Throwback Thursday Livresque #108 (janvier 2019) : les émotions – 1ère semaine : le dégoût

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


Après quelques semaines d’interruption, je suis ravie de retrouver le Throwback Thursday Livresque qui nous revient tout beau tout neuf. L’idée reste de partager ses lectures, mais avec une petite nuance. À la place d’un thème hebdomadaire, Bettie nous proposera, chaque mois, un concept qui sera décliné sur quatre semaine. Pour tous les détails, je vous invite à lire son article explicatif.

THÈME DE JANVIER : les émotions

– Semaine 1 : Un livre qui fait peur ou fait ressentir un profond dégoût envers certains personnages, certaines actions, certains faits…
– Semaine 2 : un livre qui m’a mis en joie
– Semaine 3 : Un livre qui m’a rendu triste ou en colère (ou les deux)
– Semaine 4 : Un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surpris, pris de court, je ne l’avais pas vu venir.

Pour cette déclinaison, j’ai tout de suite pensé à un roman qui m’avait fait ressentir un profond dégoût pour un personnage en particulier :  La vraie vie d’Adeline Dieudonné.

Un huis clos familial noir. Un roman initiatique drôle et acide. 
Le manuel de survie d’une guerrière en milieu hostile. Une découverte.

Le Démo est un lotissement comme les autres. Ou presque. Les pavillons s’alignent comme des pierres tombales. Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère, est transparente, amibe, craintive, soumise à ses humeurs.
Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glace. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

POURQUOI CE CHOIX ?

Si j’ai apprécié ce roman, je ne l’ai pas trouvé exempt de petits défauts, mais force est de constater qu’il marque l’esprit  par le profond sentiment de malaise qu’il fait naître chez ses lecteurs. L’ambiance est anxiogène, poisseuse, et vous colle à la peau plusieurs semaines après que vous en ayez tourné la dernière page. Cela s’explique d’abord par toute cette violence physique et mentale omniprésente au point parfois de donner un sentiment de surenchère…

Mais au-delà de l’ambiance, il y a aussi des personnages profondément immoraux et malsains comme ce frère présenté comme une victime sans défense qui se transforme inexorablement en monstre. Et puis il y a le père, bourreau qui sème la violence, la mort et le désespoir dans sa famille. Ce personnage, qui est certainement l’un des plus détestables que j’aie pu découvrir dans ma vie de lectrice, est d’une laideur qui ne pourra que provoquer un  profond sentiment de dégoût en vous. Malade dans son âme, à moins qu’il n’en ait jamais vraiment possédé une, il ira jusqu’à organiser la traque de sa propre fille comme si elle n’était qu’un gibier que lui et ses acolytes chasseurs s’amuseraient à poursuivre sans relâche pour le « plaisir » d’un sentiment superficiel de puissance.

Cette scène de chasse humaine m’a profondément choquée, marquée et dégoûtée. À chaque fois que je pense à La vraie vie, c’est cette traque qui me vient en tête. Sublimement décrite dans ce qu’elle a de plus terrible, il s’en dégage autant d’horreur que de dégoût pour l’espèce humaine, du moins, pour certains de ses représentants qui ne méritent pas le nom d’homme…

Pour en apprendre plus sur ce roman qui ne peut laisser personne indifférent, je vous invite à découvrir ma chronique dont voici la conclusion :

La Vraie Vie est une lecture qui remue et qui dérange, mais qui, à mon sens, tombe parfois dans la surenchère de situations malsaines. Le roman porte néanmoins bien son nom dans la mesure où comme dans la réalité, la noirceur la plus totale côtoie l’amour le plus pur. D’une intensité que tous les lecteurs ne seront pas forcément capables d’accueillir, ce roman prend également des allures de conte cruel dans lequel une fillette brillante, naïve et lucide à la fois, va jouer le premier rôle, celui de l’héroïne courageuse. À la place du monstre, le père et comme quête, le salut d’une âme abîmée en passe de définitivement s’égarer… Quant à la morale, y en a-t-il vraiment une ? Je vous laisserai le soin de vous faire votre propre opinion sur le sujet.

Et vous, connaissez-vous ce roman ?
Qu’en avez-vous pensé ?

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10 réflexions sur “Throwback Thursday Livresque #108 (janvier 2019) : les émotions – 1ère semaine : le dégoût

    • C’est spécial, je pense que tu peux essayer de lire un extrait. Il y a des passages très beaux emplis de tendresse, d’amour et de naïveté, mais il y aussi des moments qui te font penser que certains humains n’ont d’humain que le nom…

      Aimé par 1 personne

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