Mini-chroniques en pagaille #50 : vampires, dragons et fantômes !

De beaux livres Benjamin Lacombe et Harry Potter et des Funko Pop

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques en pagaille me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Au programme cette semaine, une suite de manga avec des vampires, une histoire avec une dragonne domestique (un concept plutôt étonnant ! ) et un magnifique album jeunesse lu pour Halloween, grâce auquel j’ai découvert le principe de koan. Trois lectures très différentes qui m’ont permis passer de bons moments de détente.

                                _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _  _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _   

Chocolate vampire, tome 2 de Kyoko Kumagai (Soleil manga)

Découvrez mon avis sur le tome 1 de Chocolate vampire

On retrouve Chiyo dans une bien mauvaise position, d’autant qu’elle ne peut plus compter sur la force que lui donnait le pacte de sang noué avec Setsu. Heureusement, les réflexes ont la vie dure et des heures d’entraînement et de chasse aux vampires ne s’oublient pas aussi vite. La mangaka nous plonge ainsi en pleine mêlée où du sang de vampire va couler à flots et une héroïne très énervée se déchaîner ! C’est aussi l’occasion de voir une reine de beauté tomber de son piédestal au profit d’une figure moins féminine, mais bien plus intéressante.

Si j’ai apprécié le côté battle royale, on tombe un peu trop dans la guimauve pour moi avec une héroïne qui, malgré sa force de caractère, va réaliser qu’elle ne peut pas se passer de son envoûtant et agaçant ami/amour d’enfance. Je pense néanmoins que les amateurs de romance devraient apprécier les scènes entre Chiyo et Setsu, et certains rapprochements physiques qui, sous couvert de se nourrir, permettent au vampire quelques privautés.

La relation entre les deux personnages s’intensifie un peu, bien que Chiyo continue à lutter contre des sentiments et des impulsions dont elle est bien la seule à ne pas saisir la nature. Quant à Setsu, il reste fidèle à lui-même et cache, derrière son aspect juvénile, une force qu’il est prêt à mettre au service de son amie d’enfance pour laquelle il ne cache guère ses sentiments. La mangaka continue à placer ses personnages dans des situations dangereuses en même temps que dans des positions non dénuées de sensualité, jouant avec la figure sensuelle du vampire pour lequel l’absorption de sang se pare d’une dimension quasi érotique.

En conclusion, j’ai apprécié d’en apprendre un peu plus sur certains personnages et de découvrir une part plus vulnérable de Chiyo qui n’en devient que plus humaine. Ce tome, qui est dans la lignée du précédent avec peut-être une place plus importante accordée aux sentiments, contient tous les éléments pour séduire les adolescent(e)s et les personnes en quête d’une relation alternant entre distance et rapprochements.

Page 6 Chocolate vampire tome 2


Miss Kobayashi’s Dragon Maid, tome 1 de Coolkyousinnjya (Noeve Grafx)

Miss Kobayashi's Dragon Maid, tome 1 par Kyoushinsha

L’idée d’une dragonne domestique m’a tout de suite intriguée, mais il m’a manqué un petit quelque chose pour que la lecture soit autre chose que juste sympathique… Et puis, le « pouffiasse » pour juger une tenue ne m’a pas trop plu. Il faudrait vraiment arrêter ce genre de remarque sexiste complètement idiote et déplacée.

Miss Kobayashi’s Dragon Maid reste néanmoins un manga agréable sans prise de tête qui joue avec efficacité sur le comique de situation. On découvre ainsi une dragonne qui s’est prise d’affection pour une humaine lambda, et ladite humaine qui essaie de composer avec une nouvelle amie quelque peu envahissante ! Car si Tôru peut prendre forme humaine, sa présence n’en demeure pas moins encombrante… Il est d’ailleurs assez drôle de voir les tentatives de la dragonne pour aider Kobayashi, notamment dans les tâches ménagères. Elle a des méthodes très originales qui ne devraient pas manquer de vous faire sourire.

Le mangaka nous offre ainsi de sympathiques scènes de vie tout en nous contant la rencontre, qui ne manque pas de piquant, entre la dragonne et l’humaine. Si Kobayashi n’est pas particulièrement attachante, Tôru, à l’inverse, se révèle plutôt attendrissante, d’autant que son cœur de dragonne cache une certaine fragilité. Un cœur qui semble battre pour une Kobayashi à la personnalité parfois étonnante !

En ce qui concerne les illustrations, j’ai apprécié la manière dont elles alternent entre traits presque grossiers quand il s’agit de Kobayashi et de son collègue, et traits travaillés tout en rondeur pour illustrer Tôru et un personnage de son entourage. Cela instaure un contraste intéressant entre le monde humain et le monde des dragons. À noter également un effet de texture sur la couverture des plus agréables.

En bref, Miss Kobayashi’s Dragon Maid met en lumière la personnalité extravagante d’une dragonne qui a décidé de se mettre au service d’une simple humaine. Situations cocasses, tranches de vie étonnantes et sourires au programme d’un manga divertissant, mais pas forcément mémorable.


Les fantômes zen de Jon J Muth (éditions Fei)

C’est grâce à ce très bel album, dont la couverture m’a tout de suite fait craquer, que j’ai découvert le concept de koans. Ce sont des questions auxquelles chacun doit trouver sa propre réponse ; une réponse qui ne fait appel ni à notre part logique ni à notre intellect…

J’ai tout de suite été séduite par l’ambiance graphique faite de très belles aquarelles, qui apportent un ton intimiste à l’histoire. Un cadre idéal pour permettre à Source-Tranquille, un panda, de raconter à ses jeunes amis une légende ancienne mettant en scène l’amour contrarié entre deux amis d’enfance.

L’album est court, mais tout y est : belles illustrations, ambiance, émotions, amour et doux frissons ! Pour ma part, j’ai beaucoup aimé cette histoire tendre, dramatique et poétique destinée à traverser les époques et à susciter des réflexions et des réactions plutôt que des réponses.  J’ai également apprécié la manière dont est soulevée la question de la dualité et de la complexité de l’âme humaine, puisque chaque personne est composée de plusieurs traits de personnalité qui forment un tout…

En bref, voici une belle histoire d’amour et de fantômes parfaite pour Halloween, se faire doucement peur et/ou se plonger dans une ambiance de veillée prompte à stimuler l’imagination des petits et des grands.


Couvertures livres femme panda

Publicité

31 réflexions sur “Mini-chroniques en pagaille #50 : vampires, dragons et fantômes !

  1. Comme je m’en doutais ce sont les Fantômes Zen qui m’attirent le plus dans tes reviews !
    J’aime bien Chocolate vampire mais c’est archi classique et cliché, surtout si on connaît l’autrice, qui propose un peu tout le temps la même chose dans ses séries. Mais ça reste divertissant ^^

    Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Week-end à 1000 : 29-31 juillet 2022 | Light & Smell

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.