Premières lignes #53 : Hellraiser de Clive Barker

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai décidé de vous parler du dernier roman que j’ai lu : Hellraiser de Clive Barker. Un roman que j’ai eu la chance de lire dans sa version collector et dont vous pouvez lire ma chronique sur eMaginarock.
Hellraiser - Collector
Le grand classique de Clive Barker en édition collector
« J’ai vu le futur de l’horreur et son nom est Clive Barker. » Stephen King
« Frank avait commis, en ouvrant la boîte de Lemarchand, une funeste erreur.
— Ah, vous avez donc fini de rêver, dit la Cénobite qui l’observait tandis qu’il reposait, haletant, sur le plancher nu. Parfait. Maintenant, nous pouvons commencer. »
Ainsi s’ouvre Hellraiser. Ce roman culte réussit l’exploit de créer pour la postérité de nouvelles figures mythiques dans le bestiaire de l’horreur littéraire et cinématographique : les Cénobites, Pinhead et le cube de Lemarchand, portail vers des plaisirs ultimes et des douleurs sans pareilles.
Également, dans cette édition collector :
• une préface de Benoît Domis, qui retrace la carrière de Clive Barker ;
• Dans les collines, un entretien fleuve entre Clive Barker et Peter Atkins, coscénariste de plusieurs films de la saga Hellraiser.
PREMIÈRES LIGNES
PREMIÈRES LIGNES
Acharné à percer l’énigme de la boîte de Lemarchand, Frank n’entendit pas sonner la grande cloche. Conçu par un maître artisan, le mécanisme offrait une véritable devinette : bien que la boîte, assurait-on, renfermât des merveilles, il semblait n’exister aucun moyen d’y accéder. Rien, sur ses six faces noires laquées, ne permettait de deviner où se situaient les points de pression grâce auxquels dissocier les pièces de ce puzzle en trois dimensions.
Frank en avait déjà vu de semblables – à Hong Kong, surtout, fruits du goût oriental pour la métaphysique taillée dans le bois dur – mais à l’acuité, au génie technique des Chinois, le Français avait ajouté une logique perverse, toute personnelle. Si cette énigme obéissait à une méthode, Frank échouait à la discerner. Après des heures de tâtonnements, ce fut par hasard qu’il juxtaposa enfin pouces, majeurs et auriculaires dans la position adéquate. Déclic imperceptible, puis – victoire ! – un segment de la boîte s’écarta de ses voisins en coulissant.
Il y eut deux révélations.
D’une part, les surfaces internes, soigneusement polies, brillaient d’un vif éclat. Le reflet de Frank – déformé, fragmenté – glissait sur la laque. D’autre part, la boîte était conçue de sorte que son ouverture déclenchât un mécanisme jouant un court rondo d’une banalité sublime. Lemarchand n’avait-il été, à son époque, fabricant d’oiseaux chantants ?
Encouragé par ce succès, Frank se concentra sur la boîte avec une fébrilité accrue, et découvrit bientôt de nouvelles façons d’emboîter languettes huilées et rainures crénelées, révélant ainsi de nouvelles subtilités. Chaque solution – chaque quart de tour, chaque traction – donnait naissance à un élément mélodique. L’air se développait par contrepoints jusqu’à noyer sous les fioritures le caprice initial.
Pendant que Frank s’acharnait, la cloche s’était mise à sonner, sombre note régulière. Il ne l’avait pas entendue, pas consciemment, du moins. Mais une fois le dénouement tout proche, une fois dissociées les entrailles miroitantes de la boîte, il remarqua ce bruit qui lui fouaillait aussi violemment les tripes que s’il le subissait depuis la moitié de sa vie.

Connaissez-vous ce roman ? Vous tente-t-il ?

Les liens des autres participants :

La Chambre rose et noire
Songes d’une Walkyrie
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
La couleur des mots
Lectrice assidue en devenir
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
Bettie Rose Books
La Voleuse de Marque-pages
Le Monde de Callistta
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Sheona & books
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Premières lignes #50 : Appartement 16 d’Adam Nevill

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vous présente les premières lignes d’un roman qui a l’air aussi prenant qu’effroyable du moins, si on se fie au résumé et à la glaçante couverture : Appartement 16 d’Adam Nevill.

Certaines portes devraient toujours rester fermées… À Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n’y entre, personne n’en sort. Et c’est comme ça depuis cinquante ans. Jusqu’au jour où Apryl, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l’appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d’étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant. Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, Apryl commence à reconstituer l’histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l’immeuble et l’entrée de l’appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d’inimaginable…

PREMIÈRES LIGNES

Prologue

        Quand il entendit le bruit, Seth s’arrêta et regarda fixement la porte d’entrée de l’appartement seize, comme s’il essayait de voir à travers le placage de teck, brillant d’un chatoiement doré. Il avait entendu les sons dès qu’il avait atteint le palier du neuvième étage. Ils étaient identiques à ceux qu’il avait perçus les trois nuits précédentes, au cours de la ronde qu’il effectuait dans l’immeuble à 2 heures du matin.

Un tressaillement le sortit de sa torpeur et il s’écarta vivement de la porte. Dressée sur le mur d’en face, l’ombre de son corps efflanqué tendit les bras, comme pour chercher un soutien. Il sursauta.

        — Putain.

Il n’avait jamais aimé cette partie de Barrington House, mais il n’aurait su dire avec certitude pour quelle raison. Peut-être faisait-il trop sombre. Peut-être les lumières étaient-elles défectueuses. Le portier en chef affirmait qu’elles étaient tout à fait normales, mais elles projetaient souvent des silhouettes dans l’escalier sur le passage de Seth. Comme si quelqu’un descendait, précédé de son ombre ; des membres anguleux semblaient voltiger, pour apparaître au tournant de l’escalier. Seth était parfois persuadé qu’il avait également entendu le bruissement d’un vêtement et le « pumpf, pumpf, pumpf » de pas décidés qui approchaient. Pourtant, personne ne se manifestait jamais, et il ne voyait jamais personne là-haut quand il passait le coin d’un couloir.


Appartement 16 me rappelle, dans une certaine mesure, L’héritage d’Adeline Neetesonne. J’espère qu’il me plaira autant même s’il me semble en avoir lu quelques avis plutôt mitigés.

L'héritage par [Neetesonne, Adeline]

Et vous, connaissez-vous ce roman ? Vous tente-t-il ?

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

La Chambre rose et noire
Songes d’une Walkyrie
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
La couleur des mots
La Booktillaise
Lectrice assidue en devenir
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
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Les mots de Junko
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Premières lignes #48 : Le sang des quatre, Christopher Golden et Tim Lebbon

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai décidé de vous parler du dernier roman de fantasy que j’ai lu : Le Sang des Quatre.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans le vaste royaume de Quandis, tout le monde est esclave. Certains sont esclaves des dieux ; d’autres, des hommes.

Protégée par les divinités, vivant dans le luxe et le confort, la famille royale s’acquitte de ses devoirs sans états d’âme. Cependant, tous n’apprécient pas les contraintes de leur fonction. Jeune femme à l’ambition dévorante, la princesse Phela refuse de laisser une poignée d’obstacles – parmi lesquels sa mère, la reine et son frère, l’héritier du trône – lui interdire l’accès à la gloire et au pouvoir dont elle rêve de s’emparer.
Tout au bas de l’échelle, à l’opposé de la famille royale, se trouvent les Baju. Pauvres et opprimés, les membres de cette caste misérable n’ont que deux manières d’échapper à la servitude : la prêtrise… ou la mort.
La magie ayant été bannie de Quandis, l’élite et les Baju coexistent dans une atmosphère de paix relative depuis des siècles. Or, poussée par sa soif de pouvoir, la princesse Phela s’apprête à déclencher une série d’événements aux conséquences irréversibles…

PREMIÈRES LIGNES

Dans l’obscurité, Phela entendit un rire, un soupir, puis un râle passionné. Les ténèbres semblèrent prendre vie, chargées de promesses.

Certes, Phela était désormais une princesse soumise au joug de la tradition et non plus une fillette. Elle avait pourtant conservé un goût pour l’amusement et les jeux que n’aurait laissé soupçonner son âge. Certains de ces jeux étaient pratiqués sur toute l’île du royaume de Quandis. Les parents les transmettaient à leurs enfants, et leurs règles évoluaient à chaque génération. À la fois rites de passage et outils d’apprentissage, ils permettaient d’initier les plus jeunes à la complexité des interactions sociales et à l’art du conflit.

Mais la jeune Phela avait aussi élaboré ses propres jeux, dont les règles variaient avec le temps, et qui ne cessaient d’acquérir de nouveaux objectifs, de nouveaux usages. Leurs finalités, toutefois, demeuraient similaires : ils servaient toujours à manipuler une situation, à s’emparer du pouvoir des mots, ou à plier la volonté d’autrui à celle de Phela. Elle transgressait souvent les règles, mais en tant que princesse, elle n’était que rarement sommée de s’expliquer.

Rare en fantasy, les auteurs nous proposent ici un one-shot qui, malgré quelques facilités scénaristiques, n’a rien à envier à des séries plus longues…

Et vous, connaissez-vous ce roman ?

Que pensez-vous de ces premières lignes ? 

Top Ten Tuesday #58 : mes 10 plus beaux livres Bragelonne

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir.


En triant mes livres dans l’optique de réaménager ma bibliothèque, je me suis aperçue que certains de mes titres Bragelonne n’avaient pas rejoint leurs camarades sur l’étagère consacrée à cette maison d’édition. J’ai, en même temps, fait un autre constat : certains de mes Bragelonne sont beaux voire très beaux.

Je vous propose donc de vous présenter mes 10 plus beaux livres Bragelonne : 

INTÉGRALE/COLLECTOR

Ces deux livres font partie des plus beaux de ma bibliothèque :

COLLECTION MOIS DU CUIVRE

Cette collection est celle pour laquelle je craque le plus facilement quand j’achète un livre Bragelonne.

COLLECTION FANTASY

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Et vous, pour lequel de ces livres craqueriez-vous en premier ?

 

 

Le Paris des Merveilles tome 3 : le royaume immobile

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Le royaume immobile est le troisième et dernier tome de la série Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel sublimement réédité par Bragelonne.

J’ai lu cette trilogie dans le cadre du challenge L’objectif du mois de juin.

Vous pouvez retrouver mes chroniques du premier tome Les enchantements d’Ambremer et du deuxième tome, l’Elixir d’oubli.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Paris, au début du XXe  siècle.
La porte vers la capitale d’OutreMonde, Ambremer, amène bien des Merveilles au Paris du siècle passé : la tour Eiffel est bâtie d’un bois blanc qui chante à la Lune, sur les Champs-Élysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée, et les créatures féeriques vivent parmi les hommes.
Alors que tous ne songent qu’aux prochaines élections du Parlement des Fées, Griffont doit aider un ami soupçonné du meurtre d’un mage du Cercle Incarnat. De son côté, Isabel se trouve aux prises avec de dangereux anarchistes venus de l’OutreMonde et bien décidés à ensanglanter Paris pour se faire entendre. Mais bientôt Griffont et Isabel découvriront que ces deux affaires sont liées, et lèveront alors le voile sur un secret ancien susceptible d’ébranler le trône d’Ambremer.
Bienvenue dans le Paris des Merveilles.
  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Bragelonne (20 mai 2015)
  • Collection : Steampunk
  • Prix : 17,90€

MON AVIS

Pas de surprise dans ce tome, tous les éléments qui m’ont fait apprécier les deux premiers tome sont présents dans celui-ci : plume très agréable de Pierre Pevel, personnages à la nature diverse et aux personnalités intéressantes, intrigues bien ficelées, mystères, magie… Je regrette seulement la présence trop discrète, à mon goût, du versatile Azincourt, le chat-ailé vivant avec Griffont.

Nous retrouvons nos deux personnages principaux, Griffont et Isabel, avec grand plaisir autant pour leurs échanges plein de punch que leur capacité commune à être impliqués dans des histoires souvent dangereuses et à chaque fois, pleines de rebondissements.

Avec ce tome, Pierre Pevel confirme son talent pour créer des intrigues captivantes qui vous donnent presque envie d’avoir les dons de Sherlock Holmes pour les décrypter au plus vite. Je n’ai pas lu ce tome aussi vite que le précédent, mais l’envie de tourner les pages était bien là ! J’ai également apprécié la manière dont l’auteur arrive à lier les différents événements entre eux sans que jamais le lecteur n’en saisisse les ficelles avant que celui-ci ne le décide.

Ce dernier tome se distingue néanmoins des deux premiers par son caractère plus sombre. Les précédents tomes possédaient leur propre dose de violence, mais avec Le Royaume Immobile, Pierre Pevel développe une atmosphère plus sombre où le danger et la mort ne cessent de planer au-dessus de nos personnages principaux.

Enfin, sous réserve d’un livre de fantasy, l’écrivain aborde des thèmes plus ancrés dans le réel comme les élections et hélas, les attentats. Ce point est d’autant plus marquant que l’action se passe dans la capitale…

MA NOTE : 4,25/5

CONCLUSION

J’ai beaucoup apprécié Le Royaume Immobile, troisième tome qui conclut la trilogie Le Paris des Merveilles. Pierre Pevel nous a offert un tome à la hauteur des deux autres en prenant cependant le parti de le rendre plus sombre. Cette évolution semble au final plutôt logique lorsque l’on considère la vie de nos deux héros.

La fin étant plutôt ouverte, j’ai l’espoir que l’écrivain décide de continuer sa série…

Le Paris des Merveilles, tome 2 : l’Elixir d’oubli

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Après la lecture du tome 1 de la Trilogie Le Paris des Merveilles, réédité aux Editions Bragelonne, j’ai enchaîné par la lecture du second tome : l’Élixir d’Oubli.

Pour rappel, j’ai lu cette trilogie dans le cadre du challenge l’Objectif du mois.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Paris, début du xxe  siècle.
Dans un Paris de la Belle Époque où se côtoient gnomes, dryades, chats-ailés et arbres enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, membre
reconnu d’un club de gentlemen magiciens, est sur une nouvelle affaire de meurtre. La victime est un antiquaire apparemment sans histoires, mais l’enquête du mage le conduit à un nom que beaucoup redoutent : Giacomo Nero. Cet ambitieux mage noir pourrait bien être mêlé à une intrigue trouvant ses origines à l’époque de la Régence. En ce temps-là, Griffont était le chevalier de Castelgriffe. Érudit désinvolte et mage libertin, il s’apprêtait à affronter une société secrète et, ce faisant, collaborait pour la première fois avec une certaine baronne de Saint-Gil. Cependant, révéler aujourd’hui les secrets du siècle passé pourrait bien éveiller un confit s’étendant jusqu’à l’OutreMonde…
Bienvenue dans le Paris des Merveilles.
  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Bragelonne (20 mai 2015)
  • Collection : Steampunk
  • Prix : 17,90 €
  • Autre format : ebook

AVIS

Tout d’abord, je ne vais pas me répéter mais j’ai retrouvé, avec plaisir, tous les éléments qui m’avaient fait apprécier la lecture du premier tome : une sublime couverture réalisée par Xavier Collette, la plume élégante de l’auteur, les personnages, l’ambiance du livre, les magnifiques descriptions… Pour plus de détails, je vous invite à consulter ma chronique du premier tome : Les enchantements d’Ambremer.

Même si j’avais apprécié le premier tome, sans le challenge Objectif du mois, je ne pense pas que j’aurais enchaîné directement sur le deuxième. La raison en est simple : il manquait l’action et le suspens qui m’auraient poussée à vouloir retrouver avidement Griffont, Isabel et les autres. Et maintenant que la dernière page de l’Élixir oublié est tournée, je peux dire sans détour que cela aurait été dommage.

J’ai tout simplement adoré ce second tome. L’auteur a su introduire avec talent de l’action, du mystère, des intrigues imbriquées, des nouveaux personnages dont le très connu Merlin. Il a même joué avec les nerfs des lecteurs avec la survenue d’un événement inattendu dont je ne vous parlerai pas plus afin de vous en laisser le plaisir de la découverte. Vous comprendrez alors aisément que j’ai lu ce second tome beaucoup plus rapidement que le premier, pressée de connaître la suite des événements.

Pierre Pevel nous offre également une incursion dans le passé et plus précisément en 1720, année qui marqua la rencontre entre notre mage préféré et la baronne Isabel de Saint-Gil ou Aurélia, de son véritable nom. En plus d’en apprendre plus sur les débuts de ce couple atypique, le lecteur est plongé dans une enquête qui apportera également des éléments de réponse pour l’intrigue se déroulant elle dans le Paris de la Belle-Epoque. J’ai apprécié cette incursion dans le passé de nos héros qui donne un vrai dynamisme au livre tout en nous permettant d’assouvir notre curiosité. Néanmoins, ce procédé exigera du lecteur une lecture attentive afin de ne pas être perdu entre les deux époques.

MA NOTE : 4/5

CONCLUSION

Pour conclure, L’Elixir oublié, deuxième tome de la trilogie Le Paris des Merveilles, est une lecture que j’ai fort appréciée. J’ai retrouvé avec plaisir le très belle plume de Pierre Pevel qui, à elle seule, justifie la lecture de cette trilogie. L’auteur a en outre gâté ses lecteurs en leur offrant tous les éléments nécessaires à une lecture passionnante : suspense, action, mystères…

J’ai maintenant hâte de vous parler du troisième et dernier tome.

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Le Paris des Merveilles Tome 1 : Les Enchantements d’Ambremer

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En vieillissant, et étrangement, je suis de plus en plus sensible aux couvertures des livres alors qu’il n’y a encore pas si longtemps, je n’y prêtais guère attention… C’est ainsi que j’ai complètement craqué sur la couverture du livre « Les Enchantement d’Ambremer », premier tome de la trilogie Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel, sublimement réédité par les Éditions Bragelonne.

J’ai lu ce livre dans le cadre de mon challenge Objectif du mois. Pour le mois de juin, il fallait lire une série contenant plus de deux titres.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Paris, au début du XXe  siècle.
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétardent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées.
Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…
Bienvenue dans le Paris des Merveilles.
  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Bragelonne (20 mai 2015)
  • Collection : Steampunk
  • Prix : 17,90€
  • Illustrateur : Xavier COLLETTE

AVIS

Un Paris alternatif magnifiquement décrit et peuplé de créatures…

Afin que le lecteur soit d’emblée plonger dans l’aventure, Pierre Pevel prend le temps d’expliquer en quelques pages son Paris, celui que nous découvrirons tout au long de l’histoire. L’auteur nous invite à découvrir ce Paris alternatif dont le merveilleux et la richesse sont mis en valeur par son élégante plume. Ses magnifiques descriptions permettent d’ailleurs sans peine de s’y plonger avec délectation.

En plus du décor, nous découvrons les différentes créatures qui habitent ce Paris allant de la fée aux gargouilles. A cet égard, j’ai adoré les chat-ailés qui absorbent la matière des objets sur lesquels ils s’endorment. Il leur est ainsi possible de s’approprier le contenu d’un livre seulement en s’y allongeant dessus. Le rêve, non ?

Je rassure les allergiques aux longues descriptions, le livre est entrecoupé de dialogues ce qui insuffle un certain dynamisme et en rend la lecture accessible à tous. Ces dialogues sont, en outre, l’occasion d’échanges, parfois savoureux, entre les protagonistes notamment entre le mage Griffont et Isabel de Saint-Gil. Je vous laisserai néanmoins découvrir, au fil de votre lecture, les liens profonds qui les unissent.

« – Vous n’avez pas beaucoup changé, dit-elle pour l’épargner. Physiquement, je veux dire…
Flatté, il voulut jouer les modestes.
– Oh, j’ai pris un peu de ventre, tout de même…
– Non, non. Vous l’aviez déjà.
Et vlan, songea Griffont. Voilà pour ma pomme. »

Une intrigue intéressante mais pas captivante

Je pense que ce roman m’aurait énormément plu quand j’étais enfant ou du, moins, plus jeune. Je lisais à cette époque énormément de contes et de livres avec des fées et sorcières, ces dernières m’ayant longtemps fascinée. Les descriptions enchanteresses de Paris et de l’Ambremer, les créatures diverses et fantastiques, les interactions entre les personnages, l’intrigue principale … Tous les éléments auraient été réunis pour rendre ma lecture passionnante si ce n’est inoubliable.

Cependant, sans m’en rendre compte, j’ai au final beaucoup évolué. Comme mon attrait récent pour les thrillers le montre, j’attends maintenant beaucoup plus de l’intrigue principale. J’ai besoin d’actions certes, mais surtout de suspense ou du moins, d’une manière de narrer le récit qui me donne envie de tourner encore et encore les pages d’un livre. Or si j’ai beaucoup apprécié ma lecture, elle ne m’a jamais été « vitale » au point de me pousser à dévorer les pages jusqu’à tard dans la nuit. L’intrigue était intéressante, mais pas captivante. Mais j’avoue que c’est là, pour moi, le seul défaut de ce livre.

En résumé, Les Enchantements d’Ambremer, premier tome de la trilogie Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel, pose le décor et permet de découvrir les protagonistes principaux qui sont, chacun à leur manière, plutôt attachants. C’est un livre que je ne peux que conseiller aux personnes qui ont envie d’une lecture divertissante mêlant efficacement fantasy et enquête. Pour ma part, j’ai été autant séduite par l’histoire que par la très belle plume de l’auteur et ses traits d’humour.

MA NOTE : 3,75/5

L’AUTEUR (photo et propos recueillis sur le site de l’éditeur)

Pierre Pevel, né en 1968, est l’un des fleurons de la Fantasy française. Il a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2002 et le prix Imaginales 2005. Avec une verve romanesque digne des grandes heures du feuilleton populaire, il signe là tout à la fois un hommage aux romans de cape et d’épée, un récit historique admirablement documenté et une Fantasy épique à grand spectacle. La trilogie des Lames du Cardinal est un éclatant succès déjà traduit en sept langues y compris, événement sans précédent, en Grande- Bretagne et aux États-Unis ! Le premier volume a par ailleurs remporté le David Gemmell Morningstar Award du meilleur premier roman, en 2010.

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