Mini-chroniques en pagaille #51 : art, fantômes et humour !

De beaux livres Benjamin Lacombe et Harry Potter et des Funko Pop

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques en pagaille me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Au programme de ce nouvel article : un album jeunesse qui nous transporte dans le monde de l’art et un autre qui nous offre une amusante confrontation avec des fantômes, sans oublier un ouvrage humoristique pas toujours très fin, mais diablement efficace !

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Le portrait du lapin d’Emmanuel Trédez et Delphine Jacquot (Didier jeunesse)

Couverture Le portrait du lapin

La couverture avec ce lapin dans un tableau m’a tout de suite attirée. Si j’avais l’espoir de trouver des références à Alice au pays des merveilles, ce sont des références d’un tout autre genre que j’ai découvert dans ce truculent album jeunesse !

Alors que Lapin prenait son thé, son domestique lui apporte une lettre, celle d’une actrice de New York qui cherche époux. Attiré par cette belette qui lui a envoyé une photo en plus d’une lettre, il se met en tête de lui conter fleurette ou, du moins, de lui envoyer son portrait. Lapin est riche, mais lapin ne connaît rien à l’art, heureusement, son ami Cochon lui conseille un peintre.

Notre Lapin fera des débuts hésitants dans un monde de l’art et de l’art contemporain dans lequel il n’a aucun, mais alors aucun repère. Mais puisque, apparemment, il faut parfois un certain temps pour apprécier un tableau, Lapin accepte celui qu’on lui vend malgré ses doutes. 

J’ai adoré cette plongée en rimes dans le monde de l’art, des apparences et des faux-semblants, avec un protagoniste dont on se joue, mais qui, vous le verrez, n’est pas dénué de ressources. Ayant très peu de connaissances artistiques, mais assez toutefois pour saisir les références présentes dans cet album, je me suis sentie assez proche de ce lapin plongé dans un monde inconnu. J’ai d’ailleurs partagé son scepticisme devant certaines œuvres d’art moderne, en même temps que devant son propre portrait…

L’auteur n’hésite pas non plus à dénoncer avec beaucoup de justesse, cette tendance bien humaine à vouloir sauver les apparences, quitte à mentir et à se conformer et à dire à ce qu’on pense que l’on attend de nous. De l’ignorant, prêt à apprendre, à celui qui ment pour se donner une fausse image, nul doute du véritable sot dans cette histoire.

Avec rimes, humour et une morale digne d’une bonne fable, l’auteur nous propose une sympathique histoire, aux allures de farce, qui nous plonge de manière plutôt originale dans le monde fascinant de l’art.


Comment ratatiner les fantômes de Catherine Leblanc et Roland Garrigue (p’titGlénat)

Une couverture phosphorescente, un titre intrigant et des fantômes, il n’en fallait pas bien plus pour titiller ma curiosité. Et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié ce sympathique album jeunesse qui ne devrait pas manquer de faire sourire les enfants, et rassurer ceux effrayés par les fantômes qui hantent leurs nuits. Je pense d’ailleurs qu’enfant, cet album qui inverse les rôles, les enfants devenant la terreur des fantômes, m’aurait aidée à affronter cette peur commune.

Illustration Comment raratiner les fantômes

Ainsi, au fil des pages, on découvre la parade inratable pour capturer des fantômes, contrecarrer leurs actions, voire encore mieux, un moyen astucieux pour leur faire peur ! Avec cet album, vous serez donc incollable sur les points faibles de ces créatures, les choses qu’elles n’aiment pas (servir de mouchoir par exemple), et les moyens de les faire fuir. Mais a-t-on vraiment envie de passer toutes ses nuits sans fantômes ? Pas sûr, parce qu’il n’y a pas à dire, on s’amuse quand même beaucoup avec eux ! Et puis s’ils disparaissaient, qui pourrait-on accuser pour tous ces objets qui se volatilisent comme par magie ?


Conversations de Jorge Bernstein

Couverture Conversations

Ce petit livre, dont je vais m’abstenir de commenter la couverture, rassemble les échanges cocasses entre Jorge Bernstein et différents escrocs sur le web qui pensaient ferrer une nouvelle proie, mais qui vont vite découvrir le concept de « tel est pris qui croyait prendre« .

On se contente, en général, d’ignorer ces messages écrits dans un français approximatif, et pour le moins créatif, nous invitant à faire plus ample connaissance et/ou nous demandant de l’argent, mais notre auteur lui préfère y répondre. Enfin, y répondre à sa manière, c’est-à-dire avec humour ! Des blagues douteuses, des jeux de mots, des paroles de chanson jetées au vent, ou plutôt tapées fébrilement sur un clavier, des photos inattendues, des envolées philosophiques (version philosophie de comptoir), des réponses complètement à côté de la plaques’enchaînent et se succèdent pour faire rire les lecteurs et leur offrir une petite vengeance salvatrice. C’est quand même savoureux de voir un escroc pris à son propre jeu et finir par menacer de bloquer sa proie qui n’est définitivement pas sérieuse !

La mise en page, sous forme de messages privés sur Facebook est agréable et aérée, et vu la popularité de ce réseau social, devrait parler à un large public. Pour ma part, j’ai été étonnée de l’aplomb de certains escrocs qui demandent d’emblée de l’argent et, à l’inverse, j’ai été surprise de la manière dont certains tentent de noyer le poisson, ce qui ne nous empêche pas de les voir arriver avec leurs gros sabots ! Si derrière ces tentatives d’escroquerie, se jouent de vrais drames humains, certaines personnes se laissant prendre au piège, l’auteur nous prouve également qu’il y a matière à en rire ! D’ailleurs, j’ai pas mal souri, même si j’avouerai avoir fini par quelque peu me lasser d’un humour parfois un peu trop potache à mon goût. Ce petit livre reste néanmoins sympathique à lire et nous permet de vivre par procuration la satisfaction d’avoir pris à leur propre piège ces enquiquineurs du web ! 

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Et vous, l’un de ces titres vous tente-t-il ?
Avez-vous un ouvrage avec des fantômes à me conseiller ?

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24 réflexions sur “Mini-chroniques en pagaille #51 : art, fantômes et humour !

  1. Ce monsieur Bernstein, il parle donc à des gens comme les brouteurs et les escrocs des cartes PCS ? C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, car avec seulement 3 trois mois de français, j’ai failli me faire prendre par un brouteur. (Je ne suis plus aussi naïf — sur ce sujet, quand même.)

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  2. Effectivement, il vaut mieux ne pas commenter la dernière couverture…
    Les 2 albums jeunesse ont l’air très originaux chacun dans leur genre, si j’en ai l’occasion je n’hésiterai pas à aller voir de plus près 🙂

    Aimé par 1 personne

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  4. Les illustrations de « Comment ratatiner les fantômes » me fait penser à un livre de contes que j’avais petite. J’aime beaucoup, il m’inspire une belle nostalgie du coup. ☺️ Il a l’air sympathique, rigolo et en plus une couverture phosphorescente, c’est un joli petit plus !

    Aimé par 1 personne

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