Dans la forêt sombre et mystérieuse, Winshluss

Je remercie Lecteurs.com et Gallimard de m’avoir permis de découvrir, dans le cadre des explorateurs de la BD, Dans la forêt sombre et mystérieuse de Winshluss

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Angelo, jeune apprenti aventurier féru de zoologie, prend la route en famille pour rendre visite à sa mémé géniale qui est très malade. Mais sur l’aire d’autoroute où ils s’arrêtent, ses parents l’oublient et repartent sans lui ! Terrorisé, Angelo décide de couper à travers la forêt, où il se perd tout à fait…

Sa rencontre avec de fascinantes créatures – de la luciole obèse à l’ogre terrifiant – vont faire de son singulier périple une aventure fantastique.

  • Album: 160 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (20 octobre 2016)
  • Prix : 18€

AVIS

J’avais repéré cet ouvrage à la FNAC notamment attirée par sa luxuriante couverture et la beauté du livre-objet, mais je n’avais pas craqué en raison des illustrations qui ne correspondent pas forcément à ce que j’attends quand j’achète un album. Je recherche en général les beaux coups de crayons et les dessins soignés. Avec Dans la forêt sombre et mystérieuse, ce n’est pas ce genre d’illustrations que vous retrouverez, mais plutôt des dessins simples qui vont à l’essentiel et qui sont mis en valeur par un très beau travail de colorisation.

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A noter également que l’album est coupé en plusieurs parties et que chacune d’entre elles est annoncée par une illustration.

Si les dessins ne m’ont pas éblouie, je me suis néanmoins plongée dans l’histoire dès les premières pages de l’album. J’ai ainsi fait, avec plaisir et curiosité, la connaissance d’Angelo et de sa famille composée de ses parents, d’un frère « idiot » et d’une petite sœur coincée dans sa condition de bébé. Toute cette famille des plus banales est en route pour rendre visite à la grand-mère gravement malade quand un oubli sur une aire d’autoroute va contraindre Angelo à partir à l’aventure.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Angelo va être gâté de ce côté-là ! Il va en effet enchaîner les situations périlleuses et les rencontres improbables, certaines amicales comme Fabien un « oiseau » particulier et d’autres parfois franchement désagréables comme un ogre décidé à ne pas laisser filer son repas. Heureusement, le jeune garçon saura se montrer débrouillard surmontant les unes après les autres les situations pleines de danger qui se présentent à lui d’autant qu’il pourra compter sur sa chance et ses amis de fortune.

Ces différentes péripéties fantastiques font incontestablement penser aux contes de notre enfance d’autant que l’auteur glisse, dans son album, quelques franches allusions que je vous laisserai le plaisir de découvrir. Néanmoins, à la différence des contes que nous connaissons tous plus ou moins, Dans la forêt sombre et mystérieuse possède une grosse touche humoristique qui rend la lecture très plaisante et très rapide. Vous vous surprendrez donc à sourire à de multiples reprises devant cette histoire presque effrayante, souvent amusante.

Quant à Angelo, c’est un jeune héros plutôt attachant qui porte bien son nom puisqu’il ne va pas hésiter à porter secours aux personnes ayant besoin de son aide tout en gardant à l’esprit son objectif final : se rendre au chevet de sa grand-mère qu’il semble adorer. Il faut dire que cette dernière a l’air franchement sympa et « cool ». Proche de ma grand-mère, j’ai, pour ma part, beaucoup aimé cette relation grand-mère/petit-fils même si elle n’est pas au centre de l’histoire, mais plutôt en filigrane. Seul petit défaut de notre mini héros, sa légère tendance à geindre dans les situations critiques, mais pour un enfant qui se retrouve seul perdu dans une forêt mystérieuse face à des créatures franchement bizarres voire inquiétantes, il s’en sort quand même très bien. Et puis, ses pleurs et ses craintes ne le rendent que plus crédible.

Si j’ai beaucoup apprécié Angelo, je dois reconnaître que mon coup de cœur va à un personnage secondaire que j’ai trouvé adorable autant dans l’apparence que dans la personnalité. Il s’agit de l’inimitable Fabien que j’aimerais beaucoup voir prendre son envol dans sa propre aventure.

En conclusion, si vous aimez les histoires avec du rythme, de l’humour et des rebondissements, Dans la forêt sombre et mystérieuse devrait vous plaire. Vous ne verrez pas les 160 pages défiler, pris dans le tournant des aventures d’Angelo menées tambour battant. Je vous invite donc à vous laisser tenter par cet univers particulier dans lequel l’auteur arrive à nous plonger rapidement et totalement grâce à un magnifique travail sur les couleurs et à la « simplicité » de son coup de crayon. Je mets des guillemets car je ne doute pas que sous cette apparente simplicité se cache beaucoup de travail.

La Flèche du Scythe, Sébastien Morgan

Je remercie Sébastien Morgan pour m’avoir proposé son roman, La Flèche du Scythe.

AUTEUR

Sébastien Morgan vit en Belgique où il travaille comme enseignant et journaliste. Passionné depuis toujours par la fantasy et la mythologie, il a fait des études universitaires en Histoire de l’Art et Archéologie, ce qui lui a permis d’étudier l’imaginaire des peuples et leur histoire. Lauréat de plusieurs concours de nouvelles et auteur d’essais sur la spiritualité chevaleresque, Sébastien Morgan a décidé de passer à la vitesse supérieure en se lançant dans la rédaction d’une épopée. La « Flèche du Scythe » est le premier roman d’une série traversant l’Histoire.

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PRÉSENTATION

IIe siècle après JC, l’Empire Romain est assiégé de toute part. Chaque jour, les peuples barbares resserrent un peu plus leur étau. Des rumeurs font état d’une alliance possible entre les peuples goths autour du descendant d’Arminius, célèbre vainqueur des légions lors de la bataille de Teutobourg. Yares, un auxiliaire scythe est envoyé pour trouver et assassiner ce nouveau roi barbare. L’éclaireur pénètre dans la grande forêt alors que des forces surnaturelles s’éveillent… Fortement enraciné dans l’Histoire et les mentalités de l’époque, la Flèche du Scythe est un roman d’aventure plein de fantastique et de sorcellerie. Il plaira tant aux amateurs de l’Empire Romain qu’aux inconditionnels des sagas fantasy.

  • Broché: 262 pages
  • Editeur : CreateSpace Independent Publishing Platform
  • Prix : 13,45€
  • Autre format : ebook

 

AVIS

Il y a parfois des romans qui vous font peur, que ce soit en raison du nombre de pages, du ou des thèmes abordés, de l’auteur… La Flèche du Scythe fut l’un d’entre eux pour moi. J’ai tout de suite été attirée par le résumé, mais j’avoue qu’à l’évocation des Goths et autres éléments historiques, j’ai eu un peu peur que mes faibles souvenirs en la matière ne me permettent pas de comprendre parfaitement les enjeux du livre.

Heureusement, cela n’a pas été le cas car si le roman est ancré dans le contexte historique de l’Empire romain du IIIème siècle après J-C, ce n’est pas un livre d’histoire. Les personnes aimant la fantasy et les livres d’action, mais craignant les romans historiques peuvent donc se lancer dans la lecture du roman les yeux fermés.

Un récit dynamique où l’action est prépondérante… 

Si je devais décrire le livre en un mot ce serait incontestablement « action ». C’est simple, dès les premières pages, l’auteur entre dans le vif du sujet et vous plonge dans l’action ! Il n’y a aucun temps mort ce qui rend la lecture du livre très fluide et surtout, complètement addictive. Je peux vous dire que vous n’avez pas le temps de vous ennuyer d’autant que le roman contient de nombreux dialogues qui apportent un certain dynamisme au livre et ancrent l’histoire dans le réel.

Je ne suis pas très amatrice de scènes de bataille, mais j’ai apprécié la manière dont elles sont amenées et décrites par l’écrivain. C’est le genre de passages que je pourrais aisément lire en diagonale, mais ici, je m’en suis abstenue. Mieux que cela, j’ai lu ces scènes avec plaisir d’autant que si elles sont réalistes, elles ne sont pas inutilement gore et restent assez courtes.

Les personnages…

Dans le livre, nous suivons différents personnages ce qui permet d’éviter toute monotonie, ceux-ci étant très différents les uns des autres. Cela apporte également un certain dynamisme et un certain suspense puisqu’on en vient à essayer de comprendre comment l’auteur va arriver à articuler les différentes histoires pour donner corps à son récit.

Néanmoins, cette alternance pourrait se révéler déstabilisante pour certains puisqu’il faut souvent quelques secondes pour comprendre de quel personnage l’auteur est en train de parler. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangée d’autant qu’un petit signe visuel prenant la forme d’une astérisque permet de saisir le changement de point de vue.

J’ai beaucoup aimé le protagoniste principal, Yares, un auxiliaire Scythe qui se révèle, tout au long du roman, d’un grand courage, d’une grande droiture et d’une fidélité à toute épreuve envers L’Empire romain malgré le racisme et le mépris dont il est victime. En effet, ses actes de bravoure et sa vie passée à défendre l’Empire ne suffisent pas à l’élite romaine pour le considérer comme l’un des leurs. D’origine Scythe, il reste à leurs yeux un barbare avant tout…

Alara, une sorcière bien décidée à faire payer la mort de son fils à notre auxiliaire, m’a tout de suite intriguée ayant toujours bien aimé ce type de personnage. C’est donc avec plaisir que j’ai suivi le jeu du chat et de la souris initié entre elle et Yares, attendant avec impatience d’en connaître l’issue. J’aurais cependant aimé que la menace représentée par la sorcière soit plus directe. Elle est réelle et en trame de fond tout au long du récit, mais au final, les occasions de confrontation entre les deux ennemis de longue date ne sont pas aussi nombreuses que cela.

D’autres personnages comme le fils de Yares ou celui d’un puissant marchand de Rome sont évoqués sans pour autant que leur histoire ne soit au centre de l’intrigue. On devine néanmoins qu’ils vont jouer un rôle important dans la suite de la série.

Enfin, j’ai retrouvé avec grand plaisir des figures emblématiques et fascinantes de la mythologie que sont les centaures et les griffons. Les passages où ceux-ci sont évoqués ont été mes préférés. J’espère qu’une plus large place à cet aspect mythologique sera donnée lors des prochains tomes.

La fin… plus que surprenante

Il y a ensuite un point que j’ai adoré dans le livre : la fin ! Je dois dire que l’auteur m’a complètement prise de court avec cette fin à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Je m’attendais bien à des événements dramatiques en raison d’une association récente et temporaire entre deux personnages qui n’auraient pas dû se rencontrer et encore moins s’aider. Mais je ne pensais pas que cela interviendrait juste en fin de roman et de manière aussi brutale. C’est à la limite cruel de laisser les lecteurs sur ces dernières lignes. En tout cas, je peux vous dire qu’une fois la dernière page tournée, j’avais une furieuse envie de lire la suite des Chroniques Merveilleuses.

Le seul petit point qui m’a un peu gênée :

J’ai pu noter la présence de fautes d’orthographe ce qui ne me permet pas de faire de ce roman un coup de cœur d’autant que la qualité de la plume de l’auteur fait espérer un sans-faute ou un quasi-sans-faute dans ce domaine.

 

En conclusion, si vous avez envie d’un récit ancré dans l’histoire romaine mêlant action, des personnages forts, des créatures mythologiques, de la magie… La Flèche du Scythe devrait vous plaire. Amateur ou non de fantasy, je vous invite à vous laisser emporter par la plume de l’auteur afin de vivre intensément cette histoire captivante et complètement addictive.

A NOTER : Sébastien Morgan s’est attaqué à la suite de ce premier tome très prometteur et espère la terminer d’ici la fin de l’année. Pour ma part, je serai sans aucun doute au rendez-vous pour la lire. Chose qui me semble plutôt rare pour un auteur auto-édité, il est également en train de faire traduire son roman en anglais par un traducteur littéraire professionnel. Je lui souhaite un très bon accueil par les lecteurs qui lisent dans la langue de Shakespeare.

MA NOTE : 4,5/5

Ekhö 5 : Le Secret des Preshauns d’Arleston, Lebreton et Barbucci

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Aimant beaucoup la série Ekhö publiée par les éditions Soleil, je me suis jetée sur le tome 5 quand je l’ai vu à la bibliothèque.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Fourmille, Yuri et Sigisbert sont en route pour Rome, la ville éternelle où règne le pontife qui dirige ces créatures souvent aimables et parfois monstrueuses que sont les Préshauns. Fourmille espère y trouver la réponse à la question : que fait-elle sur Ekhö ? Elle va rapidement comprendre que les Préshauns cachent un grand secret, et quelle-même est une pièce dans un jeu politique complexe…

  • Editeur : Soleil (22 juin 2016)
  • Pages : 50
  • Prix : 14,50

AVIS

Nous retrouvons Fourmille, Yuri et Sigisbert sur un navire de croisière en direction de Rome où Fourmille espère avoir des réponses notamment sur sa présence sur Ekhö. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne s’attendait pas à une telle révélation, ni le lecteur d’ailleurs.

Heureusement, sa destinée pouvant encore attendre, notre héroïne est bien décidée à continuer, pour le moment, à vivre sa vie comme elle le souhaite. Elle comporte évidemment son lot de tracas quotidiens, mais ceux-ci semblent maintenant  dérisoires par rapport aux responsabilités qui incomberont à Fourmille dans le futur.

Dans ce tome, on en apprend également plus sur Sigisbert et les  Préshauns en général. C’est ainsi qu’on découvre que si une grande partie de ces créatures sont pacifistes, quelques-uns au contraire aspirent à laisser leur véritable nature de monstre prendre le dessus. Pire, ces derniers souhaiteraient même éradiquer l’espèce humaine de la surface d’Ekhö. L’extrémisme ne semble donc pas épargner notre monde miroir…

Sur un ton plus léger, ce tome 5 va également nous permettre de comprendre d’où vient la tradition des Préshauns de boire du thé pour conserver leur aspect de peluche et ne pas céder à leurs bas instincts.

J’ai juste un peu regretté que Yuri soit un peu en retrait dans ce tome ou du moins, que son rôle ait surtout constitué en celui de « l’ami » jaloux de l’arrivée d’un prétendant dans la vie de Fourmille. Heureusement, il finira par se révéler utile en fin de tome.

En conclusion, si vous aimez Ekhö, je vous conseille ce tome 5 les yeux fermés. L’action, le suspense, des rebondissements et des révélations sont au rendez-vous. Vivement la suite !

Mini-chroniques en pagaille #6

Mini-chroniques en pagaille

Voici l’heure des mini-chroniques en pagaille :

  • Chanson douce, Leïla Slimani

Drame – Incompréhension – Critique

J’ai décidé de ne pas chroniquer le livre dans le cadre d’un article classique car j’ai déjà lu beaucoup d’avis à son sujet et j’aurais un peu eu l’impression d’être redondante.

J’ai apprécié le roman puisque je l’ai lu d’une traite lors d’une nuit d’insomnie. On ne voit tout simplement pas les pages défiler. C’est que l’auteure a su créer une ambiance qui devient de plus en plus angoissante à mesure que l’étau se resserre autour de cette nounou en apparence si parfaite.

Comme le lecteur connaît le drame qu’il s’est produit, il est difficile de ne pas réagir devant la passivité des parents qui, pour préserver leur quotidien et un équilibre familial providentiellement atteint, sont prêts à fermer les yeux sur des comportements inadaptés et intrusifs de Louise.

La plume de Leïla Slimani, en plus d’être d’une grande fluidité, est tout en subtilité ; beaucoup de choses sont ainsi suggérées, implicites. N’espérez pas comprendre totalement Louise, elle-même ne semblant d’ailleurs pas pouvoir expliquer son effroyable geste. Cela peut se révéler frustrant, mais assez réaliste, toutes les atrocités humaines n’étant pas explicables.

Si j’ai beaucoup apprécié Chanson douce, il m’a manqué un petit quelque chose pour en faire un coup de cœur. En effet, j’ai quand même trouvé que le roman souffrait de quelques incohérences peut-être dues à son peu de pages. Par exemple, il m’a paru peu vraisemblable qu’une mère totalement dévouée à ses enfants passe à l’autre extrême dès qu’elle retrouve un travail et n’hésite pas à en donner l’entière responsabilité à sa nounou même en vacances à l’étranger ! De la même manière, beaucoup de choses sont implicites dans ce roman ce que je conçois et ce qui contribue d’ailleurs à donner cette atmosphère si pesante. Néanmoins, cela m’a parfois donné le sentiment que l’auteure se reposait trop sur l’interprétation des lecteurs pour combler un certain manque de détails.

En bref, j’ai beaucoup aimé Chanson douce malgré quelques faiblesses.

  • Le plus beau métier du monde, Jeanne Sélène

Amour – Mort – Surprise

Le plus beau métier du monde est la seconde nouvelle de Jeanne Sélène que j’ai le plaisir de découvrir et de nouveau, le charme a totalement opéré. Il faut dire que l’autrice possède cette capacité de vous happer dès les premières lignes de son récit.

Aidée par un style des plus agréables, elle joue avec votre imagination lui faisant miroiter des choses afin de mieux arriver à vous surprendre.

En résumé, laissez-vous tenter par cette nouvelle qui se lit rapidement et avec plaisir. La seule chose que vous risquez, c’est une belle découverte.

La nouvelle est téléchargeable gratuitement sur AMAZON.

  • Coeur de pierre, Gauthier et Almanza

Amour – Déterminisme – Solitude

J’ai tout d’abord été attirée par la magnifique couverture qui est d’ailleurs à l’image des illustrations de cet album toutes les plus splendides les unes que les autres.

J’ai aimé cette histoire d’amour tuée dans l’œuf en raison des préjugés et d’un certain déterminisme qui vous pousse à devenir ce que les autres pensent de vous… L’histoire de ce garçon né sans cœur et de cette petite fille née avec un cœur d’artichaut est belle et cruelle à la fois. Elle ne devrait pas vous laisser indifférente surtout qu’elle est sublimée par un magnifique univers graphique.

Ce n’est pas un coup de cœur, mais Coeur de Pierre reste une très très belle découverte  que je vous conseille.

Vous connaissez déjà ces livres ? Vous en avez lu un ou plusieurs ? Qu’en avez-vous pensé ?

A question of magic, E.D Baker

J’ai découvert A question of magic de E.D Baker par hasard lors de mes pérégrinations livresques sur Momox. Attirée par la couverture et le résumé, je n’ai pu que me laisser tenter.

Lu en anglais, je n’ai pas l’impression que ce roman jeunesse ait déjà été traduit. Néanmoins, le niveau d’anglais reste très accessible.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Serafina was living the normal life of a village girl, when she gets a mysterious letter–her first letter ever, in fact–from a great aunt she’s never heard of in another village. Little does ‘Fina know, her great aunt is actually a Baba Yaga, a magical witch who lives in an even more magical cottage.

Summoned to the cottage, Serafina’s life takes an amazing turn as she finds herself becoming the new Baba Yaga. But leaving behind home and the boy she loves isn’t easy, and as Serafina grows into her new and magical role answering the first question any stranger might ask her with the truth, she also learns about the person she’s meant to be, and that telling the future doesn’t always mean knowing the right answers.

AVIS

Un bel objet

Je trouve le livre très réussi visuellement de la couverture aux petits détails insérés en début de chapitre et dont vous comprendrez le sens une fois l’histoire dévorée :

Une réecriture de conte…

L’auteure nous propose une réécriture de conte qui met en scène une figure traditionnelle des contes russes et plus généralement slaves, Baba Yaga. Je connaissais vaguement ce personnage pour l’avoir découvert enfant, mais je n’en gardais pas un grand souvenir.

J’ai donc effectué quelques petites recherches sur cette sorcière ce qui m’a permis de constater que si l’auteure nous offre sa propre version du conte, elle en a toutefois conservé quelques éléments.

Si vous désirez en apprendre plus sur cette sorcière, cet article du Courrier de Russie pourrait vous intéresser.

L’histoire…

Seraphina est une jeune villageoise qui vit entourée de sa famille et de son ami d’enfance, presque fiancé. Jeune fille curieuse et instruite, l’une des rares à avoir appris à lire et à écrire, elle voit sa vie chamboulée par l’arrivée d’une lettre provenant d’une mystérieuse grande-tante dont personne n’a le souvenir. Elle est ainsi invitée à venir récupérer son « héritage » sans que ne lui en soit dévoilée la nature.

Et le cadeau se révèlera plutôt fardeau puisque Serafina va devenir la nouvelle Baba Yaga et devoir apprendre, par elle-même, l’étendue de ses capacités et de ses obligations. Maintenant liée à un cottage qui se déplace sur des pattes de poulet, elle va voguer de lieu en lieu pour répondre aux questions des personnes la sollicitant ce qui ne sera pas sans conséquence sur sa propre santé….

Les personnages…

Livrée à elle-même, Seraphina pourra heureusement compter sur l’aide de personnages les plus attachants les uns que les autres à l’instar de ces crânes qui parlent et qui vont devenir ses amis. Elle prendra bien soin de les polir et eux de la soutenir, une jolie coopération en somme. Elle partagera également sa vie avec un chat qui parle, même s’il se révèle plutôt bougon et que ses paroles sont souvent plus sibyllines que limpides. Mais cela fait partie de son charme…

Durant son apprentissage du rôle de Baba Yaga, Seraphina rencontrera, bien sûr, des personnes malintentionnées, souhaitant tirer profit de ses capacités. Mais elle fera surtout la connaissance de personnes qui lui apporteront, directement ou indirectement, leur soutien.

Quant à Seraphina, difficile de ne pas s’attacher à cette jeune héroïne d’une grande gentillesse et pleine de bonne volonté. Malgré son envie de retrouver sa vie d’avant et son fiancé, elle fait de son mieux pour assurer son nouveau rôle et ceci sans se lamenter sur son sort.

Deux petits points…

J’ai beaucoup aimé cette histoire mêlant magie, amitié, découverte de soi, amour (mais de manière très légère)… Enfant, je pense que ce roman aurait été un coup de cœur ! Cependant, deux points pourraient gêner certains lecteurs même si cela n’a pas été le cas pour moi.

D’abord, il y a une certaine redondance de l’action puisque la nouvelle vie de Seraphina est assez répétitive : elle va dans un lieu grâce à son cottage magique, répond aux questions de personnes et change de lieu… Heureusement, des péripéties et surtout la quête de l’héroïne pour retrouver sa vie d’avant viennent se greffer rendant l’intrigue intéressante et pleine de rebondissements.

Ensuite, des thèmes comme la mort, la guerre mais également la question de savoir si toutes les vérités sont bonnes à entendre sont abordés. Mais nous restons dans un roman jeunesse avec une histoire toute gentillette. De la même manière, la fin est assez convenue, mais elle correspond à tout point à ce que l’on peut attendre de ce genre de livre.

En résumé, si vous avez envie de découvrir une jolie réécriture de conte traitant du personnage de Baba Yaga, A question of magic devrait vous plaire. L’histoire est mignonne à souhait et tout le monde se révèle attachant, ou presque, de l’héroïne aux personnages secondaires. Une très jolie découverte qui devrait vous offrir un joli moment de magie… un peu comme un Disney version papier.