Conte d’Ocitarina, Zélie Jumel

Conte d'Ocitarina

Je remercie Évidence éditions de m’avoir permis de découvrir Conte d’Ocitarina de Zélie Jumel qui, en plus d’être autrice, tient le blog Les livres de Zélie.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Jeanne est une coquette princesse de 17 ans, d’Ocitarina, un royaume autosuffisant.
L’Ocitarine, fruit miraculeux est très convoité.
Jeanne est l’Héritière. Une grande charge repose sur ses épaules. Néanmoins, une menace approche.
Trouvera-t-elle qui lui veut du mal avant qu’il ne soit trop tard ?
Trouvera-t-elle autre chose ? L’amitié, l’amour,…
Les apparences sont parfois trompeuses.
La princesse doit faire très attention…

Évidence Éditions – 232 pages – Broché (20€) – Ebook (4,99€)
Illustrations : Corentin Lecorsier 

AVIS

Dans ce joli conte qui, grâce à sa sublime couverture, avait attiré mon attention depuis un moment, nous faisons la connaissance d’une princesse de dix-sept ans, Jeanne, et de son père, un roi apprécié de son peuple sur lequel il veille avec justesse et bonté. Le père et la fille, très proches, ont développé une relation de confiance et de respect. Contrairement à nos souverains européens et à leur tradition des mariages arrangés, le père est donc bien décidé à laisser sa fille choisir son futur époux, le moment venu.

Mais plus préoccupée par les jolies toilettes que le mariage, Jeanne n’en est pas encore à prendre une telle décision bien que l’arrivée d’un nouveau maître tailleur au château, maître Paul, ne la laisse pas indifférente… La princesse apprécie ainsi grandement ce nouveau venu doté d’un physique agréable et d’une conversation intéressante. À défaut de ces voyages dont elle rêve, mais que son protecteur de père lui refuse, Maître Paul lui offre quelques moments d’évasion bienvenus.

Une vie joyeuse et insouciante, bien que parfois un peu frustrante, qui sera menacée par une tentative d’empoisonnement. Devant le danger, le roi va placer sa fille unique sous la surveillance et la protection d’un jeune et courageux soldat, Hector, pour lequel on développe d’emblée une réelle sympathie. En plus d’assurer sa sécurité le plus discrètement et efficacement possible, il développe pour la princesse une grande admiration et une totale dévotion. Sa présence rassurante ne suffira néanmoins pas à éviter un nouvel incident… En attendant que les choses rentrent dans l’ordre, la princesse doit alors assurer un rôle pour lequel elle n’est pas encore prête, celui de reine.

Inquiète à l’idée d’être sur le devant de la scène et de devoir prendre des décisions qui impacteront l’avenir de son royaume, Jeanne sera heureusement épaulée par des personnes, pour la plupart, bienveillantes… Un soutien d’autant plus précieux qu’une question demeure : qui sont ces deux personnes mystérieuses qui complotent contre la princesse et qui essaient, par tous les moyens, de la déstabiliser que ce soit par des attaques directes ou indirectes ? Quel est leur véritable objectif ? Le royaume prospère d’Ocitarina est-il en danger ?

Une série de questions qui apporte un certain suspense même si les adultes ne devraient pas être très surpris par le retournement de situation final. Ce n’est pas gênant en soi, l’autrice arrivant à nous immerger totalement dans son histoire. On prend donc grand plaisir à suivre les différentes péripéties qui s’enchaînent rapidement et à suivre l’évolution de la princesse. Peut-être un peu frivole en tout début de livre, Jeanne prend très vite la mesure de la tâche qui lui incombe, et s’attèle du mieux qu’elle le peut pour être à la hauteur des attentes de son peuple et de son père qu’elle aime beaucoup.

Forte, intelligente et capable de prendre du recul, cette jeune femme offre un joli modèle qui devrait inspirer les enfants, et leur montrer que même quand les obstacles semblent trop grands, il est toujours possible de prendre son destin en main. Les jeunes lecteurs devraient également se sentir proches d’elle, car si elle a du caractère et sait prendre des décisions quand la situation le requiert, elle n’en demeure pas moins très humaine. Comme tout le monde, elle commet des erreurs et peut être aveuglée par les apparences, mais c’est aussi ce qui la fait grandir… 

L’autrice nous offre ici une jolie histoire dans laquelle l’amitié a toute son importance tout comme l’amour, un sentiment auquel la princesse s’éveille doucement. Vous savez probablement que la romance et moi, ce n’est pas le grand amour, mais ici, cela ne m’a pas dérangée. D’une part, nous sommes dans un conte, et le genre se prête à merveille à la naissance des premiers amours, et d’autre part, il n’y a rien de mièvre ou de trop appuyé. Au contraire, j’ai trouvé les personnages très touchants dans la découverte de leurs sentiments, et devant ces émotions, parfois confuses, qui peu à peu les gagnent.

En tant qu’adulte, la fin m’a peut-être semblé un peu rapide et facile sans que cela ne soit dérangeant. J’ai d’ailleurs eu l’impression de replonger dans ces contes qui ont bercé mon enfance et dont je ressortais le sourire aux lèvres et le cœur empli de belles émotions. Je ne doute pas que les enfants prennent beaucoup de plaisir à découvrir cette histoire qui, cerise sur le gâteau, bénéficie de jolies illustrations signées Corentin Lecorsier. En plus du côté esthétique, elles facilitent indéniablement l’immersion dans le récit.

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Quant à la plume de l’autrice, elle devrait plaire à un large public : des enfants, enchantés par son accessibilité, aux adultes qui savoureront sa poésie et sa fluidité. À cet égard, j’ai particulièrement apprécié les descriptions qui, tout en restant synthétiques, sont pleines de poésie. Elles permettent d’ailleurs, au même titre que les illustrations, de se plonger pleinement dans l’histoire et l’univers qui prend vie sous nos yeux.

Mention spéciale pour un personnage à quatre pattes que j’ai adoré et qui, enfant, m’aurait fait fondre au point de me donner envie de lire et relire le livre. En plus de nous attendrir, ce personnage permet à l’autrice de subtilement inculquer l’amour et le respect des animaux de compagnie, sa maîtresse le traitant avec beaucoup de délicatesse.

En conclusion, grâce à un style tout en finesse qui n’en demeure pas moins très accessible, Zélie Jumel réunit petits et grands lecteurs autour de l’amour des contes, des princesses et des belles histoires d’amour et d’amitié ! Bénéficiant de jolies illustrations et auréolé d’un certain mystère, Conte d’Ocitarina vous réserve un très beau moment de lecture dans la lignée des contes de notre enfance, une pointe de modernité en plus. À lire et à relire seul ou en famille !

À noter que dans une volonté affichée de la maison d’édition de rendre la lecture accessible à tous, la police d’écriture est adaptée aux personnes dyslexiques.

Retrouvez le roman sur le site d’Évidence Éditions.

Site de l’autricePage FB de l’autricePage FB de l’illustrateur

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Cendrillon et moi : la belle-mère parle enfin, Danielle Teller

Je remercie les éditions Denoël de m’avoir permis de découvrir Cendrillon et moi de Danielle Teller.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est la marâtre la plus détestée de l’Histoire, celle dont on parle pour faire peur aux enfants désobéissants. Mais qui savait que la belle-mère de Cendrillon s’appelle en réalité Agnès, qu’elle a passé sa jeunesse à trimer comme bonne à tout faire, quelle a dû se battre comme une lionne pour accéder à un monde qui n’est pas le sien, que son époux est alcoolique et que sa belle-fille, petite princesse aux petons si délicats, est en réalité fort capricieuse ? Agnès n’en peut plus des sornettes autour des pantoufles, des princes charmants et des citrouilles. Elle est bien décidée à rétablir la vérité, quitte à égratigner quelque peu la version officielle. Une réécriture ingénieuse et jubilatoire du célèbre conte, qui réussit l’exploit de nous faire aimer un personnage détesté.

Denoël (11 avril 2019) – 400 pages – Broché (22,90€) – Ebook (16,99€)
Traduction : Audrey Coussy

AVIS

Vous pensez tout connaître de l’histoire de Cendrillon, de sa marâtre et de ses deux horribles belles-sœurs ? Détrompez-vous ! Agnès, alias la méchante belle-mère, vous donne sa propre version de l’histoire, une version bien différente de celle communément admise…

Quand nous imaginons Agnès méchante et cruelle, nous la découvrons malmenée par la vie, courageuse et pugnace. Que ce personnage m’a fascinée, émue, remuée… Élevée dans une famille pauvre qui ne peut continuer à subvenir à ses besoins, elle est envoyée très jeune dans un manoir pour assister la lingère. Cette femme fainéante et odieuse, qui abusera de sa position pour l’exploiter, sera, d’une certaine manière, la première personne à lui apprendre la dureté de la vie…

Tout au long du roman, on alterne entre des flash-back durant lesquels nous voyons Agnès grandir et partageons les moments forts de sa vie d’enfant, d’adolescente et d’adulte, et le présent.

En lisant ce roman, je m’attendais à une réécriture de conte légère et empreinte d’humour alors que j’ai découvert un récit plus proche d’une fiction historique que d’une histoire fantastique. Oubliez la fée marraine et sa baguette magique, et entrez plutôt de plain-pied dans cette histoire qui décrit de manière implacable une réalité sociale difficile, celle des pauvres contre les nantis, celle des femmes du peuple qui doivent se battre pour assurer leur survie et protéger le fruit de leurs entrailles, celle des femmes qui ne sont que peu de chose face à un pouvoir religieux écrasant et une société patriarcale qui a vite fait de vous voler tous vos acquis à la mort de votre mari…

On ne peut que se révolter devant les injustices faites à Agnès d’autant que derrière cette œuvre de fiction, se cache une réalité historique qui est d’ailleurs, en partie, toujours d’actualité dans certaines régions du globe. Agnès vit des choses difficiles et révoltantes, mais à aucun moment, nous ne ressentons de pitié pour cette femme. Non parce qu’elle nous est antipathique, bien au contraire, mais parce que c’est une battante qui ne se laisse pas faire, et qui affronte chaque situation et chaque personne avec courage. Intelligente, débrouillarde et déterminée, elle se battra sans relâche pour assurer son avenir et celui de ses deux filles issues d’un mariage malheureux dont elle arrive pourtant à s’accommoder et tirer parti…

Matilda et Charlotte, les deux amours de sa vie, ont également connu leur lot de malheurs. Rendues laides, chacune à leur manière, par les vicissitudes de la vie, elles seront rejetées et moquées alors que derrière leur apparence se cachent un cœur d’or et une grande intelligence. À travers ces deux personnages, l’autrice semble souligner ce culte de l’apparence qui hante le monde depuis tellement longtemps qu’il a imprégné les contes de notre enfance. Quand la laideur est associée à la méchanceté, la beauté est, quant à elle, synonyme de toutes les vertus. Mais est-ce vraiment le cas ?

Les choses ne sont-elles pas bien plus complexes à l’image de cette histoire qui nous permet de voir le mythe de Cendrillon sous un autre jour ? Sous la plume poétique et évocatrice de Danielle Teller, les personnages de ce célèbre conte nous apparaissent bien différents de l’image que nous en avons. Agnès n’est pas cette méchante femme que l’on a tous détestée, et Cendrillon ou Elfida de son vrai nom, aucunement ce parangon de vertu qui aurait été brimé et asservi par sa belle-famille ! Tout ceci n’est que billevesées et rumeurs idiotes dont rien ne semble entraver la propagation…

Ni sorcière pour l’une, ni modèle de perfection pour l’autre, ces deux femmes sont simplement des êtres humains avec leurs défauts et leurs qualités. Agnès se montre parfois maladroite, trop rigide et trop dure avec sa belle-fille pensant agir pour son bien… Quant à Cendrillon, c’est une enfant complexe dont il est difficile de briser la carapace, et qui se révèle capricieuse, habituée à ce que son père alcoolique et défaillant lui passe tous ses caprices. Mais derrière les malentendus, les incompréhensions, et les tensions inhérentes à toute vie de famille, a fortiori d’une famille recomposée, il y a aussi beaucoup de tendresse et d’amour. Le « belle » de belle-mère et de belle-fille finit d’ailleurs par disparaître ne laissant plus qu’une mère et sa fille qui sont passées par des moments difficiles, mais qui ont fini par se trouver.

En conclusion, en prenant le parti de nous offrir une réécriture de conte aux allures de fiction historique, Danielle Teller captive ses lecteurs qu’elle rend témoin privilégié de l’émancipation d’une enfant devenue femme malgré l’adversité. Quand l’imaginaire collectif fait de la belle-mère de Cendrillon et de ses deux filles d’horribles personnes, l’autrice les humanise et nous prouve que derrière chaque histoire, peut se cacher une tout autre réalité.

Feuilletez un extrait du roman sur le site des éditions Denoël.

La Soupe aux cailloux du Père Noël, Lucie Brasseur

Aucun texte alternatif disponible.

Je remercie les éditions Yakabooks et plus particulièrement Lucie Brasseur, co-fondatrice de la maison d’édition et autrice, pour la découverte de La Soupe aux cailloux du Père Noël, et pour la dédicace.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un vieil homme affamé et épuisé passe le pont-levis de l’entrée du village des contes. Les habitants lui claquent la porte aux nez. Sur la place centrale, il rencontre le Loup qui se lamente. Compère Renard a décidé de lui tendre un piège. Ensemble, aidés par les habitants du village, ils vont concocter la plus délicieuse soupe qu’on n’ait jamais goûtée.

La Soupe aux cailloux est un conte traditionnel qui montre comment la débrouillardise, l’initiative et la coopération permettent de sortir de l’embarras. Il illustre le proverbe « Aide-toi et le ciel t’aidera. »Il est aussi connu sous les titres de La Soupe au clou, La Soupe de pierres… La première version connue de ce conte est collectée par Madame Dunoyer dans ses Lettres Historiques et Galantes (1720).

AVIS

Cela fait un petit moment que j’ai ce livre entre les mains, mais j’avais pris soin de le réserver pour le lire durant le Cold Winter Challenge. Une attente quelque peu frustrante, mais fort heureusement compensée par le plaisir que j’ai pris à découvrir ce conte qui véhicule de très belles valeurs.

Un vieil homme entre dans le village des contes. Affamé, il frappe aux portes, mais l’accueil des habitants est loin d’être chaleureux. Un Loup finit tout de même par lui adresser la parole et de fil en aiguille, le vieil homme en vient à faire mijoter une soupe. Mais pas n’importe quelle soupe, une soupe aux cailloux !

Cette soupe que les habitants du village lui avaient refusée, le vieil homme en fait un moyen de rassembler des créatures très différentes les unes des autres. Petit à petit, des êtres de conte qui, dans d’autres circonstances, ne se seraient jamais adressé la parole échangent et coopèrent afin de réaliser la plus délicieuse, crémeuse et savoureuse des soupes.

Adultes et enfants ne pourront qu’être émus devant l’esprit de coopération qui se crée progressivement entre les habitants, et ceci grâce à la débrouillardise d’un vieil homme d’abord rejeté avant d’être parfaitement accepté par la communauté. Il nous prouve avec brio qu’il ne faut pas baisser les bras devant l’adversité et qu’avec une touche d’audace et pas mal d’imagination, la soupe peut prendre ! Un message plein d’espoir relayé par un vieil homme qui a fait, fait et fera encore rêver de nombreux enfants…

La soupe aux cailloux du Père Noël est un conte classique avec son lot de créatures fantastiques et légendaires, mais Lucie Brasseur n’hésite pas à faire quelques clins d’œil à des pratiques qui sont, quant à elles, résolument modernes. Vous croiserez donc des Fées et des Farfadets adeptes de l’agriculture bio et locale qui se fournissent dans une Coop’. Une incursion du réel dans l’imaginaire assez amusante surtout pour les adultes.

Quant à la plume de l’autrice, fluide tout en demeurant accessible, elle se révèle plaisante même pour des adultes. Quelques mots nécessiteront probablement l’explication d’un adulte ou l’usage d’un dictionnaire pour les lecteurs les plus jeunes, mais j’apprécie que Lucie Brasseur ne simplifie pas son texte à outrance sous couvert de s’adresser à des enfants. À noter également que le récit n’est pas dénué d’humour à commencer par des personnages dont les noms prêtent à sourire : La Vieille-Sorcière-qui-Pue, Princesses enrhumées…

En plus d’un récit touchant et d’un protagoniste haut en couleur, le roman bénéficie d’un atout de taille et de charme : de nombreuses illustrations qui viennent enjoliver le récit et le rendre encore plus immersif. La simplicité et la douceur qui se dégagent des dessins d’Emmanuelle ne peuvent qu’enchanter petits et grands lecteurs. On a ainsi un peu l’impression de retrouver son âme d’enfant quand on est un adulte et de vivre un conté éveillé quand on est un enfant.

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Au-delà des illustrations, un véritable travail d’édition a été effectué afin de rendre l’ouvrage accessible aux jeunes lecteurs : mise en gras des dialogues pour les distinguer de la narration, explications sur certains éléments du conte, et quiz afin de s’assurer que les enfants se soient pleinement appropriés leur lecture. Des petits bonus qui devraient plaire aux enfants et leur permettre d’échanger que ce soit avec un adulte ou des amis/camarades.

En conclusion, La Soupe aux cailloux du Père Noël est un conte tout doux qui véhicule de belles valeurs. Agrémenté de nombreuses illustrations, il fait incontestablement partie de ces récits qui rassemblent petits et grands lecteurs pour un instant de lecture simple, mais empli d’émotions. A déguster au coin du feu avec une tasse de chocolat ou de thé bien chaude pour réchauffer le corps en plus de l’esprit.

Lecture que je recommande sans hésiter pour Noël surtout si l’on considère son prix tout doux de 2 euros sans oublier la gratuité des frais de port jusqu’à la fin de l’année.

Retrouvez le livre sur le site des éditions Yakabooks.

La véritable histoire de la petite sirène, Audrey Calviac

La véritable histoire de la petite sirène, Audrey Calviac

J’ai eu la chance de remporter cette petite lecture jeunesse lors d’un concours…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une terrible malédiction frappe le royaume des sirènes et des tritons : la dernière princesse naît humaine…
Quelle surprise générale !
Comment fera-t-elle pour survivre au fond des océans ?
Venez suivre les aventures de la petite Gaïa dans la véritable histoire de la petite sirène !

  • Illustrations : Sandra Garcia
  • Prix : 5€

TRAILER

AVIS

Les sirènes sont une créature fascinante que l’on retrouve finalement assez peu en littérature alors c’est avec plaisir que je me suis plongée dans ce petit conte nous narrant La véritable histoire de la petite sirène.

Nous découvrons ainsi le roi triton et sa femme, une sirène, et leurs cinq filles. Cette famille coulait des jours heureux jusqu’à ce que le frère aîné du roi découvre que son frère lui avait caché la naissance de ses filles. Vexé, il décide donc de lancer une terrible et cruelle malédiction condamnant la reine à avoir une sixième fille non pas sirène, mais humaine ! Devant cette situation inédite qui met en danger la vie de l’enfant, le couple royal finit par consentir à l’ultime sacrifice pour des parents aimants…

Je préfère ne pas trop entrer dans les détails pour ne pas vous gâcher la lecture de ce joli conte, mais je peux vous dire que l’histoire de cette petite sirène, née humaine, est aussi mignonne que touchante. J’ai pris un grand plaisir à suivre Gaïa dans sa vie qui n’a pas été celle à laquelle elle était destinée. J’ai été également touchée par l’amour qu’elle porte à ses proches et à son meilleur ami avec lequel elle aime faire les 400 coups.

Cette jeune fille intrépide connaîtra des moments de bonheur et d’insouciance, mais elle devra aussi faire face à un choix cornélien… tout comme ses parents avant elle. À travers ce conte, l’auteure aborde donc des thèmes comme la famille et les sacrifices, parfois inimaginables, auxquels on peut consentir par amour et pour le bien des siens. Une fois que vous aurez terminé ce petit récit, vous aurez d’ailleurs un bel exemple de ce qu’est le véritable amour d’une mère et d’un père pour son enfant. Au-delà de la famille, sont également abordés des thèmes universels comme la jalousie, l’amitié, l’amour…

Tout en délicatesse et en finesse, la plume d’Audrey Calviac est un véritable enchantement pour les amateurs des contes d’antan. Mais rassurez-vous, professeure des écoles, l’auteure possède ce petit quelque chose qui lui permet de concilier élégance et simplicité, et donc de conquérir aussi bien les petits que les grands lecteurs.

Cerise sur le gâteau, ce conte est agrémenté des jolies illustrations de Sandra Garcia qui viennent parfaire une expérience de lecture déjà immersive. Je ne connaissais pas cette illustratrice, mais j’aime beaucoup son coup de crayon, la douceur de ses dessins, son jeu sur les ombres et les dégradés de gris qui apportent un certain relief aux illustrations.

A noter également la typographie particulière qui rend ce petit ouvrage accessible aux lecteurs dyslexiques. Une démarche que je ne peux que saluer…

En conclusion, La véritable histoire de la petite sirène confirme le talent de conteuse d’Audrey Calviac. D’une jolie plume et avec un style qui n’est pas sans rappeler les contes d’antan, elle arrive à plonger petits et grands lecteurs dans son récit. Alors si vous aimez les sirènes et les histoires avec de jolis messages, ce livre est fait pour vous.

NB : A noter que la maison d’édition Editions Boz’Dodor fermant ses portes, tous les livres vendus sur le site sont en promotion (-30%). N’hésitez donc pas à vous laisser tenter de manière à vous faire plaisir tout en aidant la ME à fermer dans les conditions les moins difficiles possibles.

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Les contes et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes, Claude Ferradou

Les contes et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes par Ferradou

Je remercie Marivole éditions pour m’avoir permis de découvrir ce recueil de contes qui m’a enchantée du début à la fin.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Il n’existe à notre connaissance dans les bibliothèques, aucun recueil ancien publié de contes propres au terroir du Vercors, avant le travail remarquable de collectage publié par le Parc Naturel Régional en 1997, et réédité depuis.

« Ce pays fermé, haut dressé sur les plaines passagères, fait de gorges, de défilés, d’escarpements abrupts, de grottes, de forêts épaisses, de rivières encaissées bouillonnantes et vertes, de déserts criblés de trous, ce pays n’a donné naissance à aucune légende  » comme le regrettait Jean Noaro dans sa « Découverte du Vercors » (1979).

Et pourtant…  » Si l’on cédait à la tentation de parler du beau en ce pays, on ferait des volumes. » ainsi que l’a écrit Stendhal dans les « Mémoires d’un touriste ».

Que faire alors pour faire vivre dans notre mémoire collective et dans celle de nos enfants qui deviendra un jour la nôtre, cette grande nef de pierre et de nature foisonnante posée sous l’océan du ciel…?

Le dessein est audacieux : il faut, comme d’autres l’ont si bien fait avant nous, retrouver ou alors réinventer de toutes pièces ce répertoire si rare, à partir des sources orales ou écrites qui restent disponibles. Tel est le projet de Claude FERRADOU membre de la Société des écrivains dauphinois, à partir de souvenirs épars des veillées d’autrefois mais aussi de vieux grimoires notariés ou de notes oubliées d’un curé sur son registre mortuaire…

Il nous présente aujourd’hui quelques-uns de ces contes et nouvelles oubliés qui sont l’âme du pays du Vercors et des Quatre montagnes et de tous ceux qui l’ont habité.

  • Broché: 154 pages
  • Editeur : Marivole Editions (3 mai 2018)
  • Prix : 19€

AVIS

Le livre commence de manière intrigante avec le conte des quatre gargouilles (l’Ours, le Sanglier, le Chien et l’Homme), chacune désirant raconter ses contes à Petit Jean, graine de conteur. Mais le temps presse, les adultes pouvant être sourds à la magie des contes, il faut profiter de sa jeunesse pour lui narrer toutes ces belles histoires et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes. Le livre est donc découpé en quatre parties, un découpage original que j’ai beaucoup aimé d’autant que chaque gargouille, en fonction de ses caractéristiques, s’attarde sur un aspect différent des légendes…

Dans la pure tradition des contes oraux, l’auteur nous propose ici un livre avec des histoires que l’on s’imagine sans peine s’échanger lors de longues soirées d’hiver autour d’une cheminée pour se distraire ou pour divertir des visiteurs qui n’auraient pas la chance de connaître le Vercors. Pour ma part, je ne peux que reconnaître un certain manque de connaissances envers cet endroit, ses paysages, ses habitants et ses traditions dont on a ici un très joli aperçu. J’ai d’ailleurs régulièrement fait quelques recherches pour voir de mes propres yeux tous ces lieux que le recueil nous invite à visiter. Et puis, en grande amatrice de fromages, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller rechercher une petite description/photo du Sassenage qu’il va falloir d’ailleurs que je goûte. Au-delà des paysages et des villages que nous traversons au cours de cette lecture, quelques références sont également faites à l’histoire. Un petit détail que je n’avais pas anticipé et qui m’a bien plu même si l’histoire avec un grand H n’est pas ici le sujet du recueil.

Ce recueil nous invite plutôt à la détente, à la réflexion, au plaisir et au voyage à travers des contes empreints de solidarité, de sagesse populaire, d’amitié, de générosité, et plus rarement de pingrerie et de mesquinerie. C’est qu’il s’en passe des choses dans le Vercors ! Entre la présence d’une déesse déchue, du Diable si craint dans les campagnes, de créatures magiques, d’un sorcier à tête de chat et de tant d’autres choses, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer !

Et puis, ce recueil ne manquera pas de vous faire passer par de multiples émotions et réactions, j’ai ainsi :

  • souri en découvrant que mettre de l’eau dans son vin n’était pas qu’une expression et que décidément, la rencontre d’un ivrogne et d’un chien pouvait se conclure de manière aussi drôle qu’improbable,
  • été horrifiée devant la disparition étrange d’un poupon de son couffin ou l’apparition de deux pieds crochus que, je n’en doute pas, vous pourrez aisément associer à son propriétaire,
  • été attendrie devant un enfant rêveur et naïf qui, à défaut des preuves de sorcellerie qu’il recherchait tant, va découvrir quelque chose de bien plus beau, l’amitié,
  • été émue devant les retrouvailles d’amants séparés par les affres de la guerre et ceci, sous la bénédiction d’une mère disparue,
  • été marquée par la leçon de sagesse et de partage offerte par une mamie à ses deux petites filles auxquelles elle apprend que « le partage n’appauvrit pas, mais fait vivre et enrichi tout au contraire« …

Tous les contes du recueil m’ont donc fait réagir et ressentir des choses même si, comme dans un recueil de nouvelles, certains m’ont plus parlé et intéressé que d’autres…

Une fois les premières pages dévorées, se posera à vous une question : lire ces contes les uns à la suite des autres pour s’immerger dans ce Vercors des légendes et n’en sortir qu’une fois la dernière page tournée, ou savourer, jour après jour, un ou deux contes. Pour ma part, les histoires étant assez courtes et plutôt captivantes, il s’est avéré difficile, si ce n’est impossible, de ne pas finir le livre en deux soirées. Mais vous préférerez peut-être faire durer votre plaisir…

À vous de voir, mais ce que je peux vous dire, c’est que j’ai adoré cette impression de découvrir le Vercors de l’intérieur, pas en passant par son passé historique qui, j’en suis certaine, doit être passionnant, mais par toutes ces histoires qui forgent une région et qui lui donnent tout son charme et sa personnalité. D’ailleurs, l’auteur a parfois inséré du patois, un point que j’ai apprécié et qui confère une certaine authenticité au recueil. Quant aux illustrations en noir et blanc parsemées dans le livre, elles apportent un véritable plus et elles contribuent à ce sentiment d’immersion qui se renforce au fur et à mesure de notre lecture.

Enfin, nous sommes ici dans un recueil de contes, et cela se ressent dans la narration avec un vocabulaire recherché et parfois assez descriptif. Le style est donc plutôt soutenu, ce qui correspond parfaitement à l’image que je me fais des contes. En ce qui me concerne, cette manière de nous raconter les légendes et contes du Vercors m’a donc complètement séduite, mais j’imagine que ce point pourra gêner les amateurs de lectures plus contemporaines…

En conclusion, l’amoureuse des contes en moi a été plus que séduite par ce recueil de Claude Ferradou qui, en nous narrant les légendes et contes du Vercors et des quatre montagnes, nous invite à un voyage entre paysages et traditions. Alors si vous avez envie de découvrir le Vercors par la littérature, ce recueil est fait pour vous d’autant que l’auteur a su retranscrire à merveille le charme si particulier qui se dégage des contes. La qualité du travail éditorial (illustrations, prise en main agréable, textes aérés) rend, quant à elle, l’expérience de lecture des plus agréables.

Et vous, avez-vous envie de découvrir ce beau recueil de contes ?

Throwback Thursday Livresque #80 : Lunettes (personnage qui en porte)

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Lunettes (personnage qui en porte)

Pour ce thème, j’ai dû m’aider de Livraddict pour voir les couvertures des romans lus et mon choix s’est arrêté sur un manga que j’ai juste adoré : Frau Faust de Kore Yamasaki.

Couverture Frau Faust, tome 1

Frau Faust est un manga qui adapte librement la légende allemande d’un héros populaire du XVIe siècle, Faust.

Johanna est une jeune érudite qui vagabonde de ville en ville à la recherche de quelque chose qui lui est très précieux. Un jour, elle fait la rencontre fortuite de Marion, un garçon qui la bouscule lorsqu’il tente de fuir un homme à qui il a tenté de dérober des livres. Désemparé, il explique alors à Johanna qu’il est sans le sou et vit dans la misère avec sa pauvre famille. Touchée, la jeune femme décide de le prendre sous son aile et lui propose de devenir son professeur, à condition qu’il l’aide dans sa quête…

Pourquoi ce choix ?

Je pense que la couverture répond d’elle-même à cette question, mais je dois aussi admettre que n’ayant pas pris le temps de chroniquer ce manga, je voulais profiter de ce TTL pour vous conseiller de le lire si ce n’est de le dévorer.

Inspiré librement de Faust que je n’ai personnellement jamais lu, ce manga est un petit bijou réunissant tous les ingrédients pour happer votre attention du début à la fin de votre lecture : des personnages complexes, une ambiance particulière qui rappelle sans conteste celle des contes d’antan, du mystère et du suspense notamment autour de Johanna et de sa relation avec une créature que je vous laisserai le soin de découvrir, un étrange pacte, de très beaux dessins, un final qui vous donne envie de vous jeter sur la suite…

Avec Frau Faust, j’ai frôlé le coup de cœur !

Et vous, connaissez-vous ce manga ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

 

FairyLoot février 2018 : Twisted Tales

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Avec un thème comme Twisted Tales, je ne pouvais que craquer d’autant que fait assez rare pour la box, le livre était annoncé dédicacé.

Voici donc le contenu :

  • 1 carte sur le thème du mois révélant le contenu de la box.
  • 2 marque-pages dont un magnifique marque-page Le Petit Chaperon Rouge en bois de Ink and Wonder.
  • 1 petite bougie de la marque Wick and Fable inspirée du livre du mois : je n’allume presque plus de bougies étant dans une période de migraines, mais je suis sous le charme de l’odeur boisée que la bougie dégage même à froid.

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  • des chaussettes inspirées par le célèbre conte Hansel et Gretel que je trouve aussi belles que confortables. J’avoue que les chapeaux de sorcières m’ont plus fait penser au Magicien d’Oz qu’à ce conte, mais cela n’ôte rien à leur charme.

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  • des sels de bain parfum « pomme empoisonnée » de Little Heart : n’ayant pas de baignoire, ils feront une heureuse parmi mes amies à moins que je ne les garde pour un séjour à l’hôtel.

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  • 1 très beau mug créé par Aunjuli Art : je possède beaucoup de mugs, mais comme les livres, on n’en a jamais trop. Je suis donc ravie d’avoir ce mug qui fait référence à différents contes des Frères Grimm.
  • le livre du mois dédicacé et accompagné d’une lettre ainsi que d’une interview de l’auteure. Nous avons ainsi reçu une édition exclusive de The Hazel Wood écrit par Melissa Albert. Je dois avouer une légère déception préférant nettement la version US à celle-ci, mais l’histoire me tente quand même. Et puis, j’avais repéré le livre sur des chaînes des booktubeuses américaines et canadiennes.

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Pour ceux qui ne lisent pas en anglais, le livre va être publié par Milan le 25 avril 2018 :

Ne t’approche sous aucun prétexte d’Hazel Wood. »

Ces quelques mots laissés par la mère d’Alice juste avant son enlèvement scellent à tout jamais le destin de la jeune fille.

Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althéa Proserpine, auteur des célèbres « Contes de l’Hinterland ».
Hazel Wood, dont vient d’hériter Alice.
Hazel Wood, où Alice doit s’aventurer pour espérer sauver sa mère.
Hazel Wood, cette demeure d’où semblent s’échapper des personnages inventés par Althéa.
Hazel Wood, dont personne ne revient jamais.

Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir ? Un leurre ? Une porte d’entrée sur l’Hinterland ?
Et si Alice était bien plus qu’une simple New-Yorkaise ? Une princesse ? Une tueuse ?

Il était une fois… Hazel Wood.

BILAN DE LA BOX

Je suis contente de m’être laissée tenter, mais je pense que je vais espacer mes achats.

Je regrette en effet la présence un peu trop régulière de certains articles comme les bougies d’autant que je trouve leur format bien trop petit par rapport à avant. Je ne m’y retrouve pas toujours non plus dans les goodies (sels de bain et compagnie ne me servant à rien…). Du coup, même si je prends beaucoup de plaisir à recevoir cette box, je n’ai pas forcément l’impression de rentabiliser mon investissement, ce qui est gênant si l’on considère le coût global somme toute élevé. Vous me direz, c’est tout à fait normal puisqu’en achetant une box, on prend des risques…

Je me contenterai dorénavant de regarder le déballage des box réalisé par mes camarades blogueuses comme Le Tanuki et noterai le nom des boutiques qui proposent des choses qui pourraient me plaire. Je pense que ce sera, du moins pour moi, bien plus rentable. Néanmoins, adorant les surprises, je craquerai probablement, de temps en temps, pour cet achat qui, à défaut d’être très raisonnable, peut être qualifié de plaisir.

Et vous, elle vous tente cette box ? Connaissez-vous le livre ?