Throwback Thursday Livresque #208 : le 15ème livre de votre bibliothèque

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Ayant deux bibliothèques, pour le thème de la semaine (le 15ème livre de votre bibliothèque), je vais vous présenter deux livres : Le Golem et le Djinn et Lips Touch.

Couverture La femme d'argile et l'homme de feu / Le Golem et le Djinn

 

Lorsqu’elle se réveille en cette fin de XIXe siècle, Chava est dans une malle au fond d’un navire qui les emmène, elle et Otto Rotfeld, son nouveau mari, à New York, loin de la Pologne. Elle vient seulement de naître avec l’aspect d’une femme, l’esprit d’une personne qui a encore tout à apprendre et le besoin irrépressible de réaliser les moindres désirs de son maître. C’est une golem. Otto l’a fait fabriquer par un ancien rabbin qui a abandonné Dieu il y a longtemps pour se consacrer à l’occultisme. Or, avant même de pouvoir profiter de sa nouvelle épouse, il meurt en plein milieu de l’océan. La golem est désespérée : son unique raison de vivre a disparu et, en l’absence de son maître, c’est tout son entourage qu’elle entend. Leurs peurs, leurs besoins, leurs désirs, leurs peines. Arrivée à New York, elle vole du pain pour un enfant dont elle ressent profondément la faim. Bientôt lynchée par la foule qui ne tarde pas à l’entourer, elle est secourue et recueillie par le rabbin Meyer, qui l’héberge et l’introduit peu à peu à la vie, en commençant par la communauté juive de son quartier du Lower East Side…


In the style of Stephenie Meyer, three tales of supernatural love that all hinge on a life-changing kiss.

Three tales of supernatural love, each pivoting on a kiss that is no mere kiss, but an action with profound consequences for the kissers’ souls: Goblin Fruit: In Victorian times, goblin men had only to offer young girls sumptuous fruits to tempt them to sell their souls. But what does it take to tempt today’s savvy girls? Spicy Little Curses: A demon and the ambassador to Hell tussle over the soul of a beautiful English girl in India. Matters become complicated when she falls in love and decides to test her curse.


Les deux livres étant dans ma PAL depuis plusieurs années, je vais tenter de les lire cette année, alors si quelqu’un est tenté par une lecture commune pour l’un d’entre eux ou les deux, ce serait avec plaisir. Et loin de moi l’idée de vous pousser à l’achat, mais ces éditions sont superbes !

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
L’un d’entre eux vous tente-t-il ?

L’Empire d’écume, tome 1 : La Fille aux éclats d’os, Andrea Stewart

Couverture L'Empire d'écume, tome 1 : La Fille aux éclats d'os

Dans un empire contrôlé par la magie d’os, Lin, la fille de l’empereur, va devoir lutter pour réclamer son droit au trône.
Sur toutes les îles de l’Empire, on prélève sur chaque enfant un éclat d’os derrière l’oreille, lors d’un rituel trop souvent mortel. Depuis son palais, l’empereur utilise ces précieux fragments pour créer et contrôler de redoutables chimères animales, les concepts, qui font régner la loi. Mais son autorité vacille et partout la révolte gronde.
Sa fille, Lin, a été privée de ses souvenirs par une étrange maladie et passe ses journées dans l’immense palais plein de portes closes et de noirs secrets. Pour regagner l’estime de son père, elle décide de se lancer dans le périlleux apprentissage de la magie d’os.
Une magie qui a un prix… Alors que la révolution vient frapper aux portes du palais, Lin devra décider jusqu’où elle peut aller pour reconquérir son héritage… et sauver son peuple.

AVIS

Je remercie Les Blablas de Tachan pour cette lecture commune que nous avons dévorée.

Il faut dire dire que nous avons toutes les deux apprécié cette histoire offrant un univers riche et complet, une galerie de personnages variés, une entêtante aura de mystère et des révélations savamment orchestrées. J’ai ainsi adoré me plonger la tête la première dans la vie de personnages pour lesquels on développe plus ou moins d’attachement et d’affection en fonction de ses propres affinités. Pour ma part, je n’ai pas été convaincue par un duo d’amantes qui permet de montrer à quel point des différences de milieu socioculturel, d’opinions et de statut peuvent séparer les individus, mais dont le traitement final m’a semblé bâclé. À l’inverse, j’ai été séduite par deux personnages à la psychologie finement travaillée : Lin, l’héritière de l’empereur, et Jovis, un contrebandier.

Les deux ont des vies très différentes, mais les deux ont en commun d’être en quête de quelque chose : Lin de son passé, la jeune femme ayant oublié une bonne partie de sa vie ; Jovis de sa femme étrangement disparue. J’ai été très touchée par la quête de souvenirs de Lin qui fait de son mieux pour se rappeler son passé et ainsi satisfaire un père exigeant, secret et manipulateur, qui manie le bâton et la carotte comme personne. Courageuse et déterminée, la jeune fille évolue au fil de ses découvertes jusqu’à commencer à s’émanciper d’un père qui n’en porte que le nom, celui-ci ne semblant éprouver pour elle qu’une attention sous condition. Bien qu’au début un peu froide, parce que dénuée de passé, Lin possède en elle ce petit quelque chose qui donne envie de la voir réussir dans sa quête de vérité, d’autant que petit à petit, elle réalise que le règne de son père est celui de l’injustice et de l’horreur. Chose qu’elle est bien déterminée à changer et pour cela, une seule solution : prendre le trône de force. Mais avant, elle va devoir apprendre à maîtriser cette magie d’os dont l’empereur ne semble pas pressé de révéler les secrets. Après tout, si le savoir est une arme, il est bien décidé à la garder pour lui !

L’empereur est probablement le personnage qui possède la plus grande aura de mystère dans ce roman ; il fait tout en secret et suivant un schéma que lui seul semble connaître. Méfiant et, disons-le clairement tordu, il n’hésite pas à manipuler Lin et son fils adoptif pour faire naître en eux une rivalité haineuse et ainsi pousser Lin dans ses retranchements. Une situation déjà inacceptable en soi, mais dont on saisit toute l’horreur à mesure que l’on progresse dans l’intrigue, et que les rouages d’un plan malsain se mettent en place. Attendez-vous à des révélations choquantes et la preuve irréfutable que certains sont prêts à tout, même au pire, pour atteindre leur objectif !

Jovis est le deuxième personnage qui m’a le plus intéressée, ayant été émue par les sentiments profonds qui le poussent à retrouver une femme depuis trop longtemps disparue. Si sa carrière de contrebandier l’a plus ou moins contraint à une vie dangereuse et solitaire, il va finir par se lier d’amitié avec une créature dont il est bien difficile d’identifier la nature. Cela fait d’ailleurs partie du charme de Mephi qui va prendre de plus en plus de place dans la vie de Jovis, au point de lui devenir indispensable. Les deux vont nouer une tendre et belle complicité parfois mise en danger par les événements et des rencontres désagréables, mais solidifiée par la certitude absolue qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre. En plus d’être diablement attachant, Mephi va également nous prouver que son rôle ne se limite pas à celui de l’ami qui vient rompre une pesante solitude. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, mais ce qui est certain, c’est que la rencontre entre Jovis et Mephi va bouleverser leur vie à jamais, et permettre à Jovis de quitter son statut de loup solitaire pour celui de protecteur…

Un rôle qui semble plus qu’indispensable dans ce monde soumis à la dureté d’un empereur qui, sous couvert de protéger la population du possible réveil d’anciens dieux, les soumet et leur impose une vie placée sous le signe de la peur et de la mort. Ainsi, chaque individu se voit prélever lors de ses 8 ans un éclat d’os derrière l’oreille. Ceux qui ont la chance de survivre à cette opération doivent ensuite vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, car à tout moment, cette partie d’eux-mêmes, qui leur a été arrachée, peut servir à alimenter un concept. Une idée qui aurait pu avoir son charme si elle ne signifiait pas perdre son essence et sa vie au profit d’une créature créée par l’empereur…

Cette idée de concept soulève un certain nombre de questions d’ordre éthique et moral. Mais j’avoue avoir été fascinée, bien qu’horrifiée, par le processus de création que l’on découvre en grande partie grâce à Lin, et à ses recherches qui l’amèneront à faire de surprenantes découvertes. Certains concepts sont soumis à des ordres simples et limités, mais d’autres, comme les hauts concepts de l’empereur, nous offrent un bon aperçu de la puissance de la magie d’os ! Ces hauts concepts, capables d’autonomie et de développer leurs propres programmes et compétences, brouillent clairement la frontière entre créatures et créateur. Les concepts ne sont ainsi pas forcément des entités sans âme, ce que nous apprendrons de manière plutôt surprenante.

Le roman possède un certain nombre d’atouts : une galerie de personnages variés et facilement identifiables, un système de magie fascinant et révoltant à la fois, une aura de secret et de mystère qui titille grandement la curiosité des lecteurs, et les pousse à formuler mille et une hypothèses, une révolution en marche avec ce que cela implique de complots et de trahisons… Mais le roman peut également s’appuyer sur une narration alternée efficace et mise en valeur par une plume aussi fluide qu’agréable. Sans se perdre dans des détails inutiles, l’autrice réussit à proposer une œuvre immersive dans laquelle on se plonge tête baissée, et dont on prend un plaisir immense à découvrir les tenants et aboutissants. Que ce soit au sein d’un palais aux multiples portes closes, en mer, sur une île mystérieuse auréolée de secrets, dans l’antre de révolutionnaires prêts à renverser le système, mais pas tous très clairs quant à leur objectif final… on ne s’ennuie jamais ! Cela explique probablement que les chapitres s’enchaînent à vitesse grand V et que l’on arrive bien trop tôt à la dernière ligne.

D’ailleurs, si je suis impatiente d’avoir la suite entre les mains, j’ai apprécié que l’autrice termine ce premier tome en nous donnant la sensation d’avoir tourné une page, et d’être prêts à en commencer une autre. Il reste de nombreuses questions en suspens, que ce soit sur le potentiel retour de dieux endormis, le destin des personnages, ou la manière dont leur existence risque à un moment ou à un autre de se télescoper, mais on ne termine pas le roman frustré. On regrettera seulement une dernière partie de roman quelque peu précipitée, les révélations et les événements s’enchaînant à une vitesse folle sans être vraiment développés. Ainsi, si j’ai apprécié la manière dont la tension monte crescendo jusqu’à atteindre une intensité à couper le souffle, j’aurais préféré que certaines choses soient un peu plus approfondies, et que l’autrice prenne le temps de finaliser une bataille épique entre deux êtres dont l’existence est étroitement liée, mais pas pour les raisons que l’on pense…

En conclusion, L’Empire d’écume est un très bon roman de fantasy qui déploie sous l’oeil attentif et curieux des lecteurs un univers riche, complet et implacable dans lequel on s’immerge avec fascination, et dont on appréhende progressivement les contours, les dangers et les secrets. Rythmé, passionnant et non dénué de surprises, voici un roman que je ne peux que vous conseiller si vous avez envie de découvrir une magie puissante et délétère, et de vous plonger dans une aventure qui vous donnera l’impression d’être un pion entre les mains d’un empereur manipulateur, et d’une autrice à l’imagination vive et acérée. Entre manipulation, trahisons, révolution, fausses vérités et surprenantes révélations, vous ne devriez pas vous ennuyer !

Découvrez l’avis des Blablas de Tachan

In My Mailbox #212 : une précommande, des ouvrages graphiques et le plein de livres audio

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


  • Ouvrages graphiques : j’ai déjà lu Charlie que j’ai adoré et dont je devrais bientôt vous reparler.

Couverture Charlie et la Légende du Roi ArthurCouverture OrangeCouverture Ludwig et Beethoven

  • Beaux romans : The Betrayals est un achat imprévu motivé totalement par la couverture et la beauté du livre sous la jaquette. Il y a plus intelligent comme critère d’achat, mais j’assume sans problème une certaine superficialité devant les beaux livres.  Mais je vous rassure, le résumé me plaît aussi beaucoup. Quant à L’empire d’écume, je ne pouvais pas passer devant l’offre de Bargelonne proposant la version reliée, accompagnée de goodies, au prix de la version brochée pour les personnes le précommandant avant le 5 mai.

  • Livres audio : voulant épuiser mes crédits audio sur Audible avant de mettre mon abonnement en pause, j’ai téléchargé deux livres de ma wish list autant pour leur résumé que la voix des narrateurs. J’ai également eu la chance de remporter Tout le bleu du ciel sur le blog Les lectures d’Azilis.

Couverture Tout le bleu du ciel

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?
Certains de ces titres vous tentent-ils ?

Le livre mystère de Noël

Livre, Cadeau, Cordon, Cordon D'Or, Or

Le samedi avant Noël, je suis allée récupérer quelques réservations à la médiathèque et en ai profité pour fureter un peu dans les rayons, avant de tomber sur un coin avec des livres, CD et DVD emballés dans du papier cadeau.

Après avoir lu les différents extraits de livres collés sur les emballages, j’ai jeté mon dévolu sur ce joli paquet :

Et voici, le roman que j’ai eu le plaisir de découvrir : Le Fléau des rois de Jenn Lyons.

Le choeur des dragons, tome 1 : Le fléau des rois par Lyons

Kihrin a grandi dans les quartiers pauvres de la Cité capitale. Voleur et fils de ménestrel élevé dans une maison close, il a été bercé par les fables évoquant des princes disparus et des aventures trépidantes.
Lorsqu’il est malgré lui désigné comme le fils perdu d’un seigneur cruel et corrompu, Kihrin se retrouve à la merci des querelles de pouvoir et des ambitions politiques qui animent sa nouvelle famille.

Quasi prisonnier, Kihrin découvre qu’être un prince disparu n’a pas grand-chose à voir avec les histoires des ménestrels.
D’ailleurs, il s’avère que celles-ci lui ont bien menti : sur les dragons, les démons, les dieux, les prophéties… et l’idée que le héros gagne toujours à la fin.

Peut-être Kihrin n’est-il pas ce héros, finalement. Car il n’a pas pour destin de sauver le monde… mais de le détruire.

Le hasard faisant bien les choses, j’avais déjà repéré ce titre, mais j’avoue que le nombre de pages m’avait quelque peu découragée. Je ne pense pas que j’aurais le temps de le lire ces prochaines semaines, mais le fait d’avoir pu en découvrir quelques pages m’a rassurée sur le style de l’auteur auquel j’accroche pas mal. Ce n’est donc que partie remise.


J’ai adoré le principe et le doux sentiment d’excitation au moment de choisir et d’ouvrir le paquet. Cela m’a donné l’impression, non pas d’emprunter un livre, mais de recevoir un cadeau de Noël avant l’heure. Je sais que le concept n’est pas nouveau, mais c’est la première fois que j’ai la chance de pouvoir le tester, et je dois avouer que je suis conquise ! J’espère d’ailleurs que l’opération sera renouvelée que ce soit à l’occasion des fêtes de Noël ou de manière régulière.

Et cerise sur le gâteau, j’ai pu récupérer l’emballage et le ruban pour emballer les cadeaux de Noël de ma sœur.

Et vous, vous connaissez le principe ?
Vous plaît-il ?

 

Premières lignes #53 : Hellraiser de Clive Barker

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai décidé de vous parler du dernier roman que j’ai lu : Hellraiser de Clive Barker. Un roman que j’ai eu la chance de lire dans sa version collector et dont vous pouvez lire ma chronique sur eMaginarock.
Hellraiser - Collector
Le grand classique de Clive Barker en édition collector
« J’ai vu le futur de l’horreur et son nom est Clive Barker. » Stephen King
« Frank avait commis, en ouvrant la boîte de Lemarchand, une funeste erreur.
— Ah, vous avez donc fini de rêver, dit la Cénobite qui l’observait tandis qu’il reposait, haletant, sur le plancher nu. Parfait. Maintenant, nous pouvons commencer. »
Ainsi s’ouvre Hellraiser. Ce roman culte réussit l’exploit de créer pour la postérité de nouvelles figures mythiques dans le bestiaire de l’horreur littéraire et cinématographique : les Cénobites, Pinhead et le cube de Lemarchand, portail vers des plaisirs ultimes et des douleurs sans pareilles.
Également, dans cette édition collector :
• une préface de Benoît Domis, qui retrace la carrière de Clive Barker ;
• Dans les collines, un entretien fleuve entre Clive Barker et Peter Atkins, coscénariste de plusieurs films de la saga Hellraiser.
PREMIÈRES LIGNES
PREMIÈRES LIGNES
Acharné à percer l’énigme de la boîte de Lemarchand, Frank n’entendit pas sonner la grande cloche. Conçu par un maître artisan, le mécanisme offrait une véritable devinette : bien que la boîte, assurait-on, renfermât des merveilles, il semblait n’exister aucun moyen d’y accéder. Rien, sur ses six faces noires laquées, ne permettait de deviner où se situaient les points de pression grâce auxquels dissocier les pièces de ce puzzle en trois dimensions.
Frank en avait déjà vu de semblables – à Hong Kong, surtout, fruits du goût oriental pour la métaphysique taillée dans le bois dur – mais à l’acuité, au génie technique des Chinois, le Français avait ajouté une logique perverse, toute personnelle. Si cette énigme obéissait à une méthode, Frank échouait à la discerner. Après des heures de tâtonnements, ce fut par hasard qu’il juxtaposa enfin pouces, majeurs et auriculaires dans la position adéquate. Déclic imperceptible, puis – victoire ! – un segment de la boîte s’écarta de ses voisins en coulissant.
Il y eut deux révélations.
D’une part, les surfaces internes, soigneusement polies, brillaient d’un vif éclat. Le reflet de Frank – déformé, fragmenté – glissait sur la laque. D’autre part, la boîte était conçue de sorte que son ouverture déclenchât un mécanisme jouant un court rondo d’une banalité sublime. Lemarchand n’avait-il été, à son époque, fabricant d’oiseaux chantants ?
Encouragé par ce succès, Frank se concentra sur la boîte avec une fébrilité accrue, et découvrit bientôt de nouvelles façons d’emboîter languettes huilées et rainures crénelées, révélant ainsi de nouvelles subtilités. Chaque solution – chaque quart de tour, chaque traction – donnait naissance à un élément mélodique. L’air se développait par contrepoints jusqu’à noyer sous les fioritures le caprice initial.
Pendant que Frank s’acharnait, la cloche s’était mise à sonner, sombre note régulière. Il ne l’avait pas entendue, pas consciemment, du moins. Mais une fois le dénouement tout proche, une fois dissociées les entrailles miroitantes de la boîte, il remarqua ce bruit qui lui fouaillait aussi violemment les tripes que s’il le subissait depuis la moitié de sa vie.

Connaissez-vous ce roman ? Vous tente-t-il ?

Les liens des autres participants :

La Chambre rose et noire
Songes d’une Walkyrie
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
La couleur des mots
Lectrice assidue en devenir
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
Bettie Rose Books
La Voleuse de Marque-pages
Le Monde de Callistta
Vie quotidienne de Flaure
Sheona & books
Ladiescolocblog
Hubris Libris
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
Rattus Bibliotecus
Alohomora, blog littéraire
La Pomme qui rougit
Ma Petite médiathèque
Chroniques d’Acherontia
• Saveur littéraire
Aliehobbies
Prête-moi ta plume
Chat’Pitre
Envie de lire

 

Premières lignes #50 : Appartement 16 d’Adam Nevill

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vous présente les premières lignes d’un roman qui a l’air aussi prenant qu’effroyable du moins, si on se fie au résumé et à la glaçante couverture : Appartement 16 d’Adam Nevill.

Certaines portes devraient toujours rester fermées… À Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n’y entre, personne n’en sort. Et c’est comme ça depuis cinquante ans. Jusqu’au jour où Apryl, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l’appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d’étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant. Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, Apryl commence à reconstituer l’histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l’immeuble et l’entrée de l’appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d’inimaginable…

PREMIÈRES LIGNES

Prologue

        Quand il entendit le bruit, Seth s’arrêta et regarda fixement la porte d’entrée de l’appartement seize, comme s’il essayait de voir à travers le placage de teck, brillant d’un chatoiement doré. Il avait entendu les sons dès qu’il avait atteint le palier du neuvième étage. Ils étaient identiques à ceux qu’il avait perçus les trois nuits précédentes, au cours de la ronde qu’il effectuait dans l’immeuble à 2 heures du matin.

Un tressaillement le sortit de sa torpeur et il s’écarta vivement de la porte. Dressée sur le mur d’en face, l’ombre de son corps efflanqué tendit les bras, comme pour chercher un soutien. Il sursauta.

        — Putain.

Il n’avait jamais aimé cette partie de Barrington House, mais il n’aurait su dire avec certitude pour quelle raison. Peut-être faisait-il trop sombre. Peut-être les lumières étaient-elles défectueuses. Le portier en chef affirmait qu’elles étaient tout à fait normales, mais elles projetaient souvent des silhouettes dans l’escalier sur le passage de Seth. Comme si quelqu’un descendait, précédé de son ombre ; des membres anguleux semblaient voltiger, pour apparaître au tournant de l’escalier. Seth était parfois persuadé qu’il avait également entendu le bruissement d’un vêtement et le « pumpf, pumpf, pumpf » de pas décidés qui approchaient. Pourtant, personne ne se manifestait jamais, et il ne voyait jamais personne là-haut quand il passait le coin d’un couloir.


Appartement 16 me rappelle, dans une certaine mesure, L’héritage d’Adeline Neetesonne. J’espère qu’il me plaira autant même s’il me semble en avoir lu quelques avis plutôt mitigés.

L'héritage par [Neetesonne, Adeline]

Et vous, connaissez-vous ce roman ? Vous tente-t-il ?

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

La Chambre rose et noire
Songes d’une Walkyrie
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
La couleur des mots
La Booktillaise
Lectrice assidue en devenir
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
Bettie Rose Books
La Voleuse de Marque-pages
Le Monde de Callistta
Vie quotidienne de Flaure
Les mots de Junko
Sheona & books
Ladiescolocblog
Hubris Libris
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
Rattus Bibliotecus
Alohomora, blog littéraire
La Pomme qui rougit
Ma Petite médiathèque
Chroniques d’Acherontia
• Saveur littéraire

Premières lignes #48 : Le sang des quatre, Christopher Golden et Tim Lebbon

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai décidé de vous parler du dernier roman de fantasy que j’ai lu : Le Sang des Quatre.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans le vaste royaume de Quandis, tout le monde est esclave. Certains sont esclaves des dieux ; d’autres, des hommes.

Protégée par les divinités, vivant dans le luxe et le confort, la famille royale s’acquitte de ses devoirs sans états d’âme. Cependant, tous n’apprécient pas les contraintes de leur fonction. Jeune femme à l’ambition dévorante, la princesse Phela refuse de laisser une poignée d’obstacles – parmi lesquels sa mère, la reine et son frère, l’héritier du trône – lui interdire l’accès à la gloire et au pouvoir dont elle rêve de s’emparer.
Tout au bas de l’échelle, à l’opposé de la famille royale, se trouvent les Baju. Pauvres et opprimés, les membres de cette caste misérable n’ont que deux manières d’échapper à la servitude : la prêtrise… ou la mort.
La magie ayant été bannie de Quandis, l’élite et les Baju coexistent dans une atmosphère de paix relative depuis des siècles. Or, poussée par sa soif de pouvoir, la princesse Phela s’apprête à déclencher une série d’événements aux conséquences irréversibles…

PREMIÈRES LIGNES

Dans l’obscurité, Phela entendit un rire, un soupir, puis un râle passionné. Les ténèbres semblèrent prendre vie, chargées de promesses.

Certes, Phela était désormais une princesse soumise au joug de la tradition et non plus une fillette. Elle avait pourtant conservé un goût pour l’amusement et les jeux que n’aurait laissé soupçonner son âge. Certains de ces jeux étaient pratiqués sur toute l’île du royaume de Quandis. Les parents les transmettaient à leurs enfants, et leurs règles évoluaient à chaque génération. À la fois rites de passage et outils d’apprentissage, ils permettaient d’initier les plus jeunes à la complexité des interactions sociales et à l’art du conflit.

Mais la jeune Phela avait aussi élaboré ses propres jeux, dont les règles variaient avec le temps, et qui ne cessaient d’acquérir de nouveaux objectifs, de nouveaux usages. Leurs finalités, toutefois, demeuraient similaires : ils servaient toujours à manipuler une situation, à s’emparer du pouvoir des mots, ou à plier la volonté d’autrui à celle de Phela. Elle transgressait souvent les règles, mais en tant que princesse, elle n’était que rarement sommée de s’expliquer.

Rare en fantasy, les auteurs nous proposent ici un one-shot qui, malgré quelques facilités scénaristiques, n’a rien à envier à des séries plus longues…

Et vous, connaissez-vous ce roman ?

Que pensez-vous de ces premières lignes ? 

Top Ten Tuesday #58 : mes 10 plus beaux livres Bragelonne

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir.


En triant mes livres dans l’optique de réaménager ma bibliothèque, je me suis aperçue que certains de mes titres Bragelonne n’avaient pas rejoint leurs camarades sur l’étagère consacrée à cette maison d’édition. J’ai, en même temps, fait un autre constat : certains de mes Bragelonne sont beaux voire très beaux.

Je vous propose donc de vous présenter mes 10 plus beaux livres Bragelonne : 

INTÉGRALE/COLLECTOR

Ces deux livres font partie des plus beaux de ma bibliothèque :

COLLECTION MOIS DU CUIVRE

Cette collection est celle pour laquelle je craque le plus facilement quand j’achète un livre Bragelonne.

COLLECTION FANTASY

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Et vous, pour lequel de ces livres craqueriez-vous en premier ?

 

 

Le Paris des Merveilles tome 3 : le royaume immobile

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Le royaume immobile est le troisième et dernier tome de la série Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel sublimement réédité par Bragelonne.

J’ai lu cette trilogie dans le cadre du challenge L’objectif du mois de juin.

Vous pouvez retrouver mes chroniques du premier tome Les enchantements d’Ambremer et du deuxième tome, l’Elixir d’oubli.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Paris, au début du XXe  siècle.
La porte vers la capitale d’OutreMonde, Ambremer, amène bien des Merveilles au Paris du siècle passé : la tour Eiffel est bâtie d’un bois blanc qui chante à la Lune, sur les Champs-Élysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée, et les créatures féeriques vivent parmi les hommes.
Alors que tous ne songent qu’aux prochaines élections du Parlement des Fées, Griffont doit aider un ami soupçonné du meurtre d’un mage du Cercle Incarnat. De son côté, Isabel se trouve aux prises avec de dangereux anarchistes venus de l’OutreMonde et bien décidés à ensanglanter Paris pour se faire entendre. Mais bientôt Griffont et Isabel découvriront que ces deux affaires sont liées, et lèveront alors le voile sur un secret ancien susceptible d’ébranler le trône d’Ambremer.
Bienvenue dans le Paris des Merveilles.
  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Bragelonne (20 mai 2015)
  • Collection : Steampunk
  • Prix : 17,90€

MON AVIS

Pas de surprise dans ce tome, tous les éléments qui m’ont fait apprécier les deux premiers tome sont présents dans celui-ci : plume très agréable de Pierre Pevel, personnages à la nature diverse et aux personnalités intéressantes, intrigues bien ficelées, mystères, magie… Je regrette seulement la présence trop discrète, à mon goût, du versatile Azincourt, le chat-ailé vivant avec Griffont.

Nous retrouvons nos deux personnages principaux, Griffont et Isabel, avec grand plaisir autant pour leurs échanges plein de punch que leur capacité commune à être impliqués dans des histoires souvent dangereuses et à chaque fois, pleines de rebondissements.

Avec ce tome, Pierre Pevel confirme son talent pour créer des intrigues captivantes qui vous donnent presque envie d’avoir les dons de Sherlock Holmes pour les décrypter au plus vite. Je n’ai pas lu ce tome aussi vite que le précédent, mais l’envie de tourner les pages était bien là ! J’ai également apprécié la manière dont l’auteur arrive à lier les différents événements entre eux sans que jamais le lecteur n’en saisisse les ficelles avant que celui-ci ne le décide.

Ce dernier tome se distingue néanmoins des deux premiers par son caractère plus sombre. Les précédents tomes possédaient leur propre dose de violence, mais avec Le Royaume Immobile, Pierre Pevel développe une atmosphère plus sombre où le danger et la mort ne cessent de planer au-dessus de nos personnages principaux.

Enfin, sous réserve d’un livre de fantasy, l’écrivain aborde des thèmes plus ancrés dans le réel comme les élections et hélas, les attentats. Ce point est d’autant plus marquant que l’action se passe dans la capitale…

MA NOTE : 4,25/5

CONCLUSION

J’ai beaucoup apprécié Le Royaume Immobile, troisième tome qui conclut la trilogie Le Paris des Merveilles. Pierre Pevel nous a offert un tome à la hauteur des deux autres en prenant cependant le parti de le rendre plus sombre. Cette évolution semble au final plutôt logique lorsque l’on considère la vie de nos deux héros.

La fin étant plutôt ouverte, j’ai l’espoir que l’écrivain décide de continuer sa série…

Le Paris des Merveilles, tome 2 : l’Elixir d’oubli

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Après la lecture du tome 1 de la Trilogie Le Paris des Merveilles, réédité aux Editions Bragelonne, j’ai enchaîné par la lecture du second tome : l’Élixir d’Oubli.

Pour rappel, j’ai lu cette trilogie dans le cadre du challenge l’Objectif du mois.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Paris, début du xxe  siècle.
Dans un Paris de la Belle Époque où se côtoient gnomes, dryades, chats-ailés et arbres enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, membre
reconnu d’un club de gentlemen magiciens, est sur une nouvelle affaire de meurtre. La victime est un antiquaire apparemment sans histoires, mais l’enquête du mage le conduit à un nom que beaucoup redoutent : Giacomo Nero. Cet ambitieux mage noir pourrait bien être mêlé à une intrigue trouvant ses origines à l’époque de la Régence. En ce temps-là, Griffont était le chevalier de Castelgriffe. Érudit désinvolte et mage libertin, il s’apprêtait à affronter une société secrète et, ce faisant, collaborait pour la première fois avec une certaine baronne de Saint-Gil. Cependant, révéler aujourd’hui les secrets du siècle passé pourrait bien éveiller un confit s’étendant jusqu’à l’OutreMonde…
Bienvenue dans le Paris des Merveilles.
  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Bragelonne (20 mai 2015)
  • Collection : Steampunk
  • Prix : 17,90 €
  • Autre format : ebook

AVIS

Tout d’abord, je ne vais pas me répéter mais j’ai retrouvé, avec plaisir, tous les éléments qui m’avaient fait apprécier la lecture du premier tome : une sublime couverture réalisée par Xavier Collette, la plume élégante de l’auteur, les personnages, l’ambiance du livre, les magnifiques descriptions… Pour plus de détails, je vous invite à consulter ma chronique du premier tome : Les enchantements d’Ambremer.

Même si j’avais apprécié le premier tome, sans le challenge Objectif du mois, je ne pense pas que j’aurais enchaîné directement sur le deuxième. La raison en est simple : il manquait l’action et le suspens qui m’auraient poussée à vouloir retrouver avidement Griffont, Isabel et les autres. Et maintenant que la dernière page de l’Élixir oublié est tournée, je peux dire sans détour que cela aurait été dommage.

J’ai tout simplement adoré ce second tome. L’auteur a su introduire avec talent de l’action, du mystère, des intrigues imbriquées, des nouveaux personnages dont le très connu Merlin. Il a même joué avec les nerfs des lecteurs avec la survenue d’un événement inattendu dont je ne vous parlerai pas plus afin de vous en laisser le plaisir de la découverte. Vous comprendrez alors aisément que j’ai lu ce second tome beaucoup plus rapidement que le premier, pressée de connaître la suite des événements.

Pierre Pevel nous offre également une incursion dans le passé et plus précisément en 1720, année qui marqua la rencontre entre notre mage préféré et la baronne Isabel de Saint-Gil ou Aurélia, de son véritable nom. En plus d’en apprendre plus sur les débuts de ce couple atypique, le lecteur est plongé dans une enquête qui apportera également des éléments de réponse pour l’intrigue se déroulant elle dans le Paris de la Belle-Epoque. J’ai apprécié cette incursion dans le passé de nos héros qui donne un vrai dynamisme au livre tout en nous permettant d’assouvir notre curiosité. Néanmoins, ce procédé exigera du lecteur une lecture attentive afin de ne pas être perdu entre les deux époques.

MA NOTE : 4/5

CONCLUSION

Pour conclure, L’Elixir oublié, deuxième tome de la trilogie Le Paris des Merveilles, est une lecture que j’ai fort appréciée. J’ai retrouvé avec plaisir le très belle plume de Pierre Pevel qui, à elle seule, justifie la lecture de cette trilogie. L’auteur a en outre gâté ses lecteurs en leur offrant tous les éléments nécessaires à une lecture passionnante : suspense, action, mystères…

J’ai maintenant hâte de vous parler du troisième et dernier tome.

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