Premières lignes #81 : Arrowood, Mick Finlay

Premi!èr-1

Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Après plus d’un mois sans avoir partagé de premières lignes, j’ai eu envie de vous présenter celles de l’une de mes prochaines lectures : Arrowood de Mick Finlay

« 1895 : Londres a peur. Un tueur terrorise la ville. La police, débordée, arrive à un point de rupture. Tandis que les bourgeois désemparés se tournent vers Sherlock Holmes, dans les quartiers surpeuplés du sud de Londres, les gens s’en remettent à un homme qui méprise Holmes, sa clientèle fortunée et ses méthodes de travail voyeuristes. Cet homme, c’est Arrowood – psychologue autodidacte, ivrogne occasionnel, et détective privé. Quand un homme disparaît mystérieusement, Arrowood et son comparse Barnett se lancent dans une mission de taille : capturer Mr Cream, le malfrat le plus redouté de la ville. »

PREMIÈRES LIGNES

Sud de Londres, 1895

Ce matin-là, je notai dès mon arrivée que le patron était d’humeur orageuse. Son visage était livide, ses yeux gonflés, et ses cheveux, ou ce qu’il en restait sur son crâne couturé de cicatrices, se hérissaient au-dessus d’une oreille alors qu’ils étaient plaqués par le gras sur l’autre. Ce n’était pas beau à voir, croyez-moi. Je me suis attardé sur le seuil au cas où l’envie lui prendrait encore de me lancer la bouilloire à la figure. Même à cette distance, je pouvais sentir les relents du gin de la veille dans son haleine fétide.
— Ce satané Sherlock Holmes ! cria-t-il en tapant du poing sur la console. On ne peut faire un pas dans cette ville sans entendre parler de lui.
— Je vois, monsieur, dis-je de mon ton le plus complaisant. Je surveillais ses mains qui s’agitaient dans tous les sens, ayant appris à mes dépens qu’une tasse, un crayon, un bout de charbon pouvaient à tout moment et sans crier gare devenir un projectile dont je serais la cible.
— Si l’on nous confiait ses affaires, nous vivrions aussi à Belgravia, Barnett, s’insurgea-t-il, le visage cramoisi. Nous aurions une suite permanente au Savoy !
Il s’effondra dans le fauteuil comme si toutes ses forces l’avaient abandonné d’un coup. Sur la table, je découvris ce qui avait provoqué sa colère : l’illustré The Strand, ouvert sur la dernière aventure du Dr Watson. Craignant qu’il ne suive mon regard, je portai mon attention sur le feu.

Découvrez un extrait du roman sur le site de HarperCollins.

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?
Le connaissiez-vous ?

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