La forêt des cœurs glacés, Anne Ursu

La forêt des coeurs glacés

J’avais découvert La forêt des cœurs glacés d’Anne Ursu sur la blogosphère et l’avait noté pour une prochaine lecture d’hiver. Cette lecture m’a permis de terminer, en avance, mon challenge Cold Winter.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Hazel et Jack aiment rêver et passent leur temps à réinventer le monde. Quand la réalité les ennuie ou leur paraît trop rude, ils se réfugient dans les jeux et les histoires qu’ils inventent, bien plus belles et amusantes que le monde des adultes qu’ils trouvent si triste ! Mais un jour, Jack disparaît, sans explication. Pour le retrouver et sauver leur amitié, Hazel entreprend un long et périlleux voyage. La voici seule dans une étrange forêt peuplée de créatures fantastiques, à la recherche du palais de glace de la reine des neiges qui a enlevé Jack…

  • Broché: 296 pages
  • Editeur : Seuil (20 septembre 2012)

AVIS

En plus d’une situation familiale délicate, Hazel et Jack, deux très grands amis, ont en commun une grande imagination qu’ils mettent à profit pour vivre de belles et épiques aventures auxquelles restent désespérément hermétiques les adultes. Or, un jour, par un malheureux concours de circonstances, Jack change au point de rejeter son amie d’enfance avant de disparaître! Désirant sauvé son ami et leur amitié, Hazel part alors à l’aventure.

J’ai trouvé la première partie du roman qui décrit les situations familiales respectives des deux enfants ainsi que les liens profonds les unissant très intéressante. J’ai été touchée par les situations difficiles que chacun d’entre eux vit, Jack avec sa mère devenue l’ombre d’elle-même et Hazel avec le départ de son père. Difficile également de rester insensible devant la quête d’identité de notre jeune héroïne. J’ai en outre adoré la manière dont Anne Ursu a su décrire la très belle et touchante amitié unissant nos deux héros. Certaines situations m’ont même rappelé des souvenirs d’enfance, époque à laquelle les amitiés revêtent un caractère spécial presque vital.

J’ai également beaucoup aimé assister, dans la deuxième partie, au périple d’Hazel pour retrouver et sauver Jack. Au cours du chemin, notre héroïne affrontera courageusement différents dangers, rencontrera des personnes qui ne sont pas forcément ce qu’elles semblent être, en apprendra plus sur elle-même, réfléchira à la notion d’amitié et aux liens familiaux… J’ai lu cette deuxième partie d’une traite désirant savoir le sort réservé à Jack et la manière dont Hazel arriverait à le sauver.

Au l’issue de cette aventure, j’ai eu le sentiment que les deux enfants ont grandi et compris que si l’imagination est importante, elle n’est pas forcément la solution dans laquelle s’enfermer en cas de difficulté dans la vie.

Enfin, si La forêt des cœurs glacés évoque bien l’univers des contes et de la magie, je n’ai pas trouvé que c’était vraiment une réécriture de la Reine des Neiges, personnage bien loin d’être au centre de l’intrigue. J’ai d’ailleurs regretté son rôle peu important dans le roman et j’aurais adoré qu’elle soit mieux exploitée.

En conclusion, j’ai beaucoup apprécié cette histoire d’amitié hors du commun entre Hazel et Jack ainsi que la place donnée à l’imagination, à la magie, aux contes… C’est un livre jeunesse qui devrait plaire aux jeunes, mais également aux adultes qui pourront, durant quelques heures de lecture, renouer avec leur imagination et leur âme d’enfant.

MA NOTE : 4/5

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Leggere come i sogni (Zouck), Pierre Bottero (Lecture VO)

PB

Leggere come i sogni de Pierre Bottero est la version traduite en italien de son livre Zouck. J’avais décidé de lire cet ouvrage dans le cadre du Big challenge Livraddict.

Ayant perdu l’édition française que je possédais, j’ai préféré me tourner vers l’édition italienne de manière à avancer dans mon challenge des langues.

AVIS

Commençons par le niveau d’italien…

Pendant ma scolarité, j’avais un assez bon niveau d’italien mais le manque de pratique de la langue a occasionné quelques dégâts… Heureusement, Leggere come i sogni est un roman jeunesse qui s’avère plutôt accessible. Je n’ai pas forcément compris chaque mot mais le contexte aidant, j’ai pu suivre sans problème le fil de l’histoire.

A titre indicatif, je l’ai lu en deux fois en un peu plus de deux heures. Si l’on désire renouer avec l’italien, cet ouvrage me semble donc être un bon début. Je prévois une relecture avec cette fois-ci un dictionnaire et un petit carnet pour enrichir mon vocabulaire et revoir mes conjugaisons. En effet, même si c’est un roman jeunesse, l’auteur ne se cantonne pas au présent et au passé composé.

L’histoire…

Je me suis assez vite attachée à Zouck que l’on apprend à découvrir tout au long du roman. Menant une vie équilibrée, son existence tournait autour de trois choses : une vie de famille banale avec des parents soudés, une petite sœur horripilante, des dîners familiaux autour des sempiternelles questions sur le déroulement de la journée à l’école…, sa meilleure amie et la danse. Une vie ordinaire de lycéenne en somme !

Puis, des éléments perturbateurs vont progressivement venir bousculer l’ordre établi. Il y a d’abord la nouvelle relation amoureuse de sa meilleure amie avec un quadragénaire rencontré sur Internet. J’ai trouvé que cette relation aurait d’ailleurs mérité d’être un peu plus développée. Abordée superficiellement, elle donne presque l’impression qu’une relation amoureuse entre une lycéenne et un homme de 40 ans est une chose normale. Au-delà de son aspect dérangeant, cette relation va progressivement éloigner Maiwenn et Zouck l’une de l’autre à un moment de leur vie où leur amitié leur est plus que jamais indispensable…

Le deuxième élément à noter survient quand Zouck entend une conversation entre sa prof de danse et une sommité en la matière sur son poids trop important pour lui permettre d’espérer rentrer un jour à l’Opéra. On comprend immédiatement les dégâts que cette conversation va engendrer sur notre héroïne notamment si l’on se rappelle que maigrir faisait déjà partie des choses qu’elle souhaitait réaliser.

A travers ce livre, Pierre Bottero a su monter qu’une parole presque anodine peut avoir de lourdes conséquences sur des personnes, pas encore adultes mais plus enfants, qui sont en pleine phase de construction. L’anorexie est abordée assez superficiellement (pas de scènes choc, de détails superflus…) ce qui peut s’expliquer par le fait que nous sommes face à un livre jeunesse. Malgré cela, on suit parfaitement l’enchaînement qui va conduire Zouck à se priver de nourriture, les dangers de  ce comportement sur sa santé, l’impuissance de son entourage, la souffrance qui se cache derrière l’anorexie…

Les lecteurs, témoin de la maladie de Zouck, ne peuvent être que touchés par sa fragilité mais également par son envie de s’en sortir. Les pages défilent rapidement car on a envie de savoir ce qui va arriver à Zouck, on se surprend à craindre le pire et à espérer le meilleur : son entière guérison. Sans pathos excessif, l’auteur a ainsi su me toucher autant par la personnalité de son personnage principal que par sa plume.

MA NOTE : 4/5

En résumé, je craignais de ne pas accrocher à l’histoire, la danse ne m’intéressant pas outre mesure. Heureusement, même si cette activité est la passion de Zouck, le roman ne lui ai pas consacré. Il parle plutôt de l’engrenage qui va conduire une jeune fille des plus ordinaires vers la spirale des troubles alimentaires et plus particulièrement, de l’anorexie.

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Beignets de tomates vertes, Fannie Flagg

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Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg est un roman que j’ai lu dans le cadre de mon Big challenge Livraddict 2016. J’avais acheté le livre depuis un moment mais c’est grâce à la lecture commune programmée avec Johanna du blog Popcorn and Gibberish que je me suis enfin décidée à le lire. Comme vous le verrez dans la suite de cet article, ce roman fut une belle découverte autant pour elle que pour moi. Je vous invite d’ailleurs à lire sa chronique pour vous en convaincre.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer… Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.

  • Poche: 474 pages
  • Editeur : J’ai lu
  • Prix : 7,80€

AVIS

La narration est au début assez déstabilisante : l’auteure fait de réguliers bonds entre le présent et le passé tout en insérant dans le livre des articles de la gazette, en grande partie, de Whistle Stop (Alabama). Ce schéma demande un petit temps d’adaptation et nécessite de bien prendre le temps de lire les intitulés des chapitres pour situer correctement l’histoire. Néanmoins force est de constater que cette alternance entre le présent et le passé fait partie du charme de ce livre, on prend plaisir à écouter les histoires racontées par Ninny dans le présent avant de « vivre » aux côtés des personnages qu’elle évoque, leur vie et leurs aventures.

J’ai également bien apprécié les articles de la gazette de Weems non pas pour leurs contenus, qui n’avaient rien de transcendants ni de particulièrement intriguants, mais parce qu’en permettant aux lecteurs de partager des tranches de vie des personnages, ils participent à l’attachement que l’on ressent pour eux. Car oui, on s’attache assez rapidement à ces différents personnages dont la vie est touchante, avec ses lots de tracas et de joies.

Contrairement à des romans comme La Fille du train que j’ai dévoré, j’ai pris le temps de « déguster » Beignets de tomates vertes, le titre à cet égard me semble d’ailleurs bien choisi. Je n’ai pas enchaîné les pages à une vitesse folle mais j’ai lu posément et attentivement chaque ligne afin de mieux m’imprégner de l’atmosphère de l’Amérique profonde des années 30. Ainsi, chaque jour, j’ai retrouvé avec plaisir Ninny, Evelyn, la famille Threadgoode et leurs nombreux amis…

Dans le livre, les différents personnages vivent des situations parfois difficiles mais ce que l’on retient, c’est l’entraide, l’optimisme, la joie, les rires et le bonheur que cette petite communauté de Whistle Stop partage. Rassurez-vous, le roman n’a rien d’un roman à l’eau de rose, l’auteure évoque les réalités plus sombres de cette époque (pour certaines, hélas encore d’actualité) comme le racisme et la ségrégation.

« _Idgie, tu sais très bien que tu ne devrais pas vendre de nourriture à ces nègres. Et il y a des gars en ville à qui ça ne plaît pas du tout. Personne n’a envie de manger là où vont les nègres, ce n’est pas bien et tu ne devrais pas le faire. « 

Fannie Flagg les condamne et les critique à travers un humour que j’ai fortement apprécié et qui sera présent presque tout au long du roman. Il m’est arrivé à de nombreuses reprises de sourire voire de rire. Cependant, ce roman reste assez pudique sur la dureté de la vie et la violence que les individus de couleur ont pu subir, la réalité de l’époque semblant quelque peu édulcorée…

A la fin du roman, vous trouverez quelques recettes notamment celle de ces fameux beignets de tomates vertes auxquels l’auteure fait allusions à plusieurs reprises. Je n’en ai testé aucune mais j’ai apprécié ce petit clin d’œil en fin de livre.

ADAPTATION CINÉMATOGRAPHIQUE

Pour prolonger le plaisir de la lecture ou pour vous donner envie de le lire, vous pouvez visionner le film qui est sorti en 1991. Je ne l’ai pas encore regardé mais je ne devrais plus tarder…

MA NOTE : 4/5

En résumé, je suis contente d’avoir découvert Beignets de tomates vertes dans le cadre de mon Big challenge Livraddict et de l’avoir enfin lu grâce à ma lecture commune avec Johanna. Ce roman est à conseiller aux personnes qui souhaitent découvrir une belle histoire emplit d’amitiés (avec un S car ce livre est un peu une ode à l’amitié), de joies, d’optimisme mais également aux amoureux de l’Amérique profonde dont l’auteure a su dresser un portrait prenant même si édulcoré.

Et vous, vous avez aimé ce livre ou vous avez envie de le découvrir?

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Bilan lecture mars 2016

 

Cet article inaugure une nouvelle catégorie : le bilan lecture. Par manque de temps ou n’étant pas toujours inspirée, je ne chroniquerai pas forcément tous les livres que je lis mais cette catégorie me permet néanmoins de vous les présenter rapidement. Voici donc les différents livres lus au cours de ce mois de mars. Ils proviennent tous de la bibliothèque excepté Les petits secrets d’Emma que j’ai retrouvé en faisant un peu de rangement.

ROMANS

« Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n’a pas l’habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend… « 

Pour en apprendre plus, je vous invite à lire ma chronique du livre. Ce livre n’a pas été un coup de coeur, à lire pour la plume de l’auteur néanmoins.

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  • La fille du train de Paula Hawkins :

« Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu… »

Je n’ai pas encore chroniqué ce roman mais c’est un gros coup de cœur. Je vous le conseille vivement, les pages défilent à une vitesse folle.

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« Ce n’est pas qu’Emma soit menteuse, non, c’est plutôt qu’elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV. Et avec Connor, son petit ami, au lit ce n’est pas franchement l’extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l’avouer.
Mourir ? Justement… Lors d’un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit sa dernière heure arrivée. Prise de panique, elle déballe tout à son séduisant voisin… »

Un roman léger pour les adeptes de la chick-list afin de se vider la tête. Pour en apprendre plus, je vous invite à lire ma chronique.

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  • Celle qui en savait trop de Lindwood Barclay :

« Pour arrondir ses fins de mois, Keisha Ceylon a eu LA bonne idée : troquer ses balais de femme de ménage contre une boule de cristal. Entre thème astral et marc de café, elle s’est fait une spécialité : faits divers et disparitions. Cinq mille dollars contre l’espoir de retrouver un être cher : certaines familles sont prêtes à tout. Et justement, Wendell Garfield est sans nouvelles de sa femme Ellie, volatilisée à la sortie du supermarché une semaine plus tôt. Aucun indice, la police piétine. La presse est en émoi. Wendell et sa fille sont affolés : l’heure est idéale pour l’arnaqueuse qui se prépare à livrer sa plus belle, sa plus troublante, sa plus dangereuse vision… Car, sans le savoir, la fausse voyante vient de frôler de très près une vérité meurtrière. Et de réveiller les instincts d’un tueur en liberté… »

Le roman manque un peu de rythme, ce n’est pas le meilleur de l’auteur. Il se lit cependant sans peine.

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  • Le maître des livres de Umisharu Shinohara, tome 1 :

« Mikoshiba est un homme simple, presque banal, mais dans la bibliothèque où il travaille, il excelle. Découvrez ou re-découvrez en sa compagnie les grands classiques de la littérature jeunesse. Retrouvez ces émotions et sentiments enfouis qui vous ont fait vibrer dans le passé et apprenez de nouvelles leçons de vie pour avancer encore plus loin. Découvrez ou re-découvrez tous ces contes et aventures qui ont fait vibrer des enfants et des adultes dans le monde entier. »

Après la lecture du premier tome, je me suis empressée d’aller emprunter le tome 2 et 3 à la bibliothèque. Ce manga découvert sur la blogosphère est à conseiller à tous les amoureux de la littérature, petits ou grands.

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  • Isabellae, Illustrations de Gabor et Scénario de Raule, Tome 1 à 4

« Japon, 1192. Sept ans après la bataille de Dan-no-ura qui ouvrit le bal de l’ère féodale. Sept années qu’Isabellae Ashiwara arpente les routes du pays en compagnie du fantôme de son père, gagnant sa vie à la pointe de son sabre. Sept années passées à rechercher sa soeur Siuko, disparue. Le temps est finalement venu pour la chasseuse de primes de se confronter à son passé et de prendre les rênes de son destin… »

 

En conclusion, ce mois de mars m’a permis d’avancer dans mon big challenge Livraddict avec la lecture d’Avant le bonheur qui, je l’avoue, m’a déçue. J’ai heureusement eu un vrai coup de coeur avec la Fille du train que je conseille un peu à tout le monde autour de moi tellement ce roman m’a plu.

Et vous, vous avez fait de belles découvertes ce mois de mars?

 

Juste avant le bonheur, Agnès LEDIG

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Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig est le premier livre que j’ai lu dans le cadre de mon big challenge Livraddict 2016.

PRESENTATION DE L’EDITEUR

Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n’a pas l’habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend…  » Un hymne à l’espoir qui sonne juste comme une expérience vécue… Un livre poignant, où le malheur n’a pas le dernier mot.  » Le Figaro Magazine Cet ouvrage a reçu le Prix Maison de la Presse

Vous pourrez retrouver un extrait du livre ainsi qu’une interview de l’auteure sur le site d’Albin Michel. Pour éviter d’être influencée sur mon avis, je n’ai visionné la vidéo qu’à la fin de ma lecture et de la rédaction de cet article.

MON AVIS

Sans le challenge Livraddict, ce n’est pas forcément le genre de lecture vers laquelle je me serais tournée.

Néanmoins, je suis partie assez confiante dans sa lecture encouragée par la multitude de commentaires positifs à son égard et le prix Maison de la presse qui lui a été décerné. Mes attentes étaient donc grandes voire peut-être trop grandes. Car autant le dire tout de suite, je n’ai pas été emballée par ce livre.

Des dialogues manquants de spontanéité…

De nombreux dialogues parsèment l’ouvrage. Cela ne m’a pas dérangée, bien au contraire. Ils insufflent  une certaine dynamique au livre et permettent de l’ancrer dans la réalité, du moins dans une certaine mesure. En effet, certains dialogues souffrent d’un manque de spontanéité et j’ai eu du mal à croire que dans la vraie vie, les gens s’expriment naturellement de cette manière.

Certains de ces dialogues m’ont paru être plus un moyen pour l’auteure de distiller quelques notes de sagesse voire de psychologie positive que l’expression naturelle des personnages. Leur contenu aurait eu, à mon sens, plus leur place dans le corps du récit que dans les échanges oraux entre les personnages.

Si je dis éventuellement c’est que l’une des choses qui m’a dérangée dans ce roman c’est la présence de ces phrases bateaux que l’on peut lire dans certains ouvrages de psychologie positive. J’imagine qu’elles peuvent éventuellement sembler éclairantes pour certaines personnes qui ne sont pas familières de ce genre de propos…

Un livre qui peut se diviser en deux parties…

J’ai trouvé la première moitié du livre assez ennuyante, sa lecture m’a paru longue et l’envie de refermer l’ouvrage m’a titillée régulièrement. Julie malgré sa vie compliquée n’a pas suscité chez moi l’empathie qu’elle aurait dû ce que j’explique, en partie, par le manque de réalisme du récit. Je n’ai pas réussi à « entrer » dans l’histoire n’ayant pas eu ce petit déclic qui fait que peu importe le réalisme d’une situation, l’auteur arrive à vous transporter dans son monde, dans sa réalité propre.

Néanmoins, n’abandonnant que rarement mes lectures en cours de route, j’ai fini par lire la première partie en faisant du vélo d’appartement histoire de ne pas avoir l’impression de perdre mon temps. Puis, à ma grande surprise, environ à la moitié du livre, le récit a pris vie. Pas d’une manière joyeuse mais par l’arrivée d’un drame, d’un accident qui va venir rompre de manière fulgurante et dramatique le pseudo compte de fée de Julie. Cet événement est d’autant plus choquant qu’il était inattendu. Avec la première partie du livre, j’avais fini par m’attendre à une espèce de conte de fée avec une fin à la Walt Disney sans surprise ni vague.

J’ai essayé de ne pas dévoiler l’intrigue de l’histoire dans cet avis mais dans le paragraphe qui suit, elle y est évoquée donc à lire après votre lecture du roman si vous voulez garder toute la surprise de l’intrigue…

A partir de cet événement, la lecture s’est accélérée et j’ai fini par regagner  mon canapé pour lui donner toute l’attention qu’elle mérite. Alors que la première partie n’a suscité en moi que de l’ennui, cette deuxième partie s’est révélée beaucoup plus profonde et intense. On s’est éloigné à grande vitesse du conte de fée pour entrer d’abord dans le choc et l’angoisse puis dans l’espoir, dans l’espoir d’un futur certes difficile mais d’un futur quand même.  On imagine au côté de Julie l’après, comment la vie va reprendre son cours et les complications au quotidien pour aider la personne blessée à vivre et vivre bien. Et de nouveau, l’auteure touche en plein cœur le lecteur avec un nouveau drame, cette fin définitive pour cet être auquel on s’était attaché, pour lequel on avait espéré le rétablissement, le bonheur après la tempête.

Trop ou pas assez…

J’ai regretté le fait que l’auteure n’ait pas été plus loin dans le drame vécu par Julie. A mon sens, on l’effleure, on le touche du doigt sans vraiment s’y confronter totalement. Il y aurait eu tellement plus de sentiments et de moments à partager avec Julie. On a l’impression d’une certaine pudeur qui s’explique peut-être par le drame personnel vécu par l’auteure faisant de la pudeur de Julie un peu la sienne. Néanmoins, force est de constater que malgré la deuxième partie qui traite d’un sujet grave, l’auteure a réussi le tour de force de ne pas tomber dans le pathos tout en suscitant une émotion certaine chez le lecteur ou du moins, chez moi.

Je regrette enfin la présence de personnages qui ne m’ont pas semblé d’un grand intérêt car l’auteure ne leur a pas laissé la place qu’ils auraient pu prendre au sein de l’ouvrage. La formation de couples parmi ces personnages est sûrement ce qui m’a le plus agacée dans cet ouvrage. Quel était vraiment l’intérêt de la manœuvre : prouver que malgré les épreuves, l’amour permet de survivre et d’aller de l’avant? que si on laisse une personne brisée sa carapace, la vie peut reprendre son cours même si c’est différemment?… Mais était-il utile de mettre tous les protagonistes en couple?

Un livre à fuir? ..

Non, d’abord aucun livre n’est à fuir puisque les goûts varient tellement d’une personne à une autre que déclarer de but en blanc qu’un livre ne doit pas être ouvert me semble plus que présomptueux de ma part. Et puis, si l’on considère le nombre d’éloges que ce roman a suscité, il est certain que beaucoup d’entre vous l’apprécieront.

D’ailleurs, moi-même je ne regrette pas la lecture de Juste avant le bonheur. Je suis contente d’avoir pu découvrir son auteure dont j’ai apprécié la plume, le style élégant et parfois poétique, la manière dont elle a su partager des émotions sans tomber dans l’apitoiement. Juste avant le bonheur a le mérite de montrer que malgré les épreuves, parfois très dures, qui peuvent parsemer une vie, l’humain a cette faculté de résilience qui lui permet de continuer à vivre et à avancer.

MA NOTE : 3/5

Ma note pourrait se diviser : 2/5 pour la première moitié du roman et 4/5 pour la deuxième.

En résumé, Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig n’a pas été la révélation à laquelle je m’étais attendue. Je n’ai pas eu le coup de cœur que les commentaires élogieux vis-à-vis de ce roman me laissaient espérer. Il s’agit toutefois  d’ un livre que je vous invite à lire pour vous forger votre opinion et découvrir la plume sans conteste plaisante de l’auteure.

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Big Challenge Livraddict 2016 : 10 livres à lire

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J’ai toujours aimé lire. Alors que mes camarades considéraient cette habitude comme de la torture, rien ne me faisait plus plaisir que de commencer ma journée par la demi-heure de lecture obligatoire instaurée en primaire.

J’ai été coup à coup cette lectrice compulsive toujours un livre à la main ou au contraire, selon les événements de la vie, cette personne qui ne prenait même plus la peine d’ouvrir un livre. Pas de demi-mesure en matière de lecture!

Par période et depuis maintenant plus d’un an, j’ai renoué avec cette envie de lire tenace et intense.

LE BIG CHALLENGE LIVRADDICT 2016

C’est en consultant des blogs parlant de lecture que j’ai eu moi aussi envie de participer à l’un des nombreux challenges littéraires qui sévissent sur la blogosphère. Le terme challenge n’est pas forcément ce qui m’a attirée puisque je n’associe pas la lecture à un challenge mais l’idée de découvrir des livres plébiscités par des amoureux des livres m’a plu.

J’ai choisi pour mon premier challenge celui du site Livreaddict qui se déroule du 1er janvier au 31 décembre 2016 : le Big Challenge Livraddict 2016  Il présente l’avantage d’être très souple : vous devez choisir le nombre de livres que vous désirez lire parmi une liste de 100 livres. Si votre objectif est atteint avant la fin de l’échéance, libre à vous de lire plus de livres.

Pour les détails, je vous invite à consulter le site Livreaddict

LES 10 LIVRES DE MON CHALLENGE

Pour ma part, je suis restée prudente en me fixant comme objectif de lire 10 livres de la liste. Il vous suffit de cliquer sur le titre du livre pour accéder à sa chronique si évidemment elle a déjà été rédigée.

J’aime beaucoup les surprises et j’ai donc laissé RANDOM choisir pour moi les livres que j’espère prendre plaisir à découvrir (cliquez sur le titre du livre pour lire la chronique) :

  1. Juste avant le bonheur, Agnès LEDIG
  2. Saga Les portes du secret, Maria V. Snyder
  3. La couleur des sentiments, Kathryn Stockett
  4. La ligne verte, Stephen King
  5. Saga Les Piliers de la terre, Ken Follett
  6. Beignets de tomates vertes, Fannie Flagg
  7. Zouck, Pierre Bottero
  8. La mort est mon métier, Robert Merle
  9. Meurtres pour rédemption, Karine Giebel
  10. Geisha, Arthur Golden

Je ne lirai pas forcément les livres par ordre de tirage.

A savoir qu’une saga compte pour un livre sans considération pour le nombre de tomes qu’elle comporte. Je me retrouve donc avec une liste un peu plus importante que celle prévue.

Par chance, je n’ai encore lu aucun des livres tirés au sort et à l’exception de quelques-uns, j’avoue que je ne me serais pas spontanément tournée vers leur lecture. J’espère, grâce à ce challenge qui va me faire sortir de mes habitudes en matière de lecture, découvrir quelques perles ou du moins, passer d’agréables moments.

Et vous, vous aimez ce genre de challenge?

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