Comme des éclats de toi, Marie Joudinaud

Couverure Comme des éclats de toi. Oiseaux multicolores qui volent.

Comme des éclats de toi de Marie Joudinaud

Un destin brisé, quatre destins à reconstruire…
Un soir d’hiver à Paris, un accident de la route coûte la vie à Bérénice.
Ulysse et Madeleine, les conducteurs à l’origine de cette tragédie, sont sous le choc. Malgré la culpabilité et la honte, il leur faut se relever pour rendre à la vie le sens qu’elle a perdu. Mais cet accident a d’autres répercussions. Ainsi Georges, le père de Bérénice que la vie n’a pas épargné, doit apprendre à faire le deuil de sa fille. Et Aliénor qui, ébranlée par le traumatisme, décide de refaire sa vie là où personne ne la connaît…
Cet accident va nouer ces quatre fils de vie qui n’étaient pas destinées à se croiser.
Ulysse, Madeleine, Aliénor et Georges parviendront-ils à trouver des réponses à leurs questions ? Entre reconstruction et résilience, chacun apprendra malgré tout que le bonheur les attend au bout de la route.

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Hématite, tome 1 : Sérénade, Maderna et Piatti

Couverture Hématite, tome 1 : Sérénade, vampire

Hématite, tome 1 : Sérénade de Victoria Maderna et Federico Piatti

Dans un monde de démons, Hématite est une petite vampire sombre et un peu rebelle. Descendante de l’illustre famille des Blackwood elle est, au grand dam de ses parents, en conflit avec sa condition de vampire, préférant au sang chaud des soupes de légumes ! Et plutôt que d’être scolarisée à l’Académie Diaemus avec ses congénères, elle a opté pour l’expérience de la mixité à la Wolven school. Mais bon, être différent et avoir du tempérament n’aide pas toujours à se faire des amis… Heureusement il y a Drunela, la poésie… Et Émile ! Un jeune humain passionné par les sciences occultes dont Hématite est secrètement amoureuse. Malheureusement, faire le pont entre les mondes n’est pas des plus facile…

Dargaud (23 avril 2021) – 72 pages – 14,5€

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Jamais, Duhamel

Couverture Jamais

Troumesnil, Côte d’Albâtre, Normandie. La falaise, grignotée par la mer et le vent, recule inexorablement de plus d’un mètre chaque année, emportant avec elle les habitations côtières. Le maire du village parvient pourtant, tant bien que mal, à en protéger les habitants les plus menacés. Tous sauf une, qui résiste encore et toujours à l’autorité municipale. Madeleine, 95 ans, refuse de voir le danger. Et pour cause. Madeleine est aveugle de naissance.

Bamboo (10 janvier 2018) –  64 pages

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Mac sur un toit brûlant, Melinda Metz

Couverture Mac sur un toit brûlant

Chat kleptomane épris d’indépendance, MacGyver – le Cupidon félin – a le don de se fourrer dans des situations impossibles. Mais, lorsqu’il tombe sur une portée de cinq chatons orphelins, il fond.
Pour ne pas les laisser livrés à eux-mêmes, Mac décide de s’occuper de ces petites boules de poil – le temps de trouver des humains qui les adopteront.
Mais Mac, suspect n° 1 d’une série de larcins commis dans le voisinage, est assigné à résidence par ses maîtres Jamie et David – qui s’étaient rencontrés grâce à lui.
Avec cinq chatons à caser – et deux matons à ses trousses –, notre matou a de quoi exercer sa sagacité légendaire. Sauf qu’une jolie minette croisée récemment lui fait perdre jusqu’à son sixième sens…

L’Archipel (11 mars 2021) – 340 pages – 19€

AVIS

Découvrez mon avis sur Un amour de chat et Le chapardeur des cœurs.

Si vous n’avez pas lu ces deux romans, vous pouvez néanmoins lire mon avis sans risque de spoiler, chaque tome mettant en scène un couple différent.

Quel plaisir de retrouver Mac, un chat de caractère aux tendances cleptomanes et au talent certain pour former les couples. Et dans ce tome, il est sur tous les fronts ! Lire la suite

Les hommes virils lisent de la romance, Lyssa Kay Adams

Couverture Les hommes virils lisent de la romance

La première règle du club de lecture :
On ne parle pas de club de lecture.

Le mariage de Gavin Scott est un problème. La star du baseball des Nashville Legends a récemment découvert un secret humiliant : sa femme Thea a toujours fait semblant d’être le Big O. Sa réaction à cette révélation est la goutte d’eau qui fait déborder le vase dans leur relation déjà tendue. Thea demande le divorce, et Gavin se rend compte qu’il a laissé sa fierté et sa peur prendre le dessus.

Bienvenue au Club de lecture Bromance.

Désemparé et désespéré, Gavin trouve de l’aide auprès d’une source improbable : un club de lecture romantique secret composé des meilleurs hommes alpha de Nashville. Avec l’aide de leur lecture actuelle, une régence torride appelée Courting the Countess, les gars entraînent Gavin à sauver son mariage. Mais il faudra bien plus que des mots fleuris et des gestes grandioses pour que ce malheureux Roméo retrouve son héros intérieur et regagne la confiance de sa femme bien-aimée.

Editions Harlequin (3 mars 2021) – 416 pages
Papier (16,90€) – Ebook (5,99€)

AVIS

Si l’expérience globale de lecture fut agréable, j’ai regretté que l’autrice, en voulant dénoncer certains problèmes du patriarcat, tombe parfois dans le piège des stéréotypes. Pour ma part, je ne pense pas que toutes les femmes lisent de la romance et non, je ne trouve rien de très sexy à un clin d’œil. Au mieux, j’aurais tendance à penser que l’homme devant moi veut se débarrasser maladroitement d’une poussière dans l’oeil ; au  pire, que c’est une tentative de séduction soit maladroite, soit condescendante, voire les deux. Je forcis le trait, mais vous m’aurez compris : toutes les femmes sont différentes, et vouloir prétendre le contraire, c’est tout sauf un message féministe… Lire la suite

Throwback Thursday Livresque #197 : Saint-Valentin

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour le thème de la semaine, Saint-Valentin, je ne vous ferai pas l’affront de vous parler pour la énième fois d’Orgueil et préjugés, mais je vais néanmoins rester dans les classiques avec mon dernier coup de cœur en la matière : Cyrano de Bergerac d‘Edmond Rostand.

Figure universelle du panache français, Cyrano est un héros complexe. Orateur redoutable mais aussi poète, coriace avec ses ennemis mais fraternel avec ses amis, épris de beauté mais affligé d’un nez monumental, cet as de l’épée est amoureux de sa cousine Roxane, qui, hélas, aime ailleurs : le beau Christian a conquis son cœur. Tel est le trio que met en scène cette comédie héroïque en forme de drame romantique. La farce y côtoie la tragédie et le destin fatal des personnages s’accomplit sur fond d’imposture.

Bien que le destin des personnages soit tragique, ce roman forme pour moi une véritable ode à l’amour, à l’amour courtois, à l’amour altruiste et sacrificiel, à l’amour poétique, à l’amour total et inconditionnel, à l’amour aveugle… C’est beau et tragique à la fois, émouvant et drôle, mais c’est surtout magistral et intemporel.

Durant cette lecture, j’ai été subjuguée par les envolées lyriques, j’ai ri devant les rebuffades et les jeux de mots, j’ai senti mon cœur se serrer devant un personnage charismatique, plein de panache, de verve et de fougue, dont le nez hors norme semble occulter, aux yeux du monde et d’une jeune femme que j’ai fort eu envie de secouer, les bien belles qualités.

Ayant adoré cette pièce, je pense regarder son adaptation cinématographique avec Gérard Depardieu que l’on m’a maintes fois recommandée.

Et vous, avez-vous apprécié ce classique ?
Qu’auriez-vous choisi ?

Les Sœurs Charbrey, Tome 1 : Sans orgueil ni préjugé, Cassandra O’Donnell

Couverture Les soeurs Charbrey, tome 1 : Sans orgueil ni préjugé

Le mariage ? Morgana Charbrey ne veut pas en entendre parler ! Sa passion dévorante pour les sciences emplit suffisamment sa vie sans qu’elle ait besoin de s’encombrer d’un époux. Cette soif d’indépendance, elle la dissimule derrière une prétendue maladie qui la contraint à rester recluse chez elle, à l’abri des regards courroucés de la haute société. En accompagnant sa jeune sœur Rosalie faire ses débuts à Londres, Morgana était loin d’imaginer que sa beauté et son caractère emporté attireraient l’attention de l’insupportable et ô combien séduisant comte Greenwald…

J’ai lu (22 mars 2013) – 256 pages

AVIS

Ayant lu récemment le deuxième roman de la série, j’ai eu envie de relire le premier. Et si la lecture fut plaisante et divertissante, j’ai relevé deux ou trois scènes qui m’ont gênée, mais qui ne m’avaient pas sauté aux yeux lors de ma première lecture. Elles soulèvent la question du consentement dans la mesure où il semble nécessaire de rappeler qu’un non de la part d’une femme ne signifie rien d’autre que NON ! Cela ne sous-entend pas qu’elle attend d’un homme qu’il la cajole pour faire tomber ses barrières, qu’elles soient réelles ou n’existent que dans l’esprit d’un partenaire plus soucieux de son plaisir que du respect de sa partenaire.

Malgré ces quelques scènes, hélas très courantes dans les romances, j’ai apprécié la plume de l’autrice tout en légèreté et en piquant à l’image de son duo plein de mordant. Si le comte Greenwald, un chenapan qui n’a pas sa langue dans sa poche, ne manque pas de charme, c’est bien l’héroïne qui m’a donné envie de tourner les pages.

Comme dans beaucoup de romances historiques, la jeune femme possède un sens aigu de la répartie et une liberté d’esprit qu’elle n’a guère envie de sacrifier sur l’autel du mariage, une prison dont elle se passerait volontiers. Mais là où elle se distingue vraiment, c’est par son intelligence qui frise le génie. En plus de gérer d’une main de maître le domaine de son oncle, de faire de fructueux investissements et de veiller sur ses sœurs, elle se révèle être une brillante ingénieure et scientifique. Une femme accomplie qui ne pourra que vous impressionner par ses multiples talents, et sa volonté de les exercer en dépit de l’aura de scandale que ses activités pourraient amener sur sa famille si elles venaient à être découvertes.

Si Morgana ne souhaite pas se marier, elle désire laisser cette porte ouverte à ses sœurs, et notamment à Rosalie en âge de faire ses débuts dans le monde. Elle l’accompagne donc à Londres sans se douter un instant que ce n’est pas le cœur de sa sœur qui risque d’être ravi, mais bien le sien… Sa rencontre avec Greenwald nous permet d’emblée de comprendre que la relation entre les deux va faire des étincelles, le comte, homme de son temps, semblant avoir une vision des femmes bien différente de celle Morgana. Malgré les préjugés de cette dernière sur ce personnage aux multiples facettes, une certaine complicité va s’installer entre les deux, le comte n’étant peut-être pas cet être vil auquel elle s’était attendue.

Mais la jeune femme est-elle prête à céder au comte, qui ne cache pas son envie d’être à ses côtés, sous peine de renoncer à cette liberté tant appréciée ? Le roman étant relativement court, les choses entre les personnages avancent assez vite, ce qui ne m’a pas dérangée appréciant beaucoup leur complicité et leurs joutes verbales qui amusent autant les lecteurs que la noblesse londonienne. Mais si vous êtes en quête d’un roman développant le contexte historique et entrant en profondeur dans la psychologie des personnages, vous pourriez rester sur votre faim. Pour ma part, j’ai apprécié que l’autrice aille droit au but d’autant cela correspond parfaitement à la personnalité de Greenwald qui est un homme d’action bien plus que de raison.

La beauté de Morgana, mais surtout sa vivacité d’esprit, son humour et son extravagance le fascinent et le poussent inexorablement vers elle. Ce personnage, sans avoir été un coup de cœur, se révèle intéressant par son évolution et sa prise de conscience face à la personnalité complexe d’une femme qui l’a conquis au premier regard ou presque. Quant à Morgana, elle va s’ouvrir à la volupté aux côtés de cet attirant et agaçant comte. Mais elle va surtout réaliser que son cœur n’est peut-être pas aussi fermé qu’elle le pensait, et qu’il est parfois nécessaire de ne pas juger trop vite autrui sous peine de faire quelques erreurs d’interprétation.

Au-delà de la romance et de l’attraction presque animale entre nos deux fortes têtes, le roman accorde une belle place à la famille, Morgana étant très proche des siens. De l’oncle qui respecte la liberté d’esprit de sa nièce à la géniale tante fantasque et très ouverte d’esprit, en passant par les sœurs de Morgana sur lesquelles elle veille telle une maman poule, tous se révèlent attachants et nous donnent envie d’apprendre à les connaître. Chose en partie réalisée avec Rosalie dans le deuxième tome qui lui est consacré.

En conclusion, si vous avez envie d’une lecture légère mêlant personnages hauts en couleur, jeu de séduction, malentendus, humour et réparties qui fusent, vous devriez vous régaler avec cette romance historique pleine de piquant.

Un captif au donjon, Gayle Callen

Couverture Les Chevaliers au Cygne, tome 1 : Un captif au donjon

Yorkshire, 1586

Le roi Henry a promis sa sœur au vicomte Thomas Bannaster. Diana se sent au bord de l’abîme en apprenant la nouvelle. Thomas n’a donc pas rejoint les ordres comme son lignage le lui imposait. Et, si ce fantôme du passé revient hanter sa vie après six ans d’absence, ce ne peut être que pour précipiter sa chute. Car, elle le sait, le séduisant vicomte n’entreprend jamais rien qui ne soit dans son intérêt. Sans plus tarder, Diana doit gagner l’auberge où loge cet homme, qui en sait beaucoup trop sur son terrible secret, pour obtenir son silence…

Éditions Harlequin (1 septembre 2019) – 368 pages – 7€90

AVIS

J’ai tout de suite été attirée par la couverture, avec cette femme qui semble savoir manier les armes ou, du moins, les dagues. Et à ce niveau, je n’ai pas été déçue puisque Diana est une jeune femme à la forte personnalité qui sait aussi bien gérer une maisonnée que briller durant les entraînements militaires. Une double compétence qui m’a beaucoup plu d’autant qu’à quelques exceptions près, son talent avec les armes est reconnu et accepté, voire admiré !

Diana est une femme de caractère, mais c’est surtout une femme engagée dans la défense des plus faibles et des femmes qui tendent bien souvent, en cette fin de XVI e siècle, à être asservies et utilisées à leur corps défendant. Un engagement qui l’a conduite à entrer au sein d’une mystérieuse organisation, la Ligue de l’Épée. Malheureusement pour elle, sa première mission va mal tourner et la condamner à vivre avec un bien terrible secret…

Ceci explique qu’elle décide, quelques années après le drame, d’emprisonner le vicomte Thomas Bannaster venu courtiser sa sœur. C’est que l’homme est susceptible de connaître son secret, et donc de le dévoiler… Mais Thomas n’est pas le genre d’homme à se laisser enfermer bien longtemps ! Une fois libre, un jeu du chat et de la souris se met donc en place, le vicomte étant bien décidé à découvrir les raisons ayant pu conduire une lady à l’emprisonner. Est-ce que, comme l’affirme Diana, sa seule motivation était de protéger sa sœur ? Peu probable vu la froideur avec laquelle les deux femmes cohabitent…

J’ai détesté la cadette égocentrique et bien trop sûre de ses charmes, mais j’ai adoré Diana et Thomas, deux fortes personnalités qui, une fois en contact, font des étincelles. Très vite, on sent une alchimie physique entre  les deux personnages, ce qui déroute Diana et étonne Thomas. Ce dernier semble apprécier de jouer avec ses nerfs puisque s’il choisit de ne pas la dénoncer aux autorités, il continue à essayer de découvrir la vérité, usant notamment de ses charmes. Une tentative de séduction qui met Diana au supplice, cette dernière ne pouvant pas le laisser découvrir son secret sous peine de tout perdre, de sa réputation à la vie. Elle tente, en même temps, de lui cacher ses liens avec la Ligue de l’Épée

J’aurais aimé que le côté organisation secrète soit un peu plus développé, mais j’ai, en revanche, complètement été conquise par la romance qui ne va ni trop vite ni trop lentement. Thomas ne peut nier l’attraction qu’il ressent pour Diana d’autant qu’en plus de son physique, il apprécie sa force et, surtout, la bienveillance avec laquelle elle veille sur les habitants du château et du village. Malgré l’abandon de son frère qui ne semble guère s’intéresser à ses sœurs, elle fait de son mieux pour que chacun puisse vivre correctement. Son comportement tranche avec celui de sa cadette, bien plus belle, mais manquant cruellement d’altruisme. D’ailleurs, bien décidée à conquérir Thomas afin de s’élever socialement, Cicely s’intéresse bien plus à son apparence et à ses toilettes qu’au sort des villageois…

Si comme moi, vous n’appréciez guère les triangles amoureux, pas d’inquiétude. Il nous apparaît très vite que Thomas n’est pas du genre à perdre la tête pour de beaux yeux et que son intérêt pour Cicely n’est qu’un moyen pour lui de pouvoir se rapprocher de Diana sans soulever les doutes ou les commérages. En gentleman, il n’aspire pas à détruire la réputation de la jeune femme malgré les jours de captivité qu’elle lui a imposés… Quant à Diana, bien qu’elle ne soit pas insensible au charme du vicomte, elle essaie de lutter contre ses sentiments même si cela devient de plus en plus difficile à mesure qu’elle apprend à le connaître, et à dépasser les préjugés qu’elle pouvait avoir à son encontre. Mais entre son secret et sa nouvelle mission pour la Ligue, ne serait-il pas trop risqué de se laisser séduire par un homme qui a entre les mains le pouvoir de la détruire ?

Pour la savoir, il vous faudra découvrir le livre par vous-même, mais ce qui est certain, c’est que si vous êtes en quête d’une belle romance historique avec des secrets, une organisation secrète et mystérieuse et deux personnages à la forte personnalité, Un captif au donjon devrait vous plaire ! D’une plume fluide et agréable, l’autrice arrive parfaitement à capter les émotions de chacun et à nous faire apprécier la tension des débuts qui évolue en quelque chose contre laquelle même l’intrépide Diana aura bien du mal à lutter…