Anouchka des Landes, Alain Paraillous

Début du xxe siècle. Précocement et doublement orpheline, Anouchka, une fillette d’origine russe, ne devra qu’à son fort tempérament et à la protection d’une vieille landaise un peu sorcière de débuter une vie digne et de s’enraciner dans sa nouvelle terre d’adoption.

Éditions De Borée (12 mars 2020) – 224 pages – Broché (18,90€) – Ebook (9,99€)

AVIS

C’est un très beau roman que nous propose ici Alain Paraillous qui s’est inspiré d’une histoire vraie, celle d’une femme hors du commun surnommée par un de ses amis, également fidèle lecteur de l’auteur, Anouchka des Landes.

Toute la vie d’Anouchka est parsemée de drames, mais c’est aussi une belle ode à l’espoir, au courage, à la liberté et à la puissance d’une âme qui s’est toujours refusée à courber l’échine. Orpheline dès son plus jeune âge, ses parents tout deux victimes du régime stalinien qui avait vite fait de considérer ses propres compatriotes comme des ennemis, elle sera heureusement recueillie par la Mamounette, un peu guérisseuse, un peu sorcière.

Rien ne destinait la jeune Russe a finir dans un village des Landes, si ce ne sont les facéties d’un destin plaçant sur la route de la jeune femme de multiples épreuves dont elle saura toujours se relever : la mort de ses parents adorés dans des circonstances difficiles, la trahison, la persécution, le mépris d’un village qui ne voit en elle qu’une sauvage recueillie par une vieille femme que l’on tolère pour ses dons mais qu’on préfère éviter, la méchanceté des autres enfants, la jalousie aussi, la solitude qui devient, au fil du temps, une solide et appréciée alliée, le communisme comme épée de Damoclès, puis la Seconde Guerre mondiale, la mort, le nazisme…

Romanesque et digne d’un (grand film), la vie d’Anouchka le fut assurément ! Ce fut un plaisir, voire un honneur, de partager durant le temps d’un roman les bons comme les mauvais moments d’une personne que l’on voit grandir et devenir une femme hors du commun, une femme forte, ancrée dans sa terre d’adoption, et fidèle aux valeurs inculquées par sa Mamounette qui a connu son propre lot de malheurs. Cette mère d’adoption a aimé dès les premiers instants cette petite fille tombée de nulle part, parfois maladroitement, mais toujours avec dévouement. La relation entre les deux femmes, qui m’a beaucoup touchée, a indubitablement contribué à la belle personne qu’est devenue Anouchka.

Celle-ci, à force de courage, d’un travail acharné, de pugnacité et d’une envie de prouver sa valeur, a gravi les échelons et fait fonctionner ce fameux ascenseur social qui semble en panne de nos jours. Devenue institutrice, elle a ainsi gagné ce respect dont on l’a privée durant toute sa jeunesse… Et du respect, difficile de ne pas en avoir pour cette femme de caractère qui, en plus d’être brillante, n’hésitera pas à prendre des risques et mettre sa vie en danger pour soutenir la résistance.

Car si l’auteur nous plonge avec brio dans la vie d’Anouchka, il n’en occulte pas pour autant de partager le contexte historique dans lequel elle a grandi et évolué. Des atrocités du régime stalinien à la Seconde Guerre mondiale, on fait donc une petite remontée dans le temps et l’on redécouvre ces faits historiques que l’on connaît tous et qui font toujours aussi froid dans le dos : purge stalinienne, occupation, privation, persécution des juifs, dénonciation, opportunisme de certains qui profitent de la situation pour s’enrichir, l’après-guerre et ses tristes dérives…

Mais dans toute cette obscurité, il y a également de la lumière : la solidarité, l’amour, la bonté et le courage d’hommes et de femmes qui feront de leur mieux pour résister face à la barbarie et ramener la paix dans un monde parti en déliquescence… À cet égard, j’ai été particulièrement touchée par quatre personnages : un résistant qui a tout quitté pour lutter contre le nazisme, l’ancien professeur et mentor d’Anouchka durement touché par la guerre, le maire du village, mais aussi un homme d’Église, tous refusant de baisser les bras devant la situation et le barbarisme. Ils seront une belle source d’inspiration et d’aide pour notre héroïne. .

Quant à la plume de l’auteur, je l’ai trouvée fluide, agréable et immersive. Bien que nous soyons loin d’être dans un thriller, j’ai ressenti le même côté addictif lors de ma lecture, peut-être parce que je me suis tellement attachée à Anouchka qu’il m’était difficile de ne pas tourner avidement les pages pour suivre sa vie riche en péripéties et en émotions. J’ai ainsi eu souvent peur pour cette femme courageuse qui, fidèle à ses valeurs et d’une surprenante liberté d’esprit pour l’époque, fait partie de ces personnes qui ne demandent pas le respect, mais qui l’imposent par leur personnalité et leur bravoure.

Du tragique bien sûr, le stalinisme et la Seconde Guerre mondiale ne pouvant que laisser des traces dans une vie, mais aussi beaucoup de beauté, d’amour et de pugnacité dans ce roman qui dépeint avec réalisme et de manière touchante le destin d’une petite fille Russe devenue une femme forte et inspirante. Roman d’aventures, par certains aspects, d’amour au sens large, mais surtout roman de vie, et quelle vie ! Si vous aimez les romans mêlant brillamment grande et petite histoire, ce livre est fait pour vous. Attendez-vous à vibrer et à tressaillir aux côtés d’une femme qu’une fois rencontrée, il s’avère bien difficile d’oublier !

Retrouvez le roman sur le site des éditions De Borée que je remercie pour cette lecture.

La Mélansire, Estelle Fitz #PLIB2020

Couverture La Mélansire

Avery aimait Nolan, à la folie. Et puis un jour, Nolan l’a quittée et Avery ne s’en est jamais vraiment remise. Un soir, sa meilleure amie lui porte le coup de grâce : c’est avec elle que Nolan l’a trompée et cela fait maintenant près d’un an qu’ils sont ensemble. Ravagée par la douleur, Avery se rend sur le Pont Neuf. Elle ne veut pas mourir, seulement atténuer sa souffrance. Mais quelle est cette lumière qui, au fond de l’eau, l’appelle ? Avery ne réfléchit plus et se jette dans le vide. À son réveil, elle découvre une cité fantastique peuplée par les « Mélansires » : des gens qui, comme elle, ont perdu tout espoir et ont juré d’éradiquer l’amour de la surface de la Terre. Parce qu’elle a plongé dans la Seine, Avery fait désormais partie des leurs. Elle doit renoncer à ses émotions et se rallier à leur cause. Mais est-ce vraiment ce que recherche Avery

Albin Michel (4 septembre 2019) – 224 pages – Broché (13,90€) – Ebook (9,99€)
#9782226442543

AVIS

J’aurais vraiment aimé accrocher, malheureusement, ma lecture fut assez décevante. Estelle Fitz avait pourtant de bonnes idées et suscite d’intéressantes réflexions, notamment sur le deuil, l’amour et sa place au sein de la société. Une société dépourvue d’amour ne serait-elle pas plus pacifique qu’un monde guidé par les émotions et les déceptions qu’elles ne manquent pas d’entraîner ? Trahison, fin de relation, blessures au cœur et à l’âme, solitude…

Si ce thème de l’amour et des affres du cœur ne manque pas d’intérêt, cela ne suffit pas pour construire un roman consistant et, surtout, intéressant. J’ai eu l’impression de passer mon temps à lire les jérémiades d’Avery qui est, du moins si on l’écoute, la personne la plus triste et la plus malchanceuse au monde… Entendons-nous bien, il est normal d’avoir des coups de mou et de se sentir triste, mais au bout d’un moment, on attend autre chose d’une héroïne que de se regarder le nombril et de se complaire dans la souffrance.

Bien que le roman soit relativement court, j’ai trouvé le temps long. Il y a, en effet, un véritable problème de rythme qui m’a donné l’impression soit de faire du surplace soit de tourner en rond. Quelques scènes d’action et quelques révélations/trahisons viennent bien relancer l’intérêt du lecteur, mais l’effet ne dure guère longtemps et on retombe très vite dans une sorte d’inertie désagréable. J’ai d’ailleurs failli abandonner ma lecture à plusieurs reprises me demandant quand mes souffrances et celles d’Avery allaient enfin être abrégées.

J’ai, en outre, été assez gênée par l’insistance avec laquelle l’autrice veut nous faire comprendre que son héroïne est spéciale. J’aurais préféré qu’elle nous le prouve vraiment plutôt qu’elle nous l’assène sans cesse comme pour s’en convaincre elle-même. On peut néanmoins reconnaître à Avery une certaine capacité de résilience : une mère morte en couches, un père adoré qui n’est plus de ce monde, un petit ami qui la quitte du jour au lendemain, la découverte d’une dévastatrice trahison, une dépendance à l’alcool, une psy aussi expressive et bienveillante qu’un morceau de bois… La vie de la jeune fille ne fait pas rêver ; l’après auprès des Mélansires non plus d’ailleurs.

À cet égard, si j’ai regretté que cette idée d’une société secrète et mystérieuse des profondeurs prônant l’éradication de l’amour ne soit pas mieux exploitée, je reconnais l’originalité du concept. J’ai également apprécié la manière dont est questionnée la pertinence d’un tel projet qui, dans une certaine mesure, n’est pas exempt de logique. Mais de fil en aiguille, Avery va se rendre compte que derrière de supposés idéaux, se cache une quête bien plus sombre…

Quant au style de l’autrice, on sent ici qu’il s’agit d’un premier roman puisque l’ensemble manque quelque peu de liant et de naturel avec des phrases qui se veulent parfois poétiques, voire quasi philosophiques, mais qui tombent dans les lieux communs. Toutefois, vu les différents avis lus sur le roman, je m’attendais à bien pire. La plume d’Estelle Fitz mériterait peut-être à gagner en maturité et en profondeur, mais je ne l’ai pas trouvée désagréable.

En bref, La Mélansire contient de bonnes idées, mais le roman mériterait d’être étoffé afin de rendre son univers bien plus immersif et d’offrir aux lecteurs une réelle aventure à se mettre sous la dent. Le titre pourra néanmoins intéresser les personnes se posant des questions quasi philosophiques sur l’amour puisque de ce côté, l’autrice a fourni un travail indéniable…

Je remercie les éditions Albin Michel pour avoir mis ce roman à disposition des membres du jury du #PLIB2020.

Dynasties, tome 1 : Entre les flammes, Ilona Andrews

Couverture Dynasties, tome 1 : Entre les flammes

Il y a plus d’un siècle, des scientifiques ont créé un sérum permettant de développer des dons d’ordre surnaturel. Depuis, ces gènes se transmettent de génération en génération…
Détective privée, Nevada Baylor peut détecter les mensonges chez autrui. Alors qu’elle s’apprête à affronter le challenge le plus ardu de sa carrière, retrouver un certain Adam Pierce, elle se fait kidnapper. Son ravisseur ? Rogan, un séduisant milliardaire aux grands pouvoirs. Entre le désir de fuir et celui de s’abandonner à lui, Nevada hésite…

J’ai lu pour elle (26/04/2017) – 480 pages – Ebook (5,99€)

AVIS

Entre les flammes est un bon roman de fantasy urbaine nous plongeant dans un monde où un sérum a permis à certains de développer des capacités magiques transmises de génération en génération. Les lignées les plus puissantes ont ainsi gagné en force et en pouvoir au fil des années ce qui leur a octroyé, au passage, certains privilèges et une place de premier ordre dans la société.

Nevada, quant à elle, n’appartient pas à ce cercle de puissants et de nantis. À la tête d’une agence familiale de détectives, son premier objectif dans la vie est de prendre soin de sa famille qui dépend d’elle financièrement. Pour cela, elle est prête à tout et même à céder à l’horrible chantage de l’entreprise qui a racheté son agence et qui lui impose une mission suicide sous peine de lui voler tout ce qu’elle possède. Contrainte et forcée, elle doit ainsi mettre la main sur Adam Pierce, membre d’une puissante famille, mais aussi jeune homme instable et dangereux déjà responsable de la mort d’un homme… Si les choses n’étaient déjà pas assez compliquées, la jeune femme doit également consentir à s’associer à Rogan, un homme qui n’a pas hésité à la kidnapper pour obtenir d’elle certaines informations ! 

Les deux protagonistes sont aux antipodes l’un de l’autre. Nevada est une personne gentille, honnête, droite, volontaire et totalement dévouée aux siens qui ont beaucoup souffert de la mort du patriarche. Les relations familiales prennent d’ailleurs une grande place dans la vie de notre héroïne, ce que j’ai trouvé touchant et plutôt original pour un livre de fantasy urbaine. Malgré les problèmes et les divergences d’opinions, les membres de la famille de Nevada sont donc très soudés et prêts à tout pour se protéger les uns les autres… Et mention spéciale à la grand-mère complètement badass pour laquelle j’ai eu un coup de cœur. En plus de manier à la perfection la clef à molette, elle n’a pas sa langue dans sa poche et apporte ce petit grain de folie qui manque à la très sérieuse et responsable Nevada.

Quant à Rogan, c’est un être extrêmement puissant, solitaire, déterminé et incroyablement dangereux. Ancien militaire, il suit son propre code d’honneur et n’hésite pas à tuer sans remords ses ennemis a fortiori quand ceux-ci le menacent. Une manière de voir la vie humaine qui ne sied guerre à Nevada qui va faire de son mieux pour le faire évoluer sur le sujet. Dans le même temps, elle va essayer, malgré son attraction pour cet homme fascinant, de garder ses distances, ce qui ne sera pas toujours facile ni de tout repos.

Si la jeune femme s’extasie à quelques reprises sur le corps de son associé provisoire, j’ai apprécié qu’elle ne se jette pas à ses pieds et ne passe pas son temps à fantasmer sur lui. Les auteurs introduisent donc une certaine attraction et alchimie sexuelle entre les deux protagonistes sans focaliser toute l’intrigue autour de ça. Au contraire, l’action est au rendez-vous avec de multiples scènes de combat et un déploiement impressionnant de la magie.

À cet égard, il est intéressant de découvrir progressivement les différents types de magie qui existent, mais aussi les facultés de chacun, certaines se révélant destructrices. Nevada devrait d’ailleurs vous réserver quelques surprises de ce côté-là, mais je vous laisserai le plaisir de découvrir vous-mêmes l’étendue des capacités de cette jeune femme courageuse, mais également très humaine. Elle ne baisse jamais les bras, affronte tous les dangers pour protéger sa famille, mais elle possède également ses propres failles et a conscience de ses faiblesses. Un réalisme qui lui sera vital pour affronter les différentes forces qui s’opposent dans ce premier tome dont l’épilogue m’a complètement laissée sans voix ! La vengeance semble avoir une emprise bien néfaste sur certaines personnes…

Quant au style du duo d’auteurs se cachant derrière le pseudo de Ilona Andrews, il s’est révélé plutôt efficace pour me faire tourner rapidement les pages d’autant que la présence de nombreux dialogues apporte beaucoup de dynamisme au récit. Sans être d’une élégance rare, la plume est donc agréable et sans aucune dissonance. Difficile de savoir que deux personnes se cachent derrière l ‘écriture de ce premier tome.

En conclusion, ce premier tome met en place un univers riche dans lequel la magie se révèle multiple et fascinante et les jeux de pouvoir plus retors qu’il n’y paraît ! Si vous avez envie d’un roman de fantasy urbaine rythmé, immersif, facile à lire et construit autour d’un duo prometteur dont on appréciera l’alchimie et la complémentarité, Entre les flammes devrait vous plaire.

Fake it till you break it, Jenn P. Nguyen

Fake It Till You Break It (English Edition) par [Jenn P. Nguyen]

Mia et Jake se connaissent depuis toujours. Et pour cause : leurs mères sont meilleures amies ! Ils se sont supportés pendant toutes les vacances d’été, tous les brunchs du dimanche et même lors des visites annuelles chez le dentiste…

Depuis qu’ils sont ados, les mamans n’ont qu’une idée en tête : leurs chérubins formeraient le couple rêvé, elles en sont convaincues. Mia et Jake, eux, en sont plutôt au stade où se trouver dans la même pièce est déjà un calvaire. Pour avoir un peu la paix, ils élaborent le plan parfait : ils vont prétendre être ensemble pendant deux semaines, puis rompre afin de calmer leurs mères à tout jamais. Ensuite, ils seront libres. Du moins, c’était ce que la stratégie soi-disant sans faille prévoyait..

Swoon Reads (28 mai 2019) – 304 pages – Broché (10,84€) – Ebook (8,61€)

AVIS

Pour inaugurer le Challenge #MOISENVO, j’ai décidé de lire une romance contemporaine : Fake it till you breaki it. Très accessible du point de vue de l’anglais, cette histoire m’a agréablement surprise au point de l’avoir lue en deux jours. Il n’y a pas de grand drame, juste beaucoup d’humour et un tandem pour lequel je me suis tout de suite prise d’affection.

Mia et Jake se connaissent depuis toujours et font pas mal de choses ensemble qu’il s’agisse d’aller au lycée ou chez le dentiste. Une relation qui n’a néanmoins rien d’amicale puisque leurs nombreuses interactions sont imposées par leurs mères, meilleures amies, qui rêvent de les voir en couple. Fatigués de devoir se côtoyer alors qu’ils se détestent, les deux adolescents en viennent à fomenter un plan : ils vont prétendre sortir ensemble pendant quelque temps avant de rompre lors d’un grand coup d’éclat ! Mais une fois le temps de la comédie écoulé, arriveront-ils vraiment à se séparer ?

Grâce à une narration alternée, on apprend à mieux connaître Mia et Jake qui sont très différents l’un de l’autre. Exubérante, drôle, gentille, pétillante, pleine de spontanéité et accro aux dramas coréens, Mia se révèle tout de suite attachante. Quant à Jake, plus réservé et ordonné, il n’en demeure pas moins un adolescent touchant et attendrissant. J’ai adoré assister aux échanges entre ces deux protagonistes qui disent se détester alors qu’ils font preuve d’une grande complicité faite de taquineries et de petits surnoms peu reluisants, mais jamais méchants. Complémentaires, bien qu’ils ne soient pas prêts à l’admettre, ils connaissent tout l’un de l’autre, des petites habitudes aux préférences culinaires, ce qui donne parfois l’impression qu’ils vivent dans leur petite bulle. Leur relation de longue date leur permet également de savoir quand l’autre va mal ou que quelque chose le préoccupe. 

Et à ce petit jeu, Mia tire son épingle du jeu. Elle devine sans peine à quel point le départ précipité de son frère aîné continue à blesser Jake qui préfère feindre l’indifférence au lieu d’avouer sa souffrance. Mais têtue, Mia n’est pas prête à rester les bras croisés devant la situation et est bien décidée à faciliter la réconciliation entre les deux frères que son faux petit ami le veuille ou non !

Ce thème de la famille, celle de sang et de cœur, est omniprésent dans le roman que ce soit à travers les relations fraternelles ou parents/enfants. À cet égard, si les mères des deux adolescents se révèlent exaspérantes avec leur obsession de les marier, elles évoluent et nous offrent une belle leçon, notamment sur la nécessité de laisser les enfants voler de leurs propres ailes et de les soutenir dans leurs velléités d’indépendance. Il est juste dommage qu’à trop vouloir forcer le rapprochement entre Mia et Jake, elles aient produit l’effet inverse les poussant à s’éloigner l’un de l’autre des années durant alors qu’il nous apparaît très clairement qu’ils tiennent énormément l’un à l’autre

On ne peut d’ailleurs pas s’empêcher d’espérer qu’ils prennent enfin conscience de la nature et de la force de leurs sentiments. Y arriveront-ils ? Je vous laisserai le soin de le découvrir, mais ce qui est certain, c’est que leur plan de départ ne va pas vraiment se passer comme prévu et qu’à trop jouer les amoureux transis, il se pourrait bien que des émotions profondément enfouies fassent surface et viennent chambouler leur relation…

En plus de l’humour omniprésent, des nombreux dialogues pleins de peps, des références à Harry Potter, à la nourriture asiatique et aux dramas coréens, le gros point fort de ce roman est sa positivité et la chaleur qu’il dégage. Oubliez les relations toxiques et les drames qui s’empilent, l’autrice ayant opté pour une histoire touchante et pleine de beaux sentiments. Le scénario n’a rien d’original, mais il met du baume au cœur et permet de passer un joli moment de divertissement auprès de personnages touchants et complémentaires dont on attend avec impatience le rapprochement et dont on admire la bienveillance avec laquelle ils se soutiennent. Si vous êtes en quête d’une romance adolescente doudou qui prouve que l’on a parfois sous les yeux la personne que l’on cherche, Fake it till you break it devrait vous plaire !

NB : le roman a été traduit par les éditions Hugo Roman.

Fake par [Jenn p Nguyen, Pauline Vidal]

La vie compliquée de Léa Olivier, tome 1 : perdue, Borecki et Alcante d’après l’œuvre de Catherine Girard-Audet

Découvrez La vie compliquée de Léa Olivier T01 dans sa version BD. Connaissez-vous Léa Olivier? Si ce n’est pas le cas, voilà une jolie façon de faire connaissance, avec l’adaptation en bande dessinée des aventures de la jeune Québécoise préférée des ados.

Ce premier tome de  « La Vie compliquée de Léa Olivier » nous emmène à Montréal, en compagnie de Léa, 14 ans, qui vient tout juste d’y emménager avec ses parents. Séparée de sa meilleure amie Marilou et de son amoureux Thomas, elle peine un peu à se faire à son nouvel environnement. Il faut dire qu’entre les maladresses de Thomas, pas très doué pour les relations à distance, les filles du lycée qui la prennent de haut et son frère Félix qui joue les beaux gosses, Léa se sent parfois un peu seule. Heureusement, il y a Marilou, à qui elle raconte tout, par mail et par chat. Laquelle la tient au courant de la vie de leur village, des faits et gestes de Thomas et des aléas de sa vie amoureuse

Kennes (Octobre 2014) – 48 pages – Relié (11,95€) – Ebook (8,99€)

AVIS

Un déménagement, c’est souvent compliqué, mais ça peut prendre une tournure carrément dramatique pour une adolescente que l’on prive de sa meilleure amie et de son petit ami. Mais si Léa vit très mal ce déménagement à Montréal imposé par son père qui a trouvé un nouveau travail, elle n’a néanmoins pas d’autre choix que d’accepter la situation. Elle finit donc par sortir de chez elle et explorer cette nouvelle ville qui s’offre à elle avant d’affronter la rentrée dans son nouvel établissement scolaire…

Léa, bien que volontaire, est un peu intimidée à l’idée de devoir se faire de nouveaux amis d’autant qu’une pimbêche semble bien décidée à lui mener la vie dure en se moquant d’elle à la moindre occasion. Et n’oublions pas les cours d’anglais et de sport qui se transforment en sessions de torture ! Heureusement, la jeune fille va se faire de nouveaux amis et commencer, petit à petit, à s’adapter à sa nouvelle vie. Entre les fêtes, l’écriture d’un article pour le journal de l’école, les amitiés naissantes et les inimitiés, elle n’aura donc pas le temps de s’ennuyer.

Léa veille également à garder le contact par sms avec sa meilleure amie qui compte énormément pour elle. En plus de se remonter le moral mutuellement, les deux adolescentes se confient tout ce qui se passe dans leur vie, et notamment leurs (més)aventures amoureuses. Ainsi, si Marilou se rapproche inopinément d’un garçon, Léa, quant à elle, pense énormément à son petit ami qu’elle a peur de perdre au profit d’une fille de son ancienne école. Et malheureusement, Thomas, assez taiseux, ne fait rien pour rassurer la jeune fille. Pire, il semble même s’éloigner d’elle, ce qui lui fait beaucoup de peine…

Le jeune couple arrivera-t-il à garder une relation à distance ou les kilomètres viendront-ils à bout de leur amour ? Une question qui ne devrait pas manquer d’intéresser les adolescent(e)s qui trouveront dans cette BD des sujets qui leur parlent : le premier amour, les relations avec le sexe opposé, les doutes, les séparations, mais aussi l’amitié avec un grand A, les relations qui évoluent, le besoin de s’adapter, la famille, le sentiment de déracinement… Des thématiques abordées de manière simple et assez directe pour que les jeunes lecteurs s’identifient facilement aux aventures de Léa et partagent ses peurs, ses peines, mais aussi ses moments de joie et ses succès.

L’héroïne étant une fille et les relations sentimentales évoquées de son point de vue, il est fort probable que les adolescentes se montrent plus enclines à se pencher sur cette histoire. Néanmoins, le récit n’étant pas girly à l’excès, un public masculin curieux et ouvert d’esprit peut tout à fait y trouver son compte et/ou partager cette lecture avec leurs sœurs ou leurs amies.

Quant aux illustrations, je les ai trouvées modernes, agréables, lumineuses, colorées et très vivantes. Les visages sont ébauchés de manière assez simple, mais leurs expressions se révèlent très parlantes et les mimiques particulièrement expressives. Il est donc aisé de lire les émotions des personnages sur leur visage, ce qui ne pourra que faciliter le processus d’identification chez les lecteurs et susciter leur empathie. 

En conclusion, trentenaire, je ne me suis pas vraiment sentie concernée par les péripéties de Léa, ce qui ne m’a pas empêchée de suivre la jeune fille avec plaisir dans sa nouvelle vie d’autant qu’entre les différents lieux mentionnés et les quelques expressions québécoises distillées par-ci par-là, le dépaysement est au rendez-vous. Frais, pétillant et abordant des sujets qui parleront aux préadolescents et aux adolescents, cet ouvrage devrait les séduire et leur offrir un moment de divertissement agréable et facile d’accès.

NB : il s’agit ici de l’adaptation du premier tome d’une série de romans que je n’ai pas lue. Je ne pourrai donc pas juger de sa fidélité.

Je remercie NetGalley et les éditions Kennes pour cette lecture.

 

Orgueil et préjugés, version manga ou le cas typique d’un livre difficile à noter

Orgueil et Préjugés

Lorsque Monsieur Bingley, jeune homme riche et célibataire vient s’installer à Netherfield accompagné de son ami Monsieur Darcy, c’est Madame Bennet et ses cinq filles à marier les premières averties ! Car chacun sait qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier ! Découvrez cette superbe adaptation en manga du mondialement connu chef-d’œuvre de Jane Austen. Tout l’humour et le romantisme de l’original y sont parfaitement éclairés par un dessin riche et somptueux

Soleil (23/11/2016 ) – Scénariste : King Stacy – Illustrateur : PoTse – 368 p.

AVIS

Si vous me suivez régulièrement sur le blog, vous savez peut-être qu’Orgueil et préjugés de Jane Austen est l’un de mes livres préférés. Je lis donc toujours avec impatience, excitation et crainte les livres qui tournent autour de cette œuvre. Et cette adaptation en manga n’a pas échappé à la règle…

Pour une fois, je ne vais pas vous en faire une chronique détaillée parce que d’une part, Orgueil et préjugés est assez connu pour que beaucoup d’entre vous en connaissent au moins la trame, et d’autre part, j’aimerais me focaliser sur un autre aspect : la difficulté de noter certains livres.

Je ne note plus mes lectures sur le blog, le côté scolaire me gênant, mais je continue à le faire sur les réseaux car c’est un critère pour mieux organiser mes chroniques, du moins, c’est ainsi que je le perçois. Mais il arrive que noter un livre devienne un vrai casse-tête, le lecteur étant partagé entre son ressenti en fonction de ses attentes et les qualités intrinsèques du livre. Et c’est ce qui s’est passé pour moi avec cette adaptation en manga.

Ce manga est bon, voire très bon, mais il ne m’a pas, pour autant, transportée. Un paradoxe dont j’ai perçu, au fil de ma lecture, les raisons. J’adore Orgueil et préjugés parce qu’il forme un tout : une critique sociétale sous fond d’humour et d’amour, le tout relevé par la plume caustique de Jane Austen et son acuité pour percevoir l’âme humaine. Privée de l’un de ces aspects, l’histoire perd, du moins pour moi, de sa force et de sa portée.

Or, même si le contexte historique est conservé et que l’on a quelques critiques sociétales sous-jacentes, cette adaptation graphique se concentre principalement sur la romance. N’étant pas une inconditionnelle du genre même si je commence à l’apprécier, je n’ai donc pas réussi à me sentir totalement impliquée dans ma lecture… Ceci n’est pas un point négatif dans la mesure où l’éditeur précise clairement dans son résumé que c’est un choix voulu et assumé. En attaquant le manga, je savais donc à quoi m’attendre.

D’ailleurs, si on aime les romances historiques et les mangas, je pense sincèrement que cet ouvrage devrait vous ravir : les personnages sont attachants et hauts en couleur pour certains, les décors et les dessins sont sublimes et les détails permettent une réelle immersion dans l’histoire, les principaux freins à l’amour entre Elizabeth et Darcy bien restitués, la complicité entre l’héroïne et sa sœur Jane toujours aussi forte et belle, les émotions au rendez-vous…

La scénariste et l’illustratrice ont même réussi à rendre Lydia encore plus agaçante que dans le roman : son égocentrisme, son égoïsme, sa frivolité, son manque de bon sens transparaissant à chacune de ses apparitions… J’ai également aimé la manière dont a été scénarisée Mme Bennet qui garde son côté « obnubilée par le mariage de ses filles », mais dont la représentation graphique tout en rondeur adoucit ce trait de caractère.

Toutefois, si vous êtes un fan de l’œuvre originale, certains points pourraient, comme ce fut le cas pour moi, vous perturber. Il y a d’abord le rôle minoré de la sœur de Darcy ce que j’ai trouvé fort dommage même si je comprends sans problème que l’autrice a dû opérer des choix. Mais j’ai surtout regretté le lissage de la personnalité de Lizzie et de Darcy qui m’ont semblé bien ternes par rapport à la version originale. Lizzie perd son sens de la répartie qui est, pour moi, l’atout charme de l’histoire et Darcy se transforme bien vite en amoureux incompris et éconduit…

J’ai donc eu l’impression qu’on tombait tout simplement dans une banale histoire d’amour avec le beau gosse de service riche et taciturne qui se rend compte que la fille qu’il a jusqu’à maintenant dénigrée est un petit bijou qui ne demande qu’à être poli. Un schéma qui ne me convient guère quand il est brut comme ici, mais qui devrait ravir le cœur des amateurs de romance.

En conclusion, cette version graphique d’Orgueil et préjugés est très bonne si l’on souhaite (re)découvrir l’histoire originale uniquement d’un point de vue romantique. L’autrice a su restituer avec précision les étapes marquantes de la relation entre Elizabeth et Darcy et l’illustratrice les sublimer. En revanche, si vous aimez les romances se déroulant dans un contexte sociétal et historique bien exploité et/ou que vous espérez retrouver l’humour présent dans l’œuvre de Jane Austen, vous pourriez rester sur votre faim…

Framboise et volupté, Pascale Leconte

Prenez un chaudron, mettez-y trois bulles de savon, un soupçon de chlore, une plume de corbeau, un morceau d’étoffe et deux lucioles scintillantes, remuez le tout avec passion, vous obtiendrez ce recueil de nouvelles fantasques et gourmandes.

« Prix de la Nouvelle » reçu au Salon du Livre Gourmand de Périgueux en 2006.

Stellamaris (25 septembre 2015) – Broché (15€)
Illustrations : Martin Trystram

AVIS

Je sais que vous êtes nombreux à ne pas apprécier le format nouvelle, mais j’ai bon espoir qu’avec un recueil de cet acabit, votre opinion évolue quelque peu à ce sujet. C’est simple, il s’agit ici de l’un des meilleurs recueils de nouvelles que j’aie pu lire. Plein de fantaisie, de gourmandise, de douceur et de tendresse, ce recueil se savoure le sourire aux lèvres avec cette impression d’être complètement immergé dans une lecture évasion. Vous savez, du genre de celle qui vous enferme dans une bulle protectrice et chaleureuse dans laquelle vous vous oubliez avec volupté.

J’ai donc dévoré ce livre découvrant avec plaisir chacune des nouvelles qui, bien que très différentes les unes des autres, ont en commun de célébrer l’amour, la gourmandise et la passion sous toutes ses formes. En plus de récits mignons à souhait, qui ont fait fondre mon cœur, j’ai adoré retrouver la plume poétique et élégante de Pascale Leconte. Une plume joliment mise au service de personnages hauts en couleur et attachants et d’un univers gourmand et fantasque, auréolé d’une douce et joyeuse exubérance. Ce fut, en outre, une agréable surprise de retrouver des personnages découverts dans le roman Narcisse versus Lollaloca. Mais je vous rassure, pas besoin de l’avoir lu pour savourer ce pétillant recueil.

Qui dit nouvelle, dit chute, et à ce niveau, vous serez gâtés, l’autrice s’étant évertuée à terminer ses histoires de manière à vous émerveiller, à vous surprendre et à vous donner le sentiment que l’amour est définitivement une bien belle chose à partager et à ressentir. Cerise sur le gâteau, quelques illustrations sont disséminées par-ci, par-là. Un bonus fort appréciable qui ajoute beaucoup de cachet et de charme à ce recueil qui en est déjà bien pourvu.

Framboise et volupté, Pascale Leconte

Pétillant, fantaisiste, délicat et non dénué d’humour, voici un recueil que je vous invite à lire et à relire. Gourmandise et bonne humeur garanties !

Pour plus de détails, voici mes impressions succinctes pour chacune des nouvelles du recueil. 

  • Framboise et volupté : digne d’un véritable conte de fées, Pascale Leconte nous propose ici une très jolie histoire qui aurait pu s’intituler « le pouvoir créateur de l’amour ». Vladimir Sauvage travaille dans une boulangerie où il vend, jour après jour, pâtisseries et autres gourmandises. Un métier qui ne le passionne guère, mais qui lui offre le plus beau des cadeaux : la possibilité de voir, chaque semaine, une jolie cliente aux cheveux roses. Timide au possible, mais bien décidé à déclarer sa flamme à cette femme qui hante ses pensées, le voilà lancé dans l’expérience de la gourmandise et de la créativité !

Cupcake Bac, Gâteaux, Plat, Gâteau

Je n’en dirai pas beaucoup plus, mais j’ai été touchée par la sensibilité et la générosité de ce personnage et ai apprécié la manière dont ses sentiments vont le pousser à se dépasser et à trouver sa voie. Quant à la chute, elle ne devrait pas manquer de vous faire sourire, et de vous attendrir. Entre amour, secret et gourmandise, voici un joli moment sucré à déguster et, si possible, à partager.

  • Twïnna Azur : Twïnna Azur est une personne fantasque qui aime le changement et qui n’hésite pas à faire preuve d’originalité, notamment dans son style vestimentaire et/ou capillaire. Cela la rend intrigante et attachante, mais son apparence est tellement changeante que les gens ont parfois bien du mal à la reconnaître ! Un problème qui n’empêchera néanmoins pas un mystérieux homme de tomber sous son charme et de lui déclarer sa flamme par missive. Dans ses poétiques et anonymes courriers , le jeune homme la convie à des rendez-vous sans jamais, hélas, les honorer…

Vieilles Lettres, Courrier

Qui est-il et pourquoi ne suit-il pas les élans de son cœur en rencontrant l’élue de son âme ? Une question qui vous poussera à tourner les pages avec entrain même si l’on devine rapidement les tenants et les aboutissants d’une histoire qui ne manquera pas d’éveiller en vous de jolies émotions et, peut-être, de provoquer quelques doux papillons. Mignonne à souhait, cette nouvelle m’a fait fondre alors que je suis loin d’être une grande romantique dans l’âme.

    • Luciole et Blandine : Luciole et Blandine, en plus de se ressembler comme deux gouttes d’eau, ont les mêmes avis et partagent le même projet professionnel : ouvrir un magasin de friandises. Mais contre toute attente, des divergences naissent entre les jumelles qui choisissent alors de se lancer chacune de leur côté dans l’aventure de l’entreprenariat. Le succès est heureusement au rendez-vous pour les deux sœurs qui vont rapidement tomber sous le charme d’un galant client qui côtoie les deux boutiques. Mais laquelle des deux jumelles intéresse vraiment cet homme, son comportement nous laissant perplexes ? Difficile de le deviner à moins qu’il ne se moque en toute impunité des belles demoiselles. Mystère et boule de gomme !Boutique, Bonbons, Friandises
      L’autrice a su me surprendre avec une chute que je n’avais pas vue venir, mais qui m’a bien fait sourire et que j’ai trouvée à la hauteur de deux jeunes femmes pétillantes et de caractère.
  • Le pouvoir de la lune noire : Moon Pervenche est la reine des potions supposées magiques, mais que la magie intervienne ou non dans ses préparations, ce qui est certain, c’est que la réputation de la jeune femme n’est plus à faire. Accompagnée de son fidèle corbeau, elle reçoit donc avec plaisir ses différents clients, certains ayant des demandes plus ou moins surprenantes et légitimes. Il existe néanmoins une requête que Moon refuse avec véhémence, éthique de « sorcière » oblige, l’élaboration de philtres d’amour. Il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas ! Et si un événement venait remettre en question cette sage politique ?

 

Purple, Magie, Potion, À Base De Plantes
J’ai très vite deviné le retournement de situation final, mais j’ai adoré suivre cette jeune femme en proie à des émotions qui ne l’avaient, jusqu’à présent, jamais traversée. Elle apprendra ainsi qu’il ne faut jamais juger autrui trop durement puisque face à nos propres élans du coeur, la sagesse s’offre parfois des vacances forcées… Quant à son compagnon à plumes et à bec, son petit caractère ne devrait pas vous laisser indifférent. Mélange de sorcellerie et de pommes sucrées, encore une belle nouvelle à croquer !

  • Enquête en maillot de bain : l’inspecteur Valgatt est envoyé dans une station thermale, le Paradis Bleu, afin de mener une enquête sur la disparition d’Eléa Novak. Malgré ses cheveux bleus qui la rendent facilement repérable, la jeune femme semble s’être tout simplement volatilisée ! Bien décidé à la retrouver, notre policier va alors avoir besoin de tout son savoir-faire et de toute sa patience pour faire parler des suspects forts peu sympathiques et pas vraiment très coopératifs. Et si toutes les personnes interrogées lui cachaient quelque chose ?

Femme, Maillot De Bain, Piscine, Détente
Plus que l’enquête en elle-même, ce qui fait le charme de ce récit, c’est la chute ainsi que l’ambiance particulière de cette station thermale d’un genre nouveau qui propose des installations et des services plutôt originaux ! J’irais bien y faire un petit tour. Quelqu’un se dévoue pour m’accompagner ? Mais je vous préviens, je décline toute responsabilité en cas de disparition inopinée…

Je remercie Pascale Leconte pour cette sympathique lecture.