Premières lignes #49 : Sanditon, Jane Austen

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


J’aime beaucoup Jane Austen, mais je n’ai pas encoure lu tous ses romans. Sanditon m’attend ainsi dans ma PAL de livres en français et en anglais. Ce sont les premières lignes de la version française que je vous propose ici.

A noter que si le roman me tente, je suis un peu gênée par le fait que laissé inachevé par Jane Austen, une autre autrice nous en propose une fin…

En ce début du XIXe siècle où la bonne société anglaise découvre les bienfaits des bains de mer, les Parker se sont mis en tête de faire de la paisible bourgade de Sanditon une station balnéaire à la mode. Invitée dans leur magnifique villa, la jeune Charlotte Heywood va découvrir un monde où, en dépit des apparences « très comme il faut », se déchaînent les intrigues et les passions. Autour de la tyrannique lady Denham et de sa pupille Clara gravitent les demoiselles Beaufort, le ténébreux Henry Brudenall et l’étincelant Sidney Parker, peut-être le véritable meneur de jeu d’une folle ronde des sentiments. Observatrice avisée, Charlotte saura-t-elle demeurer spectatrice ? Le cœur ne va-t-il pas bouleverser les plans de la raison ?

À sa mort en 1817, Jane Austen laissait cette œuvre inachevée. Une romancière d’aujourd’hui a relevé le défi de lui donner un prolongement. Un exercice mené à bien dans la plus remarquable fidélité, avec autant de tact que de brio.

PREMIÈRES LIGNES

Un monsieur et une dame partis de Tunbridge se dirigeaient vers cette partie de la côte du Sussex qui s’étend entre Hastings et Eastbourne. Leurs affaires les avaient poussés à quitter la grand-route pour emprunter une voie fort malaisée et leur voiture versa alors qu’elle montait avec peine ce chemin mi-pierre, mi-sable.

L’accident se produisit à quelque distance de la seule maison de maître proche du chemin. Le cocher, lorsque les voyageurs lui avaient demandé d’abord de se diriger vers cette maison, s’était imaginé que ce devait être leur destination et c’est avec un air de regret qu’il avait reçu l’ordre de poursuivre sa route. Avec force grommellements et haussements d’épaules, il avait plaint ses chevaux puis les avait fouettés si brutalement qu’on aurait pu le soupçonner d’avoir délibérément renversé ses passagers — d’autant que la voiture n’était pas celle de son maître — si la route n’était pas devenue incontestablement plus mauvaise aussitôt après ladite maison. D’un ton fort sinistre, le cocher avait affirmé que, passé la propriété, seules des roues de charrette auraient pu avancer sans danger.

Et vous, appréciez-vous Jane Austen ? Avez-vous lu ce roman ? 

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Une réflexion sur “Premières lignes #49 : Sanditon, Jane Austen

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