Chroniques Merveilleuses, tome 2 : Gryphus Imperatorius, Sébastien Morgan

Couverture Chroniques Merveilleuses, tome 2 : Gryphus Imperatorius

Je remercie Sébastien Morgan de m’avoir permis de découvrir le deuxième tome de sa série Chroniques merveilleuses lu en lecture commune avec Lire à la folie. Pour rappel, ce roman est la suite de La Flèche du Scythe que je vous invite à découvrir avant de parcourir cet article.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Alors que s’achève la campagne contre les peuples Carpes, les Jeux Séculaires, marquant le millénaire d’existence de la Ville Éternelle, commencent à Rome.

Mercurius et Shanaka sont jetés dans l’arène du Colisée où ils devront livrer des combats épiques pour le plus grand plaisir d’un peuple romain assoiffé de sang. Et pendant que le peuple se réjouit et que les intrigues battent leur plein au palais impérial, des puissances ésotériques millénaires se lèvent en Germania.

Fortement enraciné dans l’Histoire et les mentalités de l’époque, Gryphus Imperatorius est le deuxième tome d’une série pleine de fantastique, d’intrigues politiques et de sorcellerie. Il plaira tant aux amateurs de l’Empire Romain qu’aux inconditionnels des sagas fantasy.

Auto-édition (mai 2019) – 283 pages – Broché (13,70€)

AVIS

Quand Sébastien Morgan m’a proposé de découvrir le deuxième tome de sa série Chroniques merveilleuses, j’ai accepté avec plaisir ayant apprécié le premier tome. Et je peux vous dire que je ne regrette pas ayant passé un très bon moment de lecture.

Grâce aux rappels succincts de l’auteur sur certains événements du précédent tome, je me suis replongée sans difficulté dans l’intrigue qui nous avait laissés sur une terrible révélation, une de celles qui vous brisent le cœur.  Dans ce deuxième tome, les choses n’ont pas changé puisque l’auteur malmène sans vergogne ses personnages les faisant passer par des épreuves difficiles si ce n’est cruelles. Aux retrouvailles se succèdent les pertes, à l’espoir le désespoir…

L’ambiance se révèle donc sombre à souhait ce qui ne m’a pas déplu, loin de là. La violence, bien présente, n’est néanmoins jamais gratuite, mais toujours justifiée par des complots, des trahisons, des vengeances, de la haine… En bref, par la noirceur de l’âme humaine, une noirceur dont vont tirer partie des forces ancestrales et maléfiques pour assouvir leurs desseins. Ainsi quand les plus hautes sphères du pouvoir se déchirent engluées dans des guerres intestines, une menace bien plus sournoise avance risquant, au passage, de faire vaciller l’ordre établi.

On parle donc de magie noire dans ce roman, une magie dangereuse, fascinante et destructrice dont on devine les contours, mais sur laquelle l’auteur laisse planer une aura de mystère. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’il n’est pas vraiment conseiller de jouer avec des forces qui nous dépassent comme l’appendra à ses dépens, un personnage qui sera, comme souvent avec l’auteur, un maillon dans une chaîne d’événements dont il est bien difficile de cerner les tenants et aboutissants.

Il faut dire que Sébastien Morgan a un véritable don pour offrir des intrigues aux multiples ramifications et des personnages complexes, bien souvent impitoyables, qui n’hésitent pas à mentir et à trahir pour assouvir leurs ambitions et atteindre leurs objectifs. Un machiavélisme omniprésent qui tient en haleine et qui crée un certain suspense puisqu’il s’avère bien difficile d’anticiper ce que l’esprit tordu des uns et des autres prépare. Attendez-vous donc à assister à des retournements de situation spectaculaires et à des coups d’éclat !

Devant la galerie de personnages haute en couleur mise en place par l’auteur, impossible de ne pas passer par tout un tas d’émotions. Certains personnages m’ont ainsi attendrie comme cette mère courage prête à tout pour le bien de sa famille quand d’autres m’ont révulsée au plus haut point. À cet égard, j’ai profondément haï le père et le fils Tarquini qui, chacun à leur manière, synthétisent ce qu’il y a de pire dans l’homme : la violence à l’état brut, la méchanceté, la perversion, la haine, le narcissisme, l’immoralité, la soif de pouvoir poussée à l’extrême… Tout en eux semble malsain et corrompu !

Bien que détestables, je dois néanmoins reconnaître que le père et le fils jouent un rôle important dans l’ambiance du roman, leur aura malfaisante et impitoyable étant la source de bien des tensions. Ce sont donc des antagonistes de choix notamment pour Mercurius qui, après avoir eu maille à partir avec le fils, est ici aux prises avec le père… Si je n’avais pas particulièrement apprécié Mercurius dans le premier tome, j’ai aimé son évolution, le jeune homme ayant, au fil des pages, gagné en maturité et en profondeur.

Enrôlé de force avec son meilleur ami dans l’arène du Colisée, il va vivre des moments difficiles, faire face à de terribles révélations (une fois de plus, l’auteur semble aimer nous briser le cœur), mais il ne baissera jamais les bras. Selon le célèbre précepte Ce qui ne me tue pas me rend plus fort, il ressortira de toutes ces épreuves avec un mental d’acier et l’envie d’en découdre avec ses adversaires. J’ai hâte de découvrir ce que l’auteur lui réserve, car on sent que le jeune homme est promis à un grand avenir. Reste à espérer qu’il arrive sans trop de dégâts à tracer son chemin dans cet Empire en proie à de terribles dangers autant intérieurs qu’extérieurs d’ailleurs…

Grâce à la plume très visuelle de l’auteur, les entraînements des gladiateurs, les scènes d’action et de batailles prennent vie sous nos yeux avec un certain réalisme. J’ai ainsi parfois eu le sentiment d’assister à un film, ce qui facilite grandement le sentiment d’immersion et rend la lecture très fluide, voire addictive. Et puis entre les complots, l’émergence d’une force maléfique terrifiante, les trahisons, et les batailles qu’elles soient politiques ou militaires, il se passe toujours quelque chose dans ce récit mené tambour battant.

Comme dans le premier tome, j’ai apprécié le contexte historique du roman avec cet Empire romain complexe et ambigu : raffiné et fier, mais également obsédé par le sang et les mises en scène sanglantes… Autre atout charme du roman, du moins pour moi, cette présence en filigrane de la mythologie que l’on perçoit à travers certaines créatures fantastiques comme les griffons et les fameux Minotaures, ou le rappel de certains mythes. Mais rassurez-vous, pas besoin d’être un amateur d’Histoire et de mythologie pour se plonger sans réserve dans cette très bonne série de fantasy.

En conclusion, avec Gryphus Imperatorius, Sébastien Morgan frappe fort et offre à ses lecteurs une suite intense dans laquelle on retrouve tout ce qui avait fait le charme du premier tome : une ambiance sombre, de la magie, du suspense, une tension omniprésente, des personnages forts qui ne peuvent que vous marquer, des retournements de situation époustouflants, de l’émotion… Si vous aimez les récits de fantasy rythmés, ancrés dans l’Histoire et pleins de surprises, cette série est faite pour vous.

Découvrez l’avis de Lire à la folie.

Page FB / Site de l’auteur – Retrouvez le roman sur Amazon.

7 réflexions sur “Chroniques Merveilleuses, tome 2 : Gryphus Imperatorius, Sébastien Morgan

  1. Effectivement, le roman reste sombre et violent (mais jamais gratuitement comme tu le soulignes). C’est captivant !
    Comme toi, j’ai accroché aux deux Tarquini que l’on ne peut s’empêcher de détester ! (je ne m’attendais pas à ce que le fils agisse ainsi… comme quoi, la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre….)
    Je te rejoins totalement en ce qui concerne l’évolution de Mercurius qui a gagné en maturité, si bien que l’on s’attache davantage à lui.
    Enfin, comme tu le sais, je te rejoins sur tout ce qui t’a plu (contexte, complots, ambiance, etc.) et que tu cites dans ton bel avis très complet. Vivement la suite.

    Aimé par 2 personnes

  2. Pingback: Gryphus Imperatorus, Les chroniques merveilleuses tome 2, Sébastien Morgan – Lire à la folie

  3. Tu as tout dis 🙂 totalement d’accord avec toi!
    Même si j’étais un peu moins dedans que pour le premier tome, c’est plus moi qui ai un problème, j’aime trop les tomes 1^^
    Les complots, l’ambiance, la mythologie, ce fut une super lecture, vivement le 3.

    Aimé par 1 personne

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