Psi-Changeling – tome 1 : Esclave des sens, Nalini Singh

Psi-changeling, Tome 1 : Esclave des sens par Singh

Lucas Hunter est en chasse. Une de ses compagnes de meute a été assassinée et l’homme panthère ne reculera devant rien pour capturer son meurtrier, même s’il doit séduire Sascha Duncan, la froide Psi. Pourtant, l’homme comme sa bête ne peuvent s’empêcher d’être immédiatement fascinés par la jeune femme.
Une terrible guerre est sur le point d’éclater, mais c’est la bataille qui fait rage dans le coeur de Sascha qui pourrait tout changer. Les siens ont éradiqué leurs émotions depuis des générations. Sascha, elle, est différente.
Et le tourbillon de sensations qui l’emporte quand elle est en compagnie de cet inquiétant prédateur pourrait bien précipiter sa chute.
Leur coeur l’emporteront-ils sur leur raison ?

Milady (18 novembre 2011) – 432 pages – Poche (8,20€)

AVIS

Ce roman est dans ma PAL depuis des lustres, mais ayant eu peur d’y trouver une succession de scènes de sexe crues et vulgaires, je l’avais laissé de côté jusqu’à ce que je décide de participer au Challenge romantasy. Prenant mon courage à deux mains, je l’ai donc attaqué et ai su dès les premières pages que mes craintes étaient infondées. Je ne partage pas les nombreux coups de cœur que ce roman semble avoir suscités, mais je reconnais avoir passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome qui nous propose une intrigue prenante et bien construite.

Nous découvrons ainsi un futur dominé par des Psi, des personnes dénuées de toute émotion. Il existe toutefois au moins une exception à la règle en la personne de Sascha Duncan, fille d’une dirigeante froide et calculatrice comme sont supposés l’être les Psi. Une différence qu’elle doit taire sous peine d’être démasquée et « rééduquée » ou, plus prosaïquement, réduite à l’état de légume. Dans ce monde froid et impersonnel où seuls le pouvoir et l’argent comptent, elle ne peut même pas compter sur l’aide de sa génitrice qui n’hésiterait pas à la trahir…

La situation de Sascha et son instabilité émotionnelle s’aggravent quand elle fait la connaissance de Lucas, un changeling avec lequel elle doit collaborer dans le cadre de son travail. Mais comment va-t-elle réussir à maintenir son masque impassibilité quand tout dans cet homme respire la volupté, la chaleur et la vie ? Toutes ces choses dont elle a toujours été privée, mais dont elle rêve secrètement…

Si l’attirance entre les deux est immédiate et indéniable, l’autrice prend le temps de faire monter la pression, ce que j’ai fortement apprécié, n’aimant pas quand les personnages se sautent immédiatement dessus. Sascha fait de son mieux pour cacher et résister à cette attirance physique qu’elle ressent pour Lucas, car elle craint que se laisser démasquer signe purement et simplement son arrêt de mort. Les Psi ne sont, en effet, pas très compréhensifs avec les moutons noirs et les personnes qui sortent du rang…

Quant à Lucas, il est très vite agacé par le masque que porte Sascha puisqu’il ne croit pas en cette image de femme froide et insensible qu’elle veut se donner. Il est donc déterminé à prouver à la jeune femme qu’il n’est pas dupe de son jeu et qu’il se passe quelque chose entre eux. Et ce n’est pas la bête du changeling qui s’y opposerait, cette dernière ayant compris bien avant la partie humaine de Lucas, la véritable place que doit occuper Sascha dans leur vie.

Néanmoins, rien n’est simple entre deux personnes appartenant à des populations qui se détestent, a fortiori quand un tueur en série Psi fait des ravages chez les métamorphes… Au-delà de la romance dont j’ai apprécié le développement tout en douceur, l’aspect enquête sur un Psi de la pire espèce apporte pas mal de tension à l’intrigue. Elle nous permet, en outre, d’entrer de plain-pied dans le monde froid et ignoble des Psi qui, sous couvert de civilité, nous apparaissent être de véritables monstres. Une situation non dénuée d’ironie quand on sait qu’ils méprisent le côté animal des métamorphes !

Les membres du Conseil, organisation qui impose sa loi ou plutôt sa dictature en toute impunité, fascinent par leur froideur extrême et leur cynisme assumé… Mais c’est la manière dont chaque Psi est accordé par le cerveau que j’ai trouvé la plus intéressante. Ainsi, quand les hommes ont Internet, eux possèdent une sorte d’intranet dans lequel les ordinateurs sont remplacés par des cerveaux ! Un réseau ingénieux et sécurisé, mais également un bel outil de contrôle des masses et un piège mortel pour ceux qui souhaiteraient se déconnecter… Une réalité dont a bien conscience Sascha et qui va la pousser à prendre des décisions extrêmes pour le bien d’une victime et d’une certaine personne, qui ne semble néanmoins pas voir les choses de la même façon qu’elle.

Si Sascha est une femme affaiblie par toutes ces années sans chaleur humaine et sans amour, elle n’en demeure pas moins une personne déterminée à faire ce qu’elle estime juste. J’ai donc apprécié qu’elle ne se laisse pas faire, malgré le caractère dominateur, possessif et protecteur de Lucas, qui va tout faire pour la protéger, avant de comprendre qu’elle n’est pas femme à se laisser dicter sa conduite. Quant à Lucas, il se montre parfois un peu trop directif, mais il n’en demeure pas moins un personnage attachant qui nous émeut par son passé et sa totale dévotion envers sa meute et Sascha. La dynamique de ce couple est intéressante et devrait combler les personnes appréciant les romances entre deux fortes têtes qui vont devoir apprendre à concilier leur caractère pour affronter ensemble un avenir parsemé de dangers.

En conclusion, avec ce premier tome, l’autrice nous offre une plongée immersive et fascinante dans un monde futuriste où certains sont prêts à tout pour le pouvoir et l’argent, et même à se débarrasser de leurs émotions, et donc de leur humanité. Mais tous les Psi ne sont pas des monstres sans âme comme nous le prouvera Sascha, qui va devoir lutter pour s’affranchir des siens et trouver sa place au sein d’une meute qui pourrait être sa tombe comme son salut. Heureusement pour elle, dans cette lutte pour sa survie, elle pourra compter sur l’amitié et l’amour d’un changeling bien décidé à la garder à ses côtés. Action, amour et amitié… de quoi vous offrir une lecture entraînante et divertissante !

Top Ten Tuesday #188 : les 10 séries les plus longues de votre bibliothèque

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Petite précision pour le thème de la semaine, les 10 séries les plus longues de votre bibliothèque : il est demandé de prendre en compte le nombre de tomes que l’on possède et non le nombre total de tomes que contient la série.

BD

21 TOMES

Couverture de Blake et Mortimer (Les Aventures de) -1- Le Secret de l'Espadon T1

19 TOMES

Page r Gaston édition collector - les 19 tomes

12 TOMES

Couverture Le petit Spirou, tome 01 : Dis bonjour à la dame

6 TOMES

5 TOMES

Couverture Higanjima : L'île des vampires, tome 01

ROMANS

Cette liste témoigne de ma période bit-lit, il y a une dizaine d’années. Si je me suis remise au genre depuis quelque temps, je n’ai plus cette frénésie de lecture par laquelle j’ai pu passer, notamment parce que je n’apprécie pas outre mesure l’évolution du genre qui flirte dorénavant bien plus souvent avec l’érotisme que le divertissement.

13 TOMES

Couverture La communauté du sud, tome 01 : Quand le danger rôde

10 TOMES

Couverture Mercy Thompson, tome 01 : L'appel de la lune

9 TOMES

7 TOMES .

Couverture Chasseuse de la nuit, tome 1 : Au bord de la tombe

Et vous, quelle est la série dont vous possédez le plus de tomes ?

 

Bilan Challenge Le mois de la bit-lit

En juin, j’ai participé au Mois de la bit-lit dont je vous présente aujourd’hui un petit bilan.

BONNES LECTURES

  • La série d’urban fantasy Dynasties est pour moi une valeur sûre bien que je préfère Kate Daniels du même duo d’auteur. J’ai pris plaisir à retrouver les personnages dans ce deuxième tome et ai, de nouveau, passé un bon moment de lecture. Pour en apprendre plus, je vous invite à lire mon avis sur L’étincelle sous la glace.

Dynasties (Tome 2) - L’étincelle sous la glace par [Ilona Andrews, Guillaume Le Pennec]

  • Bane Seed tome 5 : l’autrice nous ayant laissé sur une fin ne pouvant que susciter une certaine tension et pas mal de questions, j’ai été ravie de découvrir ce cinquième tome dans lequel Bane se met véritablement à nu… Si vous aimez l’humour, les héroïnes grandes gueules multipliant les références à la pop culture et les duos où fusent les piques, cette série est faite pour vous.

Pour qui sonne le crépuscule: Bane Seed, T5 par [Fanny André]

LECTURE MOYENNE

  • Le baiser du dragon : l’histoire se lit toute seule et, ravissement, elle n’est pas centrée sur le sexe… L’univers aurait mérité d’être plus développé et les pouvoirs des héros mieux exploités, mais si vous avez envie d’une romance fantastique avec un protagoniste masculin protecteur et possessif qui ne tombe néanmoins jamais dans l’abus, ce titre pourrait vous plaire. Et cerise sur le gâteau, l’héroïne a une forme métamorphe non dénuée de charme que je n’avais jamais rencontrée dans un roman. Toutefois, ce titre n’ayant rien d’exceptionnel, il reste à classer du côté des livres « aussitôt lus, aussitôt oubliés ».

MAUVAISES LECTURES

  • Le côté girouette de l’héroïne et l’horripilant triangle amoureux du Souffle de la Lune m’ont fait grincer des dents… Cette lecture m’a frustrée parce qu’il y avait du potentiel avec notamment le côté mythologie égyptienne qui est le point fort du roman et qui apporte une pointe de mystère. Mais l’autrice se perd dans des longueurs incessantes et semble ne jamais oser prendre son envol préférant se cantonner aux grands stéréotypes du genre. Cela a rendu, du moins pour moi, la lecture vraiment poussive. Couverture Les sentinelles de l'ombre, tome 1 : Le souffle de la lune

 

  • Quant à La meute du Phénix, l’absence totale d’intrigue au profit de scènes de sexe répétées sans intérêt m’a plus que gênée d’autant que le tout est baigné d’une bonne dose de culture du viol.

Couverture La meute du phénix, tome 1 : Trey Coleman

L’autrice joue ainsi sur la nature des protagonistes pour entériner le principe bien connu que quand une fille dit non, elle pense oui… C’est juste qu’elle veut que le beau mâle lui prouve sa virilité. Dans une société saine où les femmes ne seraient pas violées tous les jours en raison de ce principe, cela aurait pu éventuellement passer (avec un message rappelant la nécessité de respecter le corps d’autrui), mais à l’heure actuelle, c’est juste insupportable… Cette pseudo justification du viol vole d’ailleurs en éclats quand l’héroïne se fait réveiller par un cunnilingus quand elle avait expressément demandé  à son compagnon de ne pas s’aventurer sur ce terrain. Il faudra m’expliquer comment cette scène peut prouver la virilité d’un homme. J’y vois plutôt l’arrogance de disposer du corps d’une femme comme il en a envie nonobstant ses demandes…

FLOP 

Dans le cadre du Mois de la bit-lit, j’ai eu quelques déconvenues qui m’ont rappelé pourquoi j’avais pris mes distances avec ce genre, le  summum des flops revenant à RedwoodJe vous invite à lire mon avis pour en apprendre plus sur ce roman qui est l’une des pires lectures de ma vie, et de loin.

Couverture Redwood, tome 1 : Jasper

ABANDON

J’ai également eu un abandon, pas que le livre soit pire que Redwood (là, ça aurait presque mérité une médaille), mais je n’avais pas le cœur de m’infliger une nouvelle torture. À la première scène de droit de cuissage, j’ai jeté l’éponge sans regret d’autant que le style d’écriture était plutôt pauvre et les dialogues d’une vacuité désespérante. C’est vraiment dommage parce que j’aimais l’idée de suivre une héroïne métamorphe, mais également DJ et présentatrice radio. Le profil était assez original et aurait pu offrir une sorte de renouveau du genre…

Couverture Kitty Norville, tome 01 : Kitty et les ondes de minuit

Si mon bilan est plus que mitigé, je suis néanmoins ravie d’avoir réussi à atteindre mon objectif soit la lecture de 6 romans de bit-lit bien que comme toujours, je n’ai absolument pas respecté ma PAL de départ. Je compte maintenant me cantonner à ce que j’aime, l’urban fantasy à la Kate Daniels.

Et vous, lisez-vous de l’urban fantasy et/ou de la romance paranormale ?

Redwood, Carrie Ann Ryan

Jasper: Redwood, T1 par [Carrie Ann Ryan, Zeynep Diker]

Jasper Jamenson a passé sa vie à servir la meute Redwood, dans l’attente du jour où il rencontrera son âme sœur. Lorsque son chemin croise celui de Willow, il sait immédiatement qu’il a trouvé celle qu’il protègera par-dessus tout. Alors qu’une meute rivale rôde dans les alentours, menaçant les Redwood et se livrant à de sinistres cérémonies d’invocation démoniaque, Jasper parvient de justesse à tirer Willow de leurs griffes. Mais celle-ci se retrouve propulsée dans un nouveau monde terrifiant, tandis que le loup en lui se fait violence pour ne pas la revendiquer immédiatement. Luttant pour leur vie mais également pour leur lien d’union faiblissant, ils devront apprendre à se faire confiance avant qu’il ne soit trop tard…

Milady (20 février 2019) – 286 pages – 7,90€

AVIS

La moyenne du roman sur Livraddict et la couverture d’un kitsch sans nom étaient déjà un bon indice sur la probabilité que j’apprécie ce roman… Je ne vais pas tourner autour du pot, ce roman a été un véritable supplice à terminer. Je pense que si je ne l’avais pas inclus dans le Mois de la bit-lit, je me serais précipitée dans la première boîte à livres pour m’en débarrasser…

Redwood est un petit concentré de tous les points qui m’avaient poussée, il y a plusieurs années, à arrêter de lire de la bit-lit ou de la romance paranormale : pauvreté du style, romance éclair et irréaliste, scènes de sexe répétées et bien souvent vulgaires (si au moins, elles étaient imaginatives), phrases éculées mais qui se veulent imagées combinées avec des mots d’argot rendant le tout plus risible qu’excitant (qui se dévoue pour expliquer à Jasper que son entrejambe n’est pas un moyen pour faire communier les âmes ? ), personnages manquant de personnalité si ce n’est de cerveau, héroïne qui ressemble à une petite chose qu’il faut sauver et qui se sent tellement inférieure au beau mâle de service, mâle qui lui-même est un macho qui estime savoir mieux que l’héroïne ce qui est le mieux pour elle, incohérences, manque de réalisme dans les réactions. Et je ne parle même pas des antagonistes tellement stéréotypés qu’ils en deviennent ridicules… D’ailleurs, cette pub m’a accompagnée dans ma tête tout au long du roman (on a les références qu’on peut...)

Je vais arrêter ma liste là, mais je pourrais encore la continuer à l’envi. Mais ce qui m’a probablement le plus agacée est cette impression de ne pas avoir lu un roman mais d’avoir eu entre les mains une ébauche d’histoire qui n’était absolument pas prête à atterrir dans les rayons des librairies. Tout va trop vite et manque cruellement de logique, de cohérence et de saveur. En quelques pages, Jasper a ainsi eu le temps de tomber amoureux et de sauver sa demoiselle ! Bon pas de chance, va falloir recommencer plus tard, mais vous voyez le schéma qui se dessine…

Quant à Willow (rien à voir avec celle dans Buffy, hélas...), elle se fait kidnapper, violenter, découvre le monde des loups-garous avant de devoir renoncer à sa vie d’avant pour intégrer une famille qu’elle ne connaît ni d’Ève, ni d’Adam, mais ça ne la perturbe pas un instant… Non, elle, tout ce qui l’inquiète, c’est qu’elle n’est pas assez bien pour son sauveur qui, soit dit en passant, est quand même plus ou moins à la base des problèmes qui lui tombent sur le coin du nez. Très crédible, tout ça…

Je me suis, en outre, posé des questions sur la traduction et/ou l’appropriation du mot « compagne » par l’autrice. Parce que jusqu’à preuve du contraire, une femme qui t’attire et que tu as juste invitée à sortir n’est ABSOLUMENT pas une compagne ! Sinon il y a pas mal de couples qui s’ignorent…. Et non, l’excuse du loup de Jasper qui s’exprimerait de la sorte ne me convainc pas une seconde.

En bref, entre Redwood et moi, ça n’a pas, mais alors pas collé du tout. J’essaie en général de trouver du positif dans un roman, mais là, j’ai un mal fou à ne pas ajouter d’autres points problématiques dans ma conclusion. On pourrait éventuellement évoquer la famille du héros qui est très soudée et dont j’ai apprécié les interactions pleines de tendresse et d’amour ou encore le frère de Jasper qui semble avoir un peu plus de jugeote, notamment quand il lui explique que sa compagne est apte à décider par elle-même de sa vie. Mais c’est, du moins pour moi, bien insuffisant pour justifier la lecture de ce roman qui, en plus de poser problème quant au traitement de certains personnages féminins, est un concentré de clichés particulièrement mal exploités…

C’est le 1er, je balance tout ! mai 2020

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C’est le 1er, je balance tout est un nouveau RDV livresque mensuel créé par Allez vous faire lire. Son objectif est de « remettre au centre de sa pratique de la blogosphère la notion de partage qui unit la toile ». Pour ce faire, il vous suffit de partager des informations en fonction de 4 catégories. Depuis quelques mois, les partages se font sur Charmant Petit Monstre.


1) Le Top & Flop de ce que vous avez vu/lu le mois dernier

Pendant les deux premières semaines de mai, j’ai beaucoup lu, puis mon rythme de lecture s’est bien amoindri autant en raison du déconfinement que de ma découverte d’un nouveau loisir créatif qui a supplanté mon envie de lire, mais qui m’a néanmoins permis d’écouter un livre audio en anglais.

J’ai eu de très bonnes lectures ce mois-ci avec trois presque coups de cœur : The Poet X lu en lecture commune avec Grâce, le deuxième tome des Sœurs Carmines dont la fin m’a brisé le cœur et Anouchka des Landes (chronique en attente de publication).

Prise d’une frénésie d’urban fantasy, j’ai continué ma redécouverte du genre avant de faire une pause ayant peur de frôler l’overdose : Ivy Wilde, Entre les flammes, Kate Daniels. Tous ces romans ont en commun de se lire vraiment rapidement et d’avoir un petit côté addictif qui me plaît bien.

Couverture Ivy Wilde, tome 1 : Quand fainéantise rime avec magieCouverture Dynasties, tome 1 : Entre les flammesCouverture Kate Daniels, tome 1 : Morsure magique

Au niveau des mangas, j’ai eu un coup de cœur pour Your lie in april qui est d’une grande poésie. J’avais eu le premier tome (version spéciale Loot Crate) grâce à une amie, il va donc me falloir me procurer les autres tomes parce que c’est définitivement une série que je souhaite avoir dans ma bibliothèque.

Parmi toutes mes lectures, je n’ai eu qu’un flop avec La Mélansire qui contient de bonnes idées, mais qui m’a profondément ennuyée malgré son peu de pages.

2) Chroniques d’ailleurs lues le mois dernier

  • Moka Au milieu des livres vous propose une belle chronique sur un classique qui m’a marquée et que j’ai relu, chose très rare, plusieurs fois : Des souris et des hommes de John Steinbeck.
  • Les miscellanées d’Usva vous parle de La danse de la méduse qui est loin de l’avoir convaincue. J’ai apprécié la manière dont elle présente aussi bien les atouts que les points faibles de ce roman. C’est vraiment ce que je recherche dans la blogosphère, des avis construits et argumentés qui permettent de se faire sa propre appréciation sur l’envie ou non de découvrir un ouvrage.
  • Si Jean-Luc Marcastel est un auteur que je vois passer régulièrement, je n’avais jamais entendu parler d’Un monde pour Clara découvert sur un blog que je connais depuis peu de temps et que j’apprécie beaucoup, Le grimoire fantôme.

La danse de la méduse (Bloom)

3) Liens adorés hors chronique littéraire

  • Planète diversité étant un blog que j’apprécie, j’ai été plus que ravie de découvrir son premier podcast. Je préfère néanmoins vous prévenir que votre wish list risque d’en prendre un coup ! Gros point fort de ce podcast, les avis sont brefs et vont à l’essentiel et vous découvrirez des conseils de lecture que l’on ne voit pas partout.

Casque D'Écoute, Audio, Technologie

Détective, Chercher, L'Homme, Recherche

  • Pikiti bouquine parle lecture et rythme de lecture dans l’une de ses vidéos. Je vous laisserai découvrir ses propos, mais je peux vous dire que je les partage entièrement. Aucun intérêt à se comparer au voisin puisque chacun à ses impératifs de vie, ses propres envies et sa propre manière de lire. De la même manière, si je ne prends même plus la peine de répondre, je trouve assez désobligeante la tendance de certains, notamment sur FB, à estimer que vous ne pouvez pas apprécier vos lectures à partir du moment où vous avez un rythme de lecture soutenu. En plus d’être aberrant, ce genre de jugement à l’emporte-pièce démontre une haute estime de soi parce qu’il faudra m’expliquer comment on peut savoir mieux que quelqu’un le plaisir qu’il prend à faire une activité…

4) PAL de juin

Il faut que j’avance dans mes SP que j’ai quelque peu délaissés ces derniers temps au profit de ma PAL personnelle, car si j’avais la tête à lire, je ne l’avais pas vraiment à écrire… Je vais donc essayer au moins de lire ces différents ouvrages dont deux sont en attente de réception :

Outsphere 2: Le Réveil par [Guy-Roger Duvert, Benjamin Sjöberg]Simone Veil, la force d'une femme par [Annick Cojean, Xavier Bétaucourt, Etienne Oburie]La gitane aux yeux bleus par Sànchez

Les Tribulations de Lady Eleanor Grant, Tome 1: La Première Reine par [J. James, Lowenael]J.: Nouvelle policière par [Laurent Moulin]

En ce qui concerne mes lectures personnelles, je vais piocher dans mes romans d’urban fantasy puisque je participe au Mois de la bit-lit. Je ne suis pas certaine d’atteindre les 6 romans prévus, mais voici les trois romans vers lesquels je compte m’orienter en priorité :

Couverture Ivy Wilde, tome 2 : Meurtre, magie et télé-réalitéCouverture Ivy Wilde, tome 3 : S.O.S. fantômes en détresseTango endiablé: InCryptid, T1 par [Seanan Mcguire, Delhia Alby]

Et pour ceux qui ne l’auraient pas compris, j’aime beaucoup le violet…

Et vous, que retenez-vous de votre mois de mai ?
Un roman ? Un film ? Une série ?

 

Le mois de la bit-lit (juin 2020)

Ludo de la chaîne Youtube et du blog Prends un livre et détends-toi vous propose durant tout le mois de juin un challenge littéraire : le mois de la bit-lit.

La bit-lit est un genre dont je raffolais il y a une dizaine d’années avant de m’en lasser devant l’explosion des scènes de sexe me donnant plus l’impression de lire de la littérature érotique qu’autre chose. Néanmoins, depuis quelques semaines, je m’y suis remise et me régale avec des séries comme Ivy Wilde, Dynasties et, surtout, Kate Daniels.

Le challenge, qui se tient du 1er au 30 juin, tombe donc à point nommé !

Pour le valider, il vous faudra choisir entre quatre niveaux et différentes consignes. Pour ma part, j’ai choisi le niveau sorcière soit lire 6 romans. Parmi ces 6 livres, je peux en choisir 3 librement et 3 en fonction de consignes à piocher parmi une liste de 10.

Pour tous les détails, n’hésitez pas à lire l’article de Ludo ou à visionner sa vidéo :

MA PAL

Comme toujours, ma PAL est susceptible d’évoluer.

  • Livres choisis en fonction des consignes : un tome de saga sauf le 1 (Ivy Wilde, tome 2), moins de 400 pages (Ivy Wilde, tome 3) et il y a du rouge sur la couverture (Redwood, tome 1)

Couverture Ivy Wilde, tome 2 : Meurtre, magie et télé-réalitéCouverture Ivy Wilde, tome 3 : S.O.S. fantômes en détresseCouverture Redwood, tome 1 : Jasper

  • Livres choisis librement :

Couverture Verity Long, tome 1 : Esprits du SudTango endiablé: InCryptid, T1 par [Seanan Mcguire, Delhia Alby]Couverture Kate Daniels, tome 5 : Meurtre magique

Et vous, lisez-vous de la bit-lit ?
Pensez-vous participer à ce challenge ?

Lys Striker – Tome 1 : Piégée par le passé, Stéphane Soutoul

Un grand merci à Stéphane Soutoul, dont j’aime beaucoup le travail, de m’avoir proposé de découvrir le premier tome de Lys Striker publié aux éditions Rebelle. Je le remercie également pour sa très chouette dédicace.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Elle tuait les monstres. À présent, elle protège leurs secrets.
Il fut une époque où Lys Striker assassinait des créatures surnaturelles. Un job lucratif dans lequel elle excellait aux côtés de Camélia, son mentor. Lorsque celle qui lui a tout appris est abattue, la jeune fille alors âgée de douze ans se retrouve seule sur le banc des accusés.
Libérée quelques années plus tard, la fleuriste de dix-neuf ans n’aspire plus qu’à un seul désir : se racheter une conduite et profiter d’une vie nouvelle. Mais la disparition d’un de ses proches ne laisse comme autre alternative à Lys que de renouer avec son passé. Elle accepte le chantage de Rosarius, un vampire aussi vénéneux que manipulateur. Ce dernier se propose de libérer l’otage qu’il détient à condition que l’ancienne tueuse exécute une mission pour lui.
Toute la question est de savoir si cet organisateur de paris clandestins pour le moins spéciaux tiendra parole et quelles seront ses règles du jeu.

Rebelle éditions (9 octobre 2018) – 282 pages – Broché (18,90€) – Ebook (4,90€)

AVIS

Bien que Lys ait plus l’habitude de manier les poignards que les pieux, il se dégage de la couverture une ambiance Buffy contre les vampires que j’aime beaucoup. Mais si Buffy pouvait compter sur le Scooby-Gang pour l’aider à affronter les dangers, la jeune fille n’aura pas cette chance…

Un tueur en série sévit à Montpellier. Un problème déjà grave en soi mais qui prend une tournure encore plus inquiétante quand ses agissements laissent craindre sa nature vampirique. Alors que Lys pensait avoir laissé sa carrière de tueuse de Surnaturels derrière elle, Rosarius, un vampire aussi charmant qu’agaçant, va la contraindre à reprendre du service. Il détient, en effet, sa demi-sœur en otage et ne la libérera que si Lys traque et tue le vampire serial killer qui attire un peu trop l’attention sur la communauté de la Nuit. C’est que les Blafards tiennent à leur anonymat diantre !

Ravie de retrouver la plume de Stéphane Soutoul et la finesse qui la caractérise, il m’a fallu quelques pages pour m’immerger dans le récit ayant été un peu déstabilisée par la manière assez analytique, et peut-être un peu redondante, avec laquelle Lys se décrit aux lecteurs. Cela ne m’a toutefois pas empêchée d’être très touchée par cette jeune femme dont l’histoire et les fragilités ne pourront que vous émouvoir.

Élevée par une tueuse de Surnaturels qui l’a conditionnée à tuer dès son plus jeune âge, Lys est loin d’avoir eu une enfance conventionnelle et équilibrée. Oubliez l’amour maternel et les jeux d’enfants, faites place aux entraînements intensifs et à une vie entièrement tournée vers le crime ! On comprend alors sans peine qu’après avoir passé des années enfermée suite au meurtre de sa protectrice, Lys n’aspire plus qu’à une vie simple et calme au sein de sa famille de cœur…

Une vie bien rangée de fleuriste amatrice de thé, et de romancière à ses heures perdues, que n’a aucune honte à faire voler en éclats Rosarius. Archétype du vampire beau gosse manipulateur, on ne peut cependant pas s’empêcher d’éprouver, à l’instar de Lys, une certaine fascination pour l’aura de puissance et de danger qu’il dégage. Ses échanges avec la jeune tueuse ne manqueront pas de vous faire sourire puisque son charme s’accompagne d’une certaine propension à la taquinerie, ce qui ne sera pas du goût de Lys. Difficile en effet de s’amuser quand l’un de vos proches est en danger, et qu’un énergumène aux dents longues, au sens propre comme au sens figuré, met votre vie en danger !

Enrôlée contre son gré dans une chasse au vampire qui prend des allures de pari sur la mort, Lys va devoir affronter un être dangereux que personne ne semble pouvoir arrêter dans sa course folle à la vengeance. Perclus de chagrin suite à la mise à mort de sa bien-aimée, il est prêt à tout pour mettre à exécution son diabolique plan quitte, au passage, à tuer quelques milliers d’innocents. Malgré son manque d’entraînement, Lys ne manque heureusement pas d’atouts pour combattre ce puissant ennemi. Elle pourra s’appuyer sur son intelligence, sa débrouillardise, sa rapidité, ses vieux réflexes qui remontent très vite à la surface, son courage, mais également sur un soutien inattendu dont je ne vous dévoilerai rien si ce n’est qu’il promet de pimenter le duo Lys/Rosarius…

Les personnages ne sont pas fondamentalement originaux, mais ils possèdent cette ambivalence qui les rend intéressants. Ni tout noirs ni tout blancs, ils oscillent entre ombre et lumière ce qui apporte une certaine tension au récit ainsi que quelques sympathiques rebondissements. L’une des révélations m’a d’ailleurs prise de court et donné très envie de lire le deuxième tome pour découvrir comment Lys va faire face à cette redistribution des cartes qui a fait vaciller son monde. De la même manière, je suis impatiente de voir dans quelle direction la relation entre la jeune tueuse et certains personnages comme Rosarius va évoluer. Quelque chose me dit que le vampire n’est pas prêt de la laisser tranquille, mais pour sa défense, comment refuser un peu d’animation dans une vie d’immortel bien remplie mais dénuée de surprises ?

Et question animation, l’auteur nous gâte puisqu’au-delà d’une héroïne dont il a pris grand soin de développer la psychologie, le récit ne souffre d’aucun temps mort. Il n’y a pas de l’hémoglobine à chaque page, mais il se passe toujours quelque chose dans la vie de Lys qui essaie, tant bien que mal, de protéger sa famille adoptive du monde surnaturel. Entre les négociations avec un vampire maître dans l’art des paris et du bluff, la traque d’un tueur rendu fou par le chagrin, les combats avec des créatures assoiffées de sang et la (re)découverte de ses capacités de guerrière, la jeune femme n’a pas une minute à elle.

Le roman se lit donc très vite. Quelques chapitres de plus ne m’auraient d’ailleurs pas dérangée, mais j’ai apprécié que l’auteur, fidèle à ses habitudes, ne se perde pas en détails inutiles. Les amateurs de livres menés tambour battant devraient donc apprécier la concision de ce premier tome qui réunit, en moins de 300 pages, tous les ingrédients d’un bon livre de bit-lit, le sexe et la vulgarité en moins : des créatures surnaturelles dangereuses au regard hypnotique, de l’action, de l’humour, une héroïne attachante au passé trouble, un certain mystère, de la magie, des rebondissements… Un cocktail efficace et détonant pour une lecture plutôt addictive !

L’auteur a également su apporter une touche d’originalité bienvenue à un genre dorénavant bien installé en choisissant Montpellier comme théâtre des événements. Je n’ai pas d’attaches particulières pour cette ville dont je n’ai jamais foulé les portes, mais j’ai apprécié que pour une fois, une histoire de vampires ne se déroule pas aux États-Unis, mais bien en France. Merci donc à l’auteur de nous avoir prouvé que les rues de nos villes pouvaient abriter une faune surnaturelle variée sans que cela ne nuise à l’intrigue, bien au contraire. La facilité avec laquelle on s’imagine les déplacements de Lys et les endroits qu’elle visite rend ainsi le récit particulièrement immersif et réaliste, que l’on ait la chance de connaître Montpellier ou non.

En conclusion, porté par une héroïne attachante dont on apprend à découvrir et à apprécier les forces et les faiblesses, ce premier tome réunit tous les ingrédients d’un bon roman de bit-lit.  Stéphane Soutoul a ainsi réussi à s’approprier avec naturel et brio les codes du genre tout en veillant à insuffler son propre style à un roman qui se révèle aussi prenant que percutant. Si vous êtes en quête d’un livre de bit-lit de qualité qui allie beauté du style et intrigue rondement menée, ce roman devrait vous plaire. Et bonne nouvelle, le tome 2 est prévu pour octobre.

Retrouvez le roman sur le site des éditions Rebelle.

Throwback Thursday Livresque #96 : pavés livresques ou séries longues

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Niveau série, il y a l’embarras du choix à partir du moment où on lit de la bit-lit, les auteurs et autrices semblant étaler leurs aventures sur des tomes et des tomes. Et puisqu’il faut bien en choisir une, je pense à la première série du genre que j’ai lue et, miracle, terminée : La communauté du Sud (Charlaine Harris)

Couverture La communauté du sud, tome 01 : Quand le danger rôde

Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l’Amérique profonde. L’arrivée de Bill, ténébreux vampire du me siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d’autant qu’une vague de crimes s’abat sur la ville.

Pourquoi ce choix ?

On suit une jeune femme, un peu naïve et maladivement poissarde, dans une petite ville de Louisiane, un endroit qui a toute son importance puisqu’il donne le tempo et l’atmosphère si particulière de cette série.

Sookie a un don particulier qui va attirer bien malgré elle des êtres peu recommandables à commencer par des suceurs de sang. Et comme la demoiselle semble parfois manquer d’instinct de préservation, elle va s’immiscer dans ce monde de la nuit et dans cette vie rythmée par des attaques de créatures plus ou moins aimables. Il y a aussi de l’amour, beaucoup d’amour d’ailleurs avec un triangle amoureux qui émerge en cours d’intrigue et des rebondissements peu crédibles. Le côté romance prend parfois un peu trop d’importance à mon goût d’autant que j’ai trouvé Bill, le vampire amoureux, peu intéressant et bien souvent agaçant.

De tome en tome, Sookie perd de sa naïveté et gagne en maturité et en confiance en elle. Elle va aussi faire face à de terribles épreuves tout comme ses proches et ami(e)s. La série est rythmée, Sookie ayant le don d’attirer les ennuis, et se lit plutôt facilement du moins pour les premiers tomes. Au bout d’un moment, j’ai eu l’impression que l’autrice faisait durer une série qui était arrivée à bout de ce qu’elle pouvait offrir. On finit donc par tourner en rond et à aller dans tous les sens. Manquant de cohérence vers la fin, c’est plutôt à reculons que je me suis plongée dans les dernières aventures d’une serveuse peu ordinaire et à la destinée plutôt sanglante.

En parallèle de la série livresque, j’ai également vu la série tv qui se démarque nettement de l’œuvre originale…

Et vous, connaissez-vous cette série ? Qu’en avez-vous pensé ?

Sans âme – Le protectorat de l’ombrelle, Gail Carriger

Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 1)

C’est en découvrant le thème du Challenge Mystère que j’ai décidé de m’attaquer à ce roman qui dormait sagement dans ma PAL.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau, compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ? Vampires, loups-garous et aristocrates : un réjouissant mélange de romanesque et de fantastique !

  • Poche: 432 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (18 avril 2012)
  • Prix : 7.90€
  • Autre format : ebook

AVIS

J’ai lu la version graphique de ce premier tome sans pour autant arriver à me souvenir des détails de l’intrigue. C’est d’ailleurs souvent le problème avec les livres de bit-lit, ils vous font passer un moment de lecture sympathique, mais ne laissent pas une grande empreinte dans votre vie de lecteur. Je pense d’ailleurs que Sans âme, version roman cette fois, suivra le même chemin. Je l’ai en effet apprécié, mais il n’y a eu aucun événement assez marquant pour que j’en garde un souvenir impérissable.

Il y a néanmoins un point qui, à mon avis, va rester graver un certain temps dans ma mémoire : la personnalité d’Alexia Tarabotti. Cette « veille fille » de vingt-sept ans fait preuve d’un humour à toute épreuve. Si vous aimez l’humour british, elle en est indéniablement une bonne représentante féminine. Ses remarques et ses piques envers un certain loup-garou m’ont plus d’une fois amusée. En plus d’être très drôle, elle n’a pas la langue dans sa poche au grand désespoir de sa famille qui n’ose d’ailleurs pas trop se confronter à son mauvais caractère. Intelligente, indépendante et drôle au sein d’une famille composée de femmes superficielles et d’une mère prompte à jouer les marieuses, Alexia a un petit côté Elizabeth Bennet (Orgueil et préjugés de Jane Austen) qui fut loin de me déplaire. C’est donc une héroïne dont j’aurai grand plaisir à suivre les aventures d’autant qu’elle ose avec aplomb se mêler d’histoires qu’une jeune fille de bonne famille comme elle se devrait d’ignorer.

Il faut dire que sa particularité ne peut que la pousser à défier les convenances dont elle n’a d’ailleurs que faire. Sans âme, elle a en effet le pouvoir d’annihiler les capacités des créatures fantastiques comme les vampires et les loups-garou. Ce don ou cette malédiction, c’est selon, lui sera utile même si j’aurais souhaité que l’auteure exploite un peu mieux les capacités de son héroïne. Souhait qui devrait être exaucé dans la suite de la série si je me fie à la fin de ce premier tome. Alexia essaiera donc, aux côtés d’autres protagonistes, de déjouer les plans machiavéliques des grands méchants de l’histoire. Si je n’ai pas été estomaquée par ses interventions, j’ai été séduite par sa témérité et sa capacité à foncer sans trop se poser de questions, pour le plus grand déplaisir de son velu prétendant…

Le côté steampunk qui m’avait poussée à lire ce roman est présent même si j’aurais souhaité qu’il soit un peu plus développé. Nous nous retrouvons cependant bien à une époque victorienne plutôt futuriste avec ses découvertes scientifiques pour lesquelles s’enthousiasme Alexia et, hélas pour elle, d’autres personnes moins recommandables, la présence de machines à vapeur et d’autres innovations technologiques…

Au-delà de l’aspect steampunk, Sans âme est incontestablement un roman très orienté bit-lit et romance. Les lecteurs découvrent ainsi une Angleterre qui a pris le parti d’intégrer à la société les vampires et loups-garou en veillant  à ce qu’ils respectent certaines règles. J’ai lu un certain nombre de romans de bit-lit, et je trouve l’histoire de Gail Carriger plutôt bien travaillée et assez adulte par rapport à d’autres livres du genre. J’ai cependant moins accroché à l’aspect romance bien trop présent à mon goût, surtout en deuxième partie. Certaines scènes m’ont d’ailleurs quelque peu agacée. Je dois toutefois reconnaître que les nombreuses joutes verbales entre Alexia et Lord Maccon, son prétendant loup-garou, sont tellement amusantes que j’ai fini par apprécier le couple. Et puis, il existe une vraie alchimie physique et verbale entre ces deux têtes de mule… La tournure que prend leur relation laisse entrevoir des moments intéressants et tumultueux. A noter également quelques scènes osées même si ça reste léger par rapport à des séries comme Anita Blake.

Enfin, si le caractère assez protecteur de Lord Maccon fera certainement battre le cœur de certaines lectrices ou de certains lecteurs, j’ai, pour ma part, eu un petit coup de cœur amical pour l’ami vampire d’Alexia. Ce personnage fantasque apporte une pointe de folie et de fantaisie dans une société rythmée par des codes, et des règles morales strictes et étouffantes. C’est une petite bouffée d’oxygène qui fera autant de bien à Alexia qu’aux lecteurs. Et puis vous verrez que derrière une certaine originalité, se cache une personne intelligente qu’il est préférable de compter parmi ses amis.

En conclusion, un univers steampunk, des créatures fantastiques, du mystère, un complot et une héroïne pleine d’humour et de verve, voici tout autant d’éléments qui font de ce premier tome du protectorat de l’ombrelle, une lecture très agréable. Je retrouverai donc avec plaisir le couple Alexia/Lord Maccon dans de nouvelles aventures.

Et vous, envie d’acheter Sans âme ?