Throwback Thursday Livresque #207 : plage

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour le thème de la semaine (plage), j’ai hésité entre vous parler d’un thriller, d’une romance ou d’un livre qui se déroule à la plage/mer, avant d’opter pour une valeur sûre, un Sophie Kinsella : Les petites secrets d’Emma.

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Ce n’est pas qu’Emma soit menteuse, non, c’est plutôt qu’elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV. Et avec Connor, son petit ami, au lit ce n’est pas franchement l’extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l’avouer.
Mourir ? Justement… Lors d’un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit sa dernière heure arrivée. Prise de panique, elle déballe tout à son séduisant voisin…

L’avantage de ce roman, par rapport à la série L’accro du shopping bien plus connue, est qu’il s’agit d’un tome unique. Parfait donc pour les vacances et/ou une lecture de plage amusante et sans prise de tête comme savent l’être les romans de chick-lit.

Un film existe, mais la bande annonce ne m’ayant pas convaincue, je ne l’ai jamais regardé :


Je triche un peu en vous proposant d’autres romans, tous chroniqués sur le blog, qui me semblent également répondre à merveille au thème de la semaine :

Couverture L'anti-lune de mielCouverture Les Amants de Key WestCouverture Duel au soleilCouverture Valeria, tome 1 : Dans les pas de Valeria

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
L’un d’entre eux vous tente-t-il ?

Les hauts et les bas de Valeria, Elisabet Benavent

Couverture Valeria, tome 3 : Les hauts et les bas de Valeria

Je remercie les éditions l’Archipel de m’avoir permis de découvrir le troisième tome des aventures de Valeria d’Elisabet Benavent.

NB : je vous invite à découvrir les deux premiers tomes de la série avant de poursuivre votre lecture : Dans les pas de ValeriaDans le miroir de Valeria. 

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…

Archipel (13 novembre 2019) – 414 pages – Broché (17€) – Ebook (11,99€)
Traduction : Catherine Delaruelle 

AVIS

Cette série d’Elisabet Benavent est ma série doudou du moment, celle que je lis toujours avec plaisir même quand je sais que son héroïne risque parfois de me faire lever les yeux au ciel. Ce côté attachiante fait d’ailleurs partie intégrante du charme de Valeria… Un charme auquel ne résiste pas Victor bien qu’il ne soit toujours pas décidé à entretenir avec elle une relation de couple classique.

Victor et sa manie de souffler le chaud et le froid, de faire un pas en avant et deux en arrière, puis de regretter amèrement ses décisions, m’a agacée n’arrivant pas à comprendre comment on peut tellement avoir peur d’officialiser une relation avec la personne que l’on aime. Mais Valeria n’est pas non plus parfaite, ce tome dévoilant une jeune femme incapable de communiquer autrement que par des invectives et des scènes frisant le ridicule… Vous aurez donc compris que la relation entre les deux amants connaît de nouveau des hauts et des bas d’autant que Valeria va laisser entrer un nouveau mâle dans sa vie.

Bruno, écrivain à succès de science-fiction et de romans plutôt gores, est un homme qui semble bien plus mature et posé que notre héroïne, ce qui s’explique probablement par sa vie familiale… Sexy, sans être un canon de beauté, drôle et inventif, surtout dans certains domaines, sera-t-il l’homme qui fera oublier à Valeria cette passion incontrôlable qu’elle ressent pour le beau et fougueux Victor ? Je vous laisserai le soin de le découvrir par vous-mêmes mais je dois admettre que ce nouveau personnage m’a plutôt séduite. C’est plus la manière dont Valeria fonce tête baissée vers d’autres horizons sans prendre temps de faire le point et/ou le deuil de ses sentiments et de son histoire avec Victor qui m’a chagrinée…

La vie de ses amies est également bien remplie entre les préparatifs du mariage qui met Carmen sur les nerfs, Lola qui vit sa première véritable relation amoureuse et Nerea qui prend une grande et inattendue décision professionnelle. Je suis vraiment ravie de voir à quel point Nerea a évolué depuis le premier tome. Le glaçon des débuts a bien fondu ! Bien décidée à ne plus faire les choses parce qu’elle le doit, mais parce qu’elle le souhaite, Nerea donne un grand coup  de pied dans la fourmilière et commence à se lâcher. J’ai hâte de voir ce que va devenir son beau projet professionnel pour lequel elle travaille d’arrache-pied, mais aussi jusqu’où ses changements vont la conduire sur le plan privé. Une ébauche d’histoire de ce côté semble ainsi se dessiner…

Carmen et Barto forment toujours un très beau couple qui ne pourra que vous attendrir et vous toucher. Plus discret et moins charismatique que Victor, Barto est pourtant un protagoniste intéressant et plein de charme. Il fait ainsi preuve de beaucoup de patience et d’une douceur extrême face à une Carmen en plein doute notamment sur son physique… Quant à Lola, elle est fidèle à elle-même, brute de décoffrage, drôle et légère bien que pour la première fois de sa vie, son cœur et son corps semblent battre à l’unisson ! Comment Lola, aussi allergique à l’engagement que Victor, va-t-elle affronter la situation ? Il vous faudra lire ce tome pour le découvrir, mais je dois dire que j’ai apprécié le couple qu’elle forme avec Ray, un jeune homme qui nous prouve que jeune ne veut pas dire immature…

Encore une fois, je me suis laissée emporter par les nouvelles aventures de Valeria et de ses copines. En compagnie de ces quatre amies dont on partage aussi bien les bons que les mauvais moments, on ne voit pas le temps passer, ce qui explique peut-être qu’en deux soirées, les 400 pages du roman avaient été avalées. L’écriture de l’autrice est donc toujours aussi addictive, fluide et entraînante avec un côté télévisuel qui fonctionne à merveille !

Bien que le sexe soit moins présent que dans les précédents tomes, attendez-vous de nouveau à des scènes érotiques plutôt détaillées et expressives. Comme vous le savez si vous me lisez régulièrement, ce n’est pas ce que je préfère dans un livre, mais avec Valeria, ça passe sans problème appréciant non pas les détails des ébats, mais le fait qu’ils soient complètement décomplexés. Pas de puritanisme ni cette idée que des femmes n’ont pas le droit d’avoir les mêmes désirs, voire la même voracité sexuelle, que des hommes…

En conclusion, dans ce troisième tome, Elisabet Benavent reprend ce qui fait le charme de sa série : des moments de complicité entre filles, des répliques qui font mouche, des confidences autant sur l’amour que le travail, des doutes, de l’amitié avec un grand A, de la romance, des crises, des rencontres, du sexe… La vie d’une bande de copines soudées et décomplexées tout simplement !

Retrouvez le roman chez votre libraire et/ou sur le site Place des libraires

Éditions l'Archipel

Dans les pas de Valeria, Elisabet Benavent

Dans les pas de Valeria

Je remercie les éditions l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Dans les pas de Valeria d’Elisabet Benavent.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans les pas de Valeria par [Benavent, Elisabet]

Quand Bridget Jones s’invite dans Sex and the City

Valeria aime les belles histoires d’amour.
*
Valeria est romancière.
*
Valeria a trois amies  :
Lola, Carmen et Nerea
*
Valeria et ses amies partagent tout.
*
Valeria est mariée à Adrian,
Mais elle rencontre Victor…
*
Valeria aime la sincérité.
*
Valeria est unique.
*
Comme toi  !
Complices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian.
Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne.
Carmen et son collègue de bureau se tournent autour.
Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !
 
l’Archipel (18 septembre 2019) – 432 pages – Broché (17€) – Ebook (11,99€)
Traduction : Martine Desoille


AVIS

Dans les pas de Valeria est dans la lignée des romans chick-lit avec cette impression de découvrir, au fil des pages, des personnages qui pourraient être, dans la vraie vie, des amis. Rien d’étonnant à cela si l’on considère la grande place que prend l’amitié dans le récit.

Nous découvrons ainsi quatre filles dans le vent qui, bien que très différentes, partagent une grande complicité faite à base de confidences, de soirées à parler de leurs expériences personnelles, sexuelles et professionnelles, de verres descendus plus vite que leur ombre, de textos et d’appels qui soulagent, de visites surprises pour épancher les cœurs, voire les consciences…

En bref, c’est l’histoire d’une amitié qui dure et qui perdure, et qui donne l’envie pressante de prendre son téléphone et de s’organiser une petite soirée entre filles même si, personnellement, ma vie serait nettement moins intéressante que la leur à partager. Entre un boss exécrable qui vous mène la vie dure et qui trouve, le saligaud, le moyen de faire une entrée fracassante et inattendue dans votre vie privée alors qu’un collègue que vous croqueriez bien semble quelque peu difficile à cerner, une relation naissante malgré votre surnom de glaçon, un amour épanouissant sur l’oreiller, mais qui vous laisse un grand vide au fond du cœur… la vie n’est pas de tout repos.

Et ce n’est pas Valeria, dont on suit tout au long du roman le point de vue, qui vous dira le contraire. Après avoir lâché un boulot peu épanouissant, mais sécurisant, suite au succès de son premier roman, la voilà en manque d’inspiration pour ce deuxième ouvrage que son mari semble attendre avec impatience. C’est qu’Adrian, prompt à la pousser à vivre de sa créativité, l’est beaucoup moins quand il s’agit de l’encourager à persister malgré les doutes et les baisses de moral. Mais est-ce vraiment étonnant si l’on considère que de mari, il s’est progressivement mué en colocataire que Valeria voit en coup de vent ?

Adrian lui manque tout comme leur vie sexuelle qui, pour son plus grand désarroi, est aux abonnés absents… Après dix ans de relation, la petite étincelle n’est plus, et la situation devient insupportable pour la jeune femme qui aimerait que son mari lui parle de nouveau, et surtout la regarde. Petit à petit, on sent donc les tensions et les doutes grandir d’autant qu’un individu charmeur et charmant fait son entrée dans la vie de Valeria alors que la présence d’une jeune et jolie jeune femme aux côtés de son mari se fait dangereuse… Le couple arrivera-t-il à surmonter cette mauvaise passe pour aller de l’avant ou est-il temps pour lui d’aller voguer vers d’autres horizons ?

Pour le découvrir, je vous invite à lire le livre vous-mêmes, mais je peux néanmoins vous dire que l’autrice a fait preuve d’une certaine audace… Que l’on approuve ou non les attitudes de chacun, elles ont le mérite de sonner vrai nous montrant que la vraie vie, c’est aussi des coups durs même dans un mariage apparemment équilibré. Le poids des années se fait sentir dans n’importe quel couple, a fortiori quand la communication est rompue…

Si certains passages m’ont perturbée, parce qu’ils vont à l’encontre de mes convictions personnelles, j’ai apprécié que l’on ne nous serve pas une comédie à l’eau de rose, mais plutôt un roman porté par des héroïnes imparfaites pour lesquelles on développe un véritable attachement. On ne les comprend pas toujours, on n’approuve pas toujours leurs choix, mais comme avec des amies, on a envie d’être là pour elles, et de les épauler sans les juger.

On prend donc beaucoup de plaisir à suivre leurs aventures et mésaventures, leurs doutes, leurs espoirs, leurs échanges toujours très vifs et entraînants… De page en page, on se laisse entraîner par la vie de Valeria et de ses amies, et on se retrouve à lire la dernière ligne sans avoir vu le temps passer. Il faut dire que l’autrice a su créer une véritable proximité entre ses personnages et ses lecteurs. Cela passe autant par leur personnalité qu’une narration simple, légère et dynamique entrecoupée de nombreux dialogues pleins de peps, d’humour et de mordant.

Repéré par Netflix, Dans les pas de Valeria fera incontestablement une bonne série à la Sex and the City, car presque trentenaires, ces femmes assument sans fausse pruderie leurs envies et désirs sexuels, ce qui se traduit par quelques scènes de sexe qui stimulent autant l’esprit que le corps. De manière générale, ce ne sont pas mes passages préférés, mais ici, je les ai lus, car ils apportent un certain éclairage sur les personnages, et ne tombent jamais dans la vulgarité. Ils ont également le grand mérite de ne pas dépeindre des relations toxiques, mais seulement le désir d’adultes consentants. Et ça, ça fait drôlement du bien !

En conclusion, Dans les pas de Valeria questionne la notion de couple et de sa pérennité dans le temps, mais c’est surtout un cocktail explosif composé de beaucoup d’amitié, d’une bonne dose d’amour, de désir, de tension sexuelle et de fantasme… Léger, drôle et terriblement addictif, voici un roman que je vous invite à découvrir pour décompresser d’une dure journée de travail, passer un bon moment sans prise de tête, ou tout simplement vous détendre auprès de femmes attachantes dont on partage, le temps d’un roman, la vie sans aucun tabou.

À noter que les tomes 2, 3 et 4 seront publiés courant octobre et novembre, ce qui limitera le temps d’attente pour les plus impatients !

En attendant, découvrez un extrait du deuxième tome publié en fin d’ouvrage et retrouvez la saga sur Instagram.

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Throwback Thursday Livresque #109 (février 2019) : les émotions – La joie

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


THÈME DE JANVIER : les émotions

Semaine 1 : Un livre qui fait peur ou fait ressentir un profond dégoût envers certains personnages, certaines actions, certains faits…
– Semaine 2 : un livre qui m’a mis en joie
Semaine 3 : Un livre qui m’a rendu triste ou en colère (ou les deux)
Semaine 4 : Un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surpris, pris de court, je ne l’avais pas vu venir.

Je dois avouer avoir peiné à trouver un livre pour ce thème, car en y réfléchissant bien, si la lecture me fait ressentir tout un panel d’émotions, la joie n’en fait pas partie. Je suis évidemment heureuse de lire, mais une intrigue en elle-même ne va pas me rendre joyeuse. J’ai donc préféré interpréter ce thème de manière plus large en vous parlant d’un roman ou plutôt d’une autrice qui a l’art et la manière de me rendre ma bonne humeur et de combattre toutes les pensées moroses qui pourraient venir m’enquiquiner.

Je parle de la très connue et indétrônable Sophie Kinsella. J’ai découvert cette autrice durant mes études, et elle est très vite devenue ma bouée de sauvetage quand je saturais des cours, des devoirs et partiels, de mes « gentils » camarades… Elle ne m’a jamais fait défaut ! Besoin de rire, d’être de bonne humeur, de me vider l’esprit ? Sophie était là, toujours et toujours.

Sophie Kinsella

Photo Amazon

Je dis Sophie, mais ne devrais-je pas plutôt dire Becky, son héroïne de la série L’accro du shopping ? Il y a d’autres titres de l’autrice que j’ai appréciés, mais ma série doudou, ma série « petit plaisir coupable » est, et restera probablement pour de nombreuses années, celle-ci. Grâce à son héroïne rigolote et un peu fofolle, qui me ressemble un peu tout en étant en même temps très différente, j’ai passé d’excellents moments de lecture, de ceux sans prise de tête qui ne vous laissent pas des souvenirs impérissables quant à l’intrigue, mais l’impression tenace et plaisante d’avoir rechargé vos batteries et fait le plein de bonne humeur et de sourires.

Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Un peu de shopping pour se remonter le moral ! C’est la devise de Becky Bloomwood, jolie Londonienne de 25 ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble magique ! Chaussures, maquillage, fringues sublimes… rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes…

D’autres titres ont eu cet effet comme Bridget Jones, mais il fallait bien choisir….

Et vous, quel livre avez-vous ou auriez-vous choisi pour ce thème ?

Alice au pays des casseroles, Maud Brunaud

Alice au pays des casseroles

Je remercie les éditions Marivole pour m’avoir permis de découvrir Alice au  pays des casseroles de Maud Brunaud.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Il était une fois… Moi ! Alice ! Jeune femme douce et timide dans la trentaine (on ne demande JAMAIS son âge exact à une femme ! ). Célibataire. 90/60/90 (enfin, à peu près… à la louche quoi ! à la bonne grosse louche ! ). De loin et sans lunettes, on me dit que je ressemble assez à Emily Blunt… Heureuse propriétaire d’un chien-saucisse et de deux perruches. Je demeure en pleine campagne berrichonne où je tiens le restaurant familial depuis que maman (contrainte et forcée) m’a passé la main. Je bous souvent intérieurement et je ne sais pas pourquoi je n’arrive jamais à me lâcher ! C’est un peu comme si le chanteur de Kiss était coincé dans le corps d’Edith Piaf ou comme si on voulait apprendre à mordre à un ours en peluche. Je ne suis donc ni une princesse de conte de fées ni une icône mode du XXIe siècle à la Kim Kardashian, vous l’aurez peut-être remarqué… Ainsi, commence  » l’histoire de ma vie  » ! Jusqu’ici, je me suis toujours évertuée à ne pas me montrer trop gourmande et j’ai goûté, avec parcimonie, aux plaisirs de la vie. Mais, un jour, mon petit château de convenances et de solitudes s’est envolé aux quatre vents… tout ça à cause d’un food-truck installé devant ma porte et de son séduisant propriétaire !

  • Broché: 214 pages
  • Editeur : Marivole Editions (27 septembre 2018)
  • Collection : Gossip de campagne
  • Prix : 18.90€
  • Autre format : ebook (7.49€)

AVIS

Si vous me lisez régulièrement, vous devez connaître mon amour pour Alice au pays des merveilles et son univers si particulier. Vous ne serez donc pas étonnés si je vous confesse avoir tout de suite été attirée par le titre de ce roman et sa sublime couverture.  Bien que l’histoire n’ait rien à voir avec celle de Lewis Carroll comme la lecture du résumé le laisse présager, j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous prouve qu’il peut y avoir de la bonne chick lit française.

Aux commandes, avec sa maman, d’un restaurant familial dans le Berry, Alice est une cuisinière qui, disons-le clairement, s’ennuie que ce soit derrière ses fourneaux ou dans sa vie en général. Il faut dire que sous le joug d’une mère autoritaire qui régente plus ou moins sa vie, Alice a peu de marge de manœuvre pour exprimer sa propre personnalité. À cela s’ajoutent des problèmes financiers, le chiffre d’affaires du restaurant n’étant pas au beau fixe. Une situation qui n’est pas prête de s’arranger, un food-truck et son beau mais exaspérant propriétaire, Gabriel, venant de s’installer devant sa porte !

Le livre est relativement court (215 pages), l’autrice ne nous noie donc pas sous une avalanche de détails et attaque son récit dès les premières pages. Un bon point puisqu’on se prend d’intérêt immédiatement, ou presque, pour Alice qui se révèle aussi attachante qu’agaçante. Alice, c’est un peu la copine rigolote qui n’est pas contente de sa vie, qui se laisse marcher sur les pieds, mais qu’on a envie d’aider et de réconforter. Et cela est dû en grande partie par le sentiment de proximité que l’autrice a su naturellement créer, on se sent proche de son héroïne alors qu’on vient juste de la rencontrer. On est donc content de la voir évoluer au fur et à mesure de l’intrigue : elle ne devient pas superwoman d’un coup et ses réactions sont parfois contestables, mais elle prend confiance en elle et en ses talents de cuisinière.

Autour de cette héroïne simple et attachante, évolue une galerie de personnages intéressante et plutôt variée, certaines personnes prenant plus d’importance que d’autres. Il y a Constance, la mère d’Alice, qui se montre en début de roman assez acariâtre, mais qui finalement, devrait vous réserver quelques surprises. La relation entre la mère et la fille est faite de non-dits, de moments de complicité ratés, mais elle se révèle plus complexe et touchante qu’aux premiers abords. L’arrivée de Geoffrette et de Max, son fils, apporte une touche non négligeable de douceur dans la vie d’Alice. Si j’ai trouvé la présence de Geoffrette presque superflue, du moins pas assez exploitée, j’ai juste adoré le personnage de Max. Cet enfant est un amour et d’une intelligence de cœur qui le rend très très attachant et amusant. C’est mon personnage coup de cœur ! D’ailleurs, Lump, la chienne d’Alice, partage mon avis puisqu’elle a très vite adopté cet enfant dont la « sagesse » dépasse parfois celle des adultes du roman. Georges, un ami d’Alice et de Constance, est également très attachant, son dévouement à la mère et à la fille étant total.

Mais la personne qui va prendre le plus de place dans la vie d’Alice, à son corps défendant, est le beau Gabriel. En général, les romances me laissent de marbre, mais j’ai beaucoup aimé celle entre les deux personnages, car elle est construite avec intelligence et sans mièvrerie. Gabriel tombe très vite sous le charme de cette cuisinière qui ne semble pas partager ses sentiments comme l’en attestent les éclairs qu’elle lui lance à chaque regard. Vous me direz, pour une cuisinière, cela aurait pu être bon signe…  L’autrice a donc eu la bonne idée de nous proposer un personnage féminin qui ne tombe pas tout de suite amoureux du beau gosse de service. Cette réticence à laisser entrer une personne dans sa vie apporte un certain piquant à l’intrigue, Alice pouvant faire preuve d’un sacré caractère quand elle le décide. Le pauvre Gabriel en fera d’ailleurs les frais.

Mais ce qui est le plus intéressant dans le fait qu’Alice ne saute pas dans les bras de son « concurrent » tout de suite, c’est que cela est cohérent avec la situation difficile qu’elle traverse, son restaurant battant de l’aile. Elle va donc essayer de faire taire ses sentiments naissants, chose peu aisée devant la présence rassurante et patiente de Gabriel… Je lis peu de romance et je n’adhère pas à celles en vogue actuellement, alors lire un roman où les personnages ne se sautent pas dessus dès la quatrième page, je dis un gros OUI. L’autrice prend ainsi le temps de développer la relation entre Alice et Gabriel qui commencent d’ailleurs par se vouvoyer, un petit détail que j’ai trouvé plein de charme.

Alice et Gabriel, bien que très différents, sont liés par cet amour commun pour la cuisine, un amour qui, pour la jeune femme, remonte à son enfance. Je n’en dirai pas plus, mais j’ai trouvé la raison qui l’a poussée à se mettre derrière des fourneaux très touchante. La cuisine est donc un art bien représenté dans ce roman que ce soit à travers le contexte de l’intrigue, quelques recettes en fin d’ouvrage, le rappel de termes culinaires (roussir, blanchir…)… Il y a donc de fortes chances que vous ayez envie de vous jeter sur un bon petit plat ou sur des madeleines, spécialité d’Alice, dès la dernière page tournée.

Amour et cuisine, voilà un joli mélange qui va malheureusement se trouver entacher par une sombre histoire de corbeau. Alice reçoit des lettres de menace qui seront suivies par des actes de malveillance allant crescendo. Cette histoire apporte une petite touche de mystère et de suspense fort plaisante d’autant que le mobile du méchant est plutôt cocasse. Mais cet interlude est, pour moi, surtout un moyen pour l’autrice de renforcer les liens entre les différents personnages. Ne vous attendez donc pas à une enquête bien poussée, mais plutôt à un joli élan de solidarité autour d’Alice. Cela ne nous empêche pas de suivre avec plaisir et curiosité le travail de la petite équipe de détectives improvisés. Max, en fan de Sherlock Holmes (je vous ai déjà dit que j’adore ce gamin ? ), semble d’ailleurs prendre l’enquête très à cœur.

Quant à la plume de Maud Brunaud, elle fait partie intégrante du charme du récit. Accessible, mais travaillée et d’une grande fluidité, l’autrice nous prouve que lecture détente ne rime pas forcément avec style plan-plan ou pire, gnangnan. Mais le grand atout de l’autrice est d’avoir su, à travers sa plume, transmettre aux lecteurs tout l’amour qu’elle porte à ses personnages. Émouvants tout en ayant chacun leur caractère, il se dégage de chacun d’entre eux un petit quelque chose qui vous donne envie d’apprendre à les connaître comme s’ils existaient réellement. J’ai également apprécié l’humour très présent grâce, notamment, à Alice dont certaines réparties sont pleines de piquant voire de mordant. Max apporte également une touche d’humour par sa manière déstabilisante d’énoncer des vérités sans beaucoup de tact, mais toujours avec pertinence.

En bref, sont réunis dans ce roman tous les ingrédients que l’on recherche dans une lecture détente : une plume fluide, des situations parfois drôles parfois plus rocambolesques, des personnages attach(i)ants, de l’humour, une touche de suspense, de la romance… Alors si vous avez envie de passer un moment de lecture sympathique, gourmand et entraînant, Alice et tous ses amis vous attendent. Bons plats, madeleines et bonne humeur au menu !

Et vous, envie de découvrir le roman ?
Commandez-le chez votre libraire ou en ligne.

Les petits secrets d’Emma, Sophie Kinsella

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En faisant du tri,  je suis tombée sur Les petits secrets d’Emma. Limitée en termes de place, je ne garde que très peu de romans dans ma bibliothèque. Néanmoins, avant de le donner, proposer au troc ou de le vendre, j’ai eu envie de le relire puisque sans me rappeler l’histoire, il m’a semblé que ce livre m’avait plu.

PRÉSENTATION DE L’ÉDITEUR

Ce n’est pas qu’Emma soit menteuse, non, c’est plutôt qu’elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV. Et avec Connor, son petit ami, au lit ce n’est pas franchement l’extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l’avouer.
Mourir ? Justement… Lors d’un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit sa dernière heure arrivée. Prise de panique, elle déballe tout à son séduisant voisin…

  • Poche: 384 pages
  • Editeur : Pocket (5 juin 2008)
  • Auteure : Sophie Kinsella

MON AVIS

Ce livre ayant été écrit par Sophie Kinsella, l’auteure de la célèbre série L’accro du shopping, je m’attendais à une lecture légère avec quelques péripéties, de l’humour.. bref, avec les ingrédients classiques d’un livre dont la cible principale est la gent féminine.

 » Écrit par une fille pour les filles, ce petit roman se lit d’une traite avec délectation.  » Psychologies Magazine (notez, chers lectrices et lecteurs, mes références de choc, si Psychologies Magazine le dit…)

Et sans surprise, mes suppositions se sont révélées être exactes. L‘héroïne se révèle assez attachante notamment grâce à l’auteure qui s’est évertuée à la rendre « accessible » : comme tout le monde, elle a ses qualités, ses défauts et sait faire preuve d’auto-dérision. Les situations cocasses du livre ne sont évidemment pas très réalistes mais elles permettent d’esquisser quelques sourires.

Ce n’est pas un livre qui m’a tenue en haleine ni auquel j’ai pensé durant la journée. On en devine d’ailleurs aisément la fin. Il fait plutôt partie de ces lectures faciles qui permettent de se détendre et de se vider l’esprit.

MA NOTE : 3/5

En résumé, Les Petits Secrets d’Emma est un livre sans prétention qui vous fera passer quelques heures de détente agréables. C’est typiquement le genre de livre que l’on peut lire distraitement à la plage ou lorsque l’on a envie d’une lecture légère, sans prise de tête. Il devrait plaire aux inconditionnels de la « chick lit ».