Mini-chroniques en pagaille #39 : du beau, du tendre, du drôle et des toutous !

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Vol à Venise, Géraldine Elschner et Anja Klauss (L’Élan vert)

J’ai craqué devant la couverture et les illustrations d’intérieur. Belles, festives et colorées, elles nous offrent un festival de couleurs à la hauteur de l’une des fêtes et coutumes les plus connues au monde : le carnaval de Venise. Un événement auquel je n’ai jamais eu la chance de participer, contrairement à trois corbeaux qui profitent de l’occasion pour se déguiser et se mêler à la foule. Après tout, corbeau ou homme, qui peut faire la différence dans cet amas de couleurs, de tissus et de déguisements ?

Si la fête bat son plein, elle est interrompue par un vol : le « prince de Venise » s’est fait dérober sa couronne qu’il avait pris le soin de faire sertir de diamants et de pierres précieuses à l’occasion du carnaval. Rien n’est trop beau pour être le roi de la fête et certainement pas des dépenses superflues qui viennent appauvrir encore plus la population.

Devant l’agitation qui s’empare de la foule, nos invités d’un genre un peu spécial décident d’intervenir. Un voleur déguisé en corbeau qui doit faire face à trois corbeaux déguisés en humains, en voilà une rencontre inattendue et pleine de piquant, d’autant que ceux-ci ne semblent guère pressés de rendre son bien au prince. 

Alors si le lecteur s’amuse de la situation, le prince de Venise ne la goûte guère, parce que se faire voler sa couronne, c’est déjà désagréable, mais par deux fois, ça devient franchement vexant et frustrant ! Je n’en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais sachez seulement que nos corbeaux ont une très bonne raison d’agir de cette manière. On appréciera d’ailleurs la morale et la fin, toutes deux dignes d’une bonne fable…


  • La cabane de Nils, Robbe De Vos et Charlotte Severeyns (versant sud) :

La cabane de Nils par De Vos

Nils, comme tous les enfants de son âge, a de l’imagination et aime inventer des navires qu’il peuple de pirates. Mais Nils ressent également le silence, le silence de la forêt comme symbole du poids de l’absence… Heureusement, le jeune garçon a son endroit secret rien qu’à lui, une cabane dans laquelle l’attend le souvenir de ce grand-père qu’il aimait et aime tant.

Avec beaucoup de tendresse et de douceur, autant au niveau du fond que de la forme, cet album jeunesse évoque la question du deuil et offre aux enfants un joli message quant à la force des souvenirs qui, s’ils ne viennent pas combler l’absence, nous rappellent qu’en chacun de nous vivent les personnes disparues.

Si comme moi, les belles relations familiales vous touchent, vous devriez être émus devant la force des liens unissant cet enfant à son grand-père disparu, et la manière dont Nils va passer du silence au sourire, grâce à son imagination, ses souvenirs et le réconfort apporté par la nature. Une nature omniprésente et particulièrement mise en valeur par les illustrations grand format qui nous donnent un certain sentiment de quiétude.

Un album à conseiller à tous, et notamment aux adultes souhaitant aborder avec douceur et délicatesse la question du deuil avec des enfants, et la beauté des relations grands-parents/enfants.


  • Des enquêtes au poil : panique dans le nid (Castor romans)

Des enquêtes au poil : Panique dans le nid par Lambert

Voici un livre jeunesse non dénué d’humour qui devrait ravir les jeunes lecteurs à la recherche d’une petite enquête à mener auprès d’un duo complice, complémentaire et plutôt attachant : l’inspecteur Oslo et son assistante de choc, Miss Kiss. Preuve qu’un chat et un chien peuvent travailler patte dans la patte sans s’aboyer et se miauler dessus à tout va.

Il faudra d’ailleurs bien le talent conjugué de ces deux fins limiers, (Miss Kiss, pardonnez-moi l’emploi de ce terme) pour découvrir l’identité du malotru qui a osé s’attaquer à l’arbre de Mme Tourterelle, mettant ainsi éhontément en danger ses enfants.

Une enquête qui sera, pour Oslo, l’occasion idéale de faire un pied de nez à son très exaspérant collègue, un berger allemand du nom de Rex, avec lequel il est en compétition…

L’enquête, rondement menée, mais pas forcément par celui que l’on pense, ne manquera pas de faire sourire les enfants, leur apprendre quelques informations instructives sur le monde animal, et leur faire travailler leur sens de la déduction. Et pour ceux qui se lanceraient dans la lecture ou qui seraient moins à l’aise avec l’exercice, les autrices ont eu la bonne intelligence d’insérer un petit résumé en chaque début de chapitre…

Les jeunes et moins jeunes lecteurs seront, en outre, séduits par les jolies illustrations ainsi que la rondeur très cartoonesque des visages. On a d’ailleurs un peu l’impression d’être plongé dans un sympathique, bien que très court dessin-animé.

En bref, amusant et coloré, voici un petit livre parfait pour un moment de divertissement léger et plein de charme.


  • Le meilleur resto du monde de Dorothée de Monfreid (École des loisirs)  :

Une couverture bleue avec deux chiens attablés comme des humains, il ne m’en a pas fallu bien plus pour me donner envie de lire cet adorable album jeunesse. Que se passe-t-il quand des toutous fins gourmets décident spontanément en une belle journée, probablement d’automne, d’ouvrir un restaurant dans la forêt ? Vous donnez votre langue au chat ? Pas prudent devant notre assemblée de canidés, mais passons…

Il se passe une jolie aventure dans laquelle nos amis à quatre pattes vont se répartir les rôles pour ouvrir ce restaurant en plein air dont ils rêvent. Mais, n’ont-ils pas oublié un petit détail ? Pas de panique, fin gourmet ne signifie pas hôte difficile, et une solution va être trouvée pour que définitivement, Le resto Zaza soit le meilleur resto du monde !

Au fil des plages, les enfants apprécieront de voir les chiens travailler patte dans la patte pour faire de leur rêve un peu fou, une réalité. En plus de cette jolie histoire qui ne manque ni de mordant ni d’originalité, l’auteure plonge les jeunes lecteurs dans une ambiance colorée et douce qui s’assombrit à mesure que les heures passent, exactement comme dans la réalité. À la fin de la journée, un joli bleu nuit nous plonge au cœur de la nuit, un peu comme s’il invitait les enfants à gagner le confort de leur lit…

En bref, voici un tendre et amusant album jeunesse laissant une belle place à la nature et à l’amitié.


Et vous, aimez-vous les histoires avec des animaux ?
L’un de ces albums vous tente-t-il ?

Le Renard et le Petit Tanuki, Mi Kitagawa

Le Renard et le Petit Tanuki T01

Animaux magiques et folklore japonais : un conte touchant pour faire grandir les petits… et les grands !

Il était une fois Senzo, un renard surpuissant craint de tous les animaux, qui semait la terreur sur son passage… à tel point que les dieux, pris d’une vive colère, le plongèrent dans un profond sommeil… 300 ans plus tard, à notre époque, ils décident de l’en sortir… à une condition ! Privé de sa force destructrice, le voilà chargé d’une mission spéciale : élever le petit tanuki Manpachi pour faire de lui un digne serviteur de la déesse du Soleil.

Manpachi a été rejeté par sa famille car il possède des pouvoirs immenses, qu’il a encore du mal à contrôler. Allergique à toute autorité, Senzo refuse de s’embarrasser d’un disciple, aussi mignon soit-il… Sauf qu’au moindre signe de rébellion, il est parcouru d’une douleur insoutenable ! Le voilà bien obligé d’accepter le marché…

Impossible de rester de marbre face à cette fable animalière ultra-craquante ! Mi Tagawa est de retour dans un récit plein de tendresse, après nous avoir déjà fait fondre avec sa peinture poignante des liens familiaux dans Père & Fils. À la manière d’un film de Ghibli, Le Renard et le Petit Tanuki touchera le cœur des petits comme des grands !

Ki-oon (5 novembre 2020) -156 pages – 7,90
Traduction : Geraldine Oudin

AVIS

Ayant complètement craqué pour la douceur qui se dégage de la couverture, j’étais impatiente de découvrir ce manga qui a fait fondre l’amoureuse des animaux en moi.

Après un long repos, destiné à le punir d’avoir semé la terreur autour de lui, Senzo, un grand méchant renard, se réveille avec des pouvoirs affaiblis, l’impossibilité de se rebeller sans en subir les conséquences, et l’obligation de former et de s’occuper d’un petit tanuki qu’il nommera Manpachi. Des trois punitions, c’est certainement la dernière qui exaspère le plus notre renard, qui n’a guère envie de jouer les nounous auprès d’un petit tanuki extrêmement affectueux et démonstratif ! Il a d’ailleurs beau le repousser, ce dernier ne peut s’empêcher de le coller.

Et si cela ne suffisait pas, voilà que notre duo doit également effectuer des missions sous la surveillance d’une bande de loups que notre renard rêverait de réduire en charpie. Il faut dire qu’en plus d’être ses ennemis naturels, ils ne sont pas du genre docile, même s’il y a quelques exceptions comme Tachibana, qui se révèle aussi fou fou que sympathique. De fil en aiguille, on suit donc cette bande de plus ou moins joyeux métamorphes et l’on assiste aux liens qui se forment entre Senzo et Manpachi. Car sous ses airs durs et implacables, Senzo n’est peut-être pas ce méchant renard que tout le monde pense et dont il aime se donner l’image.

J’ai adoré la relation entre le renard et le tanuki, une relation intergénérationnelle version animale non dénuée de poésie et de tendresse. Et ceci malgré le côté bourru et gros dur de Senzo qui a bien du mal à admettre que le sort de son protégé ne le laisse pas indifférent. Il y a d’ailleurs une scène dans laquelle on les retrouve endormis et collés l’un à l’autre des plus attendrissantes. Mais ne le répétez pas à Senzo parce que vu son caractère, je ne suis pas certaine que cela lui plairait beaucoup qu’on lui fasse remarquer.

Quant à notre petit tanuki, j’ai eu un véritable coup de cœur pour lui. Joyeux, confiant, optimiste, et mignon à souhait, il est impossible de ne pas s’attacher et de ne pas vouloir prendre soin de lui, d’autant qu’il a une histoire familiale difficile. Rejeté par les siens en raison de ses pouvoirs, et donc de sa différence, il cherche désespérément une famille. Mais Senzo acceptera-t-il de baisser suffisamment ses barrières pour lui laisser une place dans son cœur, dans sa vie et lui servir d’ancrage émotionnel et affectif ?

Au-delà de la relation qui se noue entre deux animaux qui n’ont apparemment rien en commun, mais qui sont liés à plus d’un titre, ce premier tome nous immerge avec brio dans le folklore japonais, fait de légendes et de créatures fantastiques fascinantes. À cet égard, en plus des métamorphes présents tout au long du manga, j’ai apprécié l’intrigue liée à un esprit de la maison chassé par un autre esprit... Cet épisode, qui apporte une petite touche d’horreur sympathique, sera l’occasion de réaliser que Senzo n’est pas encore prêt à se soumettre, et qu’aussi mignon soit-il, notre petit tanuki est peut-être bien plus fort qu’il n’y paraît... Mais l’est-il assez pour résister à une menace dont notre renard n’avait pas saisi toute l’ampleur ? 

Ce premier tome se finit ainsi sur une scène qui nous donne envie de nous jeter sur la suite et de découvrir ce qui va arriver à un tanuki pour lequel on développe très vite une vive et franche affection. Quant aux illustrations, elles sont à la hauteur de la couverture : mignonnes, douces et splendides. Le trait très rond des dessins, avec un accent volontairement mis sur les yeux, apporte beaucoup de douceur à une histoire pleine de sensibilité, mais non dénuée de moments plus durs, bien que jamais vraiment effrayants. Nous restons, après tout, dans une œuvre qui pourra plaire, divertir, attendrir et émerveiller les lecteurs de tout âge. 

En résumé, tout en abordant des thèmes parfois difficiles comme l’abandon et la peur de la différence, Le Renard et le Petit Tanuki est un manga adorable qui met en scène avec sensibilité et une certaine pudeur deux personnages très différents, mais dont le destin se trouve inexorablement lié. Doux et tendre à la fois, voici un manga qui devrait enchanter et émouvoir les amoureux des animaux, et les lecteurs en quête d’une plongée mouvementée et pleine d’émotions dans le folklore japonais.

Manga lu dans le cadre du challenge Mai en BD

Aes Sidhe – tome 1 : la meute maudite, Alfreda Enwy

Aes Sidhe, tome 1 : La meute maudite par Enwy

 

Après le succès de sa saga Infinite Love, Alfreda Enwy revient à ses premières amours avec Aes Sidhe, une série d’urban-fantasy qui mêle loups, légendes, romance et dangers.

Niamh n’est pas une vétérinaire comme les autres. Fille de l’alpha de la meute la plus respectée de la région, sa beauté n’a d’égal que son tempérament de feu. Lorsque sa meute se retrouve en proie à une épidémie meurtrière, Niamh semble être la seule épargnée. Prête à tout pour les siens, la jeune femme se lance dans une quête aussi dangereuse que désespérée. Mais elle ne sera pas seule. Khael, puissant changeforme au charme redoutable, est bien décidé à accompagner la belle louve, qu’elle le veuille ou non.

Si ce premier tome n’est pas exempt de petits défauts, j’ai quand même passé un moment de lecture sympathique auprès d’une héroïne que j’ai adorée, notamment pour ses capacités magiques lui permettant de guérir les animaux. Très pratique pour une vétérinaire, même si la jeune femme fait attention à ce que son talent ne s’ébruite pas. D’ailleurs, à part sa meilleure amie, personne n’est au courant autour d’elle, même pas son ancien amant et meilleur ami Andrew ni son père dont elle est pourtant proche…

L’autrice prend le temps de nous familiariser avec son héroïne et ses proches, ce qui fait que si on ne s’ennuie pas, le premier quart du roman ne se révèle pas non plus palpitant. Heureusement, l’action finit par démarrer et Niamh se retrouve dans une situation qui la terrifie : à part les humains et les enfants, tous les membres de sa meute semblent frappés par une mystérieuse et inexplicable épidémie. Tous sauf elle ! Devant l’urgence de la situation, elle se lance tête baissée sur la seule piste qu’elle possède, quitte à devoir s’allier avec Khael, le plus puissant et redoutable des changeformes.

Un changeforme dont la plastique et la forte personnalité ne la laissent pas indifférente. Elle alterne donc entre l’envie de l’étriper et de le remettre à sa place, et celle de se rapprocher de lui. Les amateurs de romance devraient apprécier le jeu qui s’instaure entre les deux personnages, leur attirance l’un pour l’autre et leur complémentarité étant indéniables. Mais si j’ai aimé suivre la progression de leur relation et la manière dont ils vont devoir apprendre à travailler ensemble et à se faire confiance pour le bien de la meute, j’ai surtout apprécié de voir à quel point Khael va œuvrer pour aider Niamh à prendre confiance en elle et en ses capacités.

Alors que la jeune femme tente de cacher son talent unique afin de rentrer dans le rang, le changeforme va l’aider à s’accepter et à chérir sa différence. En outre, contrairement à Andrew et sa tendance à vouloir l’enfermer dans un cocon, il va la soutenir dans les moments difficiles, tout en la laissant mener ses propres combats. En d’autres termes, il va la considérer comme une égale et non comme une frêle jeune femme à protéger des dangers.

J’ai été touchée par Niamh, sa force de caractère, son courage et son côté très humain qui la pousse à mettre tout en œuvre pour aider les siens, parfois au mépris de sa propre vie. Son enquête pour remonter jusqu’aux origines de l’épidémie va, en effet, la conduire sur un chemin dangereux, mais elle va aussi la confronter à sa propre nature et une histoire maternelle auréolée d’un certain mystère ! J’espère que cet aspect sera approfondi dans le second tome puisqu’ici, on ne fait que l’ébaucher.

À l’inverse, j’ai regretté qu’on s’appesantisse un peu trop sur sa relation avec son ex compagnon Andrew, nous laissant craindre un potentiel triangle amoureux, alors que ce n’est pas le cas. Je comprends que l’autrice ait voulu, par ce biais, nous montrer la différence de comportement entre Andrew et Khael, mais j’aurais préféré qu’à la place, elle nous parle un peu plus des légendes et croyances amérindiennes de la meute. Il aurait également été intéressant d’apporter plus d’informations sur cet univers où se mêlent vampires, lycanthropes, créatures maritimes fort peu sympathiques et autres espèces magiques.

Malgré ces deux petits bémols, je me suis complètement laissée happer par ma lecture, d’autant qu’au fil des pages, le rythme s’intensifie jusqu’à nous conduire à une terrible révélation que je n’avais, pour ma part, pas du tout anticipée. La découverte m’a agréablement surprise, mais j’ai trouvé que les explications manquaient quelque peu de subtilité et avaient un côté un peu trop théâtral, qui nuisait clairement à la charge dramatique et émotionnelle de la scène. Là, on tombe sur quelque chose de caricatural alors que les raisons du malheur ayant frappé la meute étaient finalement très humaines…

Mais cela ne m’a pas empêchée de prendre beaucoup de plaisir à suivre Niamh dans son enquête sur un mal pernicieux, dont la source ne devrait pas manquer de la surprendre, et dont les conséquences funestes vont la contraindre à faire un lourd et douloureux sacrifice. Sans tomber dans le pathos, l’autrice nous offre d’intenses et purs moments d’émotions où les sentiments de la jeune femme s’imposent à nous dans toute leur force : impuissance, tristesse, sentiment de trahison, incompréhension…. Fort heureusement, Niamh est une battante et si les épreuves traversées l’ont durement affectée, elles ne l’ont pas détruite !

Quant au style d’écriture, je l’ai trouvé agréable et assez fluide. L’autrice alterne avec efficacité entre découverte de l’univers et de la vie de son héroïne, mystère, phases d’action et de séduction, et moments intenses emplis de dangers et d’émotions. Un équilibre qui rend la lecture de ce premier tome agréable et qui donne envie de découvrir la suite des aventures d’une héroïne attachante à la forte personnalité et au don unique !

Mon chat, Séverine Assous

Mon chat par Assous

La petite citadine de cette histoire ne rêve que d’une chose : avoir un chaton. Comme ses parents s’y opposent formellement, elle se contente d’abord d’un escargot, qu’elle appelle Max n°1, puis d’une coccinelle, Max n°2, et enfin d’un chat orphelin, Max n°3… qu’elle est contrainte d’abandonner devant le refus de ses parents. Déterminée, elle va jusqu’à leur écrire des lettres de cajoleries et de menaces, mais rien n’y fait : les vacances arrivent, et toujours pas l’ombre d’un chat. C’est alors qu’un matin, au marché, un petit oiseau déplumé tombe à ses pieds. C’est décidé : ce sera Max n°4.

Albin Michel (17 juin 2020) – 40 pages -12€90

AVIS

Avec un titre comme Mon chat, je ne pouvais qu’avoir envie de lire cet album jeunesse dont je n’avais jamais entendu parler. Si je n’ai pas forcément été subjuguée par les illustrations que je préfère peut-être un peu plus féeriques, j’ai toutefois apprécié leur simplicité, la douceur de leurs couleurs et leur totale adéquation avec les différents lieux où se déroule l’histoire. On passe ainsi d’un décor très urbain avec son foisonnement caractéristique à des décors plus et chaleureux nous offrant l’évasion propre aux vacances, a fortiori à l’étranger.

J’ai, en outre, été très touchée par l’histoire de cette petite fille qui rêve d’avoir un chat. Malheureusement, malgré ses suppliques et ses lettres pour les amadouer, ses parents restent sur leur position : il n’en est pas question ! Pour expliquer ce refus ferme et définitif, ils opposent des raisons que certains qualifieraient de légitimes, mais qui ne convainquent guère leur fille. C’est que les parents semblent avoir l’art et la manière « d’inventer tout le temps des problèmes » !

Ayant passé toute mon enfance avec mon frère à tenter de convaincre mes parents d’avoir un chien, sans grand succès, j’ai tout de suite compati avec cette petite fille et son désir d’adopter un chat même si je n’ai, en revanche, pas vraiment approuvé sa manière de traiter les mouches. Mais de fil en aiguille et grâce à une rencontre inattendue, notre fillette va réaliser qu’on peut aimer les animaux sans forcément les posséder.

Une jolie leçon qui ne devrait pas manquer de toucher enfants et parents, voire de permettre d’établir un dialogue sur la question parfois délicate de l’adoption d’un animal. D’ailleurs, plus jeune, cet album m’aurait probablement aidée à accepter plus facilement la décision de mes parents…

En bref, Mon chat aborde, non sans une certaine originalité, la question des obsessions infantiles parfois délicates à gérer pour les parents, a fortiori quand elles impliquent le bien-être d’un animal. Doux et coloré, voici un album fort sympathique que je ne peux que vous conseiller autant pour l’histoire que sa jolie morale.

Mini-chroniques en pagaille #26

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Bloody Secret, Mutsumi Yoshida (Soleil manga) :

Couverture Bloody secret, tome 1

C’est en parcourant un livre que Anko développe l’idée saugrenue que le très mystérieux Yura est un vampire. Malheureusement pour elle, ce dernier apprend ses doutes et lui révèle la vérité, il a bien du sang de vampire en lui ! Puisque l’heure des confessions est venue, il lui révèle aussi son attirance très forte pour son sang qui semble si spécial. Et si la jeune fille acceptait de sortir avec cet étrange personnage que personne ne semble véritablement connaître puisqu’il passe son temps à dormir ? Pour sa défense, pas facile d’être un vampire en plein jour, a fortiori quand on n’a jamais encore laisse libre court à sa soif d’hémoglobine…

Anko est une jeune fille assez innocente et naïve qui oscille entre l’idée d’aider Yura et la peur d’être transformée à son tour en créature de la nuit si elle se laisse mordre. Elle lui propose donc d’apprendre à mieux le connaître avant d’éventuellement devenir plus qu’une amie. Mais une ombre plane sur cet arrangement des plus raisonnables : un personnage qui semble bien avoir envie de taquiner nos deux protagonistes.

Dans ce premier tome, l’autrice met en place les enjeux et nous présente les personnages. Gentillette, sans être transcendante, l’histoire plaira probablement aux adolescent(e)s et aux personnes appréciant les histoires de vampire ou plutôt d’un garçon humain avec du sang de vampire. Cela change-t-il quelque chose ? Peut-être si l’on se fie à la fin qui laisse entrevoir quelques complications quant à la relation entre nos deux protagonistes…

  • Bonjour facteur, Michaël Escoffier (École des loisirs)

Bonjour facteur

Illustrateur : Matthieu Maudet

Voici un petit album jeunesse cartonné découvert dans la bibliothèque de ma nièce qui apprécie cette histoire colorée. Pour ma part, je suis complètement tombée sous le charme de ce facteur d’un genre particulier : lui, ce n’est pas le courrier qu’il livre à bicyclette, mais des bébés ! Adieu donc la cigogne qui apporte des bébés aux humains, place au facteur humain qui délivre des bébés aux animaux. Une inversion des rôles assez truculente, vous en conviendrez !

Mais ce système de livraison de bébés est-il véritablement fiable ? Pour le savoir, je vous invite à découvrir l’album, mais je peux néanmoins vous dire que j’ai adoré la chute. En plus de prêter à sourire, elle véhicule un joli message quant à la notion de famille. C’est également un vrai plaisir de suivre le facteur qui, malgré un moyen de locomotion non motorisé, parcourt à la vitesse de l’éclair de grandes distances, livrant les clients aussi bien en pleine jungle que sur la banquise… Les couleurs pleines de gaieté et la rondeur des traits apportent, quant à elles, beaucoup de peps et de douceur à cet album que je ne peux que vous conseiller pour passer un joli moment de lecture en famille.

  • La fugue, Yvan Pommaux (École des loisirs) :

Couverture La Fugue

Si vous me suivez régulièrement sur le blog, vous aurez probablement deviné que le chat sur la couverture a suffi à me donner envie de me plonger dans cet album au titre qui ne peut qu’intriguer, La fugue. Avant même de commencer la lecture, on se demande ainsi les raisons qui ont pu pousser ce jeune chat à fuguer, tout en tremblant à l’idée des dangers qu’il risque de devoir affronter, et dont il n’a guère conscience.

Page après page, l’auteur répond à notre question, non sans un certain humour d’ailleurs. Nous découvrons ainsi un chaton excédé par une famille humaine qu’il ne supporte plus ! Jules en a marre des odeurs de cigarillos du père, du bruit de l’aspirateur de la mère, des jeux brutaux du frère et de la sœur, et du prénom idiot dont on l’a affublé, Mitzy !

Son prénom, c’est Jules. Et s’il l’a choisi, ce n’est pas par hasard… Je n’en dirai pas plus sous peine de vous gâcher le plaisir de la découverte, mais j’ai trouvé l’histoire derrière le choix de ce prénom adorable tout comme la fin qui a ému l’amoureuse des animaux, et plus particulièrement des chats, en moi. 

Au-delà des griefs de Jules qui rappelleront aux enfants et aux parents, qu’un chat, ce n’est pas un jouet et qu’il lui faut un minimum de tranquillité pour s’épanouir, l’auteur nous narre également les péripéties de Jules dans la rue. Un endroit aux multiples dangers pour un chaton : les voitures, les chiens, les gens qui marchent sans se préoccuper de la petite boule de poils qui se faufilent entre leurs jambes, la faim qui tenaille… Mais heureusement, Jules saura trouver de l’aide auprès d’un matou au grand cœur, marqué par la vie dans la rue.

Porté par un adorable chaton à la personnalité affirmée et aux sentiments exacerbés, La fugue nous offre une aventure mouvementée et pleine d’émotions qui devrait séduire les enfants et les parents ainsi que tous les amoureux des chats et les personnes sensibles aux belles histoires d’amitié homme/animal.

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Les avez-vous lus ? Vous tentent-ils ?

 

Throwback Thursday Livresque #187 : une lecture qui vous fait sourire

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour le thème de la semaine, un livre qui vous fait sourire, j’ai tout de suite pensé à tous ces livres mettant en scène les petits travers et adorables manies des chats, mais j’ai décidé de vous parler d’un autre animal. Et mon choix s’est porté sur un renard qui, malgré ses efforts pour croquer de la poule, se révèle juste adorable.

Couverture Le grand méchant renard

Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l’absence d’efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des œufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel…

Les péripéties de ce grand méchant renard, qui n’en porte que le nom, ne devraient pas manquer de vous faire sourire et de vous mettre du baume au cœur. En plus d’être amusant et de vous envelopper dans une douce ambiance, ce livre fait partie de ces ouvrages doudous et universels qui peuvent être partagés et savourés par tous. À lire et relire, indéniablement !

Une adaptation cinématographique existe, mais je ne l’ai pas encore vue…

Et vous, connaissez-vous ce grand méchant renard ?
Avez-vous apprécié ses aventures ?

Chat totem – Suivez votre bonne étoile féline, Veronique Aïache

Chat totem – Suivez votre bonne étoile féline

Les Amérindiens considèrent l’animal Totem comme un guide spirituel, une sorte de bonne étoile bienveillante. Selon eux, la symbolique de l’animal qui emboîte le pas de l’individu est là pour l’aider à mieux se connaître, à identifier ses forces et ses faiblesses, à développer son potentiel, à s’ouvrir à de nouvelles perspectives sur sa relation avec la nature et mêmes, à gagner en confiance en soi pour mieux faire face aux défis du quotidien. Choisir le chat pour totem, c’est découvrir par ailleurs d’autres aspects de l’identité de ce petit animal pas comme les autres. C’est aller au-delà de ce que l’on connaît déjà de lui. Ici, il ne sera pas question de le considérer comme un exemple à suivre sur les chemins de la paix intérieur, mais plutôt de l’accueillir comme un maître à penser – et à agir dans la quête d’équilibre entre soi et le monde extérieur. L’animal totem du chat nous enseigne ces six sagesses : la liberté avant tout, agir calmement et au bon moment, l’art de la clairvoyance, se taire pour mieux entendre, la soif de l’aventure, l’art de retomber sur ses pieds.

Hugo Document (4 juin 2020) – 189 pages – Papier (11,50€) – Ebook (7,99€)

AVIS

Si vous me suivez depuis un moment sur le blog, vous n’êtes pas sans connaître mon amour des chats. C’est donc avec un plaisir certain et beaucoup d’enthousiasme que je me suis lancée dans cet ouvrage dont le titre et le résumé m’ont tout de suite intriguée.

Cartésienne par nature, j’ai néanmoins eu un peu peur que le livre soit trop ésotérique pour moi parce que si je reste curieuse de découvrir les croyances d’autrui, j’ai parfois du mal à me laisser emporter par des textes trop mystiques. Si vous êtes dans mon cas, aucune inquiétude à avoir, le livre étant très accessible même pour les plus rationnels des lecteurs. Sa mise en page aérée et sa construction autour de quatre grandes parties le rendent également très facile et rapide à lire !

D’une plume fluide et agréable, l’autrice aborde différents sujets avec une grâce presque féline. Et le voyage commence par un retour dans le passé afin de comprendre la complicité qui s’est créée, au fil du temps, entre les chats et les êtres humains. Une relation qui remonte à très longtemps et qui n’a pas toujours été cordiale, le chat faisant partie de ces rares animaux ayant suscité autant de haine et de méfiance que de passion et de dévotion !

Tous les peuples ne se sont ainsi pas montrés aussi aimants avec les chats que les Égyptiens sous le règne des Pharaons qui les associaient volontiers à la déesse de la fertilité et des foyers, Bastet. Une vision divine et idéalisée des chats laissant sceptiques les Grecs et ses penseurs comme Hérodote qui avaient une vision bien plus négative de cet animal vu comme cruel, dépravé, calculateur… Aimant l’histoire, j’ai trouvé cette partie passionnante et très instructive d’autant qu’elle m’a permis de comprendre l’engouement des Japonais pour les Maneki-Neko ou encore la place du chat dans l’Islam qui loue sa légendaire propreté. 

J’ai également apprécié d’en apprendre un peu plus sur les Amérindiens qui vouent le plus profond respect à la nature, considérant que les hommes, les animaux, et même la végétation, forment une même famille. Une vision respectueuse de la vie, sous toutes ses formes, qui tranche avec la nôtre et qui ne manque pas de poésie surtout si l’on considère la croyance amérindienne selon laquelle chaque individu peut faire le choix de laisser son âme et son esprit renaître dans une autre forme…

Autre aspect intéressant de cette culture, la manière dont sont perçus les animaux : incapables d’être corrompus, contrairement aux hommes, ils deviennent pourvoyeurs d’enseignement ! Les Amérindiens associent ainsi à chaque animal, un comportement et une personnalité dont on peut tirer des leçons à condition d’avoir bien identifié son totem, sa représentation animalière. Celle-ci n’est pas forcément liée à votre animal préféré, mais plus à celui qui possède les qualités dont vous avez besoin pour avancer et tirer le meilleur de vous-mêmes… L’autrice détaille différentes manières pour trouver son animal totem, et si je n’ai pas encore pris le temps d’identifier le mien, je le ferai avec plaisir curieuse de le découvrir et d’apprendre à mieux le connaître avant de m’imprégner de ses enseignements.

Il aurait été difficile et indigeste de faire le portrait totémique de chaque animal dans cet ouvrage, mais l’autrice dresse celui de l’animal qui nous intéresse le plus ici, le chat ! Pas le chat que nous connaissons, et qui a conquis notre cœur en même temps que le web, mais plutôt celui qu’ont eu l’occasion de côtoyer les premiers Indiens d’Amérique, le grand chat sauvage. Un animal symbole d’indépendance, de patience, d’adresse, de courage, de curiosité et de clairvoyance… Un portrait finalement très proche du chat qui honore nos foyers et dont l’autrice nous rappelle les principales caractéristiques ainsi que ses bienfaits sur les êtres humains.

De son ouïe exceptionnelle qu’il arrive à modérer quand nos bruits du quotidien l’indisposent à son odorat surdéveloppé en passant par sa capacité à voir dans le noir, le chat nous apparaît définitivement comme un animal fascinant que l’on ne peut que prendre plaisir à accueillir tout en profitant, au passage, de ses doux et salutaires ronrons… Je suis d’ailleurs plus que convaincue des bienfaits et de l’intérêt de la ronronthérapie dont j’ai la grande chance de pouvoir bénéficier.

Les trois premières parties m’ont permis de découvrir certaines choses et de renforcer certaines connaissances, mais j’avoue que c’est la dernière partie qui m’a peut-être la plus surprise et conquise. J’ai, en effet, adoré la manière dont l’autrice reprend des concepts de développement personnel, somme toute assez classiques, en les illustrant à travers le comportement et la vie d’un chat. Voilà une démarche simple et évocatrice qui parle bien plus à l’amoureuse des chats en moi que de longs discours qui sonnent parfois creux ou prennent des chemins détournés pour énoncer de simples vérités.

J’ai donc découvert avec curiosité les trente commandements du chat, un animal qui s’érige naturellement en coach spirituel vous encourageant dans votre vie à condition, évidemment, de rester à l’écoute des signes qu’il vous envoie pour guider vos pas. Certains commandements ont plus résonné en moi que d’autres, mais tous m’ont semblé pleins de bon sens et de justesse à l’image d’un certain félin sur lequel, après la lecture de cet ouvrage, vous aurez très envie de prendre exemple. Cela signifie, entre autres, trouver un bon équilibre entre égoïsme et altruisme, apprendre à prendre ce que la vie offre pour en tirer le meilleur profit, profiter de l’instant présent, rester curieux et éveillé, transformer des contraintes en réflexes, fixer des limites (si vous connaissez les chats, vous savez certainement à quel point, ils sont doués pour faire comprendre quand on les importune)…

En conclusion, en ouvrant Chat Totem, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais j’ai découvert un très bel et agréable ouvrage qui mêle, avec brio, Histoire, exercices simples à mettre en place, croyances et mythes amérindiens et sagesse féline dont chacun devrait s’inspirer et s’imprégner afin de vivre une vie de pacha ou, du moins, une vie en adéquation avec ses valeurs et ses envies ! Cet ouvrage s’adressera aussi bien aux amoureux de la nature et des chats qu’aux personnes désirant se lancer dans une démarche originale de développement personnel placée sous le signe du chat.

Je remercie Babelio et les éditions Hugo&Cie pour m’avoir envoyé ce livre en échange de mon avis.

 

 

Alya et les trois chats, Amina Hachimi Alaoui

Maryam et Sami ont trois chats : Pacha le chat angora noir – fier comme un pacha vraiment ! —, Minouche le tigré gris trouvé dans la rue et Amir le siamois déluré. Mais voilà qu’un jour le ventre de Maryam se met à grossir, et quelque chose commence à remuer dedans. Maryam disparaît quelques jours et revient avec quelque chose qui hurle et demande beaucoup d’attention. Nos trois minous sont bien désemparés.

32 pages – 3 ans et plus – Illustrations : Maya Fidawi

AVIS

Une couverture avec des chats, il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de découvrir cet album jeunesse qui m’a complètement charmée. L’autrice, à travers trois adorables chats, aborde avec douceur et délicatesse un sujet qui parlera à de nombreuses personnes : l’arrivée d’un nouvel enfant dans une famille. Un événement heureux qui peut néanmoins perturber l’équilibre d’un foyer et susciter un certain sentiment de jalousie parmi les éventuels frères et sœurs.

Ce ne sont pas Pacha, Minouche et Amir qui vous diront le contraire ! Ces trois minets, très différents les uns des autres autant physiquement qu’au niveau de leur personnalité, coulaient des jours heureux auprès de Maryam et de son mari, entre câlins, jeux endiablés et siestes. Il y avait bien ce ventre qui grandissait et qui les intriguait, mais ils n’auraient jamais imaginé ce qui allait en sortir. Les voilà dorénavant contraints de partager leur douce Maryam avec un petit être qui, comble de malchance, fait des bruits de souris, et monopolise l’attention de leur humaine adorée.

Mais heureusement, la jeune femme a un grand cœur et la place suffisante pour y accueillir tout le monde, bébé et chats compris ! En plus du joli message qui permet de rassurer les enfants quant au fait que l’arrivée d’un bébé ne change en rien l’amour que leur portent leurs parents, j’ai apprécié que la jeune mère ne sacrifie pas ses chats au nom de sa nouvelle maternité. Un phénomène qui arrive hélas fréquemment, parfois encouragé par le corps médical…

Quant aux belles illustrations pleines de couleurs et de douceur de Maya Fidawi, elles devraient, en plus d’illuminer le récit et lui apporter beaucoup de chaleur, capter le regard des jeunes lecteurs. J’ai, pour ma part, plus particulièrement apprécié les gros plans sur les chats dont on perçoit l’espièglerie, la curiosité et, surtout, l’amour pour leur « maman » humaine. Appréciable également, le dépaysement offert par les illustrations que ce soit en raison de leurs couleurs chaudes ou des détails aux notes orientales de certaines planches.

Alya et les trois chats

Lumineux et attendrissant, en plus d’être pédagogique, voici un ouvrage à lire et à relire aux enfants dont la famille va s’agrandir. Porté par un trio de chats attendrissants, Alya et les trois chats devrait également ravir les amoureux de cet animal dont, vous l’aurez compris, je fais partie.

Merci à NetGalley et aux éditions Chouette pour cette lecture.

Top Ten Tuesday #166 : 10 BD/mangas/albums de ma PAL avec un animal sur la couverture

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Après vous avoir présenté 10 romans de ma PAL avec un animal sur la couverture, je passe maintenant aux ouvrages graphiques… J’espère que le thème de ce top vous donnera quelques idées de lecture, notamment si vous participez au Challenge Animaux du monde de Sharon.

Couverture Lulu et Nelson, tome 1 : Cap sur l'AfriqueCouverture Les enquêtes d'Enola Holmes (BD), tome 1 : La double disparitionCouverture Le Roi de la jungle

Couverture Généalogie d'une SorcièreCouverture Le Magicien d'Oz

Couverture Le renard et l'étoileCouverture Je suis un chat

Et vous, avez-vous lu certains de ces titres ?
Laquelle de ces couvertures vous plaît le plus ?

Top Ten Tuesday #165 : 10 romans de ma PAL avec un animal sur la couverture que j’aimerais lire

566856438

« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


C’est le lancement du Challenge Animaux du monde de Sharon qui m’a donné envie de vous proposer 10 romans de ma PAL avec un animal sur la couverture que j’aimerais lire.

Couverture Dans un recoin de ce mondeCouverture Kaspar : Le chat du grand hôtel (Foreman)Couverture Coeur de loup

Couverture La veilleuse d'âmes, tome 1 : La voie des morts Couverture La fosse au loupCouverture Le sixième monde, tome 1 : La piste des éclairs

Couverture Sorcière des brumes, tome 1 : L'épreuve du feuCouverture Hôtel Heartwood, tome 1 : Une maison pour MonaCouverture Jefferson

Et vous, avez-vous déjà lu certains de ces romans ?
Qu’en avez-vous pensé ?