A Study in Scarlet, Sir Arthur Conan Doyle

Avec Florence du blog Satoru Kudo, nous avions décidé de lire, en lecture commune, l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes en commençant par A Study in Scarlet ou Une étude en rouge dans sa version française. Une troisième lectrice, grande admiratrice du célèbre détective, s’est jointe à nous : la célèbre June du blog June & Cie.

June et moi avons lu le livre en anglais et Florence en français. Le niveau de langue m’a semblé accessible même si un dictionnaire s’est révélé utile notamment dans la deuxième partie. Si vous en avez la possibilité, je ne peux que vous conseiller fortement de faire l’effort de lire dans la langue de Shakespeare.

NB : vous pouvez télécharger gratuitement et légalement A Study in Scarlet ou les aventures complètes de Sherlock Holmes sur Internet. Je l’ai personnellement fait, mon intégrale de Sherlock Holmes étant bien trop lourde et précieuse à mes yeux pour la trimballer de partout.

RÉSUMÉ

When Dr John Watson takes rooms in Baker Street with amateur detective Sherlock Holmes, he has no idea that he is about to enter a shadowy world of criminality and violence.

Accompanying Holmes to an ill-omened house in south London, Watson is startled to find a dead man whose face is contorted in a rictus of horror. There is no mark of violence on the body yet a single word is written on the wall in blood. Dr Watson is as baffled as the police, but Holmes’s brilliant analytical skills soon uncover a trail of murder, revenge and lost love . . .

AVIS

Le livre est divisé en deux parties. La première nous permet de faire connaissance de Sherlock Holmes et du docteur Watson qui vont avoir l’occasion de travailler sur la résolution d’un meurtre. La deuxième partie nous offre une plongée dans une toute autre histoire, enfin en apparence. Vous découvrirez par vous-même et, je l’espère, avec plaisir comment ces deux intrigues sont bel et bien connectées.

La deuxième partie m’a quelque peu surprise puisqu’il n’y est quasiment pas question du célèbre détective et de son acolyte. Le style de narration qui tranche avec celui de la première partie ainsi que les changements de lieu et de temps m’ont même, pendant quelques instants, donné l’impression d’avoir affaire à une tout autre histoire ou d’avoir raté un point important de l’intrigue. Il m’a fallu voir le nom de la victime pour être rassurée…

J’ai mis un peu de temps à entrer dans la deuxième partie qui se révèle d’ailleurs, du point de vue de l’anglais, un petit peu plus difficile à comprendre, des passages descriptifs étant présents. Cependant, une fois que je me suis plongée dans l’histoire, je n’ai pas décollé les yeux du livre impatiente de découvrir comment l’auteur allait réussir à faire le lien entre les deux intrigues. J’ai ainsi adoré sa manière de dérouler le fil de l’histoire et de ménager un certain suspense. Il est vrai que l’on comprend, avant la fin, les tenants et aboutissants du meurtre, mais cela ne nuit en rien au plaisir que l’on ressent à « écouter » Sherlock Holmes expliquer le raisonnement lui ayant permis de résoudre son enquête.

J’avais lu un manga dans lequel était narrée la rencontre entre Sherlock Holmes et le Docteur Watson, mais j’ai néanmoins apprécié de redécouvrir la rencontre entre les deux membres de ce duo, à première vue, plutôt atypique. Nous découvrons l’histoire du point de vue du Docteur Watson qui ici, il faut bien l’avouer, sert plus ou moins de faire-valoir. Je n’ai pas trouvé qu’il était indispensable en dehors de son rôle de narrateur, mais j’ai aimé m’extasier avec lui des prouesses de son nouvel ami et colocataire. Il faut dire que les méthodes de travail de Sherlock Holmes sont, pour l’époque, des plus innovantes et que la personnalité du personnage ainsi que son extraordinaire sens de l’observation et de l’analyse contribuent à le rendre fascinant.

Alors que dans la vraie vie, l’auto-suffisance du célèbre Sherlock Holmes aurait eu tendance à m’agacer, je dois dire qu’ici, cela ne me gêne pas et que ce trait de caractère le rend même presque attachant. J’ai ainsi pris plaisir à le voir exulter de ses découvertes et de sa « victoire » contre les deux autres célèbres détectives chargés officiellement de l’enquête. La compétition entre ces personnages a un côté tellement enfantin qu’elle en devient amusante ou suscite, du moins, une certaine indulgence de la part du lecteur.

Enfin, j’ai retrouvé dans ce roman certaines similitudes avec Le mystère de la chambre de jaune de Gaston Leroux ce qui n’est pas étonnant si l’on rappelle que l’auteur s’était inspiré d’Arthur Conan Doyle qui lui-même s’était inspiré du chevalier Auguste Dupin, personnage d’Edgar Allan Poe. J’ai donc parfois eu le sentiment d’être en terrain connu notamment au niveau du style de narration et de la personnalité de Sherlock Holmes qui présente quelques points communs avec celle de Rouletabille (même confiance en soi, sens aigu de l’observation et d’analyse, esprit de compétition…). Heureusement, les différences entre les deux détectives et les deux histoires demeurent assez nombreuses pour que cela ne soit pas gênant.

En conclusion, si vous aimez les intrigues policières et souhaitez découvrir ou redécouvrir le célèbre duo Sherlock Holmes/ Watson, je ne peux que vous recommander de vous plonger rapidement dans A Study in Scarlet. Le suspense n’est pas intenable, mais les méthodes de travail de Sherlock Holmes, sa personnalité et la relation entre les deux protagonistes rendent la lecture prenante. Ce premier roman introductif m’a plus que jamais donné envie de lire la suite des aventures du plus célèbre détective de la planète.

DECOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

Publicités

21 réflexions sur “A Study in Scarlet, Sir Arthur Conan Doyle

  1. Pingback: A Study in Scarlet.

  2. Pingback: Lecture commune #1 : Sherlock Holmes (l’intégrale) | Light & Smell

  3. Bonjour,
    une première expérience de lecture commune sans prise de tête comme j’aime. Et l’idée de sortir nos articles à la même heure est intéressante car on se rend compte que notre vision du roman a beaucoup de points communs sans qu’on se soit concertées. A très bientôt pour la lecture du mois 😉

    Aimé par 1 personne

  4. Watson n’est pas souvent utile dans les enquêtes de Sherlock Holmes. C’est plus un soutient moral voire un cobaye parfois xD. Bref, il subit plus qu’il n’aide Sherlock bien qu’au fil des enquêtes Holmes demande expressément à ce que ce soit Watson qui fasse les premières autopsies et qui donne son avis sur le crime et la victime ^^
    J’aime beaucoup leur relation, elle est assez atypique !

    Aimé par 1 personne

  5. Pingback: Le p’tit récap du mois d’avril.

  6. Pingback: The Sign of Four, Sir Arthur Conan Doyle | Light & Smell

  7. Pingback: The Sign of the Four : Morphine or Cocaine ?

  8. Pingback: Top Ten Tuesday #35 : 10 livres de votre bibliothèque dont les couvertures ne contiennent pas de personnages » | Light & Smell

  9. Pingback: A Scandal in Bohemia : The adventures of Sherlock Holmes | Light & Smell

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s