Mini-chroniques en pagaille #21 : variation autour du petit (Challenge Un mot, des titres)

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Toutes ces lectures ont été réalisées dans le cadre du Challenge Un mot, des titres organisé par Les lectures d’Azilis. Le but est de partager son avis un jour donné en fonction d’un mot que l’on doit retrouver dans le titre d’un livre. Pour ma première participation, j’ai choisi plusieurs petites lectures autour du mot de la session : petit(e)(s).

  • Petit maboule de Charlotte Mondlic (Thierry Magnier Éditions) :

On découvre un jeune narrateur qui se prend d’une soudaine envie de faire des bêtises. Pas par méchanceté, mais parce qu’il en a envie tout simplement ! Il ne ressent aucune culpabilité malgré les éventuelles conséquences pour les autres. Cela commence par une tache d’encre sur le pull d’une camarade qui n’avait rien demandé puis un méfait qui, cette fois, ne restera pas impuni… Trop, c’est trop, notre petit fauteur de troubles est convoqué chez la directrice puis conduit, par son père, chez une personne habilitée à faire le point sur ce soudain changement de comportement.

L’autrice, à travers un court mais percutant roman, aborde une épreuve que beaucoup d’enfants ont dû ou devront traverser. Il n’est point question ici de condamner ni d’excuser, mais de comprendre ce qui se cache derrière des actes qui résonnent très fort comme un appel à l’aide. Un appel à l’aide maladroit, mais qu’il est nécessaire d’écouter et d’accompagner notamment par un professionnel quand la situation, comme ici, l’exige. La parole est libératrice et une fois les mots posés sur les maux, la vie peut reprendre son cours…

  • Mon p’tit vieux de Jo Hoestlandt (Mini Syros) :

Dans un langage très familier, le roman étant narré du point de vue d’un garçon allant fêter ses dix ans, l’auteur évoque la vie dans un immeuble de cité, avec les copains, les abrutis à savoir ceux qui ne sont pas des copains, la famille, les voisins parfois un peu craignos (vous auriez l’idée de balancer une télé depuis votre fenêtre vous ? ) et… le p’tit vieux !

Le vieux qui pue, qui est bizarre, qui est méchant, dont on se permet de gribouiller la boîte aux lettres et de se moquer au quotidien. Il faut dire que le bougre ne semble pas y mettre du sien pour s’attirer la sympathie des jeunes du quartier. À part râler, négocier pour ne pas payer la peau des bananes, se goinfrer de chocolat dans les rayons d’un magasin et acheter des boîtes pour son chat, que fait-il de ses journées le vieux de toute manière ?

Si j’ai eu du mal avec le langage, la fin du roman m’a touchée parce qu’elle met en exergue cette solitude souvent associée au troisième âge. On comprend que derrière des comportements étranges et peu avenants peut se cacher une dure réalité, et qu’avec un petit mot et un minimum d’attention, la situation aurait pu être autre. Mais comme dans la vraie vie, il est parfois trop tard, et quand le pire survient, ne restent que les regrets et la culpabilité.

Un texte brut pour un sujet de société difficile, la solitude des plus âgés, qui ne devrait pas manquer de faire réfléchir les lecteurs de tout âge.

  •  Les 7 sept petites mains de Lee Young-Kyung (les éditions du Pépin) :

Lee Young-Kyung - .

Je ne dirai que quelques mots sur ce joli album illustré par Lee Young-Kyung qui met en couleurs et en images une ancienne légende coréenne. C’est un véritable plaisir de se plonger dans ces illustrations traditionnelles pleines de charme et de se laisser envoûter par la richesse des détails, notamment au niveau des vêtements.

Alors qu’une jeune couturière se repose, ses sept fidèles amies (Dame mètre, Mademoiselle Ciseaux, Dame Aiguille, Dame fil, Grand-mère Dé, Mademoiselle Petit Fer et Mademoiselle Grand Fer) commencent à se chamailler, chacune étant persuadée d’être la plus importante dans un travail de couture… Mais la vérité va finir par les rattraper : le rôle de chacune est précieux et indispensable, et c’est dans l’harmonie que naissent les plus beaux habits !

Une jolie morale pour un petit album que l’on prendra plaisir à parcourir et à admirer.

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Certains vous tentent-ils ?

8 réflexions sur “Mini-chroniques en pagaille #21 : variation autour du petit (Challenge Un mot, des titres)

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