L’Eveil, Bastien Pantalé

41tw1gynl

J’ai découvert Bastien Pantalé à travers une interview publiée sur l’un de mes blogs favoris : Lectures Familiales.  C’est donc avec plaisir que j’ai accepté la proposition de l’auteur de me faire parvenir l’Éveil, sous format numérique, en échange de mon avis.

Je le remercie de sa confiance.

RÉSUMÉ

Entre petits boulots et découverte d’un monde riche en couleurs, Ethan est un jeune homme sans histoire qui porte un regard très personnel sur ce qui s’offre à ses yeux. Son goût pour l’observation – proche du voyeurisme – va être perturbé par sa rencontre avec une intrigante jeune femme.
Témoin malheureux d’un enlèvement, il va devoir choisir entre sa petite vie tranquille et sa responsabilité vis à vis de la victime. Au fil de l’enquête, Ethan se découvrira des facultés étonnantes et comprendra très vite que son implication est non seulement nécessaire mais douloureusement révélatrice.

  • Editeur : L’Intemporel (18 juillet 2014)
  • Prix : 2,99€
  • Autre format : broché

AVIS

Une lecture en dents de scie

J’ai pris un plaisir inégal durant la lecture de ce roman. La scène d’ouverture du roman m’a beaucoup plu car elle laissait présager une histoire mystérieuse avec pas mal de suspense.

Malheureusement, les pages suivantes ne se sont pas forcément conformées à mes attentes. Pendant le premier cinquième du livre, j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à l’intrigue. J’ai d’abord trouvé que le mystère auquel je m’attendais n’était pas vraiment là ou du moins, pas sous la forme que j’espérais. Mais ce qui m’a le plus freinée dans la suite de ma lecture, c’est le style de narration auquel je n’ai pas du tout accroché.

J’ai en outre été quelque peu désappointée par les dialogues que j’ai trouvés bien trop romancés pour en être spontanés. C’est peut-être moi qui suis trop sensible aux dialogues car ce n’est pas la première fois qu’un roman me déçoit de ce côté-là. Cela me semble au final plutôt logique ; retranscrire la spontanéité des conversations n’est pas forcément un exercice des plus faciles.

Heureusement, à un peu plus de 20% du livre, j’ai commencé à être embarquée dans l’histoire d’Ethan qui prend un tour, dirons-nous, un peu plus rythmé. J’ai en outre beaucoup aimé le fait que l’auteur soit parti du postulat plutôt connu que l’humain n’utiliserait qu’une infime partie des capacités de son cerveau. Cette idée, plus que controversée, m’a toujours fascinée ! C’est donc avec ravissement que j’ai suivi l’aventure d’Ethan et des autres personnages dont les dons sont bien abordés même si j’aurais aimé que le livre soit un peu plus long afin que nous découvrions encore plus en profondeur l’étendue de leurs capacités…

La romance présente dans le livre ne m’a pas spécialement plu, mais je suis loin d’être objective puisque je n’apprécie pas d’en trouver dans les romans à quelques exceptions près. Je vous rassure, Bastien Pantalé nous a épargné le style Harlequin si on oublie les expressions du style « mon homme » qui m’ont fait dresser les cheveux sur la tête. Par contre, force est de constater que l’auteur a su exploiter la romance afin de la rendre nécessaire à l’intrigue.

De la psychologie des personnages…

Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages même si j’ai trouvé leurs histoires respectives très touchantes. Toutefois, j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur s’est évertué à approfondir leurs personnalités et plus particulièrement, celle d’Ethan dont on suit parfaitement les cheminements de pensée. Si vous aimez les personnages à la psychologie travaillée, cet aspect du roman devrait certainement vous plaire.

La personnalité du « méchant » est en outre plutôt intéressante dans le sens où elle est tout en nuances. Il commet des atrocités inqualifiables et impardonnables, mais il est presque difficile de ne pas ressentir une certaine compassion quand l’on découvre la raison de ses actes. Cependant, le fait qu’il ne ressente lui-même aucune culpabilité fait vite oublier ce sentiment au profit d’une ferme condamnation et d’un sérieux questionnement sur sa santé mentale.

J’ai toutefois regretté certains stéréotypes comme la policière qui doit faire doublement ses preuves en raison de son sexe. C’est une réalité, et pas que dans la police, mais ça me donne un peu le sentiment d’une certaine facilité. Quant au meilleur ami, ses réactions m’ont quand même paru bien trop faciles et peu réalistes. A moins que ce soit mon côté très cartésien qui me joue des tours…

Le style de l’auteur

Si je n’ai pas tout apprécié dans le livre, j’ai quand même été séduite par la plume de l’auteur et sa fluidité. Les descriptions se lisent avec plaisir d’autant qu’elles apportent un vrai plus au roman.

Les détails scientifiques donnés sur les dons de certaines personnes laissent entrevoir un certain travail de recherche. La manière dont sont expliquées les capacités d’Ethan les rend d’ailleurs plutôt réalistes ou du moins, pas complètement saugrenues. Et pour une grande sceptique comme moi, c’est plutôt un compliment.

J’ai également trouvé que plusieurs thèmes intéressants étaient abordés, même brièvement, comme une certaine critique du modèle économique actuel ou encore du monde littéraire, la question de savoir si la fin justifie les moyens…

En conclusion, l’Éveil est un livre que je conseillerais à toutes les personnes ouvertes d’esprit qui aimeraient découvrir ce que des êtres humains utilisant de manière plus importante leur cerveau pourraient réaliser. Mais au-delà de cet aspect, ce roman devrait plaire à ceux qui aiment les histoires qui, en plus d’introduire un certain mystère et suspense, accordent une large place  aux descriptions et à la psychologie des personnages.

Enfin, si le roman est perfectible, il est à noter qu’il s’agit du premier livre de l’auteur et qu’à cet égard, on ne peut que louer la qualité de son travail. Je me pencherai donc avec plaisir sur ses autres ouvrages.

NOTE : 3,75/5

91xy6gzh-zl-_ux250_

Page FBTwitter Livres

Challenge Cold Winter – Challenge Littérature de l’Imaginaire – Challenge de Noël

894880mayuchallengec2_orig

Publicités

Une réflexion sur “L’Eveil, Bastien Pantalé

  1. Pingback: Bilan lecture décembre 2016 | Light & Smell

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s