Mini-chroniques en pagaille #14

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique. 


  • Le voleur de souhaits de Loïc Clément et Bertrand Gatignol, Delcourt éditions :

Couverture Le voleur de souhaits« Chaque éternuement d’autrui est pour Félix une occasion de prouver son originalité. Alors que toute personne bien élevée est censée accompagner l’éternuement de quelqu’un d’un « à vos souhaits » bien à propos, Félix, lui, modifie la formule à son profit par un subtil « à MES souhaits ». Et pour peu qu’il en soit remercié, il s’approprie le souhait en le capturant dans un de ses innombrables bocaux. »

Voici une très jolie histoire qui nous lance sur les pas d’un garçon ayant une capacité assez spéciale et qui fait quelque peu rêver : il peut, sous certaines conditions, capturer les souhaits des gens qui éternuent devant lui ! Quand certains garnissent leur bibliothèque de livres, il préfère donc garnir ses étagères de tous ces souhaits capturés et mis précautionneusement en bocaux.

Mais est-ce que son immense collection lui apporte vraiment le bonheur ? À trop se focaliser sur les souhaits des autres, sait-il vraiment quels sont les siens ? Des questions qui sont abordées ici avec beaucoup de poésie, de douceur, de tendresse et de sensibilité. Grâce à une rencontre et à un voyage autant physique qu’intérieur, notre jeune homme va évoluer jusqu’à découvrir sa vérité…. Je n’en dirai pas plus sur le récit que je vous invite plutôt à découvrir par vous-mêmes, mais ce qui est certain, c’est qu’il devrait vous mettre des étoiles plein les yeux et vous pousser à réfléchir à votre propre notion du bonheur.

Quant à la forme, je n’ai pas été séduite outre mesure. Si j’ai apprécié la rondeur des traits et l’expressivité des regards, il m’a néanmoins manqué un peu de finesse… La mise en couleur est également assez terne ce qui crée un décalage déstabilisant avec la narration qui, à l’inverse, se veut puissante. J’ai toutefois trouvé que cette colorisation sans extravagance facilitait pleinement l’immersion dans la vie de ce jeune homme qui vit, durant une partie du récit, à travers les souhaits des autres.

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  • La confrérie des Lions Blancs tome 1 et 2 de Natsuko Takahashi, Komikku éditions :

Couverture La Confrérie des lions blancs, tome 1Couverture La Confrérie des lions blancs, tome 2

« Il ne peut y avoir qu’un seul chevalier blanc…
Un dyptique au tracé impeccable dans un univers original, fantasy et contemporain, d’une école de chevaliers.
Quatre jeunes adolescents avec une personnalité bien différente se rencontrent dans une école de chevaliers. Fun, aventures, rêves, accomplissements et échecs régissent leur vie. »

L’auteur nous plonge d’emblée dans une école de chevaliers avec son lot d’entraînements, de duels, de joutes, mais aussi de rivalités et d’amitié. Parmi tous les élèves, nous en suivons plus particulièrement certains dont Thomas Abel, un jeune homme qui force le respect par sa pugnacité et son envie de devenir un grand chevalier. Plutôt faible par rapport à ses camarades à son arrivée à l’école, il ne va jamais renoncer à son rêve et se démener pour l’atteindre. Quand ses amis se reposent et chahutent, il s’entraîne encore et encore quitte à susciter les moqueries…

Les personnages sont intéressants et diversifiés : aux côtés de Thomas et de son sérieux à toute épreuve, il y a l’élève brillant mais nonchalant, celui qui est également très doué, mais qui cache un secret, l’ami pas vraiment fait pour la chevalerie, mais qui apporte son charme au récit… J’ai juste un peu regretté que tous ces protagonistes ne soient pas exploités outre mesure, leur intérêt résidant avant tout dans leurs interactions avec Thomas.

Si le premier tome introduit les personnages et l’école au sein de laquelle ils évoluent, le second tome se veut un peu plus dur, les choses sérieuses commençant pour les personnages. Thomas va devoir faire ses preuves et, fidèle à lui-même, y mettra de tout son cœur malgré certains événements qui ne manqueront pas de le perturber… Les lecteurs devraient apprécier de voir l’évolution spectaculaire, mais réaliste, de ce jeune homme qui offre une jolie leçon sur l’espoir, la force des rêves et la nécessité de se donner les moyens de les atteindre.

Quant à l’univers, il se limite en grande partie à l’école, mais on ne ressent aucun ennui, l’immersion étant efficace et les entraînements/duels passionnants à découvrir. Si vous aimez les histoires de chevalerie, vous apprécierez probablement de découvrir « ses coulisses » et comment les heureux élus ont dû batailler contre leurs camarades, mais avant tout contre eux-mêmes, avant de devenir des chevaliers émérites !

  • Elma, une vie d’ours – tome 1 : Léa Mazé et Ingrid Chabbert, Dargaud :

Couverture Elma : Une vie d'ours, tome 1 : Le Grand Voyage

« Elma est une gamine joyeuse et insouciante élevée par un ours qu’elle considère comme son papa. Mais l’ours cache un secret : Elma est en fait la fille de Frigga, la mage du royaume. La légende raconte que seule la fille de Frigga pourra sauver le monde des eaux. Pour cela, sa mère doit la confier à la forêt et l’enfant devra y survivre 7 années. Si elle y parvient, leur monde sera sauvé et Elma pourra rejoindre sa mère et les siens de l’autre côté de la montagne… Comment l’annoncer à Elma qui aura bientôt 7 ans ? Comment se résigner à quitter cette gamine espiègle que l’ours considère comme sa fille ? »

 

C’est la couverture toute douce qui m’a donné envie de lire ce très bel ouvrage empli de poésie et de sensibilité. Nous faisons la connaissance d’un ours et d’Elma, une fillette qu’il a élevée comme si c’était la sienne. Se dégage dès les premières pages une très grande douceur, l’amour entre ces deux êtres étant flagrant ! Mais très vite, l’autrice introduit un certain suspense : Papa Ours décide de se lancer dans un voyage sans en dévoiler la raison à sa fille adoptive. Un secret qui attise bien évidemment la curiosité de la fillette tout comme celle du lecteur ! Durant le voyage, notre petite famille va rencontrer des obstacles qui n’ont rien de fortuit, et qui vont les mettre dans des situations périlleuses.

J’ai beaucoup aimé cette histoire dont je lirai la suite avec plaisir. En plus du suspense et de la tension qui tiennent le lecteur en haleine, difficile de rester insensible face à la relation entre Elma et son Papa Ours. Malgré la différence d’espèce qui ici disparaît naturellement, on a vraiment l’impression d’être face à un papa poule et sa fille... Tous les deux se révèlent très attachants, l’ours dans sa volonté de protéger son enfant, et Elma dans sa personnalité tout en exubérance et bonne humeur.

À lire si vous aimez les jolies histoires et les récits d’aventures non dénués d’une certaine poésie.

Et vous, certains de ces titres vous tentent ?
En avez-vous lu certains ?

 

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A cheval tome 1 : Hip Hippique, Hourra ! , L. Dufreney et Miss Prickly

J’avais déjà croisé la série A cheval en librairie et chez France Loisirs, mais c’est l’opération 48h BD qui m’a donné envie d’acheter et de me plonger dans ce premier tome.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est la rentrée au club ! Les jeunes cavaliers font connaissance avec Bijou le poney grincheux, Cookie le gourmand, Kamboui le crado, Xanax le trouillard ou encore Flash, le pur-sang électrique à la technique de saut d’obstacles très particulière ! Une joyeuse bande de chevaux et poneys hauts en couleur qui, entre deux cours d’équitation, blaguent, observent et mènent la vie dure aux cavaliers !

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Delcourt (2 septembre 2015)
  • Prix (hors 48h BD) : 10,95€

AVIS

J’aime les animaux, mais j’avouerai ne jamais avoir été particulièrement passionnée par les chevaux ce qui ne m’a pas empêchée d’avoir adoré cette BD dans laquelle l’humour est omniprésent. Cela commence d’ailleurs avec le titre Hip Hippique, Hourra ! qui ne peut que prêter à sourire. Et ce n’est qu’un début puisque les lecteurs vont avoir la chance de découvrir une galerie de chevaux et de poneys hauts en couleur et surtout très drôles. Chacun d’entre eux a sa propre personnalité ce qui permettra aux lecteurs de vite se repérer parmi tous ces protagonistes d’autant que la maison d’édition a pensé à tout en insérant, en début d’ouvrage, une petite galerie des personnages…

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On a ainsi le peureux, le sportif, le gourmand, celui qui aime se rouler dans la boue, l’hyperactif, la grande timide, l’Américain qui a gardé son accent et son envie de parquer le bétail comme le découvriront, à leurs dépens, les enfants…

J’ai préféré certains personnages à d’autres, mais il n’y en a aucun qui ne m’a pas fait sourire voire franchement rire. Il faut dire que l’auteur, en donnant des traits de personnalité humains à des chevaux et des poneys, rend les différentes scènes constituant l’ouvrage très amusantes. Les rôles étant inversés, ce ne sont pas les deux pattes qui commentent la vie au centre d’équestre, mais bien les quatre pattes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nos équidés ne manquent pas de mordant et d’humour ! Certaines scènes, comme l’arrivée des nouveaux membres humains du centre d’équestre, donnent d’ailleurs lieu à des commentaires plutôt amusants, voire cocasses, de leur part. Mais nos facétieux chevaux et poneys ne font pas qu’observer puisqu’ils n’hésitent pas à mener par le bout du nez ces petits humains qui veulent s’initier à l’équitation… Ceux-ci vont donc vite découvrir qu’apprendre à monter à cheval requiert de la patience et de la persévérance.

Si cela m’a un peu étonnée au début de la lecture, j’ai apprécié que le scénariste ne nous propose pas une histoire à proprement parler, mais une suite de scènes, certaines étant plus ou moins liées. La lecture n’en est que plus fluide et rythmée, ce qui devrait d’ailleurs permettre aux jeunes lecteurs de s’immerger assez facilement dans la BD. Quant aux illustrations, j’ai aimé leur aspect un peu cartoon qui donne l’impression d’être devant un dessin-animé. Les expressions des personnages volontairement exagérées soulignent et renforcent ainsi parfaitement le travail comique effectué par le scénariste. J’aimerais également souligner l’excellent travail de colorisation de Magali Paillat qui, à travers l’utilisation de couleurs vives mais réalistes, contribue fortement à rendre cette lecture immersive et agréable.

A noter en fin d’ouvrage une petite planche explicative qui, je dois bien le reconnaître, m’a été fort utile pour en apprendre un peu plus sur l’anatomie des chevaux et des poneys.

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Pour conclure, si vous aimez rire et les animaux, je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter par ce premier tome d’une série que je suivrai avec plaisir. Avec des personnages qui ne manquent pas de répartie et d’humour, et des illustrations aussi douces que colorées, le trio scénariste/illustratrice/coloriste vous propose une histoire que l’on peut déguster à tout âge et sans modération.

Et vous envie d’acheter ou de feuilleter ce premier tome de A cheval ?

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