In My Mailbox #127 : book haul Gibert Joseph

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


Gibert Joseph, via Rakuten, est l’un des deux sites marchands sur lesquels je passe la plupart de mes commandes de livres d’occasion

Voici donc mes trouvailles des derniers mois sur le site :

Couverture Sacrées souris !Couverture Litchi Yapluka, tome 1 : Drôle de rencontre

Couverture Piégés dans le train de l'enferCouverture Chevaux de foudreCouverture Les Koboltz, tome 1 : Mission Uluru

Couverture Mon âme, mon amour

Couverture Or et nuitCouverture Rêves d'UticaCouverture Hanako fille du soleil levant

Couverture Princesse Henriette, tome 2 : Le bal des 12 souris

Si vous n’avez jamais commandé sur Rakuten et que vous souhaitez tester le site, voici mon lien de parrainage (7€ sont offerts au parrain et au filleul). 

Et vous, avez-vous lu certains de ces livres ?
Qu’en avez-vous pensé ?

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Premières lignes #82 : Sans mon ombre, Edmonde Permingeat

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai décidé de vous parler d’un roman qui m’intrigue depuis sa sortie et que j’espère bientôt lire : Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat.

Alice a tué Célia, sa jumelle.
Son reflet, un alter ego inversé dont elle enviait la vie de rêve. Alors que, célibataire, elle doit gagner sa vie en enseignant la philosophie, sa jumelle, épouse et mère comblée, mène l’existence oisive des riches, dans le luxe et un magnifique cadre de vie au bord de la mer. Mais la mort de Célia va permettre à Alice de prendre sa place.
Du moins le croit-elle. Car au « pays des merveilles », ce n’est pas le bonheur mais le désenchantement qui l’attend.
La vie d’Alice de l’autre côté du miroir va tourner au cauchemar… jusqu’à lui faire réaliser, mais un peu tard, que le beau miroir était celui des alouettes…


PREMIÈRES LIGNES

— Espèce de salope ! Déjà dans le ventre de maman, tu prenais toute la place !
La gifle claqua dans l’air avec un bruit sec. Incrédule, Célia porta la main à sa joue, considérant sa sœur qui la fixait, le visage empourpré, déformé par la haine. Mue par la rage, Alice leva le bras. Une deuxième gifle partit, puis une troisième… Les claques s’abattaient, retentissantes. Célia recula, haletante, la bouche ouverte, les bras tendus, tentant de parer les coups, mais Alice frappait, frappait… Animée par la furie de détruire, d’anéantir l’autre. De briser son miroir vivant.
Célia perdit l’équilibre et tomba en arrière. Dans sa chute, sa tête heurta une pierre acérée. Arrêté dans son élan, le bras d’Alice retomba. Sa colère avait disparu. Elle se pencha vers sa jumelle qui gisait sur le sol, immobile, les yeux ouverts, la marque rouge des mains imprimée sur son visage tuméfié.

Et vous, connaissez-vous ce roman ?
Vous tente-t-il ?

TAG : Liebster award #2

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Cela fait un moment que je n’ai pas fait de TAG sur le blog. Je profite donc qu’Aux petits bonheurs m’ait nominée pour y remédier, et la remercie d’avoir pensé à moi.

Les règles sont simples : répondre aux questions posées, nominer à votre tour 5 blogueurs et poser 6 nouvelles questions.

MES RÉPONSES

  • Quel est le genre littéraire que tu aimes le moins et celui que tu aimerais lire un peu plus ?

Je ne lis pas de littérature érotique et je ne supporte pas les livres dans lesquels sont portées aux nues des relations toxiques… J’en lis peu, mais j’aimerais accorder plus de place au contemporain dans mes lectures.

  • Est-ce que tu crois à une vie extraterrestre ?

Très bonne question, j’ai tendance à croire à ce qui a été prouvé scientifiquement, mais je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas quelque part dans l’univers une autre forme d’existence…

  • L’argent ne fait pas le bonheur ? Que penses-tu de cette citation ?

Qu’elle est fausse et vraie à la fois.
Vraie car il suffit de voir toutes ces personnes fortunées à l’espérance de vie réduite ou qui ne sont pas heureuses… Le bonheur et le sentiment d’accomplissement personnel ne se trouvent pas, du moins en ce qui me concerne, dans l’argent et le matérialisme.
Et fausse parce qu’il faut un minimum de ressources financières pour pouvoir vivre et ne pas passer sa vie à survivre. Difficile d’être épanoui quand on se demande si on aura encore un toit sur la tête dans un mois ou quelques jours…

  • Si tu pouvais te téléporter maintenant, où irais-tu  ?

Au Japon même si cela ne me permettrait pas de voir le spectacle des cerisiers en fleurs qui me fait quelque peu rêver…

Cerisiers Japonais, Fleurs, Rose, Arbre, Arbre Fleur

  • Quel livre as-tu détesté, si c’est déjà arrivé ?

Il y a finalement peu de livres que j’ai détestés, mais j’en retiens un en particulier, une réécriture d’Orgueil et préjugés qui m’a fait plus d’une fois lever les yeux au ciel. Cette lecture a d’ailleurs donné lieu à ma chronique probablement la plus négative du blog.

Cat, Funny, Visage Maladroit

  • Si tu pouvais pécho une ou un protagoniste, qui serait-ce ?

Pas bien certaine que le terme pécho puisse s’adresser à M. Darcy (Orgueil et préjugés, Jane Austen), mais c’est le seul personnage qui me vient à l’esprit et pour lequel j’aurais pu développer une attirance.

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MES QUESTIONS

Je ne tague personne mais si cela vous tente, n’hésitez pas à répondre à ces quelques questions.

  1. Oui, mais non : un livre dont le début vous a emballé mais qui a fini par vous lasser et/ou vous décevoir… Si l’inspiration vous manque, vous pouvez aussi citer un livre dont vous n’attendiez rien et qui vous a agréablement surpris.
  2. Gravé dans mon livre : quelle est votre relation aux dédicaces ? (vous les adorez et êtes prêt à faire des heures pour avoir celle de votre auteur chouchou, vous vous en moquez, ça dépend…)
  3. Un rêve éveillé : en dehors de toutes contingences matérielles, familiales ou autres, quel est l’événement littéraire auquel vous rêveriez d’assister ?
  4. J’y suis, j’y reste : quel est le réseau social (FB, Instagram…) et/ou le site (Livraddict, babelio…) sur lequel vous êtes le plus présent et sur lequel vous préférez partager votre passion des livres ? N’hésitez pas à mettre les liens de vos comptes/profils, je les consulterai avec plaisir.
  5. Lire, ce n’est pas que pour les livres : lisez-vous des revues/magazines ? Si oui, lesquelles ?
  6. Caverne d’Ali Baba : quel est votre premier fournisseur de livres ?  (librairie, bouquiniste, site internet, bibliothèque…)

A vos claviers 🙂

 

L’enfant silence de Cécile Roumiguière, illustré par Benjamin Lacombe


PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un texte sombre et intense qui évoque avec justesse les souffrances d’une enfant maltraitée partagée entre amour et peur. Les illustrations magnifiques et sensibles en font un album d’exception.

Seuil jeunesse (mars 2008) – 32 pages – Relié (13,90€)

AVIS

J’ai emprunté L’enfant silence sans rien en savoir si ce n’était le nom de son illustrateur, Benjamin Lacombe, dont j’apprécie beaucoup le travail. À la vue de la couverture et du titre, je m’attendais bien sûr à un récit assez sombre, mais je ne m’attendais certainement pas à être aussi remuée par cette histoire. Nous découvrons ainsi une petite fille murée dans son silence, une petite fille coincée entre deux mondes, celui de la peur et celui de l’espoir…

Au fil des pages, on devine derrière le langage presque feutré de l’autrice, l’enfer vécu par cette enfant dont Benjamin Lacombe a su capturer toute la tristesse. Tout passe par le regard, un regard triste et tourmenté qui tranche terriblement avec le jeune âge du personnage. Ce que l’enfant silence ne veut ou ne peut dire, on le devine pourtant : la maltraitance, l’isolement, la violence, le désespoir… Des thématiques difficiles d’autant plus quand elles sont, comme ici, abordées dans un album pour enfants.

L'enfant silence, Benjamin Lacombe

À la place de descriptions brutes dans laquelle la violence pure se serait exprimée, l’autrice joue sur les mots et opte pour un langage métaphorique. Sous sa plume, les monstres bien humains et réels se transforment ainsi en loups, ces animaux qui hantent les contes et les cauchemars des plus jeunes. Une distanciation qui permet de rendre l’histoire plus supportable…

Car difficile pour le lecteur de ne pas être remué par toutes ces émotions transmises autant par le texte que les illustrations. Intenses et douloureuses, ces émotions frappent par leur justesse et leur ambivalence. Comme dans toutes les histoires de maltraitance infantile, il y a la peur de ces adultes bourreaux, mais aussi cet amour malgré tout, celui qui empêche de détester, de condamner et de se séparer. Comment un enfant peut-il accepter d’être séparé de ses piliers même quand ceux-ci sont dysfonctionnels ?

Une question traitée ici avec beaucoup de sensibilité, l’autrice nous faisant ressentir pleinement le décalage entre les jours rouges où la violence se déchaîne et durant lesquels la bave dégouline de la gueule béante des loups, et ces jours bleus où leur fourrure forme un écrin doux et protecteur… Un cercle vicieux et destructeur de peur et de chaleur qu’on hâte de voir se briser afin que l’enfant silence puisse se libérer de ses attaches et prendre son envol.

Poignant, douloureux et porteur d’espoir à la fois, L’enfant silence est un sublime texte sur la maltraitance infantile qui devrait être lu par tous pour que plus jamais un enfant ne reste dans le silence et la souffrance.

Chroniques Merveilleuses, tome 2 : Gryphus Imperatorius, Sébastien Morgan

Couverture Chroniques Merveilleuses, tome 2 : Gryphus Imperatorius

Je remercie Sébastien Morgan de m’avoir permis de découvrir le deuxième tome de sa série Chroniques merveilleuses lu en lecture commune avec Lire à la folie. Pour rappel, ce roman est la suite de La Flèche du Scythe que je vous invite à découvrir avant de parcourir cet article.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Alors que s’achève la campagne contre les peuples Carpes, les Jeux Séculaires, marquant le millénaire d’existence de la Ville Éternelle, commencent à Rome.

Mercurius et Shanaka sont jetés dans l’arène du Colisée où ils devront livrer des combats épiques pour le plus grand plaisir d’un peuple romain assoiffé de sang. Et pendant que le peuple se réjouit et que les intrigues battent leur plein au palais impérial, des puissances ésotériques millénaires se lèvent en Germania.

Fortement enraciné dans l’Histoire et les mentalités de l’époque, Gryphus Imperatorius est le deuxième tome d’une série pleine de fantastique, d’intrigues politiques et de sorcellerie. Il plaira tant aux amateurs de l’Empire Romain qu’aux inconditionnels des sagas fantasy.

Auto-édition (mai 2019) – 283 pages – Broché (13,70€)

AVIS

Quand Sébastien Morgan m’a proposé de découvrir le deuxième tome de sa série Chroniques merveilleuses, j’ai accepté avec plaisir ayant apprécié le premier tome. Et je peux vous dire que je ne regrette pas ayant passé un très bon moment de lecture.

Grâce aux rappels succincts de l’auteur sur certains événements du précédent tome, je me suis replongée sans difficulté dans l’intrigue qui nous avait laissés sur une terrible révélation, une de celles qui vous brisent le cœur.  Dans ce deuxième tome, les choses n’ont pas changé puisque l’auteur malmène sans vergogne ses personnages les faisant passer par des épreuves difficiles si ce n’est cruelles. Aux retrouvailles se succèdent les pertes, à l’espoir le désespoir…

L’ambiance se révèle donc sombre à souhait ce qui ne m’a pas déplu, loin de là. La violence, bien présente, n’est néanmoins jamais gratuite, mais toujours justifiée par des complots, des trahisons, des vengeances, de la haine… En bref, par la noirceur de l’âme humaine, une noirceur dont vont tirer partie des forces ancestrales et maléfiques pour assouvir leurs desseins. Ainsi quand les plus hautes sphères du pouvoir se déchirent engluées dans des guerres intestines, une menace bien plus sournoise avance risquant, au passage, de faire vaciller l’ordre établi.

On parle donc de magie noire dans ce roman, une magie dangereuse, fascinante et destructrice dont on devine les contours, mais sur laquelle l’auteur laisse planer une aura de mystère. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’il n’est pas vraiment conseiller de jouer avec des forces qui nous dépassent comme l’appendra à ses dépens, un personnage qui sera, comme souvent avec l’auteur, un maillon dans une chaîne d’événements dont il est bien difficile de cerner les tenants et aboutissants.

Il faut dire que Sébastien Morgan a un véritable don pour offrir des intrigues aux multiples ramifications et des personnages complexes, bien souvent impitoyables, qui n’hésitent pas à mentir et à trahir pour assouvir leurs ambitions et atteindre leurs objectifs. Un machiavélisme omniprésent qui tient en haleine et qui crée un certain suspense puisqu’il s’avère bien difficile d’anticiper ce que l’esprit tordu des uns et des autres prépare. Attendez-vous donc à assister à des retournements de situation spectaculaires et à des coups d’éclat !

Devant la galerie de personnages haute en couleur mise en place par l’auteur, impossible de ne pas passer par tout un tas d’émotions. Certains personnages m’ont ainsi attendrie comme cette mère courage prête à tout pour le bien de sa famille quand d’autres m’ont révulsée au plus haut point. À cet égard, j’ai profondément haï le père et le fils Tarquini qui, chacun à leur manière, synthétisent ce qu’il y a de pire dans l’homme : la violence à l’état brut, la méchanceté, la perversion, la haine, le narcissisme, l’immoralité, la soif de pouvoir poussée à l’extrême… Tout en eux semble malsain et corrompu !

Bien que détestables, je dois néanmoins reconnaître que le père et le fils jouent un rôle important dans l’ambiance du roman, leur aura malfaisante et impitoyable étant la source de bien des tensions. Ce sont donc des antagonistes de choix notamment pour Mercurius qui, après avoir eu maille à partir avec le fils, est ici aux prises avec le père… Si je n’avais pas particulièrement apprécié Mercurius dans le premier tome, j’ai aimé son évolution, le jeune homme ayant, au fil des pages, gagné en maturité et en profondeur.

Enrôlé de force avec son meilleur ami dans l’arène du Colisée, il va vivre des moments difficiles, faire face à de terribles révélations (une fois de plus, l’auteur semble aimer nous briser le cœur), mais il ne baissera jamais les bras. Selon le célèbre précepte Ce qui ne me tue pas me rend plus fort, il ressortira de toutes ces épreuves avec un mental d’acier et l’envie d’en découdre avec ses adversaires. J’ai hâte de découvrir ce que l’auteur lui réserve, car on sent que le jeune homme est promis à un grand avenir. Reste à espérer qu’il arrive sans trop de dégâts à tracer son chemin dans cet Empire en proie à de terribles dangers autant intérieurs qu’extérieurs d’ailleurs…

Grâce à la plume très visuelle de l’auteur, les entraînements des gladiateurs, les scènes d’action et de batailles prennent vie sous nos yeux avec un certain réalisme. J’ai ainsi parfois eu le sentiment d’assister à un film, ce qui facilite grandement le sentiment d’immersion et rend la lecture très fluide, voire addictive. Et puis entre les complots, l’émergence d’une force maléfique terrifiante, les trahisons, et les batailles qu’elles soient politiques ou militaires, il se passe toujours quelque chose dans ce récit mené tambour battant.

Comme dans le premier tome, j’ai apprécié le contexte historique du roman avec cet Empire romain complexe et ambigu : raffiné et fier, mais également obsédé par le sang et les mises en scène sanglantes… Autre atout charme du roman, du moins pour moi, cette présence en filigrane de la mythologie que l’on perçoit à travers certaines créatures fantastiques comme les griffons et les fameux Minotaures, ou le rappel de certains mythes. Mais rassurez-vous, pas besoin d’être un amateur d’Histoire et de mythologie pour se plonger sans réserve dans cette très bonne série de fantasy.

En conclusion, avec Gryphus Imperatorius, Sébastien Morgan frappe fort et offre à ses lecteurs une suite intense dans laquelle on retrouve tout ce qui avait fait le charme du premier tome : une ambiance sombre, de la magie, du suspense, une tension omniprésente, des personnages forts qui ne peuvent que vous marquer, des retournements de situation époustouflants, de l’émotion… Si vous aimez les récits de fantasy rythmés, ancrés dans l’Histoire et pleins de surprises, cette série est faite pour vous.

Découvrez l’avis de Lire à la folie.

Page FB / Site de l’auteur – Retrouvez le roman sur Amazon.

Top Ten Tuesday #139 : 10 romans que vous avez lus ou aimeriez lire qui ont une couverture principalement mauve/violette

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »


Ayant déjà traité ce thème dans un précédent Top Ten Tuesday, j’ai essayé de trouver dix autres romans que j’aimerais lire qui ont une couverture principalement violette. Certains des titres sont dans ma PAL et d’autres dans ma wish list.

Résultat de recherche d'images pour "spin the dawn owlcrate"Wicked FoxCouverture A thousand nights

Couverture A un sanglot de moi, tu reposesCouverture Angelica Varinen, tome 1 : Le voleur de bijouxCouverture I am Princess X

Couverture Cauchemars, tome 1The Forbidden WishCouverture Aurora Cycle, book 1: Aurora Rising

Couverture The Diviners

Et vous, quel livre avec une couverture violette de votre PAL ou de votre wish list vous tente le plus ? 

L’Agence Pendergast – Le Prince des ténèbres, Christophe Lambert

J’avais déjà repéré L’Agence Pendergast de Christophe Lambert autant pour la couverture que le résumé. J’ai donc été ravie de voir qu’il faisait partie des vingt livres disponibles dans le cadre du Challenge NetGalley. Merci aux éditions Didier jeunesse et à NetGalley pour ce très bon moment de lecture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

L’Agence Pendergast est une organisation très secrète cachée sous Ellis Island. Sa spécialité est de repérer et d’intercepter grâce à ses supers agents chaque créature paranormale qui arrive dans le flot des immigrants. Sean Donovan, un jeune voleur de rue, filou et intrépide, pourrait bien être la nouvelle recrue de l’Agence et faire équipe avec Joe l’Indien cogneur et Célia la liseuse de cartes.

Didier Jeunesse (3 avril 2019) – 9/12 ans – 160 pages – Broché (12€) – Ebook (9,99€)

AVIS

New-York, fin du XIX e siècle, Sean, 15 ans, pickpocket plutôt doué, détrousse un homme sans se rendre compte que celui-ci était sous bonne surveillance ! Le voilà donc avec un Indien à ses trousses qui semble bien décidé à reprendre l’objet subtilisé à son ami. Mais ce qui aurait pu n’être qu’une situation bien fâcheuse pour l’adolescent va se transformer en une étrange et fabuleuse opportunité.

L’homme détroussé, M. Pendergast, se révèle être à la tête d’une agence spéciale qui traque et gère de manière, plus ou moins définitive, les êtres surnaturels qui n’ont pas vraiment envie de côtoyer pacifiquement les humains. Et coup de chance pour Sean, il aurait bien besoin de ses talents dans sa lutte acharnée contre le mal !

Bien que voleur et opportuniste, Sean est un personnage auquel je me suis tout de suite attachée. Il faut dire qu’élevé depuis son plus jeune âge par un mafieux pas vraiment du type conciliant et chaleureux, il ne peut que toucher le lectorat. J’ai, en outre, apprécié que malgré son activité de pickpocket, il ne soit pas sans foi ni loi et suive son propre code moral : pas de veuves, pas de démunis… parmi les personnes qu’il vole. Une déontologie qui ne va pas plaire, mais alors pas du tout, à son « protecteur ». Dans ces conditions, sa rencontre avec l’Agence se révèle quelque peu providentielle, qu’il accepte de le reconnaître ou non.

Sean évolue au fil de l’intrigue et de ses rencontres avec les autres membres de l’Agence Pendergast qui se révèlent tous, chacun à leur manière, attachants. Le directeur qui a donné son nom à l’organisation semble avoir bon cœur au grand dam de Célia, une jeune femme au fort caractère, qui aimerait bien que son patron soit un peu plus méfiant…  Mais l’agence ne serait pas l’agence sans ce vieil excentrique, accompagné de son fidèle chien, qui veille à proposer des armes et autres gadgets originaux, et plus ou moins fiables, pour aider les agents à traquer et maîtriser les créatures qui hantent les rues de New York.

Quant à Joe l’Indien, bien qu’il ait une présence indéniable, ce n’est pas le plus accueillant des membres. Il faut dire que sa relation avec Sean étant partie sur de mauvaises bases, les interactions entre les deux personnages vont donner lieu à quelques étincelles et de nombreux échanges de piques. Ils ne s’aiment pas, et ils ne s’en cachent pas ! Au-delà de cette relation qui ne manque pas de piquant, l’auteur aborde avec subtilité et efficacité un sujet plus sérieux : les préjugés. Ses parents ayant été tués par des Indiens, Sean se méfie de ceux-ci et plus particulièrement de Joe qu’il n’hésite d’ailleurs pas à affubler de surnoms ridicules. Mais au fil des péripéties, et grâce à Célia, il va finir par comprendre que ses idées ne sont que des préjugés qui ne reflètent en rien la réalité.

En plus des personnages, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir le bestiaire mis en place dans le roman, l’auteur n’hésitant pas à mélanger des êtres issus de différentes époques. Les centaures côtoient ainsi les sorcières, vampires et autres charmantes créatures ! Un mélange explosif pour une ville qui n’est pas consciente d’abriter une faune diverse et variée, et pas forcément des plus conciliantes. Heureusement que l’Agence veille au grain et s’assure de garder la situation sous contrôle.

Le livre étant à destination des enfants, les chapitres sont relativement courts, et le récit mené tambour battant. Pris dans l’action, on suit donc sans ennui et avec beaucoup de plaisir les (més)aventures de Sean qui va devoir affronter, en plus de son terrible père adoptif, une créature aussi fascinante que dangereuse. Les adultes regretteront peut-être que l’histoire aille un peu trop vite, mais cela ne m’a pas dérangée appréciant la manière dont l’auteur a su concilier concision et immersion. Les descriptions sont ainsi relativement succinctes, mais assez parlantes pour nous immerger complètement dans l’histoire. Les quelques illustrations distillées par-ci par-là tout au long du roman rendent, quant à elles, l’expérience de lecture encore plus immersive.

En conclusion, riche d’un bestiaire étoffé qui mêle allègrement des créatures venant de différentes périodes et cultures, ce roman plante le décor d’une série qui s’annonce pleine d’action, de magie, d’humour et de rencontres palpitantes. Alors n’hésitez pas à pousser les portes de l’Agence Pendergast, et venir à la rencontre de ses truculents agents !

Découvrez un extrait du roman sur le site des éditions Didier Jeunesse.