Dans les pas de Valeria, Elisabet Benavent

Dans les pas de Valeria

Je remercie les éditions l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Dans les pas de Valeria d’Elisabet Benavent.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans les pas de Valeria par [Benavent, Elisabet]

Quand Bridget Jones s’invite dans Sex and the City

Valeria aime les belles histoires d’amour.
*
Valeria est romancière.
*
Valeria a trois amies  :
Lola, Carmen et Nerea
*
Valeria et ses amies partagent tout.
*
Valeria est mariée à Adrian,
Mais elle rencontre Victor…
*
Valeria aime la sincérité.
*
Valeria est unique.
*
Comme toi  !
Complices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian.
Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne.
Carmen et son collègue de bureau se tournent autour.
Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !
 
l’Archipel (18 septembre 2019) – 432 pages – Broché (17€) – Ebook (11,99€)
Traduction : Martine Desoille


AVIS

Dans les pas de Valeria est dans la lignée des romans chick-lit avec cette impression de découvrir, au fil des pages, des personnages qui pourraient être, dans la vraie vie, des amis. Rien d’étonnant à cela si l’on considère la grande place que prend l’amitié dans le récit.

Nous découvrons ainsi quatre filles dans le vent qui, bien que très différentes, partagent une grande complicité faite à base de confidences, de soirées à parler de leurs expériences personnelles, sexuelles et professionnelles, de verres descendus plus vite que leur ombre, de textos et d’appels qui soulagent, de visites surprises pour épancher les cœurs, voire les consciences…

En bref, c’est l’histoire d’une amitié qui dure et qui perdure, et qui donne l’envie pressante de prendre son téléphone et de s’organiser une petite soirée entre filles même si, personnellement, ma vie serait nettement moins intéressante que la leur à partager. Entre un boss exécrable qui vous mène la vie dure et qui trouve, le saligaud, le moyen de faire une entrée fracassante et inattendue dans votre vie privée alors qu’un collègue que vous croqueriez bien semble quelque peu difficile à cerner, une relation naissante malgré votre surnom de glaçon, un amour épanouissant sur l’oreiller, mais qui vous laisse un grand vide au fond du cœur… la vie n’est pas de tout repos.

Et ce n’est pas Valeria, dont on suit tout au long du roman le point de vue, qui vous dira le contraire. Après avoir lâché un boulot peu épanouissant, mais sécurisant, suite au succès de son premier roman, la voilà en manque d’inspiration pour ce deuxième ouvrage que son mari semble attendre avec impatience. C’est qu’Adrian, prompt à la pousser à vivre de sa créativité, l’est beaucoup moins quand il s’agit de l’encourager à persister malgré les doutes et les baisses de moral. Mais est-ce vraiment étonnant si l’on considère que de mari, il s’est progressivement mué en colocataire que Valeria voit en coup de vent ?

Adrian lui manque tout comme leur vie sexuelle qui, pour son plus grand désarroi, est aux abonnés absents… Après dix ans de relation, la petite étincelle n’est plus, et la situation devient insupportable pour la jeune femme qui aimerait que son mari lui parle de nouveau, et surtout la regarde. Petit à petit, on sent donc les tensions et les doutes grandir d’autant qu’un individu charmeur et charmant fait son entrée dans la vie de Valeria alors que la présence d’une jeune et jolie jeune femme aux côtés de son mari se fait dangereuse… Le couple arrivera-t-il à surmonter cette mauvaise passe pour aller de l’avant ou est-il temps pour lui d’aller voguer vers d’autres horizons ?

Pour le découvrir, je vous invite à lire le livre vous-mêmes, mais je peux néanmoins vous dire que l’autrice a fait preuve d’une certaine audace… Que l’on approuve ou non les attitudes de chacun, elles ont le mérite de sonner vrai nous montrant que la vraie vie, c’est aussi des coups durs même dans un mariage apparemment équilibré. Le poids des années se fait sentir dans n’importe quel couple, a fortiori quand la communication est rompue…

Si certains passages m’ont perturbée, parce qu’ils vont à l’encontre de mes convictions personnelles, j’ai apprécié que l’on ne nous serve pas une comédie à l’eau de rose, mais plutôt un roman porté par des héroïnes imparfaites pour lesquelles on développe un véritable attachement. On ne les comprend pas toujours, on n’approuve pas toujours leurs choix, mais comme avec des amies, on a envie d’être là pour elles, et de les épauler sans les juger.

On prend donc beaucoup de plaisir à suivre leurs aventures et mésaventures, leurs doutes, leurs espoirs, leurs échanges toujours très vifs et entraînants… De page en page, on se laisse entraîner par la vie de Valeria et de ses amies, et on se retrouve à lire la dernière ligne sans avoir vu le temps passer. Il faut dire que l’autrice a su créer une véritable proximité entre ses personnages et ses lecteurs. Cela passe autant par leur personnalité qu’une narration simple, légère et dynamique entrecoupée de nombreux dialogues pleins de peps, d’humour et de mordant.

Repéré par Netflix, Dans les pas de Valeria fera incontestablement une bonne série à la Sex and the City, car presque trentenaires, ces femmes assument sans fausse pruderie leurs envies et désirs sexuels, ce qui se traduit par quelques scènes de sexe qui stimulent autant l’esprit que le corps. De manière générale, ce ne sont pas mes passages préférés, mais ici, je les ai lus, car ils apportent un certain éclairage sur les personnages, et ne tombent jamais dans la vulgarité. Ils ont également le grand mérite de ne pas dépeindre des relations toxiques, mais seulement le désir d’adultes consentants. Et ça, ça fait drôlement du bien !

En conclusion, Dans les pas de Valeria questionne la notion de couple et de sa pérennité dans le temps, mais c’est surtout un cocktail explosif composé de beaucoup d’amitié, d’une bonne dose d’amour, de désir, de tension sexuelle et de fantasme… Léger, drôle et terriblement addictif, voici un roman que je vous invite à découvrir pour décompresser d’une dure journée de travail, passer un bon moment sans prise de tête, ou tout simplement vous détendre auprès de femmes attachantes dont on partage, le temps d’un roman, la vie sans aucun tabou.

À noter que les tomes 2, 3 et 4 seront publiés courant octobre et novembre, ce qui limitera le temps d’attente pour les plus impatients !

En attendant, découvrez un extrait du deuxième tome publié en fin d’ouvrage et retrouvez la saga sur Instagram.

 

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Outsphere, Guy-Roger Duvert

Je remercie Guy-Roger Duvert pour m’avoir permis de découvrir son roman, Outsphere. Un premier tome riche en péripéties !

PRÉSENTATION AUTEUR

Après avoir quitté une Terre mourante du fait des erreurs de nos sociétés, l’Arche, premier vaisseau à coloniser une exoplanète, arrive au bout d’un long voyage de 80 ans. Les colons sortent de leurs caissons cryogéniques et découvrent ce qui doit devenir un nouveau commencement pour l’humanité. Une nouvelle planète, un monde principalement végétal baptisé Eden. Les surprises se cumulent vite : la surface abrite une espèce primitive mais intelligente, des ruines prouvent l’existence de civilisations passées avancées, le système climatique obéit à des règles très particulières. Mais malgré tout cela, la colonisation commence de manière somme toute très classique, avec les traditionnelles oppositions entre militaires, scientifiques, civils.

Mais tout change avec l’arrivée d’un nouveau joueur : un second vaisseau spatial arrive, quelques mois seulement après l’Arche. A son bord, des Terriens partis 60 ans plus tard, bénéficiant d’une technologie plus avancée, et eux même fortement modifiés génétiquement. Capables de se synchroniser et de communiquer télépathiquement entre eux, ils sont devenus une espèce fondamentalement collectiviste, que tout oppose aux traditionnels Terriens individualistes de l’Arche. Les deux peuples essaient dans un premier temps de cohabiter et d’apprendre les uns des autres, mais les obstacles rencontrés, le passé de la planète qui s’avère beaucoup plus riche et mystérieux que prévu, vont rapidement augmenter les tensions. Eden représente-t-il un nouvel espoir, ou au contraire la fin d’une civilisation? « Outsphere » est une saga de science-fiction, qui tout en développant un univers particulièrement fouillé, s’amuse à explorer des questions philosophiques liées d’un côté au transhumanisme, de l’autre aux oppositions entre pensées collectivistes et individualistes.

Auto-édité (2 mai 2019) – 312 pages – Broché (19,99€) – Ebook (4,99€)

AVIS

Dès les premières pages, j’ai été séduite par la jolie plume de l’auteur d’autant que l’univers qu’il déploie sous nos yeux se révèle des plus immersifs.

Nous voilà donc transportés à bord de l’Arche, un vaisseau envoyé depuis la terre, il y a maintenant 80 ans, afin de coloniser une exoplanète, Eden. Loin de satisfaire une quelconque envie de conquête spatiale, ce vaisseau représente le dernier espoir des êtres humains menacés d’extinction par les guerres, les problèmes économiques, sociétaux et environnementaux… Après être sortis de leur caisson cryogénique, les colons travaillent donc à la construction d’une nouvelle société, ce qui ne se fera pas sans heurt, des tensions entre militaires et civils ne manquant pas de semer le trouble au sein de la colonie.

Les colons se divisent donc très vite, certains préférant s’installer sur la nouvelle planète en-dehors des infrastructures mises en place par l’armée afin de gagner en liberté. Une décision plutôt hasardeuse si l’on considère les habitants originels de la planète qui ne semblent pas des plus accueillants, la faune et la flore locales dangereuses, et les éventuels dangers environnementaux et bactériologiques qu’il reste à appréhender… La liberté a un prix comme le découvriront nos exilés.

Et comme si ces tensions internes ne suffisaient pas, l’armée doit également gérer l’arrivée inattendue d’autres colons Terriens, les Atlantes, ayant été génétiquement modifiés et bénéficiant d’avancées technologiques bien plus importantes. En plus de leurs capacités extrasensorielles et d’une plastique parfaite, ces nouveaux arrivants se distinguent des « Anciens » par une conception très particulière de la vie en société, l’individu s’effaçant entièrement au profit de la collectivité. Ils n’ont d’ailleurs pas de nom, seulement des matricules…

J’ai été complètement happée par le côté roman d’aventure puisque qui dit colonisation dit exploration, et à ce niveau, l’auteur nous a gâtés. On suit ainsi avec beaucoup de plaisir, et avec une pointe d’appréhension, les sorties sur Eden des scientifiques et des militaires qui font de leur mieux pour explorer et s’approprier ce nouvel environnement. Plein de promesses, celui-ci se révélera également plein de dangers à l’instar de ces charmantes bestioles qui semblent développer un certain intérêt pour nos colons. Les Edeniens apportent également une tension certaine au récit, leur agressivité à l’égard des Terriens compliquant nettement leur installation. D’apparence assez primitive, cette espèce pourrait réserver quelques surprises et se montrer bien plus dangereuse que prévu.

À moins que la véritable menace ne provienne de ces autres espèces, maintenant disparues, ayant précédé les colons ou des tensions sous-jacentes entre les Anciens et les Atlantes. En effet, certains colons ne voient pas d’un très bon œil ces humains modifiés et interchangeables si différents d’eux qui s’expriment d’une seule voix. Il faut dire que si l’idée d’une société pacifiée dans laquelle chaque décision serait le résultat d’un consensus n’est pas dénuée d’intérêt, on se rend très vite compte des dangers de cette pensée unique qui déshumanise les individus et annihile tout ce qui fait la complexité de l’âme humaine.

L’auteur aborde donc avec une certaine subtilité cette dichotomie entre une société humaine traditionnelle et individualiste, et une société collectiviste et uniformisée. La première peut être minée par les conflits, mais est riche de sa diversité quand la seconde assure la paix, mais est vide de toute émotion. Mais n’existe-t-il pas une autre voie, une voie intermédiaire qui permettrait de trouver un équilibre entre ces deux visions en apparence inconciliables ?

Quant aux personnages, on notera une réelle diversité ethnique, culturelle, sociale et comportementale, ce qui rend leurs échanges intéressants et parfois mouvementés. Certains protagonistes m’ont plus touchée que d’autres, mais grâce à l’alternance de points de vue, je me suis sentie concernée par le sort de chacun. J’ai, en outre, apprécié leur construction et la manière dont l’auteur les fait évoluer au gré des épreuves qu’ils ne manqueront pas d’affronter, la colonisation d’Eden n’étant pas vraiment une sinécure…

À cet égard, j’ai plus particulièrement apprécié le colonel Bowman qui va faire montre d’une grande capacité de résilience, et apprendre à faire des choix difficiles qui vont à l’encontre de ses envies et de ses sentiments. Et les choix cornéliens, c’est un peu la spécialité de son supérieur pour lequel je n’ai pas ressenti une grande empathie, mais dont je reconnais la difficulté de la tâche : assurer la survie du plus grand nombre envers et contre tous, le tous englobant aussi bien les colons eux-mêmes que les Atlantes et les autochtones !

En conclusion, en nous immergeant avec force et réalisme dans la colonisation d’une planète avec sa cohorte de dangers, Outsphere nous offre une plongée fascinante et mouvementée dans une lutte sans merci pour la survie. Sous couvert d’une aventure menée tambour battant et riche en péripéties, l’auteur soulève également des questions à la portée philosophique qui interrogent aussi bien la construction de nos sociétés autour de valeurs fortes que des notions telles que le rejet de la différence et la peur de l’autre, la sécurité et le degré de liberté que l’on est prêt à lui sacrifier…

Entre Lost et Les 100, voici un premier tome que je vous recommande pour une lecture palpitante et sous tension !

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin

Lire un extrait/découvrez le roman sur Amazon.

Pumpkin Autumn Challenge 2019 : ma PAL prévisionnelle

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Guimause organise une nouvelle session du Pumpkin Autumn Challenge qui commencera le 1er septembre pour se terminer le 30 novembre. Pour tous les détails, je vous invite à consulter sa vidéo qui, en plus d’être bien réalisée, est très complète.

Présentation 2019

Je vise pour ma part l’option 2 – ça s’appelle avoir les crocs – qui consiste à valider deux sous-catégories par menu. Voici une liste de romans dans laquelle je compte piocher tout au long du challenge :

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Couverture L'ombre de la MenaceCouverture Shadow house : La maison des ombres, tome 1 : La rencontreCouverture Dans les bois

Couverture Les pirates de l'Escroc-Griffe, intégraleCouverture Albertine, tome 1 : Un coeur de pirateCouverture Les gardiens de l'océan

Couverture Caraval, tome 1

PumpkinAUtumnChallenge

Couverture Carmilla (Mazzanti)Couverture La sirène et le scaphandrierCouverture Si proche de lui

Couverture Les héritiers d'Higashi, tome 1 : Okami-HimeCouverture Les noces de la renardeCouverture Animal Jack, tome 1 : Le coeur de la forêt

Couverture Un shiba en plus !Brave the Tempest (Cassie Palmer Book 9) (English Edition) par [Chance, Karen]

Couverture Sorcières

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Couverture La malédiction de la zone de confortCouverture Dans les pas de Valeria
Couverture Chère mamie
Couverture Mémoire en miCouverture Vampire malgré lui

menus-2019 - Copie - Copie - Copie

Couverture Colonisation, tome 1 : Les naufragés de l'espace

Couverture In the after, tome 1Couverture Rêves d'UticaCouverture Outsphere, tome 1

Couverture Aurora Cycle, book 1: Aurora RisingCouverture Le trône des étoiles, tome 1 : Fugitifs

Et vous, participez-vous au challenge ?
Avez-vous déjà réfléchi à votre PAL ?