Premières lignes #67 : Le ciel de Darjeeling de Nicole Vosseler

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai eu envie de vous présenter les premières lignes d’un roman reçu très récemment et qui me tente beaucoup : Le ciel de Darjeeling de Nicole Vosseler aux éditions l’Archipel.

Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.
En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.
Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?
Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire

PREMIÈRES LIGNES

Cornouailles, novembre 1876

Ses jupons glissèrent avec un léger bruit sur le plancher usé et le claquement de ses talons bas retentit désagréablement. Devant la porte, elle s’arrêta comme pour se donner du courage, puis, après une courte inspiration, elle sentit dans sa main le froid de la poignée en métal. Une myriade de grains de poussière dansaient dans les pâles rayons de lumière tombant de l’étroite fenêtre.

Au milieu de la pièce, elle vit un bureau n’ayant plus d’âge et une chaise rembourrée dont la garniture coulait par les déchirures du cuir. Des piles de papiers, des porte-plume salis d’encre témoignaient de ce qu’ici, il y a peu, on travaillait encore. Tous les murs étaient remplis, jusqu’aux poutres du plafond, de livres aux dos pâlis et couturés de cicatrices, dégageant une odeur de renfermé. Ouvrages de Platon et d’Aristote, de Plutarque et d’Homère, parfois dans des éditions différentes, écrits d’archéologie, de philosophie, de rhétorique et de grammaire. Un jour, les étagères de bois grossier n’avaient pas suffi et les livres avaient envahi la pièce, menaçant d’engloutir les pieds du bureau.

Le bien sacré de son père.

Elle suivit la sente serpentant au milieu de cette jungle d’érudition. Un livre usé d’avoir été trop lu était posé tout au-dessus de la forêt de papier, pages déchirées et jaunies, un passage souligné, sa dernière lecture peut-être.

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?

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