dormir les uns contre les autres, mais surtout, dormir dans le noir et silence ! Les peluches commencent donc à perdre patience, leurs petits stratagèmes pour pousser Ana Ana à dormir ne semblant pas fonctionner. Une situation qui ne devrait pas manquer de rappeler des souvenirs aux parents….

Heureusement, le sommeil finit par gagner la fillette. L’heure de dormir aurait-elle enfin sonné ? Rien n’est moins sûr… J’ai adoré cet album que j’aurais certainement pris plaisir à lire à l’envi quand j’étais enfant puisque comme Ana Ana, lire me semblait bien plus tentant que dormir. Les enfants devraient s’identifier facilement à cette petite fille qui ne manque pas de caractère, mais qui n’en demeure pas moins attachante tout comme ses amies, les peluches. Des peluches au profil varié qui n’hésitent pas à se rebeller, à leur manière…

Quant aux illustrations, elles possèdent une douceur certaine et un charme presque suranné parfait pour un instant de lecture plein de tendresse.

Ana Ana Douce nuit

En bref, Douce nuit est un très bel album plein de douceur qui devrait ravir les amoureux des livres de tout âge et leur donner envie de découvrir les autres aventures d’une fillette à laquelle on s’attache très vite.

Découvrez un extrait sur le site des éditions Dargaud.


  • La pension Moreau, la peur au ventre (tome 2) : Marc Lizano et Benoît Broyart (Éditions de la Gouttière)

La pension Moreau, tome 2 : La peur au ventre par Broyart

La pension Moreau n’est pas une pension comme les autres, car si son but affiché est de remettre les enfants de familles fortunées dans le droit chemin, la vérité est tout autre…

J’attendais avec impatience de retrouver Émile, Paul et les autres qui fomentent une rébellion devant les brimades et sévices que les pensionnaires subissent. Un disque rayé, un rôti assaisonné d’une bien dégoûtante manière… les enfants ont de l’imagination à revendre ! Mais au cours d’une promenade dans la forêt, Émile va faire une surprenante et effroyable découverte qui le poussera à sortir de son mutisme pour avertir ses amis, et plus particulièrement Paul, du danger…

On retrouve dans ce deuxième tome ce que j’avais apprécié dans le premier : une inversion des rôles avec des animaux qui mettent en cage des humains et les tourmentent, de l’humour qui devrait plaire aux enfants, une amitié du genre à la vie à la mort, de l’aventure, des découvertes et des dessins simples, mais très explicites. En tant qu’adulte, j’ai également été sensible à une critique d’un certain capitalisme qui pousse à faire de l’argent et du profit sur le malheur des autres avec un cynisme à toute épreuve.

La fin de l’aventure laissant entrevoir un changement notable dans la vie de nos protagonistes, je suis impatiente de lire la suite et de découvrir les nouvelles épreuves qui attendent notre bande d’amis qui nous apparaît toujours aussi pleine de ressources, débrouillarde et soudée…

AVIS DU PREMIER TOME : Les enfants terribles 

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Vous tentent-ils ?

Mini-chroniques en pagaille #23

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Un certain intérêt pour les flammes de Violette Paquet : nouvelle écrite durant les 24h de la nouvelle avec la consigne d’intégrer un lieu abandonné dans l’histoire.

Un certain intérêt pour les flammes

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais je dois dire que j’ai été très agréablement surprise par la manière dont l’autrice arrive en quelques lignes à poser un décor et à saisir une ambiance. On découvre ainsi Edith, une jeune femme qui ne partage guère le goût des mondanités de sa famille, à commencer par son frère si parfait et si bien apprêté. Alors qu’elle aurait pu passer sa soirée à fumer et à regarder les invités guindés de ses parents « se distraire » et s’échanger des banalités, son attention est très vite attirée par l’une des invités, Alexandrine.

Si la jeune femme a tous les attraits d’une jeune ingénue, il faut parfois se méfier de l’eau qui dort. En faisant sa rencontre, Edith était loin de se douter qu’elle ferait une plongée brûlante et violente dans le passé de sa propre famille. Un passé que les flammes n’auront pas réussi à complètement effacer comme notre jeune héritière l’apprendra à ses dépens… En plus d’une tension qui monte crescendo avec cette impression d’étau qui se resserre et nous prend à la gorge, on appréciera la plume de l’autrice et sa manière bien à elle de brouiller les frontières entre les époques puisque si le récit se déroule de nos jours, il s’en dégage un charme suranné qui nous donne le sentiment d’avoir remonté les couloirs du temps.

Surprenante, immersive et pleine de tension, voici une nouvelle que je ne peux que vous conseiller et qui devrait vous surprendre par la tournure cauchemardesque qu’elle prend. Claustrophobes s’abstenir !

Lire la nouvelle en ligne ou la télécharger sur le site de l’autrice

  • La pension Moreau – les enfants terribles de Marc Lizano et Benoît Broyart : (Éditions de la Gouttière) :

Emile est un jeune garçon souvent perdu dans son monde intérieur. Il adore dessiner, griffonner, croquer, au grand dam de ses parents. Désespérés, ces derniers décident de l’envoyer à la Pension Moreau, un lieu de vie accueillant des enfants  » difficiles « . Pour être accepté, il suffit simplement d’avoir le porte-monnaie bien garni… Emile fait la connaissance de Paul, Jeanne et Victor, des pensionnaires qui ont subi le joug des différents professeurs. Peu à peu, la pension prend des allures de pénitencier et révèle sa vraie nature à Emile. L’entraide est de mise entre les camarades afin de supporter les humiliations et les mauvais traitements, mais pendant combien de temps vont-ils accepter ce régime ? Qu’ont-ils fait pour mériter cela ?

La pension Moreau est censée être un endroit pour éduquer et venir à bout des velléités de rébellion d’enfants difficiles appartenant à des familles fortunées. Il s’agit en fait d’un établissement lugubre tenu par un horrible directeur qui n’hésite pas à prôner l’humiliation et l’enfermement pour obtenir le respect et l’obéissance des enfants.

Sous fond de maltraitance infantile, on suit donc avec curiosité et un certain dégoût cette histoire mélangeant avec efficacité humains et animaux. Les humains étant les détenus et les animaux, les bourreaux de ces enfants que l’on ne peut que prendre en pitié. On se demande d’ailleurs ce qu’a bien pu faire le calme et gentil Emile pour finir dans cet horrible endroit. Certes, il a dû mal à communiquer autrement que par ses dessins, mais est-ce là un motif suffisant pour que des parents se séparent définitivement de leur enfant ?

Heureusement, le garçon va se faire des amis qui l’aideront à supporter un quotidien difficile autant physiquement que psychologiquement. Si Emile ne parle pas beaucoup, il n’en demeure pas moins touchant, notamment par sa gentillesse et sa manière très personnelle de se lier aux autres. Ses dessins sont pour lui son exutoire et l’on sent que derrière chacun d’entre eux, c’est une partie de lui-même qu’il pose sur le papier.

Entre brimades et jolis moments d’amitié et d’entraide, Emile va devoir faire face à sa nouvelle vie au sein d’une pension sur laquelle plane encore un certain mystère. Ce qui est certain, en revanche, c’est que la situation risque d’exploser, certains élèves ne semblant pas prêts à baisser les bras devant la violence et les injustices qu’ils subissent au quotidien…

  • Mon grand frère et moi de Taghreed Najjar et Maya Fidawi

Aloush est le plus jeune de sa famille. Il est très proche de son grand frère, Ramez, qui est son idole.
Chaque jour, en se rendant à son travail, Ramez dépose Aloush à l’école. Il l’emmène jouer au basketball, le conduit au cinéma, et lui permet même de regarder le soccer avec ses amis. Mais soudainement, Ramez n’a plus de temps pour son petit frère : il est amoureux !
Aloush se sent délaissé et contrarié et essaie de se débarasser de cette « menace » en réalisant une série de farces. Aloush réussira-t-il à récupérer son frère
?

Crackboom (20 juin 2019) – 32 pages – 9,90€

Pas facile pour Aloush que son grand frère Ramez, dont il est très proche, se détourne de lui. Alors qu’ils passaient beaucoup de temps ensemble et multipliaient les activités,  Ramez prend ainsi ses distances ! La raison de ce changement de comportement : l’amour.

Des sentiments, certes très humains, mais qui laissent Aloush, encore très jeune, bien indifférent. Lui, ce qu’il comprend, c’est qu’une intruse est en train de lui voler son grand frère adoré. Une seule solution, s’en débarrasser ! Et pour ce faire, le garçon a tout un arsenal d’idées qu’il n’hésite pas à mettre en œuvre. Mais cette jeune femme représente-t-elle vraiment une menace pour Aloush et sa relation avec son frère ?

À travers ce court et sympathique ouvrage, sont abordés avec justesse et beaucoup de sensibilité des thèmes comme la fraternité, mais également la jalousie et l’importance d’accueillir et d’accompagner ce sentiment. Chose qu’a su parfaitement faire l’intruse qui, de fil en aiguille, deviendra Dimas, la sympathique fiancée d’un grand frère peut-être moins disponible, mais qui aime toujours autant son petit frère.

En bref, voici un joli album jeunesse sur la fraternité, la jalousie et la nécessité de rassurer un enfant sur le fait que l’arrivée d’une nouvelle personne dans sa vie ne menace nullement l’importance des relations déjà existantes.

Merci à NetGalley et aux éditions Crackboom pour cette lecture.

Et vous, connaissez-vous ces titres ?
Certains vous tentent-ils ?

Journal d’un ogre, Valeria Dávila and Mónica López

Je suis inscrite sur NetGalley, mais lisant peu en numérique, je n’ai encore jamais sollicité de titre. Adorant les contes et les créatures fantastiques, j’ai néanmoins sauté sur Journal d’un ogre publié aux éditions Crackboom ! et proposé en lecture libre. Je remercie donc le site et la maison d’édition pour ce sympathique moment de lecture et de détente.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Le monde des ogres est en péril et leurs secrets pourraient disparaître avec eux. Ce journal d’un ogre lève le voile sur bien des mystères de leur vie monstrueuse : les fameux combats de massue, les cours de d’éructations et de crachats. Il est même question de la rumeur voulant que les ogres portent le même pantalon toute leur vie… Une lecture qui changera ta perception des ogres pour toujours!

«Mon cher journal,
C’est la fin.
Les ogres ont disparu
Le monde ne va pas bien.»

Parsemée de références aux contes de fées classiques, la collection Cher Journal offre un accès privilégié aux aspirations secrètes de personnages mythiques et souvent pas si sympathiques. De courts textes rythmiques révèlent les rêveries privées et très drôles d’un ogre, d’un monstre, d’une sorcière et d’une fée.

  • Relié
  • Editeur : Crackboom (20 septembre 2018)
  • Âge : 3 ans et plus
  • Prix : 5.95€

AVIS

Avec cette chaleur étouffante et écrasante, vous prendrez bien une petite glace à la vermine ?

Comment ça, non ? J’en déduis que vous êtes humain ou que vous faites partie de ces nouveaux ogres qui n’ont d’ogre que le nom ! Un problème que notre protagoniste, un ogre, un vrai, est bien décidé à résoudre. Et pour cela, il a LA solution : ouvrir une école pour apprendre à devenir un ogre à l’image de ceux que l’on a l’habitude de rencontrer dans les contes de fées. Vous savez, ceux qui sont bien moches, puants, idiots, mangeurs d’enfants…

A la lecture de ce petit album, on peut dire que notre ogre a l’étoffe d’un visionnaire. Avec lui, toute une nouvelle génération d’ogres faisant honneur à l’espèce devrait voir le jour ! Devant son enthousiasme, le lecteur ne peut que prendre plaisir à découvrir ce projet qui semble tellement tenir à cœur à cet ogre pur souche qui ne rêve que de saleté et de puanteur.

Aimant beaucoup les ogres, j’ai tout de suite été attirée par ce petit ouvrage jeunesse proposé par une maison d’édition que je ne connaissais pas. Assez court et rapide à lire, cet album devrait plaire aux enfants qui pourront le lire et le relire à l’envi d’autant que la narration simple et enjouée rend la lecture très agréable et, surtout, très drôle.

La mécanique est, en outre, bien rodée : une page avec quelques lignes où notre ogre, scandalisé par le comportement actuel des membres de son espèce, explique ce qu’il apprendrait à ses étudiants et une illustration mettant en scène ses propos. Un duo texte/image qui donne tout son charme à cette histoire toute mignonne, ou pardonnez-moi, bien crado. N’oublions pas que nous parlons ici d’ogres et qu’il ne faudrait pas leur donner de mauvaises idées sous peine d’affronter le courroux de notre directeur d’école autoproclamé.

Les dessins de Laura Aguerrebehere sont colorés, vivants, simples tout en étant assez détaillés pour avoir l’impression de participer aux cours dispensés dans cette école ogresque. Des cours qui sont d’ailleurs empreints d’un certain humour. Sourires garantis donc, et ceci, quel que soit son âge !

En bref, conseillé à partir de 3 ans, nul doute que ce petit album devrait trouver une place de choix dans votre bibliothèque familiale.

Et vous, envie de découvrir Journal d’un ogre ?