Les fiançailles obscures – tome 1 : Démon noir, Céline Mancellon

Les fiançailles obscures, tome 1 : Démon noir par Mancellon

Je remercie Kobo Originals de m’avoir envoyé Les fiançailles obscures, tome 1 : Démon noir de Céline Mancellon en échange de mon avis.

Quand la princesse Ashana se voit dans l’obligation d’épouser « Dovah le Sanguinaire », son monde s’écroule. Lui, l’assassin de son père, le « Démon Noir » dont la réputation de tueur est connue dans tout l’empire. Mais pour sauver son peuple, elle n’a pas d’autre choix. Armée de son caractère et de son arc, elle ne compte pas se laisser faire sans rien dire.
Dovah n’est pas franchement ravi d’obéir à l’ordre de son roi, qui l’oblige à épouser l’aînée de la fratrie royale du pays qu’il vient de mettre à feu et à sang. Mais même si la chevelure flamboyante de sa nouvelle épouse le trouble plus qu’il ne veut l’admettre, Dovah n’est pas prêt à laisser quiconque découvrir ses secrets.
Alors que tous deux tentent de s’apprivoiser, un mal sombre et terrible frappe en silence, mettant en péril l’ensemble des royaumes et menaçant de dévaster leur monde.
Au milieu de ce chaos, Dovah parviendra-t-il à dissimuler sa véritable nature à son épouse ?

 

AVIS

Je remercie Nathalie du blog Les Passions d’Aely pour cette lecture commune et nos échanges qui m’ont bien motivée à terminer ce roman qui, autant le dire tout de suite, ne m’a pas enthousiasmée outre mesure. J’ai trouvé l’histoire clichée, ce qui ne m’aurait pas dérangée si elle n’avait pas été également superficielle : l’univers est à peine effleuré, les personnages peu travaillés, et le tout manque, du moins pour moi, de subtilité. Pour autant, et même si certaines phrases semblent manquer de naturel, le roman se lit facilement, du moins jusqu’au 3/4, ayant fini par trouver le temps très long. C’est d’ailleurs assez paradoxal puisque l’essentiel de l’action se situe dans le dernier quart.

Il est dommage que ce premier tome se termine quand l’histoire commence enfin puisqu’il faut bien avouer que la majorité de l’intrigue tourne autour de cette question : quand la princesse Ashana va-t-elle enfin coucher avec Dovah, ce mari démoniaque qu’on lui a imposé en échange du salut de son peuple ?  Un homme ténébreux et mystérieux qui ne la laisse pas indifférente et dont petit à petit, elle se rapproche. Il y a quelques éléments de mythologie insérés par-ci, par-là, mais ils sont tellement succincts qu’ils créent plus de frustration qu’autre chose. Je ressors ainsi frustrée de ce roman qui contient toutefois quelques idées intéressantes, notamment au niveau du mystère entourant les Patriarches, un antagoniste difficilement saisissable, et un passé qui finit par éclater en pleine face de notre héroïne.

Une héroïne qui manque de tout : de perspicacité, certains détails étant assez gros pour lui mettre la puce à l’oreille quant à la réelle nature de son mari, de caractère, de volonté… On est face à une femme lisse qui subit et qui accepte bien facilement de pardonner à l’assassin de son père. Cela m’a semblé somme toute peu crédible, même en prenant en compte les révélations qui sont faites en cours de roman. Je ne vous cacherai pas que j’ai eu du mal à ressentir le moindre intérêt pour cette princesse qui passe son temps à rougir, et pour son mari censé être un démon monstrueux et meurtrier, mais qui nous apparaît juste possessif et excité. Il semble, en effet, surtout obnubilé par une idée : mettre sa femme dans son lit, car il se sent inexplicablement attiré par elle et ses courbes.

Bien vite oubliés ses supposés sentiments pour la sœur jumelle de son roi, roi qui lui a d’ailleurs imposé Ashana comme épouse. Le roi et sa sœur, deux protagonistes secondaires terriblement stéréotypés et manichéens avec, d’un côté, un être ténébreux à l’aura malfaisante, et de l’autre, une femme mécontente que son joujou soit passé entre les mains d’une autre. Entre la gentille et bien brave oie blanche et la pimbêche capricieuse et jalouse, je reconnais ne pas avoir vraiment adhéré à la représentation féminine. Côté protagoniste masculin, ce n’est guère mieux, notre démon voulant se faire passer par un gentleman en ne pressant pas sa femme pour avoir des relations sexuelles, mais passant son temps à faire des allusions sexuelles, et n’hésitant pas à piquer une colère à l’idée de reporter une nouvelle fois leur nuit de noces. On va dire que ce n’est pas vraiment la définition du consentement…

À l’inverse, et bien qu’ils soient trop peu présents à mon goût, j’ai apprécié de côtoyer les frères de Dovah qui, je suppose, prendront de l’importance dans les autres tomes. Très différents les uns des autres, les membres de cette fratrie semblent gagner à être connus ! J’ai également apprécié d’en apprendre plus sur les Patriarches, même si les révélations manquent de subtilité, ce qui casse quelque peu l’effet dramatique recherché.

Malgré les bémols qui ne m’ont pas permis de l’apprécier, je reconnais que le roman se lit plutôt facilement : l’écriture est fluide et l’intrigue est assez balisée et simple pour qu’on la lise sans avoir besoin d’être très concentré. Pour ma part, je n’y ai pas trouvé mon compte et ne continuerai pas la série, le cliffhanger de fin n’ayant pas vraiment titillé ma curiosité… Je pense toutefois que le roman pourrait plaire aux personnes voulant se lancer dans la romantasy, Démon noir étant bien plus axé sur la romance (ou plutôt l’attraction sexuelle) que la fantasy, ou se plonger dans un premier tome introductif avec sa part de mystère et de révélations.

N’hésitez pas à lire l’avis de Nathalie du blog Les Passions d’Aely qui devrait être bien plus positif que le mien.

31 réflexions sur “Les fiançailles obscures – tome 1 : Démon noir, Céline Mancellon

  1. Pingback: MANCELLON Céline- Les fiançailles obscures #1 Démon noir

  2. au secours !
    Y’a rien qui m’attire vers ce roman après ton retour. Les personnages fadasses et leurs rapports d’une autre époque qui me hérissent ne m’inspirent pas.
    Je trouve ça dommage d’écrire encore des schémas de ce style en 2022… les choses ont évolué quand même et puis ça révèle un tel manque d’imagination…
    Je t’admire pour avoir été au bout ! Heureusement comme tu dis que ça se lit vite et bien ^^

    Aimé par 1 personne

    • J’ai lu pire, mais je trouve dangereux de faire passer des comportements comme galants quand c’est du forcing déguisé…
      C’est un peu le problème des SP mais oui, la plume de l’autrice est heureusement fluide et le fait de lire le roman avec une binôme a beaucoup aidé…

      Aimé par 1 personne

      • Je suis tellement d’accord avec toi, c’est dangereux oui. C’est exactement ce que je me disais avec ma dernière lecture…
        Heureusement, les LC aident pour ça, je m’en suis rendue compte dernièrement aussi ! Lire avec un binôme apporte des échanges intéressants, rigolos, et d’autres points de vue; et puis ça motive !

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