Top Ten Tuesday #217 : 10 romans à lire au soleil ou à la plage

566856438

« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Le thème officiel de la semaine ne m’inspirant pas trop, j’ai préféré vous en proposer un autre : 10 romans à lire au soleil ou à la plage.

Je ne sais pas vous, mais quand je suis en vacances, au soleil et/ou à la plage, je m’oriente souvent vers des lectures légères comme les comédies romantiques et les romances (Dear Enemy, L’anti-lune de miel, Fake, Confessions d’une accro du shopping, Un amour de chat, Les petits secrets d’Emma, Les hommes virils lisent de la romance) ou à l’inverse, vers des thrillers qui ont souvent un effet hypnotique sur moi (La fille du train, Avant d’aller dormir, L’ombre de la menace). 

Et vous, avez-vous lu et apprécié certains de ces romans ?
Quel est le genre de livre que vous aimez lire au soleil et/ou à la plage ?

 

 

Mac sur un toit brûlant, Melinda Metz

Couverture Mac sur un toit brûlant

Chat kleptomane épris d’indépendance, MacGyver – le Cupidon félin – a le don de se fourrer dans des situations impossibles. Mais, lorsqu’il tombe sur une portée de cinq chatons orphelins, il fond.
Pour ne pas les laisser livrés à eux-mêmes, Mac décide de s’occuper de ces petites boules de poil – le temps de trouver des humains qui les adopteront.
Mais Mac, suspect n° 1 d’une série de larcins commis dans le voisinage, est assigné à résidence par ses maîtres Jamie et David – qui s’étaient rencontrés grâce à lui.
Avec cinq chatons à caser – et deux matons à ses trousses –, notre matou a de quoi exercer sa sagacité légendaire. Sauf qu’une jolie minette croisée récemment lui fait perdre jusqu’à son sixième sens…

L’Archipel (11 mars 2021) – 340 pages – 19€

AVIS

Découvrez mon avis sur Un amour de chat et Le chapardeur des cœurs.

Si vous n’avez pas lu ces deux romans, vous pouvez néanmoins lire mon avis sans risque de spoiler, chaque tome mettant en scène un couple différent.

Quel plaisir de retrouver Mac, un chat de caractère aux tendances cleptomanes et au talent certain pour former les couples. Et dans ce tome, il est sur tous les fronts !

Car en plus de devoir venir en aide à tous ces humains incapables d’être heureux sans son aide, il va devoir prendre soin d’une portée de quatre chatons dont la mère a disparu. Notre minet, devenu papa poule, nous offre une version encore plus adorable de lui-même. On le voit ainsi jongler entre la recherche de nourriture pour ses petits protégés, quelques leçons éducatives indispensables pour leur équilibre et leur sûreté, et sa quête pour trouver un foyer à chacun des chatons. Et pour cela, il peut compter sur son flair infaillible qui lui permet d’associer les caractères et de juger de la nature profonde des deux pattes qui croisent sa route. Il n’hésitera ainsi pas à faire passer quelques tests de son cru aux humains qu’il estime dignes de veiller sur les chatons. Si vous aimez les animaux et/ou les chats, vous ne pourrez que craquer devant cette famille à poils et à moustaches. Pour ma part, j’ai adoré Fripouille qui porte très bien son nom et qui va donner du fil à retordre à notre Mac. Mais les caractères affirmés, il connaît et ça ne lui fait pas peur !

Malheureusement pour Mac, sa réputation de voleur de haut niveau le rattrape : le voilà injustement accusé du vol de différents objets précieux qui, soit dit en passant, sont tellement hideux que leur voleur aurait dû être remercié plutôt que traqué. Si la situation ne manque pas de piquant, elle n’arrange pas notre pauvre chat qui va devoir prouver son innocence, tout en prenant soin des chatons, et en affrontant une situation fort contrariante au sein de son propre foyer. Et cette fois, même enquiquiner le crétin, comprenez le chien de la maison, ne va pas suffire à lui faire oublier un véritable acte de trahison… Comme vous l’aurez compris, Mac est absolument débordé, mais cela ne l’empêchera pas de continuer sa mission de Cupidon qu’il maîtrise à merveille. Après tout, quand on est un être supérieur tel que lui, on ne peut décemment pas laisser de pauvres humains se dépatouiller tout seuls avec leurs émotions et leur tristesse…

Ce troisième tome nous permet de retrouver des personnages que l’on a croisés dans les deux précédents tomes, ce que j’ai adoré, d’autant que l’un des couples réunis grâce à Mac attend un très heureux événement. Mais il nous permet aussi de découvrir Serena, une professeure d’art dramatique qui est venue tenter sa chance à Hollywood grâce à une bourse. Installée dans l’une des maisons atypiques de Storybook Court, elle a un an pour faire de son rêve d’actrice une réalité. Pétillante, amusante, joyeuse, passionnée et dynamique, Serena est une jeune femme que l’on ne peut que trouver d’emblée fort sympathique. Un sentiment que semble d’ailleurs partager Erik, un des deux policiers nouvellement en charge des patrouilles dans Storybook Court. Entre les deux, ça fait tout de suite des étincelles ! L’attirance est mutuelle et évidente, mais il va leur falloir affronter les blessures de cœur d’Erik que sa précédente rupture a profondément marqué, et rendu craintive quant aux relations amoureuses.

Si le policier va se comporter à quelques reprises comme un véritable goujat, préférant fuir lâchement plutôt qu’affronter ses peurs et ses sentiments pour Serena, j’avoue qu’il m’a touchée. J’ai apprécié que, pour une fois, ce soit le personnage masculin qui fait montre d’une certaine vulnérabilité affective. Soufflant le chaud et le froid, Erik va néanmoins devoir faire face à l’évidence : son attirance pour Serena n’est pas passagère et la fuir, pas vraiment une solution. Une réalité que sa très perspicace collègue, Kait, ne manquera pas de lui rappeler à la moindre occasion.. Comme elle, on suit l’évolution de leur relation avec plaisir, tout en croisant les doigts pour qu’Erik ait la force de se libérer du passé et d’accepter que Serena, bien qu’actrice comme son ex, ne lui ressemble en rien. C’est une jeune femme équilibrée et altruiste qui adore les arts dramatiques, mais qui a assez la tête sur les épaules pour affronter avec aplomb et positivité les déceptions… Il se pourrait d’ailleurs qu’elle se (re)découvre à Storybook Court. Pour ma part, j’ai adoré la complicité immédiate entre Serena et Erik, une complicité qui donne lieu à des échanges aussi drôles que taquins et parfois sensuels. Mais rassurez-vous, rien de vulgaire ni de détaillé.

De l’amour familial, des sentiments amoureux… Il ne manquait plus que l’amitié pour former le portrait de la parfaite comédie romantique. Et à cet égard, l’autrice nous a gâtés que ce soit avec la relation entre Ruby et Serena, entre Serena et Daniel, mais surtout entre Erik et Kait, sa collègue. Si vous ne croyez pas en l’amitié homme-femme, avec ce duo, vous risquez fort bien de réviser votre jugement. Complices, proches et complémentaires, Erik et Kait sont aussi efficaces sur le terrain que dans le domaine amical. En véritables amis, ils osent ainsi aborder les sujets qui fâchent et se poussent mutuellement à sortir de leur zone de confort. Et à ce petit jeu, Kait est bien plus directe. Si elle ne brille pas par sa subtilité, elle se révèle touchante par sa volonté de voir Erik mener la vie dont il rêve. Elle va donc s’efforcer de l’aider à y voir plus clair et l’exhorter à ne pas laisser ses peurs tout gâcher avec une femme pour laquelle il ressent de forts sentiments, qu’il veuille bien l’admettre ou non. Mais elle-même n’est pas non plus très honnête avec ses propres sentiments, vis-à-vis d’un suspect dans l’enquête sur les vols, un suspect aussi amateur qu’elle de comics et de statistiques. Et ça, c’est du jamais-vu ! J’aurais adoré que la vie sentimentale de Kait soit un peu plus exploitée, ayant trouvé cette forme atypique et très attachante…

En résumé, comme toujours, la plume de l’autrice est fluide, agréable et légère, et j’aurais envie d’ajouter pleine d’allégresse. J’ai aimé tous les tomes de la série, mais celui-ci a quelque chose de vraiment spécial. Il s’en dégage une douceur folle, une bonne humeur contagieuse et une avalanche de beaux sentiments qui donnent immédiatement envie de sourire et de voir la vie en couleurs. C’est mignon, doux et tendre ! Mac sur un toit brûlant ou la comédie romantique quatre saisons, car il n’y a véritablement aucun moment meilleur que l’autre pour s’y plonger et découvrir la vie d’un chat haut en couleur et des humains qui sont sous sa protection. Parce ce qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, Mac n’est pas prêt de se reposer !

Merci aux éditions de l’Archipel de m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.

Films et séries en pagaille #2 (février 2021)

Sur le modèle des articles Mini-chroniques en pagaille, j’ai décidé de tenter un nouveau type d’article : Films et séries en pagaille. Chaque fin de mois, je reviendrai rapidement sur les séries et films visionnés. Une expérience qui, je l’espère, me permettra de fixer un peu plus longtemps dans ma mémoire les œuvres vues…


Tout d’abord, je voulais vous remercier pour l’accueil que vous avez réservé à ce nouveau rendez-vous sur le blog. Je n’étais pas certaine que ce type d’article vous intéresserait, alors vos encouragements et vos commentaires m’ont beaucoup touchée et quelque peu rassurée.

Avec deux déceptions et deux bons visionnages, le bilan de février est mitigé, mais il est largement compensé par l’excellent mois de lecture que j’ai eu…

SÉRIES

  • Suspicious partner (abandon au milieu du 10ème épisode) :

Suspicious Partner

Une jeune avocate accusée injustement d’un meurtre. Un meurtrier qui l’épie pour vérifier qu’elle ne découvre pas la vérité… Un procureur qui sacrifie sa carrière pour sa stagiaire. Trois destins irrémédiablement liés.

Si j’ai bien accroché au premier épisode, mon intérêt n’a cessé de décroître au fil de la série jusqu’à me pousser à l’abandonner. J’ai apprécié la tension liée à un meurtrier qui a bien failli condamner Bong Hee à la prison. Mais j’ai trouvé que le dénouement relatif à cette histoire de meurtrier machiavélique tendait à s’éterniser.

Mais ce qui m’a le plus gênée, c’est la romance que j’ai trouvée adorable en début de série puis franchement exaspérante. Les choses n’avancent pas et les protagonistes se comportent bien plus comme des collégiens que des adultes. C’est assez dommage quand on voit à quel point l’ancien procureur Ji Wuk est intelligent et perspicace dans le domaine professionnel.

Les femmes m’ont également paru assez stéréotypées avec soit la jeune ingénue, soit la femme sans cœur qui ne pense qu’au travail ou pire, la garce qui ne pense qu’à reconquérir un ex qu’elle n’avait pas hésité à tromper avec leur meilleur ami commun… J’ai d’ailleurs trouvé assez injuste que cette femme soit complètement effacée de la vie des deux hommes quand ces derniers continuent à se côtoyer, même s’ils n’ont pas retrouvé leur complicité d’antan.

Toutefois, je reconnais avoir apprécié la fraîcheur et l’optimisme de Bong Hee qui est une jeune femme joyeuse et confiante en l’avenir malgré l’accusation de meurtre dont elle a été victime. De la même manière, j’ai souvent souri devant les réunions de travail de l’équipe d’avocats qui donnent lieu à des chamailleries et des à échanges pleins d’humour… Mention spéciale pour le patriarche du groupe, peut-être le plus enfantin, mais définitivement le plus drôle !

Suspicious partner n’est pas une série désagréable, mais elle a manqué de ce punch et de cette alchimie entre les protagonistes qui me donnent envie d’enchaîner les épisodes…

N’hésitez pas à consulter l’avis de L’imaginaerum de symphonie que je partage entièrement !

  • Brooklyn Nine-Nine, saison 7 : 13 épisodes de 20 minutes

Brooklyn Nine-Nine Season 7 Netflix update and All You Need To Know - Otakukart NewsC’est en parcourant le catalogue Netflix à la recherche d’une série au format court que j’ai réalisé que la nouvelle saison de cette série que j’adore était sortie.

Si cette saison est peut-être un peu moins pétillante que les précédentes, la faute à une saison raccourcie et à des comiques de situation qui tendent à se répéter, j’ai adoré retrouver cette bande de policiers complètement loufoque et dont chaque membre à une personnalité marquée : la freak control, la femme froide qui cache un bond fond et une petite réserve de tendresse, le foufou de service, le meilleur ami qui ressemble à lui tout seul à un fan club, le gros balèze qui se révèle être un gros nounours au cœur tendre, les deux gloutons plus intéressés par la nourriture que l’arrestation de criminels…

C’est toujours un plaisir de les voir évoluer les uns aux côtés des autres, se titiller, se lancer dans des jeux idiots, et parfois travailler ; on est dans un commissariat après tout ! Certains épisodes partent dans tous les sens et nous plongent dans des situations complètement folles, marque de fabrique de la série…

Comme on est dans une saison 7, je n’entrerai pas dans les détails, mais je tenais à signaler l’évolution de Raymond Holt qui nous apparaît très différent du capitaine des débuts. Oubliez la machine froide et rationnelle… Une évolution qui ne manque pas de charme ni de piquant, notre homme nous dévoilant une facette bien plus humaine, voire enfantine, qui le rapproche parfois un peu de Jake. Les deux peuvent ainsi se montrer quelque peu extrêmes dans leurs plans. Et puis, impossible de ne pas craquer devant son chien Cheddar qui ne manquera pas de faire son apparition.

En bref, la série ne se prend pas au sérieux, même si elle n’hésite pas à aborder certaines problématiques comme le racisme, mais c’est ce qui la rend aussi savoureuse. En attaquant un épisode, on sait qu’on va automatiquement passer un bon moment de divertissement sans prise de tête, et c’est parfois largement suffisant !

FILMS

  • Come away :

Résultat de recherche d'images pour "come away affiche"

Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce film qui ne m’a guère enthousiasmée. Mais il est tout à fait possible que mon ressenti soit fortement influencé par le décalage entre mes attentes et la réelle teneur du film. En lisant le résumé et en voyant l’affiche à l’esthétique très Disney, je m’étais attendu à un film avec un bel aspect fantastique, quand l’histoire est bien plus profonde et sombre. Il est ainsi question de deuil et de la manière dont chacun va de l’avant et arrive à faire face à la situation… ou non.

Des sujets pas inintéressants en soi, mais qui ne correspondaient pas du tout à ce dont j’avais envie sur le moment, d’autant qu’il y a quand même une légère tendance à la surenchère dans le drame, avec un jeu peu subtil sur le pathos. Et c’est quelque chose qui a bien souvent du mal à passer avec moi. J’ai toutefois apprécié les multiples références à Alice au pays des merveilles et à Peter Pan, le mélange est audacieux et apporte une certaine profondeur au récit, nous montrant le pouvoir des contes pour aborder des situations difficiles de la vie…

  • L’amour sans Préavis :

https://fr.web.img4.acsta.net/c_210_280/medias/nmedia/00/02/57/88/aff.jpg

Après l’échec de mon précédent visionnage, j’ai cliqué sur un film que j’avais vu, il y a de nombreuses années et dont je gardais un bon souvenir. D’ailleurs, si j’avais oublié les détails, je me souvenais quand même très bien de la personnalité des héros, des parents de l’héroïne, de l’arrivée d’une jeune avocate aux dents longues et de la fin. Cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment devant cette comédie romantique efficace, bien que très sage par rapport à ce qui se fait actuellement.

Oubliez donc les scènes de sexe à gogo et les mélodrames destinés à faire pleurer dans les chaumières, ce qui n’a pas été pour me déplaire ! Et si ça reste classique, j’ai savouré le décalage d’éducation entre le très riche Georges et sa brillante conseillère Lucy élevée par des parents engagés. Malgré leurs différences, Lucy est très vite devenue indispensable à George qui la consulte absolument pour tout, qu’il s’agisse de ses dossiers professionnels ou du choix de ses caleçons, ce qui ne manquera pas de faire sourire. Du moins les spectateurs, parce que Lucy commence sérieusement à être exaspérée par la situation et finit par donner son préavis… poussant insidieusement chacun d’entre eux à se poser des questions sur la nature de leurs relations.

L’histoire est très classique, mais si vous avez envie d’une comédie romantique légère et tendre avec deux acteurs spécialistes du genre, L’amour sans Préavis est fait pour vous !

Et vous, qu’avez-vous vu en février ?
Connaissez-vous ces œuvres et/ou vous tentent-elles ?

Toutes ces choses qu’on n’a jamais faites, Kristan Higgins

Je remercie les éditions HarperCollins pour m’avoir permis de découvrir Toutes ces choses qu’on n’a jamais faites de Kristan Higgins.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La personnalité n’est pas une question de poids.

Avant de mourir, la jeune Emerson, obèse morbide gravement malade, remet une enveloppe à ses deux meilleures amies Marley et Georgia, 34 ans, et leur fait promettre de suivre ses instructions. Elles découvrent qu’il s’agit de «  La liste de choses à faire quand elles seraient minces  », rédigée à 18 ans au camp d’amaigrissement où elles avaient formé leur trio.
Décidées à relever le défi lancé par leur défunte amie, les deux jeunes femmes vont devoir apprendre à surmonter leurs peurs et leurs complexes. Marley parviendra-t-elle à se délester de la culpabilité qui la ronge depuis la mort de sa sœur jumelle  ? Georgia saura-t-elle trouver les ressources pour s’opposer à sa famille qui ne cesse de la rabaisser  ? Munies de leur to-do list, elles sont prêtes à tout  oser  !

HarperCollins (2 mai 2019) – 528 pages – Broché (19,90€) – Ebook (12,99€)
Traduction : Alexandra Herscovici-Schiller

AVIS

Attirée par la promesse d’une lecture parfaite pour l’été, il n’y a qu’à voir ce jaune soleil pétant sur la couverture, j’ai lu avec plaisir cette comédie romantique aux allures de feel-good qui m’a permis de passer un très bon moment de lecture.

Centré autour de l’amitié et de cette difficulté à accepter son corps dans une société formatée et peu encline à tolérer la différence, a fortiori quand celle-ci saute aux yeux, ce récit est celui de trois amies dont le poids a trop longtemps dirigé leur vie. Il y a la regrettée Emerson que l’on apprend à connaître à travers des pages de son journal intime dans lequel elle s’adresse à une vision fantasmée d’elle-même, Marley, une cuisinière qui régale ses clients de ses petits plats livrés tout droit dans leur cuisine, et Georgia, une ancienne avocate bardée de diplômes qui a préféré tout plaquer, mari compris, pour se reconvertir en une maîtresse de maternelle très appréciée par les bambins.

Marley et Georgia accourent au chevet de leur amie Emerson qui a glissé, sans qu’elles ne s’en rendent compte, vers l’obésité morbide. Une situation qui ne se terminera hélas pas bien pour cette femme si gentille et ouverte d’esprit, mais qui marquera le début d’une nouvelle aventure pour ses deux meilleures amies. Marley et Georgia lui ont ainsi promis de cocher une à une les cases de cette « liste des choses à faire quand elles seraient minces« , rédigée lors de leur séjour dans un camp d’amaigrissement.

Chapitre après chapitre, on suit les deux trentenaires qui font de leur mieux pour tenir leur promesse : se faire offrir un verre par un bel inconnu, manger un dessert en public, s’habiller dans un magasin normal… Des petites choses anodines pour le commun des mortels, mais qui le sont beaucoup moins pour des personnes qui ont subi depuis des années le poids de la société, ces regards en biais, ces insultes méchantes et gratuites, ces piques sournoises, ces jugements de valeur sous fond de préjugés idiots, ces discriminations quotidiennes, ces violences médicales…

Le surpoids a donc impacté de manière plus ou moins importante et dramatique la vie des membres du trio même si Marley a appris à s’accepter et à ne pas chercher à tout prix à coller à l’image de la femme parfaite. Il faut dire qu’elle a la chance d’avoir grandi au sein d’une famille bienveillante et soudée qui l’a entourée d’amour depuis son enfance. Sportive (merci à l’autrice de casser le préjugé du gros allergique à l’effort physique), faisant un métier qu’elle adore, entourée de personnes adorables, Marley aimerait maintenant pouvoir goûter au bonheur d’une vie à deux avec un homme. Il y a bien le collègue pompier et beau gosse de son frère dont elle est terriblement amoureuse, mais les choses ne semblent pas avancer, leur relation se cantonnant à quelques rares incartades nocturnes…

Il va donc lui falloir se contenter de Will, un client peu causant, voire cassant, qui reste cloitré chez lui, comme seule présence masculine dans sa vie. Mais celui-ci est-il réellement antipathique ou, comme Marley, a-t-il ses propres blessures qu’il essaie, tant bien que mal, de surmonter ? Marley, toujours affectée par cette perte remontant à son enfance qui lui vrille parfois le cœur, pourrait trouver en Will bien plus qu’un client fidèle et taiseux… C’est un peu frustrant de ne pas pouvoir en dire plus, mais j’ai apprécié les thèmes abordés par l’autrice à travers ce personnage même s’il y a un événement qui m’a un peu moins convaincue, voire gênée, car les choses sont bien plus complexes que ce que l’autrice laisse entendre.

Georgia, quant à elle, a beaucoup plus de mal que Marley à faire table rase des blessures du passé et à accepter son corps qui s’est pourtant, au fil des années, nettement affiné au point de renouer avec les normes de la société. Entre vision déformée de son corps et troubles alimentaires, son rapport à la nourriture reste donc compliqué, ce qui n’est pas étonnant si l’on considère le comportement de sa mère qui ne la considère que sous le prisme de son tour de taille, et de son frère, un homme odieux ouvertement grossophobe. Il y a heureusement des personnes adorables dans sa famille comme son père et sa nouvelle famille, et surtout son neveu Mason, un adolescent assez solitaire, mais très touchant.

Si j’ai regretté le côté peut-être un peu trop caricatural de la mère et du frère, j’ai adoré Mason, sa gentillesse, son ouverture d’esprit, sa fragilité… Le neveu et la tante sont franchement attendrissants ! Cela demandera beaucoup de volonté, de force pour aller à l’encontre de certains schémas de pensées et de pensées limitantes, mais en s’entraidant avec bienveillance, Georgia et Mason arriveront, petit à petit, et main dans la main, à se réapproprier leur corps et leur vie.

Grâce à l’alternance des points de vue et la présence de nombreux dialogues, ce roman se lit très vite d’autant que l’écriture de l’autrice est simple et dynamique. Malgré la dureté de certains thèmes abordés (le deuil, les phobies, l’acceptation de soi, l’intolérance et la grossophobie, les troubles alimentaires, les conséquences d’une éducation défaillante, la difficulté de surmonter certains événements traumatiques…), le tout forme un roman empli de légèreté, de rires et de sourires, de beaux moments, d’émotions, d’espoir, d’amitié, d’amour, de gentillesse, de tendresse, de tolérance… De page en page, on suit avec un plaisir fou ces femmes qui se dévoilent dans toute leur simplicité et leur humanité. Elles ne sont pas exemptes de défauts tombant parfois à leur tour dans le jugement et les préjugés, mais elles sont touchantes, drôles, et pourraient être vous ou moi, votre meilleure amie, votre sœur, votre cousine…

Pour ma part, ancienne obèse, je n’ai pu que me reconnaître un peu dans Emerson, Georgia et Marley. J’ai parfois ressenti, dans le passé, les mêmes choses qu’elles, vécu des situations similaires et notamment certaines de ces humiliations dont le cœur, le corps et l’esprit gardent à jamais les traces. Mais plus que cette empathie pour les personnages, c’est le message de tolérance et d’acceptation de soi qui a rendu ma lecture si riche et intense. Un poids et une taille de vêtement ne définiront jamais une personne ni sa capacité à être heureuse. Une belle et brutale réalité qui finira par frapper Georgia de plein fouet et qui la poussera à tenter de renouer avec un pan, ou plutôt une personne de son passé, qui lui proposait ce qu’elle ne s’était jamais accordée, de l’amour.

En conclusion, si vous avez envie d’une comédie romantique portée par des protagonistes terriblement attachants qui, tout en parlant de sujets importants, arrive à porter un message de tolérance et à vous offrir un moment de lecture léger et agréable, ce roman est fait pour vous. Au programme, rires, amitié, amour, seconde chance et acceptation de soi !

Retrouvez le roman sur le site des éditions HarperCollins.

Throwback Thursday Livresque #74 : Week-end ou break

Print

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Week-end ou break

J’avoue avoir pas mal réfléchi avant de trouver un livre correspondant à ce thème. Puis, je me suis souvenue d’une romance dont j’ai purement oublié de publier la chronique. C’est d’ailleurs amusant de voir à quel point ma mémoire est sélective puisque j’ai tendance à laisser dormir, dans mes brouillons, les chroniques de romans qui m’ont moyennement ou pas du tout convaincue…

J’ai donc décidé de vous parler de Meilleurs ennemis de Sally Thorne.

Couverture Meilleurs ennemis

Une nouvelle voix mordante, brillante et hilarante. Meilleurs ennemis va bouleverser le monde de la comédie romantique. C’est l’une des meilleures que j’ai jamais lues ! » Kristan Higgins

Le jour où Lucy rencontre son nouveau collègue, Joshua Templeman, elle n’en revient pas : il est à tomber ! Sauf qu’il ne lui faut pas plus de deux secondes pour découvrir qu’il est aussi froid, cynique, impitoyable… absolument détestable ! Alors, quand leurs chefs respectifs les mettent en concurrence pour une promotion, Lucy est prête à tout pour le battre. Car, si elle gagne, elle sera sa boss. S’il gagne… elle démissionnera. Autant dire qu’elle n’a pas le choix : elle doit gagner. Mais lorsque, un soir, dans l’ascenseur, ce traître de Josh l’embrasse fougueusement, elle est complètement déstabilisée. Se serait-elle trompée à son sujet depuis le début ? Ou est-ce une tactique de Josh pour lui faire perdre ses moyens ?

Pourquoi ce choix ?

Dans la pure lignée des comédies romantiques, ce roman devrait plaire aux amateurs du genre. Je dois avouer, pour ma part, avoir souri au début devant les échanges gratinés entre Lucy et Joshua avant de franchement m’en lasser. Mais de mémoire, les deux ennemis, dont tout le monde se doute qu’ils vont finir par tomber amoureux, vont partir en voyage dans le cadre de leur travail. Un voyage qui va marquer le début de l’évolution des relations entre les deux jeunes gens et un break dans leurs disputes…

Alors je ne suis pas le public type pour ce genre de romans, mais il se lit très vite et dégage une certaine fraîcheur. Un roman à mettre dans ses bagages pour un petit WE de détente ou pour un break bien mérité !

Et vous, connaissez-vous ce livre ? L’avez-vous apprécié ? Quel roman auriez-vous cité ?